Saint-Barthélemy, apôtre

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Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe de Saint-Barthélémy, apôtre

Barthélemy, bar-Tolmay en araméen, « fils du sillon », est un Juif de Galilée et un des douze apôtres de Jésus de Nazareth. Son nom figure dans les listes d’apôtres des trois évangiles synoptiques (en Mt 10 : 2-3 ; Mc 3 : 16-19 et Lc 6 : 13-16) et du livre des Actes des Apôtres (en Ac 1 : 13). La tradition chrétienne antique l’identifie au disciple Nathanaël mentionné dans l’évangile selon Jean, ainsi que dans d’autres sources chrétiennes. Cependant cette identification, qui est de moins en moins reprise à partir duVIe siècle est débattue par une partie de l’exégèse contemporaine. (Source Wikipedia)
Il aurait évangélisé l’Arabie, l’Inde avec Thomas et l’Arménie (avec Thomas et Thaddée) où il serait mort en martyr. Sa mort : écorché vif, crucifié et décapité est à l’origine de sa représentation qui le montre portant sa peau et parfois le couteau de son supplice et lui vaut le rôle de saint protecteur des tanneurs, des relieurs et des bouchers. On appréciera la délicatesse du choix.
Plus récemment son nom est attaché à un massacre qui marqua la guerre entre catholiques et protestants (1572) qui aurait été ordonné par le roi Charles IX et sa mère, Catherine de Médicis.

1re lecture :

Apocalypse de Jean : 21, 9b-14

9 – […] il m’a dit : Ici ! que je te montre l’épouse, la femme de l’agneau.
10 – Et il m’a emporté en esprit sur une grande et haute
montagne, il m’a montré la ville sainte, Jérusalem qui
descendait du ciel, d’auprès de Dieu,
11 – avec la gloire de Dieu. Son éclat est pareil à une pierre très précieuse comme du jaspe cristallin.
12 – Elle a une grande et haute muraille et douze portes, et douze anges sur les portes avec des noms inscrits qui sont ceux des douze tribus des fils d’Israël :
13 – trois portes au levant, trois portes au nord, trois portes au sud, trois portes au couchant.
14 – La muraille de la ville a douze assises et, sur elles, douze noms, ceux des douze apôtres de l’agneau.

Mon commentaire :
L’épouse, la nouvelle Jérusalem, est décrite avec foule de détails. Elle à la fois immense et faite de pierres précieuses qui trahissent son origine divine. Ses dimensions, basées sur le carré de douze, rappellent qu’elle est la totalité du peuple de Dieu. Cela servit de base aux cathares pour considérer Marie comme une représentation symbolique de l’Église.

Psaumes : 145 (Vulgate 144), 10-11, 12-13ab, 17-18

10 – Toutes tes œuvres te rendront grâce, Iahvé, et tes dévots te béniront,
11 – ils diront la gloire de ton règne et ils parleront de tes prouesses,
12 – pour faire connaître aux fils de l’homme tes prouesses, la gloire et l’honneur de ton règne.
13 – Ton règne est un règne de tous les siècles, ta domination dure de génération en génération. »
17 – Iahvé est juste en toutes ses voies et bienveillant en toutes ses œuvres.
18 – Iahvé est proche de ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent avec sincérité.

Mon commentaire :
Ce passage insiste sur le caractère bon, juste et miséricordieux de Iahvé. Si l’on ne connaissait pas l’autre face de sa personnalité, il n’y aurait rien à dire. Mais, en fait c’est un passage où l’homme tente d’amadouer le Dieu en le louant pour éviter sa colère.

Évangile selon Jean : 1, 45-51

45 – Philippe trouve Nathanaël et lui dit : Nous avons trouvé celui dont parlent la loi de Moïse et les prophètes, c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth.
46 – Nathanaël lui dit : Que peut-il sortir de bon de Nazareth ? Philippe lui dit : Viens, tu verras.
47 – Jésus vit venir Nathanaël et lui dit : Voici un vrai Israélite en qui il n’y a pas de ruse.
48 – Nathanaël lui dit : D’où me connais-tu ? Jésus lui répondit : Avant que Philippe t’appelle, je te voyais sous le figuier.
49 – Nathanaël lui répondit : Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël.
50 – Jésus lui répondit : Parce que je t’ai dit que je te voyais sous le figuier, tu as foi. Tu verras de plus grandes choses.
51 – Et il lui dit : Oui, oui, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du fils de l’homme.

Mon commentaire :
Ce passage montre que pour les disciples, Jésus est rattaché à la loi mosaïque, la seule qu’ils connaissent et la seule qui soit normative du monde où ils vivent. Nous retrouverons ce problème plus tard avec le catholicisme qui remplacera la loi mosaïque et imprégnera la société de façon très prégnante (y compris chez les athées).

Voici comment je reçois ces textes.

Guilhem de Carcassonne.

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