14e dimanche du temps ordinaire

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Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe du 14e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

Ézéchiel : 2, 2-5

2 – Un esprit entra en moi, selon ce qu’il m’avait dit, et me fit tenir sur mes jambes, puis j’entendis celui qui me parlait.
3 – Il me dit : « Fils d’homme, je t’envoie vers les fils d’Israël, vers un peuple de révoltés qui se sont révoltés contre moi ; eux et leurs pères m’ont trahi jusqu’à ce jour-là même.
4 – Ces fils à la face endurcie et au cœur tenace, c’est vers eux que je t’envoie pour que tu leur dises : Ainsi a dit Adonaï Iahvé !
5 – Et eux, qu’ils écoutent ou qu’ils s’abstiennent — car ils sont une maison de rébellion, ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux.

Mon commentaire :
Iahvé est mécontent des Juifs avec qui il a signé un contrat qu’ils n’ont pas respecté. Cela nous indique qu’il n’est pas omniscient, puisqu’il ne savait pas qu’il serait trahi et qu’il n’est pas omnipotent puisqu’il n’a pas réussi à empêcher cela.

Psaumes : 123 (Vulgate 122), 1-2ab, 2cdef, 3-4

Contre les orgueilleux
1 – Cantique des montées. Vers toi j’ai levé mes yeux, vers toi qui trônes dans les cieux,
2 – voici que, tels les yeux des esclaves vers la main de leur maître, tels les yeux de la servante vers la main de sa dame, ainsi nos yeux vers Iahvé, notre Dieu, jusqu’à ce qu’il ait pitié de nous !
3 – Aie pitié de nous, Iahvé, aie pitié de nous, car nous sommes trop rassasiés de mépris !
4 – Notre âme est plus que rassasiée de la moquerie des sans-souci, du mépris des orgueilleux.

Mon commentaire :
Ce petit psaume signe à la fois la détresse des Juifs et l’abandon qu’ils ressentent de la part de leur Dieu, ce qui les met en défaut par rapport aux autres peuples.

2e lecture :

Deuxième lettre de Paul aux Corinthiens : 12. 7-10

7 – Et de peur que ne m’élève l’excellence de ces dévoilements, une écharde dans ma chair, un ange de Satan m’a été donné pour me souffleter, de peur que je ne m’élève.
8 – Trois fois j’ai fait appel au Seigneur pour qu’il l’éloigne de moi.
9 – Il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance est accomplie par la faiblesse. Je prendrai encore plus de plaisir à me vanter de mes faiblesses pour que la puissance du Christ m’abrite.
10 – Voilà pourquoi je suis content des faiblesses, des outrages, des nécessités, des persécutions, des angoisses pour le Christ, car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.

Mon commentaire :
Au contraire, Paul signale qu’en fait il est un être souffrant, malingre et insignifiant en raison des vicissitudes que lui impose Satan, mais que si Dieu le laisse faible c’est pour qu’il demeure humble. Là est la grâce divine ; dans nos faiblesses, quand notre enveloppe charnelle nous fait défaut. Dans ces moments nous pouvons exprimer notre foi et la grâce de Dieu, qui n’a pas de mal à opposer au Mal, peut nous toucher. Et si nous nous y sommes préparés, c’est lorsque notre corps connaîtra sa faiblesse ultime que nous pourrons lui échapper et rejoindre la demeure spirituelle d’où nous avons été arrachés.

Évangile selon Marc : 6, 1-6

1 – En sortant de là il vient dans sa patrie et ses disciples le suivent.
2 – Quand ce fut le sabbat il commença à enseigner dans la synagogue ; et la plupart étaient frappés de l’entendre, ils disaient : D’où tient-il cela ? et quelle est cette sagesse qui lui est donnée ? et tous ces miracles qui se font par ses mains ?
3 – N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joset, de Jude, de Simon ? et ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? Et ils se scandalisaient de lui.
4 – Et Jésus leur disait : Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents, dans sa maison.
5 – Et il ne put faire là aucun miracle sauf de soigner quelques malades en posant les mains sur eux.
6 – Et il s’étonnait de leur méfiance. Et il parcourait les bourgs à la ronde en enseignant.

Mon commentaire :
Ce passage comporte plusieurs points intéressants. D’abord, il nous donne le nombre exact de frères de Jésus, à savoir quatre, et nous laisse entendre qu’il avait plusieurs sœurs. Ensuite, le point le plus important est la réaction des gens vis-à-vis de lui ; ils refusent d’admettre qu’il puisse être devenu ce qu’ils voient. Effectivement, ceux qui vous ont connu dans un état donné et qui voient en vous un changement important, ont du mal à l’admettre car cela reviendrait à admettre qu’ils vous ont mal évalué. On le voit quand la presse interroge des proches de personnes ayant commis des crimes. Jésus semble avoir du mal à comprendre cela, ce qui est peu probable vu sa nature divine non altérée ; il est plus probable qu’il s’agisse là du jugement de ceux qui le suivent. Ce n’est donc pas de ceux qui nous sont étrangers que nous avons le plus à craindre si nous suivons la voie de l’éveil, mais ce sont nos proches qui risquent de ne pas l’accepter.

Voici comment je reçois ces textes.

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