33e dimanche du temps ordinaire

Informations du site

2 919 vue(s)

Messe du 33e dimanche du temps ordinaire

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe dominicale catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

1re lecture :

Proverbes : 31, 10-13. 19-20. 30-31

Aleph. 10 – La femme vaillante, qui la trouvera ? Son prix surpasse de loin celui des perles.
Beth. 11 – Le cœur de son mari a confiance en elle et le butin ne lui manquera pas.
Ghimel. 12 – Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie.
Daleth. 13 – Elle se procure de la laine et du lin, et elle les travaille de ses mains empressées.
Yod. 19 – Elle met la main à la quenouille, et ses mains saisissent le fuseau.
Kaph. 20 – Elle étend la main vers le malheureux et elle tend ses bras à l’indigent.
Shin. 30 – La grâce est mensonge et la beauté vanité : la femme qui craint Iahvé, c’est elle qui sera louée.
Taw. 31 – Donnez-lui du fruit de ses mains et que ses œuvres la louent aux portes.

Mon commentaire :
Hormis le caractère genré des activités dédiées à la femme qui relève de la culture de l’époque, nous voyons ici que les qualités requises sont celles de la Bienveillance, non seulement envers son mari, mais aussi envers les indigents. Est également loué le travail (manuel à l’époque), alors que le culte de l’apparence est nocif. Bien entendu l’asservissement à Iahvé est requis et c’est bien le seul point sur lequel les cathares ne seraient pas d’accord.

Psaumes : 128 (Vulgate 127), 1-2, 3, 4-5

Bénédiction de celui qui craint le seigneur
1 – Cantique des montées. Heureux tout homme qui craint Iahvé, qui marche dans ses voies !
2 – Le labeur de tes mains, tu t’en nourriras, heureux seras-tu, tout ira bien pour toi.
3 – Ta femme sera comme une vigne féconde, à l’intérieur de ta maison, tes fils comme des plants d’oliviers, autour de ta table.
4 – Voici comment est béni l’homme qui craint Iahvé :
5 – Que Iahvé te bénisse de Sion, puisses-tu voir le bonheur de Jérusalem, tous les jours de ta vie !

Mon commentaire :
Pour peu que l’homme se comporte comme un prisonnier complaisant dans la prison que Iahvé lui a donnée, tout ira bien pour lui. Sa femme devra être sa prisonnière dans la maison et fournir à Iahvé de nouvelles pousses pour maintenir sa création. Ce psaume de 6 versets seulement est assez clair pour peu qu’on y réfléchisse un peu.

2e lecture :

Première lettre de Paul aux Thessaloniciens : 5, 1-6

1 – Quant aux temps et aux moments, vous n’avez pas besoin, frères, qu’on vous écrive là-dessus.
2 – Car vous-mêmes vous savez exactement que le jour du Seigneur vient comme le voleur la nuit.
3 – Quand ils diront : paix et sécurité, alors la perdition sera soudain sur eux comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils n’échapperont pas.
4 – Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que le Jour vous surprenne comme un voleur :
5 – car vous êtes tous fils de la lumière et fils du jour. Nous ne sommes pas de la nuit ni des ténèbres ;
6 – ne dormons donc pas comme les autres ; au contraire, tenons-nous éveillés et sobres.

Mon commentaire :
Après les avoir rassurés sur le sort de leurs morts, Paul veut rappeler aux Thessaloniciens qu’ils doivent être inquiets et vigilants pour eux-mêmes. En indiquant qu’ils ont déjà été éduqués de la fin des temps il marque sa confiance dans leur formation, mais il les met en garde contre le relâchement car le chrétien doit être sans cesse en garde. En effet, la fin interviendra de manière subite et imprévue. Il faut donc se tenir toujours prêt.

Évangile selon Matthieu : 25, 14-30 (ou brève : 14-15. 19-21)

14 – C’est comme un homme qui, partant en voyage, a appelé ses esclaves et leur a confié ses biens.
15 – À l’un il a donné cinq talents, à l’autre deux, à l’autre un, à chacun selon sa force, et il est parti.
16 – Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents est allé les faire travailler ; il en a gagné cinq autres.
17 – De même celui qui en avait reçu deux en a gagné deux autres.
18 – Mais celui qui en avait reçu un s’en est allé creuser la terre et y cacher l’argent de son seigneur.
19 – Longtemps après, le seigneur de ces esclaves revient et il règle ses comptes avec eux.
20 – Celui qui avait reçu les cinq talents s’approche, présente cinq autres talents et dit : Seigneur, tu m’as confié cinq talents, vois, j’ai gagné cinq autres talents.
21- Son seigneur lui dit : Bien ! esclave bon et fidèle ! tu as été fidèle sur peu de choses, je t’établirai sur beaucoup, entre dans la joie de ton seigneur.
22 – Celui qui avait reçu les deux talents s’approche aussi et dit : Seigneur, tu m’as confié deux talents ; vois, j’ai gagné deux autres talents.
23 – Son seigneur lui dit : Bien ! esclave bon et fidèle ! tu as été fidèle sur peu de choses, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.
24 – Celui qui avait reçu un talent s’approche aussi et dit : Seigneur, je te connais, tu es un homme dur, tu  moissonnes là où tu n’as pas ensemencé, tu ramasses là où tu n’a pas semé.
25 – Effrayé, je m’en suis allé cacher ton talent dans la terre ; vois, tu as ce qui est à toi.
26 – Son seigneur lui répond : Mauvais esclave, paresseux ! Tu savais que je moissonne là où je n’ai pas ensemencé et que je ramasse là où je n’ai pas semé ?
27 – il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et moi, à mon arrivée, j’aurai retiré ce qui est à moi, avec un intérêt.
28 – Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui a les dix talents.
29 – Car on donnera à celui qui a et il aura en plus ; mais celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a.
30 – Et l’esclave inutile, chassez-le dans les ténèbres extérieures. Là il y aura le sanglot et le grincement de dents.

Mon commentaire :
Comme dans Jean, le seigneur (démiurge) est reconnu pour ce qu’il est : un mauvais homme, dur et voleur. Il l’admet et punit l’esclave qui l’a démasqué. Il est clair que le seul message que l’on puisse tirer de cette parabole ne peut être de faire fructifier ce que nous confie le mauvais maître, mais de lui rendre ce qu’il nous a remis sans notre accord (notre enveloppe charnelle), sans profit ni perte de notre fait.

Voici comment je reçois ces textes.
Guilhem de Carcassonne.

Faites connaître cet article à vos amis !

Informations du site

Contenu soumis aux droits d'auteur.