Dimanche de la Sainte Famille

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Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale de la Sainte Famille

1re lecture :

Premier livre de Samuel : 1, 20-22. 24-28

20 – Il advint donc, aux jours révolus, qu’Anne conçut et enfanta un fils. Elle l’appela du nom de Samuel, « car [dit-elle] je l’ai demandé à Iahvé ».
21 – Puis l’homme, Elquanah, monta, avec toute sa maisonnée, pour sacrifier à Iahvé le sacrifice annuel et [s’acquitter de] son vœu.
22 – Mais Anne ne monta pas, car elle dit à son mari : « Dès que le garçon sera sevré, je l’amènerai et il paraîtra en présence de Iahvé, où il demeurera à jamais. »
24 – Quand elle l’eut sevré, elle le fit monter avec elle, ayant pris un taurillon de trois ans, un eyphah de farine et une outre de vin ; elle le fit entrer dans la Maison de Iahvé, à Silo, et le garçon était en bas âge.
25 – Ils immolèrent le taurillon et ils menèrent le garçon vers Éli.
26 – Elle dit alors : « De grâce, mon seigneur, par la vie de ton âme, mon seigneur, c’est moi la femme qui était debout près de toi, ici-même, pour prier Iahvé.
27 – C’est pour avoir ce garçon que je priais et Iahvé m’a accordé la demande que je lui ai demandée.
28 – Et moi aussi, j’en ai fait l’objet d’une demande de Iahvé : tous les jours de son existence, il sera demandé pour Iahvé ! » puis ils se prosternèrent devant Iahvé.

Mon commentaire :
Samuel prophète qui vécut une centaine d’années, d’après les textes juifs, exerça sa mission sous le premier roi d’Israël, Saül, et durant le règne de David. Ici on nous montre qu’il était destiné à entrer au service de Iahvé, dès avant sa naissance. Le royaume d’Israël, le plus petit des deux royaumes de la montagne, dont l’autre était Juda (où se trouvait Jérusalem), sera de peu d’importance jusqu’à la déchéance de la Palestine et le déplacement d’une grande partie de la population lors de l’exil à Babylone. Mais, au retour de cet emprisonnement, il sera magnifié et servira de socle à l’édification de la nation juive. Pour autant, David et son fils Salomon ont sans doute existé.

Psaumes : 84 (Vulgate 83), 2-3. 5-6. 9-10

Cantique de pèlerin
2 – Que tes demeures sont aimables, Iahvé, des armées !
3 – Mon âme languit, jusqu’à s’en consumer ; après les parvis de Iahvé, mon cœur et ma chair poussent des cris de joie vers le Dieu vivant.
5 – Heureux ceux qui habitent en ta Maison, à jamais ils te louent ! Pause.
6 – Heureux les hommes qui mettent leur force en toi, qui ont à cœur les pèlerinages !
9 – Iahvé-Élohim des armées, entends ma prière, prête l’oreille, Dieu de Jacob. Pause.
10 – Élohim, ô notre bouclier, vois, regarde la face de ton Messie !

Mon commentaire :
Les hommes éloignés chantent leur désir de retour et demandent leur salut. Cela peut très bien se voir avec le regard des cathares, mais dirigé vers le bon principe et non vers le Iahvé des armées.

2e lecture :

Première lettre de Jean : 3, 1-2. 21-24

1 – Voyez quel amour le Père nous a donné, pour qu’on nous appelle enfants de Dieu ! et nous le sommes. Le monde ne nous connaît pas parce qu’il ne l’a pas connu.
2 – Chers, maintenant nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n’est pas encore manifesté, mais nous savons, quand ce sera manifesté, que nous lui serons pareils parce que nous le verrons comme il est.

Mon commentaire :
Ces premiers versets sont excellents car ils voient les choses clairement. C’est l’amour qui fait de nous des enfants de Dieu. Dieu est inconnu du monde comme le sont ses enfants.

21 – Chers, si notre cœur ne nous blâme pas, nous avons de la franchise envers Dieu,
22 – et quoi que nous demandions, nous le recevrons de lui parce que nous gardons ses commandements et faisons ce qui lui plaît.
23 – Et son commandement est de nous fier au nom de son Fils Jésus Christ et de nous aimer les uns les autres comme il nous en a donné commandement
24 – Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu et Dieu en lui. Et nous connaissons qu’il demeure en nous à l’Esprit qu’il nous a donné.

Mon commentaire :
Enfin, l’amour revient au premier plan. C’est bien l’amour qui nous fait enfants de Dieu. Et cet amour se manifeste en actes au quotidien. Et cela est le seul commandement de Christ.

Évangile selon Luc : 2, 41-52

41 – Ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem pour la fête de Pâque.
42 – Quand il eut douze ans, ils y montèrent comme d’habitude pour la fête
43 – et, à la fin, comme ils s’en retournaient, l’enfant Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents.
44 – Ils crurent qu’il était dans la caravane et firent une journée de chemin. Ils le cherchaient parmi les parents, les connaissances et,
45 – ne le trouvant pas, ils s’en retournèrent le chercher à Jérusalem.
46 – Ils le trouvèrent au bout de trois jours, dans le temple, assis au milieu des maîtres, à les écouter et les questionner ;
47 – et tous ceux qui l’écoutaient s’extasiaient sur son intelligence et ses réponses.
48 – Ils furent frappés de le voir; sa mère lui dit : Enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Voilà que ton père et moi nous nous rongeons à te chercher.
49 – Il leur dit : Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon père ?
50 – Et ils ne comprirent pas ce qu’il voulait dire.
51 – Il descendit avec eux et vint à Nazareth ; et il leur était soumis. Et sa mère gardait toutes ces paroles dans son cœur.
52 – Et Jésus avançait en sagesse, en âge et en grâce devant Dieu et les hommes.

Mon commentaire :
Alors là on touche au sublime. Voilà un enfant de douze ans qui passe trois jours, donc trois nuits, au temple parmi des adultes sans que personne ne s’inquiète. De plus, alors qu’il est parmi des maîtres juifs, il manifeste une intelligence et une compétence hors norme et il repart tranquillement et disparaît pendant dix-huit ans sans que personne ne cherche à mettre la main sur lui pour suivre son évolution et son éducation ?

Voici comment je reçois ces textes.

Guilhem de Carcassonne.

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