Le christianisme cathare est bien vivant !

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Catharisme historique

Le catharisme est un christianisme authentique et originel

ICHTYUS symbole chrétien Parler de catharisme c’est parler de christianisme. Certes, pas celui dont vous avez toujours entendu parler, mais d’un christianisme qui puise tout son contenu aux sources originelles d’avant le concile de Nicée, c’est-à-dire au Christ et à Jean l’évangéliste, Paul de Tarse, Marcion de Sinope et ceux qui les ont suivis en approfondissant leur doctrine.
Le catharisme fut accusé d’hérésie ; il fut comparé à tort par les hérésiologues judéo-chrétiens au manichéisme (du perse Manès ou Mani) et à l’arianisme (de l’évêque Arius) et aujourd’hui d’aucuns voudraient le réduire à une simple dissidence catholique.
Le catharisme existe par lui-même, il n’est ni manichéen ni arien et il n’est pas une dissidence du catholicisme mais il est un choix chrétien, comme il en a existé des dizaines dans les premiers siècles de notre ère et comme il en existe encore quelques uns. Il découle directement de la première scission (schisme ?) survenue à Antioche, après la décision du concile de Jérusalem, lorsque Jacques (le frère de Jésus), les disciples Pierre et Jean firent le choix de n’évangéliser que les Juifs alors que Paul décida d’évangéliser aussi les nations (c’est-à-dire les païens). C’est de ce christianisme-là que se revendiquent les Bons-Chrétiens.
Il rappelle que l’Évangile est une prédication de paix et d’amour absolu. Il est en filiation directe avec le christianisme des origines de part son choix évangélique mis en avant sur le plan théorique et surtout dans sa pratique. Il fait de Christ l’alpha et l’oméga du message divin sans le relier à d’autres messages qui ne peuvent venir du Dieu d’amour.

Catharisme aujourd'hui

Le christianisme cathare, une spiritualité durable

logo catharisme d'aujourd'huiUne idée, une conception intellectuelle, qu’elle soit religieuse ou non, ne disparaît pas forcément quand celui ou ceux qui l’ont développé disparaissent. Il suffit qu’une seule personne s’y intéresse pour qu’elle reprenne de la vigueur. Le catharisme est une continuité du christianisme authentique — c’est-à-dire du christianisme paulinien du premier siècle — comme le furent, du IIe au Xe siècle,  le marcionisme d’abord, puis le paulicianisme, vraisemblablement inspiré par le marcionisme, et lui-même inspirateur du bogomilisme dans les territoires du nord de l’empire romain d’orient. Le catharisme s’est lui-même développé par la diffusion du bogomilisme, via les voies commerciales d’Europe centrale et du nord-est de la France d’alors. Il est vraisemblable qu’il s’est implanté en Italie et dans le sud-ouest, directement, via les troupes de la première croisade, qui comptaient dans leurs rangs des éléments pauliciens résiduels intégrés de force à l’armée romaine orientale d’autre part.
Il est donc légitime aujourd’hui, à se considérer comme la résurgence de ce christianisme, même en l’absence des Bons-Chrétiens cathares disparus vers 1463 en Bosnie. La spiritualité cathare s’est transmise sous différentes formes malgré la nécessité de demeurer cachée et la disparition de sa structure ecclésiale.

Le catharisme peut-il être moderne ?

logo communauté cathare Le catharisme d’aujourd’hui ne saurait être considéré à l’identique de celui du Moyen Âge. Deux conditions me semblent indispensables à la résurgence de cette spiritualité. Tout d’abord, pour que cela se fasse dans l’esprit qui animait les Bons-Chrétiens du Moyen Âge, il est nécessaire de bien connaître son histoire, ses sources, sa philosophie et ses énoncés doctrinaux. Pour cela nous devons comprendre comment les cathares et leurs prédécesseurs étudiaient les textes chrétiens dans leur ensemble et quelles interprétations ils en tiraient. Ensuite, il convient d’admettre que le terme de catharisme n’est qu’une facilité de langage, car personne ne peut prétendre « ressusciter » ce qui était intimement lié à une période historique donnée. Son usage doit être considéré comme un hommage envers ceux à qui ce nom était donné dans un but diffamatoire, comme ils usaient eux aussi du terme « chrétien » pour rendre hommage à ceux dont on se moquait ainsi au premier siècle. Il faut travailler aussi à une adaptation de la forme de ce christianisme aux connaissances et aux acquis qui sont ceux de notre époque sans en modifier le fond.
Figer le christianisme à l’époque cathare serait aller à l’opposé de nos prédécesseurs qui avaient su lui conserver son caractère non dogmatique et qui s’interdisaient toute référence à des symboles, fussent-ils humains. Inversement, toute modification des éléments doctrinaux et des pratiques doit se faire prudemment afin de ne pas entraîner le catharisme moderne dans dérive qui serait contraire à l’esprit qui était le sien. En l’absence d’autorité morale digne de ce nom, il convient donc de ne modifier que les éléments pour lesquels nous disposons d’arguments indiscutables. Le reste devra attendre que l’Église cathare se soit reconstituée et qu’elle dispose des compétences nécessaires.

La résurgence cathare aujourd’hui

maison-cathare-logoComme son nom l’indique, la résurgence cathare est la réapparition du catharisme qui fut un temps occulté par la répression et un apparent oubli.
Cette réapparition ne peut mériter le terme de résurgence que si elle est conforme à l’original, ce qui n’interdit pas des adaptations liées à l’évolution des connaissances qui s’est faite entre le Moyen Âge et aujourd’hui ainsi que des adaptations — à la marge — de choix compatibles avec leur époque et peu envisageables de nos jours.
Elle se manifeste aujourd’hui par une communauté de croyants — assistée de sympathisants — qui œuvrent à la mise en place d’une structure ecclésiale, embryon de la future Église cathare de France, et à l’ouverture de la première maison cathare, issue de cette résurgence, qui se trouve à Carcassonne et qui accueille son premier novice depuis le 16 mai 2016.
Mais il ne faut pas confondre la résurgence — qui conserve intacte la doctrine et la praxis cathare — avec un néo-catharisme qui se contenterait d’une connaissance intellectuelle dénuée de mise en œuvre pratique ou dont la pratique serait éloignée des choix des Bons-Chrétiens, que ce soit en matière de pratiques rituelles, de choix de vie, etc. Bien entendu, cela ne s’entend que pour les personnes désireuses d’entrer en noviciat pour préparer leur Consolation.
Il ne faut pas non plus nous laisser abuser par l’appropriation du terme catharisme, par des mouvements dont les comportements, en matière d’ouverture au monde et de transparence, démontreraient qu’ils agissent par appropriation abusive d’un terme valorisant, sans en porter aucunement le contenu spirituel et doctrinal.

Recherche historique

Une aide essentielle

parcheminAprès cinq siècles de silence, des voix se sont élevées pour redonner aux principes cathares toute leur validité. Il faut dire que le catharisme doit beaucoup à des chercheurs qui, malgré l’absence de reconnaissance, voire le risque professionnel encouru à choisir un sujet « sulfureux », ont permis de faire le tri entre l’Histoire et quelques approches moins documentées, dictées soit par une sensibilité romantico-régionaliste sympathique mais parfois brouillonne soit, et c’est plus grave, par une vision sectaire à mille lieues du message chrétien. Faire émerger la pensée cathare depuis les sources existantes et sur la base de réflexions portant sur les mêmes outils est un lourd travail. En effet, au-delà de l’intérêt historique et philosophique qu’il y a à chercher à comprendre comment ces hommes et ces femmes du Moyen Âge avaient organisé leur communauté, il va falloir aussi adapter cette philosophie de vie aux grands changements qui sont intervenus en cinq siècles et qui ne peuvent être passés sous silence dans une religion a-dogmatique, donc adaptable dans sa forme.

Des tentations « négationnistes »

Les travaux historiques novateurs de la seconde moitié du XXe siècle ont donné au catharisme sa plénitude. Cette assise confirme le catharisme dans sa position de grand mouvement chrétien renaissant de ce milieu du Moyen Âge. Et pourtant, quelques tentatives de marginalisation ont cherché à les remettre en cause, soit en critiquant les compétences des premiers chercheurs, soit en proposant une « déconstruction » des vérités historiques pourtant solidement étayées. Dans le même temps, des intérêts mercantiles ont cherché à circonscrire le catharisme à une dimension régionale et à un aspect de curiosité socio-culturelle. Mais l’intérêt éveillé par ces manœuvres strictement commerciales a dépassé ses auteurs et a suscité un désir d’approfondissement de la connaissance culturelle et religieuse du catharisme. Donc, ni la « déconstruction » de la réalité historique ni les ridicules tentatives de dénigrement des sources profondes de la religion cathare et de ses motivations non violentes, ou la volonté de le réduire à une simple dissidence catholique ne peuvent cacher la vérité à celles et ceux qui veulent se donner la peine de les explorer. Là où l’histoire a rempli son rôle, il reste à la philosophie et à la théologie à remplir le leur.

Recherche élargie

Catharisme d’aujourd’hui et Culture et Études Cathares

Culture et études cathares - logo Ce site est né en 2007 de la volonté de deux croyants désireux d’élargir le champ de leur recherche à d’autres croyants et sympathisants. Pendant plus de quatre ans, s’est développé un contenu important et éclectique qui a cristallisé  un réseau, sans cesse croissant, où se retrouvent de nombreuses sensibilités chrétiennes en accord avec les fondamentaux cathares. L’évolution des parcours de chacun a conduit ce site à se positionner clairement en faveur des thèses du catharisme dyarchien, improprement appelé absolu, tel qu’il fut largement répandu en Languedoc mais que l’on trouvait aussi dans d’autres régions européennes. Ce travail a permis de révéler un groupe de personnes qui se reconnaissaient dans cette démarche. Ce réseau a désiré développer ses activités de recherche et culturelles et s’est constitué en association sans but lucratif et sans objet religieux. Cette association — Culture et Études Cathares — créée à Carcassonne  en 2011 s’est accordée avec le créateur du site afin de développer une synergie propre à éviter l’éparpillement d’un réseau encore en développement. C’est la raison qui nous pousse aujourd’hui à joindre nos efforts en favorisant le travail collectif sur l’initiative individuelle, sans renier les efforts consentis. L’avenir du réseau pousse logiquement à ce choix où l’individu cède progressivement le pas à l’intérêt collectif et où le groupe ne renie jamais le travail accompli par chacun de ses membres.

Catharisme d’aujourd’hui, le livre

Parmi les travaux que l’association diffuse on trouve le livre Catharisme d’aujourd’hui – Le Christianisme cathare, du premier siècle à nos jours. Son histoire, sa doctrine et sa pratique ecclésiale qui regroupe et développe les travaux et les recherches du créateur du site. Vous pouvez vous le procurer directement via la boutique du site. Ce livre, qui essaie d’être aussi exhaustif que possible, regroupe ce qu’il convient de connaître sur l’histoire du catharisme, sa doctrine et son évolution au travers des différents groupes qui l’on portée ainsi qu’une étude approfondie de sa pratique ecclésiale, tant par les croyants que par les Bons-Chrétiens de l’époque. Fidèle à son titre, ce livre propose également les conditions de remise en place d’une communauté cathare au XXIe siècle.

Fond documentaire de recherche

Afin de permettre à toutes les personnes menant des recherches — nécessitant l’accès à des documents soumis au droit d’auteur — de profiter de notre fond documentaire, nous avons mis en place un système de prêt de documents numérisés, soumis à un protocole d’accord. Pour en bénéficier, suivez les indications figurant dans le menu Fond documentaire de l’onglet Documentation. Cet accès est limité aux chercheurs, professionnels ou amateurs, auxquels peuvent se joindre les membres de l’association Culture et Études Cathares, dont les statuts incluent la recherche sur le catharisme dans ses objectifs.

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