30e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe du 30e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

Siracide : 35, 15b-17. 20-22a

15 – … son cri n’est-il pas contre celui qui les a fait verser ?
16 – Celui qui sert selon le bon plaisir sera agréé, sa supplication montera jusqu’aux nuées.
17 – La prière de l’humble a traversé les nuées, tant qu’elle n’a pas atteint le but, il n’est pas consolé.
20 – Et le Seigneur ne tardera pas, il n’aura plus de patience à l’égard de ceux-ci,
21 – jusqu’à ce qu’il ait brisé les reins des hommes sans charité et rendu en échange aux nations le châtiment,
22 – jusqu’à ce qu’il ait enlevé la foule des violents…

Mon commentairee :
Ce chapitre montre chez les juifs de la diaspora une évolution sacerdotale. La vie selon la loi est aussi agréable à Dieu que les sacrifices qui se pratiquaient au temple de Jérusalem. Dieu est donc plus attentif à la prière du pauvre et redoutable pour ceux qui sont sans foi.

Psaumes : 34 (Vulgate 33), 2-3, 16. 18, 19. 23

Bonheur du juste et malheur du méchant
Aleph      2 – Je bénirai Iahvé en tout temps, sa louange sera constamment en ma bouche,
Bêth        3 – de Iahvé mon âme se loue : que l’entendent les humbles et qu’ils s’en réjouissent !
‘Aïn        16 – les yeux de Iahvé sont vers les justes et ses oreilles vers leur clameur :
Sadê        18 – ils crient et Iahvé les entend, il les délivre de toutes leurs angoisses.
Qoph       19 – Iahvé est proche de ceux qui ont le cœur brisé, il sauve ceux qui ont l’esprit désemparé.
23 – Iahvé rachète l’âme de ses serviteurs et nul n’est châtié de ceux qui s’abritent en lui !

Mon commentaire :
La louange habituelle nous est connue ; cependant, le dernier verset semble évoquer une sorte d’impunité qui a bien pu inspirer le principe des indulgences offertes lors des croisades.

2e lecture :

Deuxième lettre de Paul à Timothée : 4, 6-8. 16-18

6 – Car pour moi, je sers déjà de libation et le temps de mon retour est venu.
7 – J’ai combattu le beau combat, fini la course, gardé la foi.
8 – Du reste m’est réservée la couronne de justice qu’en ce Jour-là me rendra le Seigneur, le juste juge, et non seulement à moi mais à tous ceux qui auront aimé sa manifestation.

Mon commentaire :
Paul annonce sa fin prochaine et, comme il fut le premier dans la foi, il se voit comme le premier à se présenter à Christ.

16 – La première fois que j’ai eu à répondre, personne n’a été avec moi ; au contraire, ils m’ont tous abandonné. Que cela ne leur soit pas compté !
17 – Mais le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié pour que, par moi, la prédication soit assurée et que toutes les nations l’entendent ; et j’ai été délivré de la gueule du lion.
18 – Le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise et me sauvera pour son règne céleste. À lui la gloire dans les âges des âges. Amen.

Mon commentaire :
Paul termine par des salutations et des demandes plus personnelles. On sent son isolement face à la menace de mort imminente. Seul Luc est resté ; Marc qu’il fait demander le quittera pour Pierre bientôt.

Évangile selon Luc : 18, 9-14

9 – Il dit encore, à certains qui étaient persuadés d’être des justes et méprisaient les autres, cette parabole :
10 – Deux hommes étaient montés prier au temple ; l’un était un pharisien et l’autre, un percepteur.
11 – Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou encore comme ce percepteur !
12 – Je jeûne deux fois par semaine, je paie la dîme sur tout ce que je possède.
13 – Et le percepteur, qui se tenait au loin, ne voulait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine et disait : ô Dieu, pardonne au pécheur que je suis !
14 – Je vous le dis, celui-ci plutôt que l’autre est descendu justifié dans sa maison. Car quiconque se hausse sera abaissé et quiconque s’abaisse sera haussé.

Mon commentaire :
En voici encore le rappel, l’humilité est un fondamental du christianisme authentique et découle directement de la Bienveillance.

Voici comment je reçois ces textes.
Guilhem de Carcassonne.

Guilhem de Carcassonne

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