Lecture des textes de la liturgie catholique
Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.
Assomption de la vierge Marie (15 août)
L’histoire de l’Assomption de Marie est assez compliquée. Rien dans le Nouveau Testament n’en parle. En fait cette tradition remonte à celle de la dormition de Marie en pratique dans l’Église chrétienne orientale à partir du 6e siècle. C’est lorsqu’elle fut adoptée par l’Église occidentale qu’elle devient, peu à peu, l’assomption de Marie. Il semble clair que l’objectif était de faire de Marie l’égale de Jésus et de la diviniser. Ce point est devenu un dogme de l’Église catholique romaine au 20e siècle.
1ère lecture :
Chroniques 1 : 15, 3-4. 15-16 ; 16, 1-2
03 – Puis David rassembla tout Israël à Jérusalem, pour faire monter l’Arche de Iahve à l’emplacement qu’il avait préparé pour elle.
04 – David, réunit les fils d’Aaron et les lévites :
15 – Puis les fils des Lévites transportèrent l’Arche de Dieu, selon ce qu’a ordonné Moïse, d’après la parole de Iahvé, à l’aide de barres sur leurs épaules.
16 – Alors David, dit au chef des Lévites de mettre en place leur frère les chantres, avec les instruments de musique, harpes, cithares, cymbales retentissante, pour élever la voix dans l’allégresse.
01 – On amena l’Arche de Dieu et on l’installa au milieu de la Tente que David avait tendue pour elle. Puis on offrit devant Dieu des holocaustes et des pacifiques.
02 – Quand David eut a achevé d’offrir l’holocauste et les pacifiques, il bénit le peuple au nom de Iahvé.
Mon commentaire :
On voit mal dans ce texte le lien que les catholiques font entre ce passage des Chroniques et la vierge Marie. À moins de considérer son Assomption, comme une sorte de sacrifice extrême, un holocauste ou des pacifiques. Ce qui est certain c’est la volonté de relier à tout prix et y compris de façon un peu anachronique l’Ancien et le Nouveau Testament.
Psaumes : 132 (Vulgate 131), 7-8, 9-10, 13-14
Translation de l’arche
7 – Allons donc vers sa Demeure, prosternons-nous devant l’escabeau de ses pieds !
8 – Lève-toi, Iahvé, pour venir à ton lieu de repos, toi et l’Arche de ta puissance !
9 – Que t’es prêtre, revêtent la justice, et que tes fidèles jubile !
10 – À cause de ton serviteur, David, ne repousse pas la face de ton !
13 – C’est que Iahvé à choisi Sion, il l’a désirée pour sa résidence.
14 – « C’est mon lieu de repos, à jamais, là je résiderai, car je l’ai désiré !
Mon commentaire :
En tortillant beaucoup le texte, on peut imaginer qu’il s’agit en fait d’une comparaison entre l’Arche de Iahvé et la vierge Marie, tous deux présentés comme des symboles de l’alliance entre Dieu et son peuple préféré, qui sont jusqu’à preuve du contraire, les juifs et pas les catholiques.
2e lecture :
Première lettre de Paul aux Corinthiens : 15, 54b-57
54 – Quand ce destructible sera vêtu d’indestructibilité et que ce mortel sera vêtu d’immortalité, alors ce sera cette parole de l’écriture : La mort a été engloutie dans la victoire.
55 – Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton dard ?
56 – Or le dard de la mort c’est le péché, et la puissance du péché c’est la Loi.
57 – Mais merci à Dieu qui nous donne la victoire par notre seigneur Jésus Christ.
58 – Aussi, mes chers frères, soyez fermes, inébranlables, faites toujours davantage l’œuvre du Seigneur, vous savez que votre labeur n’est pas vain dans le Seigneur.
Mon commentaire :
Là on retrouve Paul dans l’idée que l’appartenance à la création divine fait surmonter la mort. Le verset 50 s’oppose à tout le reste du texte puisqu’il nie le pouvoir de la résurrection. Le verset 56 montre clairement que la Loi, c’est-à-dire la Torah juive, est porteuse de la mort spirituelle.
Évangile selon Luc : 11, 27-28
27 – Comme il disait cela, une femme dans la foule éleva la voix et lui dit : Magnifique le ventre qui t’a porté et le sein qui t’a allaité !
28 – Il répondit : Magnifiques, en tout cas, ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la gardent.
Mon commentaire :
Profitant de la profession de foi d’une femme, Jésus valorise l’éveil et rappelle que personne n’est privilégié si ce n’est ceux qui sont ouvert à la bonne nouvelle de la Bienveillance. Il nous exhorte donc à changer pour être accessibles à et éveil.
Voici comment je reçois ces textes.
Guilhem de Carcassonne.
