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18e dimanche du temps ordinaire

4-4-Année liturgique

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

18e dimanche du temps ordinaire

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17e dimanche du temps ordinaire

4-4-Année liturgique

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 17e dimanche du temps ordinaire

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Un seul choix: avancer

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Un seul choix : avancer

Depuis mon dernier témoignage bien des choses ont changées. En 2014, je vous disais avoir clairement rejoint les rangs des croyants depuis mon premier témoignage de 2009 et me préparer à un noviciat que j’entrevoyais à l’horizon de ma future retraite.

J’ai suivi cette voie, qui pour moi était totalement enténébrée vu que personne n’avait témoigné l’avoir suivie depuis sept siècles. Je devais faire seul ce que beaucoup d’autres avaient échoué à réussir alors qu’ils étaient bien encadrés et soutenus par une communauté ecclésiale et une Église encore sur pieds. Je craignais que ma démarche fut plus le fait de ma vanité que d’un engagement spirituel sincère.

Cependant, j’ai cherché à compenser mes défauts et mes manques par une pratique rituelle rigoureuse et une étude approfondie et quotidienne. La première année, je l’ai consacrée à l’étude du Nouveau Testament, chapitre par chapitre, jour après jour. Ensuite j’ai élargi mon champ d’étude aux textes chrétiens et à la recherche historique pour approfondir les preuves des origines des cathares que je venais de publier dans mon livre. Enfin, j’ai étudié plusieurs auteurs chrétiens, élargi mes connaissances philosophiques et dans les autres sciences humaines. La dernière année fut consacrée essentiellement à l’introspection et à la préparation de ce qui m’attendait.

En effet, ayant passé le cap du rituel de la sainte oraison dominicale, mes heures étaient désormais rythmées par le Pater que je venais de produire à partir d’une étude approfondie de la glose. Je savais que j’avais acquis suffisamment de connaissances pour me concentrer sur l’approfondissement de mon engagement spirituel afin de me rendre accessible à la grâce que voudrait peut-être me faire le Saint-Esprit paraclet si je m’en montrais digne. Ce fut le cas en ce début d’année. Je sus alors que mon noviciat arrivait à sa fin. Cela fut officialisé à la Pentecôte suivante par ma Consolation.

Maintenant j’entre dans la partie de mon cheminement que j’imagine la plus difficile. Non seulement je ne dois pas me relâcher dans mon travail spirituel personnel, mais je dois aussi remettre sur pieds une Église cathare disparue voici sept siècles dans d’autres circonstances et dans un autre environnement. Je dois aussi rechercher les croyants déclarés ou encore inconnus qui en formeront l’ossature. Si le maître de ce monde m’en laisse le temps, j’essaierai de laisser à d’autres un outil d’organisation spirituelle capable de redonner toute sa vigueur à une Église cathare d’aujourd’hui qui confirmera mon intuition de 2007 qui me fit choisir pour mon site le titre : Catharisme d’aujourd’hui !

Guilhem de Carcassonne le 24/07/2021.

Mon chemin

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Mon chemin

Depuis que j’ai lu ou relu les philosophes, parfois des personnes dont je m’étais éloignée depuis longtemps, parfois des personnes que je redécouvrais avec leurs failles que je n’avais vues avant, ou encore des personnes que je n’avais jamais lues et que je découvrais avec, je crois, le même regard que celui de mes dix-sept ans lorsque j’avais entrevu les pensées de Socrate, Descartes, Kant, Montaigne, Nietzsche, Sartre… (études obligatoires : le lycée). Mais revenir à la philosophie c’est revenir à la vie, à la lumière, enfin le « cogito » se réveille à se délecter dans la pensée profonde. Il a l’impression d’avoir beaucoup trop dormi, il est temps de réagir !

Alors arrive assez vite la question à laquelle on pensait le moins : Et ma vie spirituelle, où en est-elle ? Ô question insondable ? Un grand vide m’habite depuis bientôt quatre ans, un chagrin, qui par courtoisie, se fait de plus en plus calme. Un vide m’habite, ou plus exactement un manque spirituel qui ne trouve aucun écho en ce monde, et bien que le chemin devant moi soit brouillardeux, je m’y reconnecte naturellement, sans même y penser dès que je pars au bois. Ce chemin mondain est agréable à suivre car il sinue sous de grands arbres montant tout droit vers le ciel, tout en se penchant, bienveillants, généreux de leur ombre pour la marcheuse silencieuse. Pourtant c’est grâce à lui qu’une partie de la vie mondaine se trouve alors agréablement loin de nous, oh ! pas très longtemps bien-sûr, au plus une heure à pied mais on ne peut s’empêcher de se dire : Liberté ! Où, peut-être : libérée ! C’est alors le moment propice, « La liberté alors, c’est une bouchée de pain, une gorgée d’eau fraîche, un paysage ouvert. » Frédéric Gros : « Marcher, une philosophie, éd. Champs poche)

Et, surtout le silence ! « L’évidence retrouvée du silence, d’abord comme transparence… » écrit F. Gros, puis comme respiration retrouvée, ajouterai-je. C’est alors, vraiment dans la solitude que surgissent les questions importantes et parfois les éléments de réponses.

J’ai essayé de penser avec méthode tout en suivant tes conseils, et aussi, il me semble, en suivant tes pas, sans perdre de vue les paroles d’Antonio Machado ; « El camino se hace caminando. » En effet, je sais que dans ce chemin, chacun, chacune est seul(e) dans son « avancement ».

Je t’ai relu, j’ai relu aussi plusieurs fois les fondamentaux, notamment « La règle de justice et de vérité » ainsi que les deux principes qui font partie de ma réflexion depuis très longtemps. Je me rends compte aujourd’hui que les valeurs les plus importantes que j’ai au fond de moi viennent toutes du catharisme, cette religion que tu qualifies toi-même de « spirituelle ». C’est justement parce qu’elle est spirituelle qu’elle me convient, et aussi bien sûr pour le rôle important qu’elle confie à la philosophie permettant au croyant de se faire, comme tu l’as dit, « un costume sur mesure dans le prolongement de sa logique. » Elle est aussi une des rares religion, peut-être la seule même, à penser la femme égale de l’homme, et déjà en cela, on peut dire qu’elle est révolutionnaire ; en tout cas, elle en a acquis dans mon cœur ses lettres de noblesse (au sens premier du terme). Elle est en fait humaniste plus que toute autre par ses idéaux, par son message, par son salut. L’idée du salut m’interroge aussi depuis longtemps, m’ayant à plusieurs reprises, au cours de mon existence, rappelé avant d’agir de ne pas perdre le désir de « sauver mon âme ». Je constate que ses rappels se répètent plus souvent et j’en suis heureuse car ma conviction profonde est de devenir meilleure. Or ces rappels sont vraiment des aides, comme un Jiminy Cricket[1] de la bonne conduite. Ce qui est nouveau pour moi aussi, c’est de prononcer, d’écrire ce mot conviction qui n’appartenait pas à mon vocabulaire. Alors, lorsque je te lisais : « Étudier suffisamment sa propre conviction pour savoir ce à quoi notre intuition nous pousse. » dans ton article sur la foi, je me disais « je n’ai pas de conviction, je ne comprends pas ce qu’il veut dire… » La peur de l’introspection m’anesthésiait, je crois.

Pour pouvoir progresser à mon rythme, j’ai alors décidé de choisir dans chacun des articles que tu as écrits, un objectif que je pouvais légitimement viser. Pour celui de la foi, j’ai retenu celui-ci. « Le cheminement que l’on fera jusqu’au moment opportun, soit rejoindre une communauté pour y vivre ses dernières années, soit la rejoindre dans son agonie lors d’une consolation aux mourants, est essentiel à la réussite de ce dernier moment. »

En ce qui concerne l’ascèse alimentaire, je ne peux l’imaginer pour le moment que dans le cadre futur d’une retraite dans notre prochaine maison cathare, et en attendant je me prépare à l’idée d’une nourriture végétaliste, tout en « luttant » patiemment contre les peurs irraisonnées de mon entourage.

Le détachement, ce maître-mot, comme tu dis, pour devenir Bon-Chrétien, le détachement aux biens matériels ne me semblera pas, je crois, si difficile au moment venu, mais c’est plutôt ce détachement à la nature qui me montre le plus cruellement la difficulté à dépasser ; c’est pour cela que je commençais ma lettre en te parlant un peu de cet espace naturel qui m’est vital, dans le sens où, mais je ne l’ai peut-être pas assez clairement exprimé, c’est là que mon âme s’éveille le plus naturellement aujourd’hui. Je crois avoir compris que tu es loin de cela, aussi, il ne serait pas courtois de ma part de t’ennuyer avec de telles mondanités.

Je peux encore préciser que l’idée d’un Dieu étranger à ce monde me convient tout à fait et le Principe du Bien comme « représentation mentale d’un objectif spirituel destiné à nous faire comprendre notre nature réelle » (comme tu l’as si bien défini) m’a non seulement réconciliée avec l’idée du mot « religion », mais il m’a enfin permis de trouver la mienne.

Dans ce mélange hétérogène que nous sommes, je désire aujourd’hui lutter attentivement contre la part mondaine, pour chercher au plus profond de moi le Principe du Bien, afin d’éveiller mon étincelle divine.

Je sais que le chemin est long, mais aujourd’hui je sais aussi que c’est bien celui-là qui me convient. Si je peux aider à la vie de l’Église cathare, je me propose d’être toujours active, dans toute mission qu’elle pourra me confier, et si je trébuche sur le chemin, je sais que je ne serai pas seule, enfin si je n’en connais pas la destination finale, je sais que je serai toujours là pour défendre la pensée cathare et tout être humain qui la fera sienne.

Chantal Benne le 24/07/2021

[1] Personnage servant de conscience à Pinocchio dans le dessin animé éponyme de Walt Disney

Sainte Marie Madeleine, disciple du Seigneur

4-4-Année liturgique

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Sainte Marie Madeleine, disciple du Seigneur

Marie de Magdala,Marie Madeleine ou Madeleine, appelée Marie la Magdaléenne dans les Évangiles, est une disciple de Jésus qui le suit jusqu’à ses derniers jours, assiste à sa Résurrection et qui a donné naissance à une importante figure du christianisme. Elle est citée au moins douze fois dans les quatre évangiles canoniques, plus que la plupart des apôtres. L’Évangile selon Jean, écrit au plus tôt vers 90-95, en fait la première personne à avoir vu Jésus après sa Résurrection, chargée d’avertir les apôtres. Ce motif est repris dans une fin ajoutée au IVe siècle à l’Évangile selon Marc.

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Le croyant cathare, ce révolutionnaire !

1-Connaître le catharisme
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Le croyant cathare, ce révolutionnaire !

Le texte qui va suivre risque de provoquer un choc émotionnel et une grave crise de foi. Je vous invite donc à la plus grande prudence avant de poursuivre votre lecture.

Le catharisme est un virus

En effet le catharisme ne vit pas par lui-même — comme les virus —, il infecte un être sain au regard des critères du monde qui l’entoure — comme un virus —, il le conduit à détruire tout ce qui a été sa nature propre jusque là — comme un virus — et il finit par tuer en lui tout qui justifiait sa vie antérieure — comme un virus.

Qui est l’homme confronté au catharisme ?

Lorsque l’on m’a inoculé le virus du catharisme, j’étais comme vous. J’acceptais les principes sociaux issus du judéo-christianisme — surtout les congés de Pâques, l’ascension, Pentecôte, Noël —, j’utilisais sans m’interroger le calendrier grégorien, je croyais que le christianisme se résumait au catholicisme et à ses mouvements dissidents (Orthodoxie, Protestantisme), je pensais ce monde possiblement améliorable et je détestais ces hommes qui faisaient tant d’efforts pour le détruire.

J’étais comme vous, vous dis-je !

La vie de l’homme est de plus en plus facile sur le plan intellectuel de nos jours. Il étudie peu, il se fabrique une novlangue qui limite son expression à 6 000 mots, là où il y a un siècle il savait en utiliser entre 30 000 et 50 000, il dispose de plus en plus de temps pour reposer son cerveau si peu sollicité (on appelle cela les publicités télévisuelles), il se révolte contre les démocraties et conspue les dictatures qu’il provoque quand ses révoltes ont été trop efficaces, il énonce des concepts fondés sur rien, mais forcément indiscutables puisqu’émanant de lui et quand on le lui fait remarquer il s’énerve.

En fait il ressemble comme deux gouttes d’eau à cet homme lambda que nous a si bien décrit George Orwell dans son roman 1984.

Et tout cela pourrait continuer jusqu’à sa mort physique, qui surviendra obligatoirement après sa mort intellectuelle quasiment déjà acquise.

Que provoque le catharisme ?

Quand l’homme de ce monde découvre le catharisme, il passe grossièrement par deux étapes :

  • Il découvre le catharisme dans ses dimensions historiques, sociales, voire philosophiques que lui présentent des personnes qui ne sont pas des cathares.
  • S’il veut aller plus loin, il va découvrir ce que le catharisme est véritablement.

Dans la première étape, l’homme va bien voir que le catharisme est très particulier, qu’il émet des thèses très différentes de celle que notre culture nous fait considérer comme seules valables et qu’il propose des solutions pour le moins radicales. Cela peut provoquer de l’indifférence, du rejet ou de l’intérêt.

Dans le cas où l’homme ressent de l’intérêt, de la sympathie, voire de la compassion pour ces pauvres cathares, il va généralement devenir un érudit du sujet et fera moult[1] conférences, publications d’articles, voire écritures de blogs, livres et thèses sur ce sujet qu’il ne connaît en fait pas du tout.

Jusque là on peut dire qu’il joue avec le virus, mais parvient à lui échapper, comme quand vous sortez en plein blizzard sans écharpe alors que vous n’êtes pas vacciné contre la grippe.

Mais certains inconscients, un peu anarchistes et surtout révolutionnaires, semblent détecter dans le catharisme quelque chose de plus profond et susceptible de servir leur dessein anticonformiste. Et ils tombent dans la seconde catégorie. Je les comprends, cela m’est arrivé.

L’infection virale se déclenche alors.

Le sujet va s’immerger dans les études afin de trier dans tout ce qui lui est proposé, histoire de trouver le fil qui débute la pelote de la religion cathare. Pour ma part j’ai dû faire ce travail pendant très longtemps, car je n’ai trouvé aucun guide pour me prendre par la main.

Il va comprendre à quel point le catharisme rend clair ce qui était obscur, démontre que nous sommes les victimes de supercheries qui remontent parfois bien au-delà du premier siècle, combien le monde d’aujourd’hui continue à les valoriser, y compris de la part de personnes qui se croient athées. En effet, l’inaction favorise la réussite du plus fort, comme lors d’élections, l’abstention ou le vote blanc permettent de réduire le nombre de voix nécessaires pour obtenir la majorité. Il fait beau ensuite critiquer l’élu en lui rappelant qu’il ne représente qu’un quart du corps électoral alors qu’on lui a permis d’atteindre la majorité des suffrages exprimés en votant blanc.

À ce point l’infection menace sa vie. Soit il s’arrête en chemin et deviendra un malade porteur du virus, mais qui n’en mourra pas tout en restant atteint par cette maladie, soit il sombre et fonce tête baissée dans le piège viral.

En effet, s’il continue il va se convaincre que la vérité telle qu’il la conçoit est là et pas ailleurs. Plus il étudiera et plus il sera submergé par les merveilles que lui révéleront ses découvertes. Un peu comme ces hallucinations fiévreuses qui vous font voir des successions d’images stroboscopiques[2]. Et alors il deviendra un croyant !

Le croyant : malade et heureux de l’être

Le croyant est atteint de la maladie cathare qui fait rejeter tout ce que n’importe qui considère comme normal, voire évident :

  • Ce monde est un leurre destiné à nous cacher la prison qui nous retient ;
  • Le Dieu des Écritures est un diable au service d’un principe absolument mauvais ;
  • Pour le vrai et seul Dieu, principe du Bien, n’existent ni le temps ni l’espace ;
  • Nous sommes des parcelles émanant de Lui momentanément détachées en cet enfer ;
  • Christ nous a apporté le message qui permet de s’éveiller à la vérité ;
  • Si nous le comprenons, nous pourrons casser ce cycle infernal ;
  • Vivre pour Dieu, c’est forcément vivre en se détachant du monde ;
  • Ce monde est mauvais et ne peut pas être amélioré ;
  • Les principes du monde sont : pouvoir, égoïsme, survie à tout prix, violence ;

Ces quelques symptômes suffisent à vous faire ressentir la gravité de la maladie. Celui qui en est atteint aspire à tout perdre en ce monde — le fou ! – pour un espoir extrêmement faible de réussir à rejoindre l’empyrée divine dont il ne sait rien — quel malade !

Heureusement il est difficile d’être vraiment malade

En effet, ce monde lutte âprement contre ce virus, comme le vaccin atténue les effets de la maladie virale.

La plupart de ceux qui se pensent croyants ne le sont pas vraiment. Ils sont touchés, ils ne pourront jamais guérir, mais ils n’atteindront pas non plus le niveau infectieux nécessaire à la chute fatale.

Ils vont rester dans un entre-deux où ils reconnaîtront et accepteront certains symptômes tout en rejetant les autres. Ils vont s’enkyster dans une situation qui ne leur permettra pas d’aller plus loin par peur de ne pouvoir atteindre le bout du chemin, par sursaut d’égotisme[3] ou par lassitude.

La maladie impose de telles contraintes vis-à-vis du confort mondain que beaucoup renâclent devant l’obstacle.

Certes on peut rester croyant toute sa vie et réussir son passage, mais c’est très difficile, car il faut accepter de faire le travail sans soutien ou avec si peu. Il est clair que le noviciat et la vie de Bon-Chrétien offre des perspectives plus avenantes.

Pourtant, certains grands malades perdent tout sens de la mesure.

Le malade suicidaire

Franchement, j’ose à peine vous en parler. Heureusement ils sont très peu nombreux.

Imaginez un patient hospitalisé pour des hémorragies, chez qui on découvre une hémophilie[4] grave et qui passe son temps à s’entailler avec le couteau du petit déjeuner. Que peut-on faire pour lui ? Rien en fait, laissez-le tranquille.

Le croyant cathare qui a parfaitement accepté tout ce que le catharisme veut dire en termes de vision de ce monde, d’abandon de toute volonté d’y vivre les yeux fermés et qui attend la mort physique avec impatience tout en s’interdisant de la rechercher est sans espoir. Si en plus il suit un noviciat et reçoit sa Consolation, il devient dangereux.

Quoi de pire me direz-vous qu’un malade conscient et heureux de l’être ? Rien !

Cette volonté de rejeter l’ordre établi et de vouloir saper les fondements d’une société millénaire est clairement révolutionnaire. Or, ce n’est même pas pour la remplacer par autre chose ; non c’est du rejet pur et simple.

Si vous reconnaissez chez vous des symptômes comparables à ceux que j’ai décrit, il est peut-être temps de revenir à de meilleurs sentiments. Rejoignez l’Église catholique, voire devenez moine ou moniale.

Si vous les voyez chez un ami ou un proche, agissez vite sinon vous allez le perdre.

Mais si vous en êtes quasiment au dernier stade de la maladie, je ne vois pour vous qu’une seule solution, même si elle est terrible… Rejoignez-moi !

Guilhem de Carcassonne

Venez en parler sur les forums.


[1] Adverbe faisant partie de ces milliers de mots qui se sont sans doute perdus et qui veut dire beaucoup.

[2] Encore un mot compliqué. Laissez tomber ce n’est pas grave.

[3] Je vous avais prévenus

[4] Celui-là je vous le pardonne, c’est un terme médical désignant un déficit en facteurs de la coagulation, ce qui provoque des hémorragies.

16e dimanche du temps ordinaire

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Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe du 16e dimanche du temps ordinaire

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15e dimanche du temps ordinaire

4-4-Année liturgique

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

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Restauration de l’ECF

8-2-Église cathare - Juridique
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Restauration de l’Église cathare de France

Comme je m’y étais engagé il y a plus de cinq ans, dès que ma Consolation survenue à Pentecôte m’en a donné la légitimité, j’ai commencé à travailler au projet de remise en état de la structure de l’Église cathare de France détruite à la chute de Montségur le 16 mars 1244.

Même si des chrétiens consolés ont encore continué à sillonner le Languedoc jusqu’à la mort du dernier dont les archives nous ont livré l’histoire, Guilhem Bélibaste mort à Villerouge le 24 août 1321, l’Église en tant que structure n’existait plus sur le territoire français.

Certes, la culture et certaines formes de la spiritualité cathare ont traversé les siècles, mais le catharisme s’est toujours voulu être une Église structurée, car c’est par ce biais qu’il est possible d’offrir aux croyants qui le désirent les conditions matérielles d’effectuer leur noviciat et donc d’arriver à bonne fin.

Notre présence en ce monde aujourd’hui, nous montre que ce salut est extrêmement difficile à atteindre ; sinon nous serions tous retournés au Père au lieu de transmigrer de prison de chair en tunique de peau depuis que l’esprit saint que chacun de nous est a été arraché à l’empyrée divine.

Donc, j’ai commencé à travailler à ce projet en étudiant les options que les lois françaises nous permettent aujourd’hui. En effet si la structuration sociale médiévale en trois ordres (chevaliers, moines et travailleurs) laissait une grande latitude d’organisation aux hommes, le système républicain d’aujourd’hui crée des obligations que nous devons respecter tant qu’elles ne s’opposent à la liberté religieuse.

Compte tenu des critères imposés par la loi de 1905, qui aurait due être notre choix prioritaire, nous devons nous contenter de la loi de 1901 pour nous structurer. Cependant, il me semble important de préparer dès aujourd’hui cette structure à rejoindre la loi de 1905 dès que le dernier critère sera atteint.

C’est pourquoi j’ai travaillé à des projets de statuts et de règlement intérieur qui ne demanderont que peu d’ajustements le moment venu.
Ces documents ne sont que des projets que je vous invite à consulter régulièrement pour suivre les mises à jour et ainsi être prêts à participer à l’assemblée générale constituante qui formera officiellement cette association.

N’oubliez pas, en lisant ces textes, qu’ils visent à établir une Église et non un club sportif, ce qui expliquent leurs particularités en termes de représentation et de fonctionnement.
Dès que possible, je vous communiquerai ici le lien qui vous permettra de vous connecter à la visioconférence, hébergée par Skype® (à télécharger), pour participer à cette assemblée générale.

Guilhem de Carcassonne

Projet de statuts (12 juillet 2021)

Projet de règlement intérieur (12 juillet 2021)

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Code d’accès à la visioconférence : (sera disponible vers le 15 août)

 

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