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3e dimanche de carême

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 3e dimanche de carême

1re lecture :

Exode 17, 3-7

3 – Et le peuple eut soif d’eau et le peuple murmura contre Moïse ; il dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte pour me faire mourir de soif avec mes fils et mes troupeaux ? »
4 – Moïse cria vers Iahvé, en disant : « Que ferai-je pour ce peuple ? Encore un peu et ils me lapideront ! »
5 – Iahvé dit à Moïse : « Passe en avant du peuple et prends avec toi des anciens d’Israël ! Prends en ta main ton bâton avec lequel tu as frappé le Nil et tu iras !
6 – Voici que, moi, je me tiens là devant toi sur le rocher, à Horeb ; tu frapperas sur le rocher, il en sortira de l’eau et le peuple boira ! » Moïse fit ainsi, aux yeux des anciens d’Israël.
7 – On appela l’endroit du nom de Massah et Meribah, à cause de la querelle des fils d’Israël et parce qu’ils tentèrent Iahvé, en disant : « Est-ce que Iahvé est au milieu de nous ou non ? »

Mon analyse :
Cet épisode fameux montre que Iahvé est sans cesse en train de torturer ceux qui lui ont fait confiance. D’abord le peuple hébreu qui souffre d’avoir suivi Moïse au nom de Iahvé ; ensuite Moïse lui-même, à qui il demande de subir les critique du peuple au lieu de lui donner d’emblée les moyens de valider son statut d’envoyé de Iahvé. Là, le peuple souffre de la soif. Il demande à boire et Moïse se retourne vers Iahvé qui met à profit cette situation pour affirmer son pouvoir en réalisant son miracle devant les représentants du peuple. Au lieu de mettre à disposition de l’eau, il exige un cérémonial destiné à asseoir son pouvoir. Nous savons qu’ensuite il prendra comme prétexte une hésitation de Moïse à cet instant pour lui interdire l’accès à la terre promise. Quel dieu pitoyable !

Psaumes : 95 (Vulgate 94), 1-2, 6-7ab, 7d-8a. 9

1 – Venez, poussons des cris de joie vers Iahvé, acclamons le rocher de notre salut,
2 – présentons-nous devant lui avec des actions de grâces, acclamons-le par des psaumes !
6 – Entrez, prosternons-nous, inclinons-nous, mettons-nous à genoux en présence de Iahvé qui nous a faits !
7 – Car il est notre Dieu et nous sommes… le troupeau sous sa main.
8 – n’endurcissez pas votre cœur comme à Meribah,…
9 – où m’ont tentés vos pères, où ils m’ont éprouvé, bien qu’ils aient vu mon œuvre !

Mon analyse :
Ce psaume est en totale résonnance avec le chapitre 17 de l’Exode. Iahvé garde rancune aux Hébreux du comportement de leurs pères dans le désert, quand ils ont demandé de l’eau. Quelle haine tenace pour celui qui se veut le créateur et le père de ces hommes.

2e lecture :

Lettre de Paul aux Romains : 5, 1-2.5-8

1 – Justifiés donc en vertu de la foi, soyons en paix avec Dieu par notre seigneur Jésus Christ
2 – par qui nous avons eu accès à travers la foi à cette grâce où nous sommes, et nous vantons d’espérer la gloire de Dieu.
5 – or l’espérance ne fait pas honte, car l’amour de Dieu a été versé dans nos cœurs par l’Esprit saint qui nous a été donné.

Mon analyse :
En l’absence d’information supplémentaire de la part de Marcion, dont l’œuvre ne nous est parvenue que de façon très restreinte, essayons de voir ce que nous pouvons tirer de ce texte. Ces cinq premiers versets sont conformes à la pensée de Paul. La foi nous justifie envers Dieu par l’intermédiaire du Christ qui s’est présenté ainsi dans les évangiles. Cette foi nous permet d’espérer la grâce de Dieu qui nous permettra de revenir à ses côtés le moment venu

6 – Quand en effet nous étions encore faibles, le Christ à son heure est mort pour des impies.
7 – À peine meurt-on pour un homme juste ; peut-être supporterait-on de mourir pour un homme de bien.
8 – Or l’amour de Dieu pour nous, c’est que le Christ est mort pour nous quand nous étions encore pécheurs.

Mon analyse :
On a l’impression qu’à chaque fois que Paul émet une opinion dans sa lettre, le scribe intervient par de longs développements pour l’orienter dans le sens judéo-chrétien qui est le sien. Là, il nous rappelle sa lecture sacrificielle de la passion allant jusqu’à en faire une volonté divine. Or, Dieu ne peut vouloir la mort et la souffrance de personne et si Christ fut condamné par les Juifs, ce n’est pas en vertu de la volonté de Dieu mais en raison des prescriptions de Iahvé et de la Loi positive.

Évangile selon Jean : 4, 5-42 (ou brève : 4, 5-15. 19b-26. 39a. 40-42)

5 – Il vient à une ville de Samarie, nommée Sychar, près du domaine que Jacob avait donné à son fils Joseph.
6 – Là était la source de Jacob. Jésus, fatigué du chemin, s’était assis contre la source. C’était vers la sixième heure.
7 – Une femme de Samarie vient puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire.
8 – Car ses disciples étaient allés à la ville acheter de la nourriture.
9 – La Samaritaine lui dit : Comment toi qui es Juif me demande-tu à boire à moi qui suis Samaritaine ?

Mon analyse :
Ce passage manifeste que Jésus ne respecte pas les prescriptions de la loi juive qui considère que les Samaritains ne sont pas des Juifs fréquentables. Non seulement, il ne fait pas de distinction mais en plus, il va montrer sa préférence pour eux.

10 – Jésus lui répondit : Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c’est toi qui lui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive.
11 – Elle lui dit : Seigneur, tu n’as rien pour puiser et le puits est profond. D’où as-tu de l’eau vive ?
12 – Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits ? et il y a bu avec ses fils et son bétail.
13 – Jésus lui répondit : Quiconque boit de cette eau aura encore soif,
14 – mais qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif et l’eau que je lui donnerai sera en lui une source d’eau qui jaillira en vie éternelle.
15 – La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau pour que je n’aie plus soif et ne vienne plus puiser ici.

Mon analyse :
Dans un premier temps la femme semble ne pas comprendre ce que Jésus lui dit, et c’est normal. Mais quand il propose une eau désaltérante éternelle, elle réagit avec sa simplicité et en demande sans réfléchir de façon logique comme elle le faisait au verset 11.

16 – Il lui dit : Va appeler ton mari et reviens.
17 – La femme lui répondit : Je n’ai pas de mari. Jésus lui dit : Tu dis bien : Je n’ai pas de mari,
18 – car tu as eu cinq maris et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari, tu dis vrai.
19 – La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es prophète.

Mon analyse :
Jésus révèle à la femme sa prescience et elle le reconnaît comme prophète.
Pour autant il ne porte aucun jugement sur elle et sur son mode de vie.

20 – Nos pères ont adoré sur cette montagne et vous dites que c’est à Jérusalem qu’on doit adorer.
21 – Jésus lui dit : Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.
22 – Vous ne savez pas ce que vous adorez, nous savons ce que nous adorons, car le salut vient des Juifs,
23 – mais l’heure vient, et c’est maintenant, où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car le père cherche de tels adorateurs.
24 – Dieu est esprit et ceux qui adorent doivent adorer en esprit et en vérité.

Mon analyse :
Là encore, profitant d’un des motifs de division entre Juifs et Samaritains, Jésus oppose les croyances des Juifs en vue du salut et la véritable croyance en un Dieu spirituel. Ce faisant il invalide le temple et tout ce qui matérialise la foi juive.

25 – La femme lui dit : Je sais que vient le messie, c’est-à-dire le christ. Quand il sera venu, il nous annoncera tout.
26 – Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle.
27 – Là-dessus, ses disciples vinrent et ils s’étonnaient qu’il parlât avec une femme. Personne pourtant ne dit : Que cherches-tu ? ou : Pourquoi parles-tu avec elle ?
28 – Alors la femme laissa sa cruche et courut à la ville dire aux gens :
29 – Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le christ ?
30 – Ils sortirent de la ville et ils venaient vers lui.
31 – Entre-temps, les disciples lui demandaient : Rabbi, mange.
32 – Mais il leur dit : J’ai à manger un aliment que vous ne connaissez pas.
33 – Les disciples se disaient entre eux : Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ?
34 – Jésus leur dit : Mon aliment est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et de finir son œuvre.
35 – Ne dites-vous pas : Encore quatre mois et ce sera la moisson ? Et bien, je vous dis : Levez les yeux et voyez que les champs sont déjà blancs pour la moisson.
36 – Le moissonneur reçoit le salaire et amasse du fruit pour la vie éternelle, pour que le semeur se réjouisse avec le moissonneur.
37 – Le proverbe a cela de vrai qu’autre est le semeur, autre le moissonneur.
38 – Je vous ai envoyé moissonner où vous n’avez pas travaillé. D’autres ont travaillé et vous êtes entré dans leur travail.

Mon analyse :
Après s’être révélé à la femme qui va avertir les hommes du bourg, Jésus s’adresse aux disciples qui semblent moins compréhensifs que ne l’était la femme samaritaine.
Concernant la nourriture, ils sont comme la femme concernant l’eau ; ils pensent matériel quand Jésus parle spirituel. Jésus leur explique sa mission : moissonner ici-bas pour le compte de Dieu. De même il annonce aux disciples leur futur apostolat : moissonner auprès de peuples qu’ils ne connaissent pas. N’est-ce pas une prédiction de l’apostolat envers les nations (les païens) ?

39 – Beaucoup de Samaritains de cette ville se fièrent à lui sur ce témoignage de la femme : Il m’a dit tout ce que j’ai fait.
40 – Une fois près de lui, les Samaritains lui demandèrent de demeurer chez eux. Il y demeura deux jours.
41 – Et beaucoup plus eurent foi sur sa parole.
42 – Ils disaient à la femme : Ce n’est plus sur tes dires que nous avons foi, car nous l’avons entendu et nous savons qu’il est vraiment le sauveur du monde.

Mon analyse :
Les Samaritains sont présentés comme plus aptes à croire en Jésus que ne le sont les Juifs. C’est une critique du système extrêmement normé que les Juifs ont mis en place, dont les codes et les règles finissent par tuer la foi.

Voici comment je reçois ces textes.

Rencontre cathare

Affiche Rencontre cathareC’est Yves Maris, « philosophe cathare », selon l’image que donnait de lui la presse, qui décida d’organiser un rendez-vous des personnes qui se réclamaient du catharisme à l’occasion du week end de Pentecôte en 2009.
Après son décès, survenu l’été suivant, il fut décidé de reconduire cette initiative annuellement. Cela fut réalisé sans interruption depuis 2009.
En 2011, une association culturelle fut créée à Carcassonne pour soutenir les actions en vue de la recherche et de la promotion culturelle du catharisme. Naturellement, elle fut chargée de faire vivre les Rencontres cathares.

Organisation et fonctionnement

Les Rencontres cathares se tiennent à Carcassonne (région Occitanie, Pyrénées – Méditerranée), dans une salle du restaurant l’Oliveraie, située dans la zone industrielle de La Bourriette — au 850 boulevard Denis Papin —, soit à moins de 3 km de la gare SNCF et du centre de Carcassonne. Elle est à environ 500 mètres de la sortie Ouest de l’autoroute A61 qui longe la ville et qui dessert Toulouse à l’ouest, Foix et Perpignan au sud et Montpellier à l’est.
Ce choix tient aux facilités de transport, de logement et de restauration. La ville de Carcassonne est en outre symbolique de notre démarche car elle fut un centre du catharisme et de sa répression, comme en témoignent encore son histoire et plusieurs lieux qui se trouvent dans sa cité médiévale. C’est également à Carcassonne que s’est ouverte, voici bientôt un an, la première maison cathare de la résurgence.

Elle prend la forme de tables rondes et de conférences.
Le principe est de suivre un “fil rouge” afin d’essayer de traiter un sujet jugé essentiel au cours de la Rencontre. Les interventions individuelles peuvent dévier du fil rouge.
Le samedi soir, une discussion libre est organisée au siège de l’association, 10 rue Alfred de Musset.
Pour les personnes qui le désirent, les repas peuvent être pris , soit sur place grâce à un repas commun qui nous rappelle les agapes des premiers Chrétiens, soit à l’initiative de chacun, des magasins d’alimentation et des restaurants étant situés à proximité.
L’accès à la Rencontre est libre, dans le respect des règles de savoir-vivre.

9e Rencontre cathare de Carcassonne

Affiche 9e Rencontre cathareFil rouge

Voici un an que la maison cathare de Carcassonne a ouvert ses portes et héberge un premier novice en formation. Il paraît judicieux de faire un premier point sur cette situation, même s’il est évident que cette formation devra s’étendre sur plusieurs années. Mais cette initiative n’est pas la seule. Les projets de relance d’un catharisme sont particulièrement visibles dans le sud-ouest, même si elles adoptent des formes différentes. Il nous semble donc opportun de faire le point sur ce qui existe, d’en apprécier le caractère précis vis-à-vis de la référence que constitue le catharisme médiéval et d’estimer la faisabilité de ces projets et leur intérêt.
Le fil rouge de cette année sera donc :
Le catharisme en Occitanie – Pyrénées, Méditerranée : réalités et perspectives.

Samedi 3 juin

9h30 – 10h00 :       Accueil et présentation
10h00 – 10h45 :     Table ronde : La résurgence cathare d’aujourd’hui en Occitanie

  • Réalité ou fiction ?
  • La nébuleuse cathare en Occitanie
  • La place de chaque groupe : curieux, sympathisants, croyants
  • Mise en place et organisation des maisons cathares
  • Structuration réglementaire

11h00 – 12h30 :     Conférence : Les semaines de retraite (Ruben Sartori)

  • Motivation et principes
  • Déroulement et fréquence
  • Objectifs

12h30 – 14h30 :     Pause repas
14h30 – 16h00 :     
 Conférence : La maison cathare de Carcassonne (Éric Delmas) :

  • Organisation matérielle et relations sociales
  • Fonctionnement séculier et régulier
  • Évolution et devenir

16h10 – 17h30 :     Table ronde : Le catharisme en Occitanie, hier et aujourd’hui

  • rappel des choix séculiers et réguliers au Moyen Âge
  • compréhension des choix médiévaux de nos jours
  • respect et adaptation : un équilibre difficile

17h30 – 19h30 :     Promenade à la cité médiévale
19h30 – 21h00 :     Pause repas
21h00 – 23h00 :     Soirée à la maison cathare ou à la cité médiévale (selon météo) : discussion libre

Dimanche 4 juin

9h30 – 10h00 :       Accueil et bilan de mi-parcours
10h00 – 11h00 :     Table ronde : Noviciat cathare au 21e siècle

  • Légitimité et cohérence
  • Conditions nécessaires et adaptations indispensables
  • Participation intra et extra muros

11h10 – 12h30 :     Table ronde : L’avenir de la résurgence occitane

  • L’engagement individuel dans la communauté, sympathisant ou croyant ?
  • Recensement des croyants
  • Courants cathares ou néo-cathares
  • Mise en place de structures adaptées

12h30 – 14h30 :     Pause repas
14h30 – 16h00 :     Table ronde : Les expériences passées autour du catharisme occitan

  • L’approche uniquement intellectuelle
  • Les expérimentations ponctuelles
  • Les « néo-catharismes »

16h10 – 16h45 :     Bilans :

  • Culture et études cathares, bilan de l’Assemblée Générale.
  • La bibliothèque cathare. Présentation de l’association.
  • Bilan de la Rencontre et perspectives

Repas de midi le samedi et le dimanche

Pour les personnes qui veulent venir à la Rencontre et partager les repas de midi en groupe, à la façon des agapes des premiers Chrétiens, le restaurant qui nous héberge propose un menu spécifique, décliné selon les trois principaux régimes : omnivore, végétarien (ni viande ni poisson), végétalien (aucun produit d’origine animale).

Si vous souhaitez déjeuner le samedi et/ou le dimanche avec le groupe, merci d’appeler le restaurant, AU PLUS TARD UNE SEMAINE AVANT LE 3 JUIN, afin de réserver votre place.
Le menu est à 17,00 € par personne et par repas. Tél. : 04-68-47-88-19 ou sur le site internet, via le menu “Accès” et “Contact”.
Comme c’est le restaurateur qui gère, il a été très clair, les personnes non inscrites devront aller manger ailleurs. Je l’ai rassuré quant au savoir-vivre des sympathisants et des croyants cathares.

La voie cathare d’aujourd’hui

Comme toute religion et philosophie, le Catharisme n’est pas resté pris dans les glaces du temps.
Aujourd’hui, comme il y a cinquante ans ou comme au Moyen Âge, il offre une compréhension du monde et un projet de vie à celles et ceux qui veulent s’y intéresser.
Vous trouverez dans ce menu des articles traitant de divers sujets et des références à des auteurs contemporains du siècle dernier et de celui-ci.

A.G. constituante de l’association Bibliothèque cathare

Préambule

Comme cela est évoqué dans ce petit mot d’introduction, associé à un formulaire ; suite à la triste expérience du Centre d’études cathares – René Nelli qui a bien failli voir son fond documentaire dilapidé suite à la faillite financière de l’association du même nom, nous avons évoqué la nécessité de proposer un maximum de documentation en rapport avec le Catharisme tout en préservant ce fond de ce genre d’aléas.

Organisation

Le principe d’une assemblée générale (A.G.) constituante est de constituer l’association en mettant en place divers éléments :

  1. Des statuts adaptés aux exigences de la loi de 1901 et permettant à l’association d’assurer les missions que nous voulons la voir mener ;
  2. Un commencement de règlement intérieur ;
  3. Un conseil d’administration qui se choisira un bureau pour gérer l’association ;
  4. Des moyens financiers et techniques nécessaire à sa viabilité ;
  5. Des outils de communication et de prospection pour trouver des adhérents et des documents à collecter et proposer.

Les statuts

Ils doivent permettre la déclaration de l’association auprès de la Préfecture, permettre à l’association de disposer de moyens financiers et techniques nécessaires à sa mission et assurer la sécurité du fond documentaire pour éviter toute dispersion ou dilapidation en cas de problèmes que rencontrerait l’association dans le futur.
Pour autant, ils doivent éviter d’être invalidant pour le fonctionnement régulier de l’association, ce qui implique un équilibre entre ce qui doit et peut être utilement mis dans les statuts et ce qu’il convient de laisser dans le règlement intérieur dont le conseil d’administration assure l’adaptation et qui est validé par l’A. G. ordinaire en cas de modification en cours de mandature.

Le conseil d’administration

La loi n’impose que deux choses :

  • Au minimum deux administrateurs ;
  • Au minimum un trésorier.

Sans se restreindre à une équipe aussi réduite, il est important d’éviter des conseils trop volumineux qui rendent les réunions peu productives et difficile à gérer. Le nombre de membres doit être compatible avec des réunions dématérialisées et les missions à accomplir. L’existence d’un Président n’est pas du tout obligatoire puisque c’est le conseil d’administration, et notamment le trésorier qui sont responsables de la tenue des comptes et de leur présentation à toute autorité habilitée à les contrôler.

Les moyens financiers

Dans un premier temps l’association disposera des cotisations de ses membres adhérents et du versement par l’association Culture et études cathares des bénéfices nets réalisés sur la vente du livre Catharisme d’aujourd’hui dont l’auteur s’est dessaisi au profit de ce projet. Cela concerne les ventes directes sur la boutique du site, celles réalisées par d’autres opérateurs (librairies, Amazon®, etc.) ayant donné lieu au versement à ces professionnels de la part libre après soustraction des frais d’édition et des droits d’auteur qui sont incessibles.
Ensuite, il nous appartiendra de définir d’autres sources de financement que nous pourrons d’ores et déjà étudier en A.G. constituante.

Garantir la viabilité de l’association et la préservation du fond documentaire

L’idée est que cette association peut très bien se prémunir en s’interdisant des actions susceptibles d’engager sa responsabilité financière au point de la mettre en difficulté. Ses besoins financiers sont faibles et les sources de financement existantes sont durables. Les frais de fonctionnement peuvent être réduits au minimum par l’utilisation d’Internet pour les réunions et A.G., comme c’est le cas avec l’association Culture et études cathares. Les frais d’hébergement peuvent être nuls puisque la maison cathare de Carcassonne propose de l’assurer gratis. Seuls les frais bancaires sont à prévoir et anticiper.
Les statuts peuvent prévoir une clause de sécurité empêchant la mise en danger du fond documentaire. Dans le projet que j’ai déjà publié, cette sécurité est effective. D’autres idées peuvent être proposées afin d’améliorer encore ce principe. La synergie entre Bibliothèque cathare et Culture et études cathares permet de pallier à toute défaillance d’une des deux structures.

Les outils de communication et de prospection

Internet est aujourd’hui indispensable et s’avère utile pour les associations dont les membres et les prospects sont peu nombreux et épars. Le site Catharisme d’aujourd’hui permet déjà un fonctionnement efficace de la Bibliothèque cathare et je suis prêt à l’adapter, si besoin, au projet que nous définirons.
Il est également important de mettre en place un réseau pour trouver des livres et documents utiles au fond documentaire. Même si des actions importantes ont déjà porté leurs fruits, il ne faut pas se reposer sur nos lauriers. L’idée d’un don anticipé avec usufruit jusqu’au décès permettra de lever bien des hésitations chez des collectionneurs ou chercheurs qui répugneraient à se débarrasser de leurs ouvrages de leur vivant mais qui ne peuvent les léguer en raison des restrictions réglementaires qui nous sont imposées.

Conclusion

Voici quelques éléments de réflexion. Il convient maintenant d’avancer en organisant cette Assemblée générale constituante avant la fin mars 2017.
Je proposerai sur Facebook une fourchette de dates qui garantiront à tout un chacun de pouvoir participer sur son temps libre. Pour les personnes qui ne disposent pas encore de compte Facebook, je les invite à répondre au formulaire signalé dans le préambule. Ainsi je pourrai mettre en place pour elles une liste de discussion par boîte courriel (mél) que j’interfacerai avec Facebook pour qu’elles puissent participer. Ne tardez pas à manifester votre motivation pour ce projet.

Du déconstructionnisme au négationnisme

À force d’entrendre ou de lire des choses plus que surprenantes, j’en suis venu à me demander ce qu’était cette nouvelle lubie de certains historiens : le déconstructionnisme.

Un peu de sémantique

Continuer la lecture

1er dimanche de l’Avent

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 1er dimanche de l’Avent

1re lecture :

Isaïe : 2, 1-5

1 – La révélation qu’a vue Isaïe, fils d’Amos, au sujet de Juda et de Jérusalem.
2 – Il adviendra dans la suite des jours, que la montagne de la maison de Iahvé sera située au sommet des monts, elle s’élèvera au-dessus des collines. Vers elle affluera le gros des nations
3 – et marcheront des peuples nombreux. Ils diront : venez et montons à la montagne de Iahvé, à la maison du Dieu de Jacob, pour qu’il nous instruise de ses voies et que nous marchions sur ses chemins. Car de Sion provient la loi et de Jérusalem la parole de Iahvé.
4 – Il jugera entre les nations et sera l’arbitre de peuples nombreux. Ils martèleront leurs épées pour en tirer des hoyaux, et leurs lances pour en tirer des faucilles. Une nation ne lèvera plus l’épée contre une autre, et ils n’apprendront plus la guerre.
5 – Maison de Jacob, venez et marchons dans la lumière de Iahvé !

Mon analyse :
Isaïe prophétise l’érection du temple de Iahvé au sommet de la colline de Sion à Jérusalem. Cette ville deviendra le centre d’attraction des peuples et leur référence. C’est le texte qui fait de Jérusalem et du temple le centre du judaïsme par opposition à la diaspora et, plus tard, après la chute de Jérusalem, avec le rôle des synagogues. L’optimisme de ce texte sera démenti par les faits.

Psaumes : 122 (Vulgate 121), 3-4ab, 4cd, 6-7, 8-9

3 – Jérusalem, qui est bâtie comme une ville d’un ensemble parfait,
4 – où montent les tribus, les tribus de Iah, témoignage d’Israël, pour rendre grâce au nom de Iahvé,
6 – Demandez la paix pour Jérusalem ! — « Que soient tranquilles, ceux qui t’aiment,
7 – que la paix soit dans tes murs, la tranquillité dans tes donjons ! »
8 – À cause de mes frères et de mes amis, je me plais à dire : « Paix sur toi ! »
9 – À cause de la maison de Iahvé, notre Dieu, je réclame pour toi le bonheur.

Mon analyse :
Là encore les psaumes font de Jérusalem la ville parfaite par excellence et appellent sur elle la bénédiction et la protection divine. Seulement, si cette ville était réellement sous la protection du vrai Dieu, il ne serait point besoin de l’espérer, cela coulerait de source.

2e lecture :

Lettre de Paul aux Romains : 13, 11-14a

11 – D’ailleurs vous savez que c’est le moment et que déjà il est l’heure de vous réveiller car à présent le salut est plus proche de nous que lorsque nous avons eu foi.
12 – La nuit est avancée, le jour approche. Rejetons donc les œuvres des ténèbres et revêtons les armes de la lumière.
13 – Marchons convenablement, comme de jour : pas d’orgies ni de beuveries, pas de coucheries ni de débauches, pas de querelle ni de jalousie,
14 – mais revêtez-vous du seigneur Jésus Christ…

Mon analyse :
La seconde partie est plus logiquement paulinienne. L’Amour, que Paul appelle la charité est la seule loi qui vaille et qui précède toutes les dispositions d’un comportement correct. Il montre qu’elle englobe même toutes les dispositions de la loi donnée par Dieu à Moïse. Au-delà de l’Amour il nous rappelle que la tempérance est nécessaire à un bon cheminement.

Évangile selon Matthieu : 24, 37-44

37 – L’avènement du fils de l’homme sera en effet comme les jours de Noé.
38 – Car en ces jours d’avant le déluge ils étaient en train de manger et de boire, de se marier et de marier, jusqu’au jour où Noé est entré dans l’arche,
39 – et ils n’ont rien su jusqu’à ce que le déluge vienne et les enlève tous, ainsi en sera-t-il à l’avènement du fils de l’homme.
40 – Alors, de deux qui sont au champ, l’un est pris, l’autre laissé,
41 – de deux meunières à la meule, l’une est prise, l’autre laissée.
42 – Réveillez-vous donc, car vous ne savez pas quel jour votre seigneur vient.
43 – Sachez-le bien, si le maître de maison savait à quelle veille vient le voleur, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison.
44 – C’est pourquoi vous aussi soyez prêts, car à l’heure où vous n’y pensez pas le fils de l’homme vient.

Mon analyse :
Cette annonce veut rappeler que rien n’indiquera clairement le moment décisif et que la seule solution pour ne pas être surpris est d’etre toujours prêt, comme si ce moment était pour l’instant qui suit. Il ne s’agit donc pas d’espérer se repentir et chercher la grâce au dernier moment car tout instant peut être le dernier.

Voici comment je reçois ces textes.

Bibliothèque cathare : auteurs de L à O

Ruben de Labastide (1971)

  • Un cathare parmi les vaudois du Piémont en 1378-1380 – Déposition de Jacopo Bech – Sources cathares n°1 – Éditions lamaisoncathare.org (2015)
  • Livre contre les hérétiques (Liber contra hereticos) – Sources cathares n°2 – Éditions lamaisoncathare.org (2015)
  • Petite somme contre les erreurs connues des hérétiques (Summula contra errores notatos hereticorum) – Sources cathares n°3 – Éditions lamaisoncathare.org (2015)
  • Le registre de l’Inquisition d’Albi 1286-1287 – Sources cathares n°4 – Éditions lamaisoncathare.org (2016)
  • Erreurs des hérétiques cathares (De erroribus hereticorum) – Sources cathares n°5 – Éditions lamaisoncathare.org (2015)
  • Traité sur les hérétiques (tractatus de hereticis) – Sources cathares n°6 – Éditions lamaisoncathare.org (2016)

R. Lafont, J. Duvernoy, M. Roquebert, P. Labal, P. Martel

  • Les cathares en Occitanie : Fayard 1982

Gauthier Langlois (1963)

Henri-Charles Léa (1825-1909)

  • Histoire de l’Inquisition au Moyen-Âge – Traduction par S. Reinach 1909 – © Harper and Brothers 1887

Claude Lebedel (1932)

  • Comprendre la tragédie des cathares – 1998 – Collection histoire des éditions Ouest-France.

Fernand Lequenne (1906)

Emmanuel Le Roy Ladurie (1929 )

  • Montaillou, village occitan – 1975 – éditions Folio Histoire n°9
  • Autour de Montaillou. Un village occitan. (Sous la direction de). Éditions de l’Hydre (Castelnaud la chapelle) 2001.

Jacques Madaule

  • Le drame albigeois et le destin français – 1961 – Éditions Grasset
  • Le drame albigeois et l’unité française – 1973 – Éditions Gallimard.

Yves Maris (1950 – 2009)

Jean Markale (1928-2008)

Rudolf Meyer

  • Les formes futures du Christianisme – 1977 – Cahiers d’études cathares.

Charles Molinier (1851 – 1904)

  • L’Inquisition dans le Midi de la France au XIIIe et au XIVe siècle : étude sur les sources de son histoire – édition Sandoz et Fischbacher, 1880

G. Mollat

  • Manuel de l’inquisiteur de Bernard Gui (tome 1) – 1926 – Librairie ancienne Honoré Champion (Paris)
  • Manuel de l’inquisiteur de Bernard Gui (tome 2) – 1926 – Librairie ancienne Honoré Champion (Paris)

André Nataf

  • Histoire des albigeois. Nous sommes tous des cathares. 1989 – Éditions Pierre Bordas & Fils (Paris)

René Nelli (1906 – 1982)

  • Spiritualité de l’hérésie : le catharisme – 1953 – Privat
  • Écritures cathares – Édition originale : 1959 – Denoël (Paris) ; nouvelle édition revue et augmentée : 1968 – Planète (Paris) ; nouvelle édition actualisée et augmentée par Anne Brenon : 1995 – Rocher (Monaco) ; Ré-édition 2011. Comprend : La Cène secrète de Jean (Interrogatio Johannis), Le livre des deux principes de Jean de Lugio, Le traité cathare anonyme, Le rituel cathare de Lyon, Le rituel de Dublin.
  • L’érotique des troubadours – 1963 – Privat (Toulouse)
  • Le phénomène cathare – 1964 (ré-édition 1988) – éditions Privat
  • Le musée du Catharisme – 1966 – éditions Privat (Toulouse)
  • La vie quotidienne des cathares du Languedoc au XIIIe siècle – 1969 – éditions Hachette
  • Les cathares – 1971 – éditions Grasset.
  • La philosophie du catharisme – 1978 – édition Payot

Suzanne Nelli

  • Les Durfort de Languedoc au Moyen Âge – 1989 – éditions Privat.
  • Cathares et catharisme. De l’esprit à la persécution – 1990 – éditions Dangles.

Fernand Niel (1903 – 1985)

  • Montségur – La montagne inspirée – 1954 – éditions La colombe (Paris)
  • Albigeois et cathares – 1955 – éditions PUF. Ouvrage fortement daté et peu fiable aujourd’hui.
  • Montségur. Le site, son histoire – 1962 – Imprimerie Allier (Grenoble)
  • Montségur. Temple et forteresse des Cathares d’Occitanie. – 1967 – Imprimerie Allier (Grenoble)
  • Les Cathares de Montségur – 1973 – éditions Séghers.
  • Quéribus, la dernière forteresse cathare – 1988 – éditions Robert Laffont.

Zoé Oldenbourg (1916 – 2002)

 

Évangile selon Jean – Chapitre 14

Ce texte est tiré du Nouveau Testament publié dans la collection La Bibliothèque de la Pléiade des éditions NRF Gallimard.
Introduction de Jean Grosjean, textes traduits, présentés et annotés par Jean Grosjean et Michel Léturmy avec la collaboration de Paul Gros.
Afin de respecter le droit d’auteur, l’introduction, les présentations et les annotations ne sont pas reproduites. Je vous invite donc à vous procurer ce livre pour bénéficier pleinement de la grande qualité de cet ouvrage. Continuer la lecture

Évangile selon Jean – Chapitre 12

Ce texte est tiré du Nouveau Testament publié dans la collection La Bibliothèque de la Pléiade des éditions NRF Gallimard.
Introduction de Jean Grosjean, textes traduits, présentés et annotés par Jean Grosjean et Michel Léturmy avec la collaboration de Paul Gros.
Afin de respecter le droit d’auteur, l’introduction, les présentations et les annotations ne sont pas reproduites. Je vous invite donc à vous procurer ce livre pour bénéficier pleinement de la grande qualité de cet ouvrage. Continuer la lecture

Évangile selon Jean – Chapitre 11

Ce texte est tiré du Nouveau Testament publié dans la collection La Bibliothèque de la Pléiade des éditions NRF Gallimard.
Introduction de Jean Grosjean, textes traduits, présentés et annotés par Jean Grosjean et Michel Léturmy avec la collaboration de Paul Gros.
Afin de respecter le droit d’auteur, l’introduction, les présentations et les annotations ne sont pas reproduites. Je vous invite donc à vous procurer ce livre pour bénéficier pleinement de la grande qualité de cet ouvrage. Continuer la lecture