Archives par étiquette : catharisme

Présent : le temps des cathares

Présent : le temps des cathares

Le rapport au temps

Je me suis déjà exprimé sur le temps et sa conception selon différentes philosophies et cultures, dont celle du christianisme.

Le fait de présenter le temps comme une sorte de ruban crée, de fait, une linéarité qui, dans le cas particulier du christianisme, est marquée par un événement destructeur du temps, la venue du Christ lors de sa première parousie. Cet événement va créer de fait un avant et un après. Le présent est constitué pour sa part de la période de la vie de Jésus et des disciples, telle qu’elle nous est rapportée dans les évangiles synoptiques. Continuer la lecture

Dépositions devant Jacques Fournier de 1318 à 1325

Dépositions devant Jacques Fournier de 1318 à 1325

Le registre d’Inquisition de Pamiers version latine par Jean Duvernoy (1965-1966)

Tome Premier

Raymundus de Costa (Raymond de Sainte-Foix, diacre vaudois) 1-17*
Alazaicis den Vernaus (Alazaïs ép. den Vernaus de Vernaux) 100-102
Mengardis Buscailh (Mengarde Buscail de Prades) 102-107
Iohannes de Vienna (Jean de Vienne) 107-109
Hugueta de Costa (Huguette femme de Jean de Vienne) 109-113
Arnaldus de Monte Nespulo (Arnaud de Monesple) 113
Guillelma Bathegani (Guillemette veuve Pierre Battegay de Pamiers) 113-114
Mengardis de Pomeriis (Mengarde de Pomiès de Pamiers) 113-114
Ramunda de Sancto Baudilio (Raimonde fille G. Fauré de Saint-Bauzeil de Pamiers) 114-115
Navarra Bruni (Navarre veuve de Pons Bru de Pamiers) 115-116
Agnes Franco (Agnès veuve d’Étienne Francou, du diocèse de Vienne) 17-18
Arnaldus Egidii (Arnaud Gélis alias Bouteiller du Mas-Saint-Antonin) 18-21
Petrus Sabaterii (Pierre Sabatier de Varilhes) 21-23
Iacoba den Carot (Jacqueline den Carot d’Ax) 23-24
Arnaldus de Savinhano (témoign. Bertrandus Corderii de Apamiis) 24-26
Berengarius Scola (Bérenger Escoulan de Foix) témoignage contre 26-28
Baruch (Baruch juif baptisé) 28-31
Guillelmus Austatz (Guillaume Austast bayle d’Ornolac) 31-36
Beatrix de Ecclesia (Béatrice de Planissoles) 36-45
Bartholomeus Amilhaci (Barthélémy Amilhac, prêtre) 45-47
Guillelma Benet (Guillemette Benet de Montaillou) 47-48
Ramundus Valsiera (Raimond Vaissière d’Ax) 49-56
Grazida Licerii (Grazide veuve de Pierre Lizier de Montaillou) 56-57
Alazaicis Ademarii ( Alazaïs Azéma de Montaillou) 58-61
Fabrissa den Riba (Fabrissa den Riba de Montaillou) 62-64
Petrus Maioris (Pierre Magre de Rabat) 64
Guillelma Clerici (Guillemette Clergue de Montaillou) 64-69
Bernardus Franca (Bernard Franque de Goulier) 69-74
Ramunda den Arsen (Raimonde den Arsen de Montaillou) 74-76
Arnaldus Cogul (Arnaud Cogul de Lordat) 76
Bruna Porcelli (Brune Pourcel de Montaillou) 77-79
Bernardus Beneti (Bernard Benet de Montaillou) 79-83
Alazaicis Fabri (Alazaïs ép. d’Arnaud Faure de Montaillou) 83-86
Alamanda Guilaberti (Alamande Guilabert de Montaillou) 86-87
Arnaldus Fabri (Arnaud Faure de Montaillou) 87-89
Guillelmus Auterii (Guillaume Authié de Montaillou) 89-91
Guillelmus Fortis (Guillaume Fort de Montaillou) 91-93
Ramunda Testaniera (Raimonde Testanière de Montaillou) 93-97
Guillelma Beneti (Guillemette Benet de Montaillou) 97-100

Tome Deuxième

Guillelmus Escaunerii (Guillaume Escaunier d’Ax) 116-119
Arnaldus Cicredi (Arnaud Sicre d’Ax) 119-133
Auda Fabri (Aude ép. de Guillaume Fauré de Merviel) 133-138
Iohannes Ioufredi (Jean Jouffre de Tignac) 139-141
Ramundus de Aera (Raimond Delaire alias Bour de Tignac) 141-145
Guillelmus Agassa (Guillaume Agasse lépreux de Pamiers) 145-148
Mengardis Savinhani (Mengarde Savinhan de Prades) 148-149
Petrus de Fonte (Pierre Lafont de Vaychis) 149-150
Arnaldus Textoris (Arnaud Teisseyre de Celles) 150-152
Guillelmi Maurs (Guillaume Maurs de Montaillou) 152-156
Arnaldus Textoris (Arnaud Teisseyre de Lordat) 156-162
Ramunda Guilho (Raimonde Guilhou de Vernaux) 162-165
Ramunda Buscalh (Raimonde Buscail de Prades) 165-166
Iohannes Rocas (Jean Rocas de la Salvetat) 166-169
Guillelmus Guilaberti (Guillaume Guilabert de Montaillou) 169-171
Bernardus de Ortello (Bernard d’Ourteau de Rabat) 171-173
Bernardus Clerici (Bernard Clergue de Montaillou) 173-181
Ramundus de Laburato (Raimond de Laburat de Quié) + filles Mengarde Alibert et Guilhemme ép. Pierre de Bon An de Savart 181-186
Bernarda de Rivo (Bernarde Durrieu d’Ax) 186-189
Bernardus Gomberti (Bernard Gombert d’Ax) 189-190
Aladaycis Boreti (Alazaïs Bourret de Caussou) 190-191
Guillelma Bec (Guillemette Bec de Caussou) 191-192
Ramundus Cicredi (Raimond Sicre l’aîné d’Ascou) 192-195
Bernardus Laufredi (Bernard Laufre de Tignac) 195-196
Guillelmus Baiuli (Guillaume Baille de Montaillou) 197-200
Ramunda de Puiolibus (Raimonde ép. de Bernard des Pujols d’Aston) 200-201
Sybilia Petri (Sibille Peyre d’Arques) 201-206
Arnaldus Savinhani (Arnaud de Savinhan de Tarascon) 207-209
Inquesta et confessiones Inquisitorem Aragonie (Inquisition d’Aragon) 209-213
Iohannes Maurini (Jean Maury de Montaillou) 213-224

Tome Troisième

Amelius de Rivis (Amiel de Rieux) 224-225
Arnaldus de Vernhola (Arnaud de Verniolle de Pamiers) 226-236
Ramunda Beloti (Raimonde Belot de Montaillou) 236-239
Iohannes Pelicerii (Jean Pélicier) 239-242
Guillelma Argeleria (Guillemette Arzelier de Montaillou) 242-244
Ramunda Martini (Raimonde Marty de Montaillou) 244-247
Petrus Maurini (Pierre Maury de Montaillou) 247-274
Bernardus Martini (Bernard Marty de Junac) 275-282
Petrus Vitalis (Pierre Vital de Foix) 282-284
Rixendis Cortil (Rixende Cortil d’Axou) 284-285
Arnaldus Auterii (Arnaud Authié d’Ax) 285
Bertrandus de Taxio (Bertrand de Taïx) 285-289
Petrus Guillelmi (Pierre Guilhem, l’aîné d’Unac) 289-291
Aycredus Boreti (Aycret Bourret de Caussou) 291-293
Gausia Clerici (Gauia Clergue de Montaillou) 293-296
Guillelmus Tranerii (Guillaume Travier de Verdun) 296
Petrus den Hugol (Pierre den Hugol de Quié) 296-298
Petrus Petri (Pierre Peyre de Quié) 298-302
Iacobus Tarterii (Jacques Tartier de Quié) 302-[…] 314
Ramundus Petri (Raimond Peyre de Quié) 303-309
Petrus Fornerii (Pierre Fournier de Surla) 309
Guillelmus Gauterii (Guillaume Gautier de Tarascon) 309-310
Petrus Lombardi (Pierre Lombard de Tarascon) 310
Petrus de Lauraco (Pierre de Laurac de Quié) 310
Guillelmus de Area (Guillaume Delaire de Quié) 310-312
Petrus Aces (Pierre Aces d’Esplas de Sérou) 312
  • Les n° correspondent aux folios du manuscrit.

Le Catharisme, alibi de la mondanité

Au Moyen Âge, quand les maisons cathares fleurissaient ici ou là, tout un chacun pouvait aisément savoir ce que Catharisme voulait dire. Nul besoin de s’interroger longuement pour savoir si faire ceci ou cela était « cathare » ou pas. Et c’est bien pour cela que très peu de personnes étaient impliquées directement dans le Catharisme, que ce soit en qualité de croyant ou de Bon-Chrétien.

Mais aujourd’hui les choses sont beaucoup plus floues. Faute de références immédiatement identifiables, beaucoup ont tendance à adapter le Catharisme à leur sauce et à se dire que ce dernier devrait accepter ce qui les arrange et qu’ils n’ont pas envie de changer.

La remarque que j’entends le plus souvent quand je signale un problème à quelqu’un c’est : « Ce n’est pas cathare ça… » Comment faut-il comprendre ce genre de point de vue ?

Déjà, il faut regarder dans quel contexte quelqu’un se sent justifié à dire une telle chose. Le plus souvent, il s’agit d’une personne qui n’a pas une grande connaissance du Catharisme et qui se trouve, ou se sent, en faute dans une situation mondaine. L’objectif de la remarque est, soit d’obtenir une prise en considération plus favorable que celle qui devrait lui être appliquée, soit d’obtenir un droit d’exception à un titre que cette personne pense devoir lui être reconnu.

Aussi je crois devoir faire quelques rappels.

Catharisme et mondanité

«  Nous ne sommes pas du monde et le monde n’est pas de nous. » Ce passage de la prière des croyant, le Père saint, est éloquent. Le Catharisme et la mondanité ne font pas bon ménage, aussi invoquer le Catharisme pour asseoir une position mondaine est une erreur.

En fait le Catharisme agit vis-à-vis de la mondanité comme les plumes du canard le font avec la pluie. C’est cette volonté de non ingérence qui peut parfois être mal interprétée. Quand Pierre Authié décide de partir en Lombardie pour suivre son noviciat, il fait le tour de ses proches et de ses relations d’affaire pour se mettre en règle avec la mondanité. C’est—à-dire qu’il s’assure de ne pas laisser derrière lui quelqu’un qui pourrait considérer qu’il l’a laissé alors qu’il était en dette financière ou morale envers lui. C’est un point important car il signe une volonté de nette séparation entre ce qui relève de la foi cathare et ce qui relève de la vie mondaine.

Je comprends que beaucoup aient du mal à s’extraire d’un lien entre spiritualité chrétienne et mondanité. En effet, le Judéo-christianisme est loin d’être aussi clair sur l’idée d’une séparation. Le Catholicisme développe la notion que le rapport à l’argent est mauvais, mais dans le même temps, la hiérarchie catholique se garde bien d’avoir des pratiques claires à ce sujet. Il n’est pas rare de voir les puissants mieux traités par elle que les pauvres hères. Les Églises réformées sont très variables dans ce domaine. On y trouve des mouvements un peu marginaux que l’on pourrait regrouper sous la dénomination d’anabaptistes (mouvements évangéliques, mennonistes, amish, etc.) qui sont à mes yeux à la frontière entre une lecture judéo-chrétienne protestante et une plus proche du Catharisme. Ces groupes sont souvent animés par un désir de rejet du monde. Les autres mouvements protestants (Luthériens, Calvinistes, etc.) sont beaucoup plus ancrés dans la mondanité. Leur rapport à l’argent est beaucoup plus décomplexé que ne l’est celui des Catholiques. La réussite sociale n’est pas honteuse. Les Orthodoxes ont eux aussi un rapport au monde plus proche des protestants comme on le voit dans les pays où ils dominent. Ils accumulent des biens et leurs églises manifestent clairement le lien entre pouvoir, richesse et manifestation de la foi.

Le Catharisme est lui tout aussi clair. Ce monde étant, à ses yeux, issu du Mal, il ne saurait être question d’y souscrire de quelque manière que ce soit. C’est pourquoi il rejette tout rapport au pouvoir, à l’argent et à la possession de quelque manière que ce soit. De même, il s’extrait des règles du monde en refusant de participer à leur élaboration et à leur application. Mais, cela ne veut pas dire qu’il les combat pour autant. Non, il vit en marge, autant que faire se peut, et quand il faut interagir avec elles, il le fait à moindre frais.

Application au monde d’aujourd’hui

À notre époque, où la mondanité est encore plus triomphante qu’au Moyen Âge, cette règle est toujours valable mais pose d’infinis problèmes à ceux qui aimeraient bien allier Catharisme et mondanité.

En effet, la modernité a permis de nous éloigner du monde primitif en nous entourant d’un monde technologique, confortable et rassurant. Rejeter ce monde est vécu par beaucoup comme un retour à l’époque où le rapport au monde était pétri d’incertitude, d’angoisse et de souffrance. Ce que nous avons oublié de voir c’est qu’en fait, rien n’a changé. Seule l’apparence nous donne à voir ce que nous voulons voir. Aussi, quand nous croyons vivre dans un monde où l’on ne se fait pas forcément agresser à chaque virage du chemin, nous oublions que la violence est plus variable et plus sournoise mais qu’elle est toujours là. C’est un peu comme avec les maladies. Les vieux fléaux comme la rage, la peste et le choléra reculent par endroits, mais d’autres pathologies les remplacent qui n’en sont pas moins meurtrières et quand l’espérance de vie s’allonge, c’est la fertilité qui recule. La vie est plus longue mais les dégénérescences font de la fin de vie un véritable chemin de croix.

Pour autant, comme la moule à son rocher, nous nous accrochons à ce que nous croyons détenir de positif et tentons de plier la spiritualité à nos intérêts plutôt que d’accepter ce que la spiritualité nous enseigne : le détachement. En fait, ce qu’il faut comprendre, c’est que soit nous sommes capables de vivre dans la spiritualité profonde du Catharisme, ce qui impose de repousser la mondanité, soit nous sommes encore trop imprégnés d’une mondanité à laquelle nous trouvons bine des avantages, et alors il nous faut accepter l’idée que notre spiritualité est encore très loin de ce que nous espérions. Le Catharisme n’a jamais eu vocation à inonder les esprits et à conquérir les foules. Si chacun de nous pouvait assez simplement accéder à l’éveil et mener une vie de bon cheminement, cela ferait des siècles qu’il ne resterait plus un seul esprit prisonnier ici-bas. Si nous sommes encore là, c’est que nous avons échoué à maintes reprises et que nous risquons d’échouer encore en cette vie. Chaque génération ne connaît et ne connaîtra que très peu de personnes ayant les capacités et la volonté de réussir sa bonne fin. Ce monde n’est pas encore près de disparaître et, si notre planète peut elle être rayée de la carte du ciel, il y en a sans aucun doute bien d’autre où nous pourrons échouer quand la terre disparaîtra.

Ce que nous devons retenir c’est que l’on ne doit pas chercher à allier attitude mondaine et Catharisme.

Dans ce monde nous faisons des choix, nous concluons des contrats, nous prenons des engagements et la seule attitude à peu près « cathare » est de les respecter au lieu de chercher dans le Catharisme des arguments pour nous y soustraire. Si nous voulons demeurer dans un groupe, nous devons en accepter les règles et les appliquer telles qu’elles ont été acceptées. Si nous voulons le quitter, soyons honnêtes et courageux et affirmons notre désir de partir plutôt que de laisser pourrir une situation jusqu’à l’exclusion, pour mieux se plaindre ensuite de la rigueur de ceux qui n’auront fait qu’appliquer la règle.

Celui qui se réclame du Catharisme affronte le monde, agit à visage découvert, respecte la règle de justice et de vérité y compris au risque de devoir renoncer à des avantages du monde dont la règle serait opposée et fait preuve de Bienveillance dans le cadre spirituel et moral au lieu d’attendre de la Bienveillance des autres des avantages mondains qui n’ont pas lieu d’être.

Pensée cathare au quotidien

Pensée cathare au quotidien

Le Catharisme n’est pas figé dans le temps. Sa pensée est toujours d’actualité dans un monde où le mal semble aller en croissant sans cesse.
En son temps, Yves Maris avait proposé une lecture de notre monde par le biais du filtre de la pensée cathare moderne. Modestement, j’avais voulu poursuivre ce travail afin de bien montrer que le Catharisme pouvait proposer une lecture des événements du monde d’aujourd’hui, mais aussi diffuser une forme de philosophie sociale et laïque sans se cantonner à son rôle spirituel.

Comme l’indique le titre, il ne s’agit que de l’état d’une réflexion s’exprimant face à un constat du quotidien. Ne recherchez donc pas une portée philosophique puissante à ce qui est exprimé ici comme une analyse et un point de vue personnel.

Vous trouverez donc ici les textes publiés dans ce cadre. Ils sont classés de façon anté-chronologique — les plus anciens en bas de page — et sont susceptibles de changements selon l’évolution de la compréhension et de la pensée de leurs auteurs.

La glose du Pater – 5

La glose du Pater – 5

La glose

Ce terme qui désigne les commentaires annexes à un texte en vue de l’expliquer plus clairement, peut aussi être considéré de façon péjorative comme un discours oiseux. Il me revient donc de veiller à demeurer dans le premier sens sans tomber dans le second.
Proposer des interprétations d’un texte est à la portée du premier venu. Cependant, si on veut s’y risquer avec un texte philosophique ou religieux, il convient de faire preuve d’une grande prudence. Et si l’on veut le faire avec le texte essentiel du Christianisme, la prudence ne suffit plus ; il faut y adjoindre une grande humilité et une foi à toute épreuve.
Autant dire que je suis très conscient de la difficulté de mon entreprise, ce qui explique je veuille avancer sous le contrôle de tous pour limiter les risques de dérive.

Principes

Pour chacun des termes que je vais proposer je vous énoncerai ceux qui ont prévalu auparavant et j’expliquerai — avec si nécessaire des références — pourquoi j’ai choisi celui-là. Cela va donc demander du temps, mais il faut toujours avancer prudemment dans ces sujets et veiller à disposer d’appuis solides et bien repérés. Continuer la lecture

La glose du Pater – 1

La glose du Pater – 1

La glose

Ce terme qui désigne les commentaires annexes à un texte en vue de l’expliquer plus clairement, peut aussi être considéré de façon péjorative comme un discours oiseux. Il me revient donc de veiller à demeurer dans le premier sens sans tomber dans le second.
Proposer des interprétations d’un texte est à la portée du premier venu. Cependant, si on veut s’y risquer avec un texte philosophique ou religieux, il convient de faire preuve d’une grande prudence. Et si l’on veut le faire avec le texte essentiel du Christianisme, la prudence ne suffit plus ; il faut y adjoindre une grande humilité et une foi à toute épreuve.
Autant dire que je suis très conscient de la difficulté de mon entreprise, ce qui explique je veuille avancer sous le contrôle de tous pour limiter les risques de dérive.

Continuer la lecture

3e dimanche de carême

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine. Continuer la lecture

Rencontre cathare

Affiche Rencontre cathareC’est Yves Maris, « philosophe cathare », selon l’image que donnait de lui la presse, qui décida d’organiser un rendez-vous des personnes qui se réclamaient du catharisme à l’occasion du week end de Pentecôte en 2009.
Après son décès, survenu l’été suivant, il fut décidé de reconduire cette initiative annuellement. Cela fut réalisé sans interruption depuis 2009.
En 2011, une association culturelle fut créée à Carcassonne pour soutenir les actions en vue de la recherche et de la promotion culturelle du catharisme. Naturellement, elle fut chargée de faire vivre les Rencontres cathares.

Nous avons essayé, tant bien que mal, de conserver la mémoire de ces rendez-vous qui furent cruciaux dans la mise en place de la résurgence du Catharisme médiéval et dans sa connaissance de plus en plus précise.
Le menu ci-dessous vous permettra de vous replonger dans ces moments intenses.

Présentation des Rencontres cathares

Neuvième Rencontre cathare2017 à Carcassonne – Thème : Le catharisme en Occitanie – Pyrénées, Méditerranée : réalités et perspectives.

Huitième Rencontre cathare : 2016 à Carcassonne – Thème : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé. »

Septième Rencontre cathare : 2015 à Roquefixade – Thème : La mise en pratique du commandement d’Amour absolu.

Sixième Rencontre cathare : 2014 à Roquefixade – Thème : La communauté ecclésiale cathare.

Cinquième Rencontre cathare : 2013 à Roquefixade – Thème : Les croyants dans le Catharisme.

Quatrième Rencontre cathare : 2012 à Roquefixade – Thème : Origine et filiation du Catharisme ; devenir des croyants et sympathisants après l’Inquisition.

Troisième Rencontre de la diversité cathare : 2011 à Carcassonne – Thème : Doctrine et pratique.

Seconde Rencontre de la diversité cathare : 2010 à Roquefixade – Thème : Le pur Amour et les fondements doctrinaux.

Première rencontre de la diversité cathare : 2009 à Roquefixade – Thème : La résurgence cathare et le Catharisme aujourd’hui.

La voie cathare d’aujourd’hui

Comme toute religion et philosophie, le Catharisme n’est pas resté pris dans les glaces du temps.
Aujourd’hui, comme il y a cinquante ans ou comme au Moyen Âge, il offre une compréhension du monde et un projet de vie à celles et ceux qui veulent s’y intéresser.
Vous trouverez dans ce menu des articles traitant de divers sujets et des références à des auteurs contemporains du siècle dernier et de celui-ci.

Du déconstructionnisme au négationnisme

À force d’entrendre ou de lire des choses plus que surprenantes, j’en suis venu à me demander ce qu’était cette nouvelle lubie de certains historiens : le déconstructionnisme.

Un peu de sémantique

Continuer la lecture