18e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

18e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

Isaïe : 55, 1-3

1 – Ah ! vous tous qui êtes altérés, venez vers l’eau, même celui qui n’a pas d’argent, venez ! Achetez et buvez, sans argent et sans paiement, du vin et du lait !
2 – Pourquoi dépensez-vous de l’argent pour ce qui n’est pas du pain et peinez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi bien et mangez ce qui est bon : vous-mêmes vous vous régalerez de mets gras.
3 – Prêtez-moi l’oreille et venez à moi, écoutez et votre âme vivra ! Je conclurai avec vous une alliance perpétuelle, la bienveillance fidèle promise à David.

Mon commentaire :
Dans cette présentation du «contrat» passé entre Iahvé et les Juifs, ces derniers doivent fournir un effort pour être protégés et aidés. Cette vision s’est fortement atténuée par la suite et chez les catholiques ensuite..

Psaumes : 145 (Vulgate 144), 8-9, 15-16, 17-18

Psaume alphabétique à la louange du roi divin

Hêth 8 – Miséricordieux et clément est Iahvé, longanime et abondant en grâce.
Têth 9 – Iahvé est bon pour tous et ses miséricordes sont sur toutes ses œuvres.
Ain 15 – Les yeux de tous attendent de toi que tu leur donne leur nourriture, en son temps,
Phê 16 – tu ouvres ta main et tu rassasie tout vivant de ce qu’il désire.
Sadê 17 – Iahvé est juste en toutes ses voies et bienveillant en toutes ses œuvres.
Qoph 18 – Iahvé est proche de ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent avec sincérité.

Mon commentaire :
Ce passage insiste sur le caractère bon, juste et miséricordieux de Iahvé. Si l’on ne connaissait pas l’autre face de sa personnalité, il n’y aurait rien à dire. Mais, en fait c’est un passage où l’homme tente d’amadouer le Dieu en le louant pour éviter sa colère.

2e lecture :

Lettre de Paul aux Romains : 8, 35. 37-39

35 – Et qui nous séparera de l’amour du Christ ? l’affliction, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, le péril ou le sabre ?
36 – selon qu’il est écrit : On nous fait mourir tout le jour à cause de toi, on nous compte pour des brebis d’abattoir.
37 – Mais en tout cela nous triomphons par celui qui nous a aimés.
38 – Car je suis sûr que la mort ni la vie, les anges ni les principautés, le présent ni l’avenir, les puissances
39 – ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de cet amour de Dieu qui est dans le christ Jésus notre seigneur.

Mon commentaire :
Là aussi le calame du scribe apparaît nettement. Cependant, les versets 28 à 30 pourraient bien être de Paul. En effet, on y trouve la notion d’un Dieu qui n’agit que dans le bien pour ceux qui sont issus de lui et qu’il éveille pour les sauver. Par contre, le scribe redresse la situation dès le verset 32 en faisant de la passion un sacrifice.

Évangile selon Matthieu : 14, 13-21

13 – À cette nouvelle, Jésus se retira en bateau vers un lieu désert à l’écart, mais les foules l’apprirent et le suivirent à pied depuis les villes.
14 – En sortant, il vit une grosse foule ; il s’en émut et soigna leurs malades.
15 – Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : Le lieu est désert, l’heure est passée, renvoie les foules pour qu’elles s’en aillent dans les bourgs acheter à manger.
16 – Jésus leur dit : Elles n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger.
17 – Ils lui disent : Nous n’avons ici que cinq pains et deux poissons.
18 – Mais lui : Apportez-les moi ici.
19 – II ordonna aux foules de s’étendre sur l’herbe, prit les cinq pains et les deux poissons et, regardant vers le ciel, il les bénit, puis il rompit les pains et les donna aux disciples qui les donnèrent aux foules.
20 – Tous en mangèrent et furent rassasiés, et on enleva douze corbeilles pleines de restes.
21 – Quant aux mangeurs, ils étaient environ cinq mille hommes, sans compter femmes et enfants.

Mon commentaire :
Cet épisode se retrouve dans les quatre évangiles canoniques ; il s’agit donc d’une tradition bien établie. Son caractère symbolique est clair, notamment vu le nombre de corbeilles de restes qui nous rappelle les douze tribus d’Israël. Il est clair que la seule nourriture dispensée par Jésus, fut spirituelle et qu’effectivement elle combla la foule.

Voici comment je reçois ces textes.

Guilhem de Carcassonne.

Guilhem de Carcassonne

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