Saint Laurent, diacre et martyr

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Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe de saint Laurent, diacre et martyr

Laurent de Rome, né à Huesca en Aragon (Espagne) vers 210 ou 220 est mort en martyr sur un gril en 258 à Rome. Il fut le diacre du futur pape Sixte II qu’il rencontra à Saragosse dans sa jeunesse. Sixte II l’établit le premier des sept diacres attachés au service de l’Église romaine. Il avait, en cette qualité, la garde du trésor de l’Église et était chargé d’en distribuer les revenus aux pauvres. Avant de mourir, il aurait expédié la coupe utilisée par Jésus-Christ lors de la Cène (le Saint Calice), qui faisait partie de ce trésor, à ses parents, à Huesca.
L’empereur Valérien ayant repris les persécutions contre les chrétiens, Sixte II et ses sept diacres se cachèrent mais furent découverts. Le pape fut immédiatement condamné à mort.
Laurent, dont le plus ardent désir était d’être associé au martyre de saint Sixte, le suivait en versant des larmes et lui disait :
« Où allez-vous, mon père, sans votre fils ? Saint pontife, où allez-vous sans votre diacre ? »
Le pape lui répondit : « Je ne t’abandonne pas, mon fils ; une épreuve plus pénible et une victoire plus glorieuse te sont réservées ; tu me suivra dans trois jours. »
Après l’avoir ainsi consolé, le pape lui ordonna de distribuer aux pauvres toutes les richesses dont il était dépositaire, dans la crainte qu’elles ne tentent la cupidité des persécuteurs. Laurent distribua donc aux indigents tout l’argent qu’il avait entre les mains, puis il vendit les vases et les ornements sacrés, et en employa le produit de la même manière. Il aurait envoyé à ses parents la coupe qui aurait servi au Christ lors de la dernière cène. Ce calice se trouve dans la cathédrale de Valence. C’est la raison pour laquelle le saint, qui dispensait généreusement des aumônes, est le patron des pauvres.
Pour la petite histoire, le fleuve canadien porte son nom, Jacques Cartier l’ayant baptisé ainsi puisqu’il avait navigué dessus le 10 août, à l’occasion de son deuxième voyage (1535-1536). (Source Wikipedia)

1relecture :

Deuxième lettre de Paul aux Corinthiens : 9, 6-10

6 – Qui sème peu moissonne peu et qui sème beaucoup moissonne beaucoup.
7 – Que chacun donne sans tristesse ni contrainte ce qu’il s’est proposé dans son cœur : Dieu aime qu’on donne avec gaieté.

Mon  analyse :
Paul revient sur le prélèvement des dons pour Jérusalem d’une façon qui donne à penser qu’il s’agit d’une nouvelle lettre et non de la suite du chapitre précédent.

8 – Dieu peut vous combler de toute grâce pour que partout et toujours, nantis de tout, vous ayez grandement de quoi faire le bien,
9 – comme il est écrit : Il a prodigué, il a donné aux indigents, sa justice demeure dans les âges,
10 – Celui qui octroie au semeur la semence et le pain à manger vous octroiera amplement la semence et accroîtra le produit de votre justice,

Mon analyse :
Maintenant Paul use d’un autre argument, la grâce que ces dons prodigueront aux corinthiens de la part de Dieu. C’est un ressort classique que de promettre des biens futurs quand on veut obtenir un don immédiat. Ce système, déjà en place à l’époque, à fait florès dans l’Église catholique et est devenue la colonne vertébrale.

Psaumes : 112 (Vulgate 111), 1-2, 5-6, 7-8, 4b. 9

1 – Heureux l’homme qui craint Iahvé, qui prend grand plaisir à ses commandements !
2 – Forte sera sa race dans le pays, la génération des hommes droits sera bénie.
5 – Heureux l’homme compatissant, et qui prête, qui règle ses affaires d’après le droit,
6 – car il ne sera jamais ébranlé. En mémoire éternelle sera le juste,
7 – il n’a pas à craindre de mauvaises nouvelles. Son cœur est prêt, il a confiance en Iahvé,
8 – son cœur est affermi, il ne craint pas, au point qu’il brave ses adversaires.
4b – … pour les hommes droits qui sont miséricordieux, cléments et justes.
9 – Il est large, il donne aux indigents, sa justice subsiste à jamais, sa corne s’élève dans la gloire.

Mon analyse :
À l’exception des deux premiers versets qui valorisent une relation de pouvoir et de justice au lieu de la bienveillance, les cathares n’auraient pas renié la suite. La seule différence est qu’ils sont pour une charité sans faste ni publicité.

Évangile selon Jean : 12, 24-26

24 – Oui, oui, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul, mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits.
25 – Qui aime son âme la perd, mais qui déteste son âme en ce monde la gardera pour la vie éternelle.
26 – Si quelqu’un me sert, qu’il me suive et mon serviteur sera où je suis. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera.

Mon analyse :
Voici les versets importants (24, 25, 26). Cela confirme que ce monde ne saurait être partie prenante du salut puisque l’exclusion de ce monde (la mort) est nécessaire à la glorification. Le 26 précise même que tout attachement au monde interdit le salut. Enfin, Jésus se place clairement comme chef de file et demande que l’on serve sa personne (il est le message) et rien d’autre. La gloire est l’affaire du père.

Voici comment je reçois ces textes.

Guilhem de Carcassonne.

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