1-Connaître le catharisme

Chronologie du catharisme

1-Connaître le catharisme
1 003 vue(s)

Chronologie du catharisme

La plupart des chronologies du catharisme ne mettent en avant que la période médiévale. Cela fait l’impasse sur ses origines et sur sa filiation. C’est pourquoi je vous propose cette chronologie qui se pense plus complète.

Première inspiration christique

15 de Tibère Apparition de Jésus, apparence d’homme d’une trentaine d’années, au lac de Tibériade.
Ascension Jésus disparaît mystérieusement
Pentecôte Les apôtres reçoivent le baptême du Saint-Esprit sous forme de langues de feu
Étienne jeune apôtre est lapidé pour blasphème. Une partie de la communauté fuit en Judée, Samarie et même en Syrie. Pierre et Jean sont innocentés par le Sanhedrin. Jacques, frère de Jésus n’est pas convoqué.

Seconde inspiration christique

Paul de Tarse est appelé par Christ et se fait baptiser à Damas par Ananias membre de la communauté en exil.
Schisme d’Antioche Paul s’oppose à Pierre et à Jacques sur le baptême des non-Juifs. Un concile organisé à Jérusalem décide que Pierre, Jacques et Jean seront les apôtres des Juifs chrétiens et Paul des païens chrétiens.
Apollos de Corinthe (venu d’Alexandrie), disciple de Paul est critiqué par ce dernier. Peut-être son « radicalisme » par rapport à Paul pourrait faire d’Apollos l’auteur de l’Évangile selon Jean.

Filiation marcionnite

Satornil (Saturnin) enseigne que Dieu n’a pas créé le monde. Il sera le maître de Marcion et de Valentin.
140 Marcion de Sinope excommunié par la communauté judéo-chrétienne de Sinope s’installe à Rome et entreprend la rédaction de trois documents : les antithèses, l’Évangélion et l’Apostolicon faisant de Paul le premier évangéliste et démontrant l’opposition entre le Dieu des Juifs et celui de Christ.
144 Rejeté par la communauté judéo-chrétienne de Rome Marcion fonde sa propre Église selon la voie de Paul.
Valentin semble vouloir concilier l’approche pagano-chrétienne de Satornil et celle de l’Église de Rome. Il pourrait être l’auteur de l’Évangile selon Thomas. Après sa mort, ses disciples créent une religion mystique : le Gnosticisme.
324 Constantin Ier fait du christianisme romain sa religion personnelle. L’année suivante il organise le premier Concile œcuménique. Carcassonne est déjà entourée de murailles de pierre.
388 Théodose Ier fait du christianisme romain la seule religion de l’Empire et lui donne pouvoir de répression des « hérétiques ».
396 Priscillien d’Avila est décapité avec ses moines pour hérésie.
Ve siècle : Les Marcionites quittent les villes pour échapper à la répression. Ils disparaissent peu à peu d’Occident mais demeurent en Orient (Europe orientale).

Filiation paulicienne

Mi VIIe siècle Un diacre libéré de prison en Syrie convertit un païen à Mananalis et lui remet l’Évangile et l’Apôtre. Ce païen, Constantin, fonde une Église théologiquement proche du marcionisme : le Paulicianisme. Début de l’Islam (Égire).
VIIIe siècle Les Pauliciens, dont les chefs religieux portent des noms de disciples de Paul, luttent contre les chrétiens d’Orient et subissent une lourde défaite à l’issue de laquelle une partie d’entre eux est exilée en Thrace. Exil volontaire possible car accord sur l’iconoclasme. Ils luttent aussi contre les musulmans.
IXe siècle Les Pauliciens luttent contre les Chrétiens d’Orient devenus iconodoules.
En 878, ils sont vaincus et sont dispersés dans l’Empire. Le plus grand nombre est exilé en Thrace et à la frontière bulgare (Philippopoulos-Plovdiv).
Xe siècle Les Pauliciens au contact des païens locaux favorisent l’émergence d’une Église paulicienne bulgare qui serait à l’origine du Bogomilisme. Vers 969, Cosmas le prêtre dénonce la religion du prêtre Bogomile dont la doctrine ressemble beaucoup au paulicianisme. Les dernières traces du marcionisme apparaissent dans les écrits arabes.
Le bogomilisme peut avoir suivi les voies commerciales qui remontent en Allemagne et passent en Champagne et en Flandre.

Catharisme européen

Xe et XIe siècles Des foyers d’hérésie pouvant faire penser au catharisme sont décrits et combattus dans diverses régions du Nord de la France actuelles et se répandent jusqu’à Toulouse. Ils cohabitent avec des opposants au catholicisme qui eux n’ont pas la même doctrine.
1022 12 chanoines brûlés à Orléans, premier bûcher de l’histoire. Leur procès montre des éléments doctrinaux cathares.
1025 Bûchers à Turin, à Toulouse et en Aquitaine.

1095 – 1105 Première croisade. Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse intègre à son armée des troupes de l’empereur Alexis Ier Comnène dont certains éléments sont des Pauliciens. À sa mort, ces troupes ont pu revenir en toulousain. D’autres Pauliciens combattent en Italie du sud.
1135 Bûchers à Liège. Première mention de communautés cathares avec une hiérarchie épiscopale.
1145 Mission de Bernard de Clairvaux en Toulousain et Albigeois. Présence de communautés hérétiques dans les bourgades. Le nom d’albigeois est donné aux hérétiques réfractaires à la prédication de Bernard.
1157 Concile de Reims contre l’hérésie.
1163 Bûcher à Cologne. Eckbert de Schönau crée l’appellation cathare.
1165 Conférence de Lombers, en Albigeois. Présence d’un évêque cathare occitan (Sicerd Cellerier).
1167 Assemblée de Saint Félix en Laurageois. Organisation de quatre évêchés cathares occitans.
1178-1181 Mission cistercienne en Toulousain et Albigeois. Origine du nom albigeois attribué aux cathares.
1184 Décrétale de Vérone. Mesures anti-hérétiques à l’échelle européenne.
1194-1222 Raymond VI de Toulouse. Apogée du catharisme occitan.

Première croisade contre les albigeois

1198-1216 Pontificat d’Innocent III.
1206 Début de la contre-prédication de Dominique. Fondation du monastère de Prouille.
1208 Assassinat du légat Pierre de Castelnau. Appel du pape à la croisade contre les hérétiques.
1209 Début de la première croisade.
Massacre de Béziers, prise de Carcassonne, mort de Raymond Roger Trencavel. Simon de Montfort vicomte de Carcassonne. Bûcher de Casseneuil.
1210 Prise et bûcher de Minerve (140 victimes). Prise de Termes par Simon de Montfort.
1211 Victoire du comte de Foix à Montgey. Prise de Lavaur par Simon de Montfort. 80 chevaliers égorgés, 400 hérétiques brûlés. Bûcher des Cassés (60 brûlés) Bataille de Castelnaudary.
1212 Conquête de l’Agenais et du Quercy par Simon de Montfort.
1213 Hommage de Raymond VI de Toulouse au roi Pierre d’Aragon. Bataille de Muret. Mort du roi d’Aragon. Déroute occitano-aragonaise.
1215 Quatrième concile de Latran : investiture du comté de Toulouse à Simon de Montfort. Fondation de l’ordre des frères prêcheurs ou dominicains. Toulouse.
1216 Début de la reconquête de Raymond VI de Toulouse et de son fils.
1218 Simon de Montfort meurt en assiégeant Toulouse.
1219 Croisade du prince Louis de France, massacre de Marmande.
1220-1221 Reconquête du comté de Toulouse, rétablissement de l’Église cathare.
1221 Mort de Dominique à Bologne.
1222 Mort de Raymond VI, comte de Toulouse.
1222-1249 Raymond VII, comte de Toulouse.
1223 Reconquête de Carcassonne par Raymond Trencavel.
1224 Armaury de Montfort, vaincu, regagne Paris et cède ses droits à la couronne de France.

Seconde croisade contre les albigeois

1226 Croisade royale de Louis VII. Soumission de nombreux vassaux de Raymond VII.
Concile cathare de Pieuse et création de l’évêché de Razes.
Bûcher de Pierre Isarn, évêque de Carcassès, à Caunes Minervois.
Mort de François d’Assise.
1226-1270 Louis IX (Saint Louis) roi de France.
1227-1229 Guerres de Cabaret et de Limoux.
1229 Traité de Paris.
Fin de la croisade contre les albigeois. Capitulation de Raymond VII. Création de l’université de Toulouse, confiée aux frères prêcheurs et codification de la répression anti-hérétique.
Sénéchaussées royales françaises à Carcassonne, à Béziers, à Beaucaire, Nîmes. Les églises sont clandestines.
1232 À la demande de Guilhabert de Castres, Montségur devient «la tête et le siège» de l’Église interdite.

Inquisition pontificale

1233 Fondation par Grégoire IX de l’Inquisition confiée aux ordres mendiants. Deux tribunaux mis en place à Toulouse et Carcassonne.
1234 Soulèvements contre l’Inquisition à Toulouse, Albi et Narbonne.
1239 Le 13 mai : bûcher du Mont Aimé en Champagne (180 brûlés). Destruction de l’Église cathare de France.
1242 Attentat d’Avignonet contre l’Inquisition par les chevaliers de Montségur, signal de l’entrée en guerre de Raymond VII. Le pays se soulève.
1243 Les alliés de Raymond VII sont battus. Traité de Lorris. Début du siège de Montségur.
1244 Le 16 mars : bûcher de Montségur (225 brûlés). Fin des églises cathares organisées en Occitanie. Systématisation de l’Inquisition à partir de ses sièges de Carcassonne, Albi et Toulouse.
1249 80 croyants Cathares brûlés à Agen. Mort de Raymond VII, son gendre Alphonse de Poitiers lui succède.
1255 Chabert de Barbaira rend Queribus, dernière place forte cathare.
1258 Traité de Corbeil qui définit la frontière entre les royaumes de France et d’Aragon.
1270 Mort de Lois IX, lors de la huitième croisade, devant Tunis.
1271 Mort de Jeanne de Toulouse et d’Alphonse de Poitiers. Rattachement du comité de Toulouse au domaine royal.
1280-1285 Procédures irrégulières de l’Inquisition à Carcassonne et Albi. Complot contre les archives de l’Inquisition à Carcassonne.
1295 Pierre et Guilhem Authié rejoignent l’Église occitane en Italie où ils sont consolés et reviennent en Languedoc au début du 14e siècle.
Soulèvement contre l’Inquisition (rage carcassonnaise) sous l’égide de Bernard Délicieux.
Suspension de l’Inquisition par le roi. Mais après avoir démis Bernard Délicieux, l’Inquistion reprend son activité contre le sursaut de l’Église cathare mené par les frères Authié.

Reprise de l’apostolat en Languedoc

1300-1310 Tentative de la petite église des frères Authié.
1303 Geoffroy d’Ablis nommé inquisiteur à Carcassonne.
1307 Bernard Gui nommé inquisiteur à Toulouse.
1309 Jacques et Guilhem Authié, Arnaud Marty, Prades Tavernier, Amiel de Perles, Philippe d’Alairac et Raymond Fabre, capturés et brûlés.
Guilhem Bélibaste s’enfuit de l’autre côté des Pyrénées.
1310
Pierre Authié est brûlé à Toulouse.
1318-1325 Campagne d’Inquisition de Jacques Fournier, évêque de Pamiers.
1321 Bûcher de Guilhem Bélibaste à Villerouge-Termenes.
1325 Bûcher d’une croyante cathare à Carcassonne.
1329 Bûcher de 3 croyants cathares à Carcassonne.
1412 Dernières sentences contre les cathares italiens.

1463 Conquête de la Bosnie par les Turcs : fin du catharisme bosniaque.

Résurgence du catharisme ?

28 mars 2016 Annonce d’une maison cathare à Carcassonne et début de noviciat
23 mai 2021 ? Première Consolation de l’ère moderne ?

Le catharisme dans l’histoire

1-Connaître le catharisme
16 vue(s)

Le catharisme dans l’histoire

L’Histoire passe souvent sur les situations et événements jugés mineurs. Or, le catharisme est clairement de cette nature au regard de ce qui a fondé et organisé notre civilisation.
Il faut donc apprendre à lire l’histoire spécifique de ces situations particulières, quitte parfois à s’intéresser aussi aux histoires, forcément plus anecdotiques.Read more

Découvrir le catharisme

1-Connaître le catharisme
15 vue(s)

Découvrir le catharisme

Vous découvrez ce site et vous désirez savoir ce qu’est ce catharisme dont on entend parler régulièrement dans des domaines très différents. Cela va du tourisme (les châteaux cathares) à l’accusation d’hérésie. Les historiens ont limité leurs recherches au Moyen-Âge pour ne pas trop s’aventurer dans le domaine — forcément sulfureux — de l’étude doctrinale. Aujourd’hui, certains essaient même d’effacer le catharisme des livres d’histoire, comme le bolchéviques gommaient d’une photo, un des leurs tombé en disgrâce.Read more

Pratiques rituelles

1-Connaître le catharisme
1 900 vue(s)

Pratiques rituelles communautaires

La communauté évangélique (maison cathare) est rythmée dans sa vie quotidienne par des pratiques rituelles régulières.
Cela ne concerne donc que les chrétiens consolés et les novices en formation.
Ces pratiques sont de deux sortes, celles qui s’effectuent à des moments précis (Heures, Jours et Carêmes) et celles qui n’ont pas de bornage horaire précis (Amélioration, Baiser de paix et Bénédiction du pain). Le service mensuel, la Consolation et la convention sont particuliers et seront traités séparément.

Jours

Ce sont les périodes régulières de jeûne strict (pain et liquides clairs).

Tout au long de l’année, sont jeûnés de façon stricte les lundis, les mercredis et les vendredis.

Pendant les carêmes, sont jeûnés de façon stricte tous les jours de la première (du lundi au dimanche inclus) et de la dernière semaine (du lundi au vendredi inclus).

Heures

Par rotation de trois mois les horaires des rituels quotidiens sont adaptés à la course du soleil, basée sur le méridien de Paris pour le moment. Vous trouverez ci-dessous les horaires de chaque rituel :

Équinoxe de printemps :
février – mars – avril
  Solstice d’été :
mai – juin – juillet
  Équinoxe de printemps :
août – septembre – octobre
  Solstice d’hiver :
novembre – décembre – janvier
Matines (double) : de 6h00 à 6h20
Laudes (double) : de 7h00 à 7h20
Prime (simple) : de 7h40 à 7h50
Tierce (simple) : de 10h00 à 10h10
Sexte (simple) : de 13h00 à 13h10
None (simple) : de 16h00 à 16h10
Vêpres (double) : de 19h00 à 19h20
Complies (double)  : de 21h30 à 21h50
  Matines (double) : de 5h30 à 5h50
Laudes (double) : de 6h30 à 6h50
Prime (simple) : de 7h10 à 7h20
Tierce (simple) : de 9h30 à 9h40
Sexte (simple) : de 12h30 à 12h40
None (simple) : de 15h30 à 15h40
Vêpres (double) : de 18h30 à 18h50
Complies (double)  : de 21h00 à 21h20
  Matines (double) : de 6h00 à 6h20
Laudes (double) : de 7h00 à 7h20
Prime (simple) : de 7h40 à 7h50
Tierce (simple) : de 10h00 à 10h10
Sexte (simple) : de 13h00 à 13h10
None (simple) : de 16h00 à 16h10
Vêpres (double) : de 19h00 à 19h20
Complies (double)  : de 21h30 à 21h50
  Matines (double) : de 6h30 à 6h50
Laudes (double) : de 7h30 à 7h50
Prime (simple) : de 8h10 à 8h20
Tierce (simple) : de 10h30 à 10h40
Sexte (simple) : de 13h30 à 13h40
None (simple) : de 16h30 à 16h40
Vêpres (double) : de 19h30 à 19h50
Complies (double)  : de 22h00 à 22h20

Pensez à ajouter un temps de médiation et d’étude après chaque rituel d’une durée identique à celui du rituel.
Vous pouvez donc contacter les membres d’une maison cathare après la prime, la tierce, la sexte et la none en respectant le temps de rituel et de méditation (prévoir un battement de dix à trente minutes).

Carêmes

Les dates des carêmes sont calculées comme suit :

Carême de la désolation : 40 jours dont le dernier est le vendredi avant Pâques.
Carême de la Consolation : 40 jours à partir du lundi de Pentecôte inclus.
Carême de la régénération : 40 jours dont le dernier est le vendredi le plus proche du solstice d’hiver.
Évitez de solliciter les pratiquants pendant les premières et dernières semaines où le jeûne strict est particulièrement fatigant.

Baiser de paix ou Paix (Caretas)

Ce rituel est le seul qui peut se pratiquer entre croyants en l’absence d’un chrétien consolé.

C’est le mode de salutation qui se pratique systématiquement après un autre rituel ou, éventuellement entre croyants, en dehors d’un rituel.
Il ne peut se pratiquer qu’entre personnes de même sexe. Dans le cas contraire il est simplement mimé à distance (pour les accolades).
Il ne se pratique qu’en intimité entre croyants et consolés. Si des personnes extérieures sont présentes, un simple signe de tête le remplace.

Les participant se donnent trois accolades successives en alternant à chaque fois l’épaule du coreligionnaire. Il n’y a pas d’ordre de début (gauche ou droite).
Après la troisième accolade, les participants échangent un baiser à bouche fermée, en travers de la bouche du coreligionnaire.

Si des chrétiens consolés participent, le plus ancien dans le niveau le plus avancé (consolé, ancien, diacre, fils mineur et majeur, évêque) transmettra le rituel au groupe de sexe opposé en baisant un côté de la couverture du Nouveau Testament et en faisant baiser l’autre côté par la personne la plus ancienne (chrétien ou croyant) de l’autre sexe qui ensuite pratiquera des Baisers de paix classiques avec son groupe.

Cette pratique se fait toujours dans l’ordre d’ancienneté.

Amélioration (Melhorier)

Cette pratique constitue le rituel de base entre croyants et chrétiens consolés.
Il s’agit, dans l’ordre croissant d’ancienneté, de demander à un chrétien consolé, son entremise et son soutien dans le cheminement chrétien afin de pouvoir arriver au salut.

Elle consiste en une révérence pratiquée debout, suivie d’un agenouillement, d’une bénédiction et de trois prosternations entrecoupées de trois phrases rituelles :

Les deux premières fois, le demandeur dit :
– Chrétien (ou chrétienne), la bénédiction de Dieu, de l’Église et la vôtre
Le chrétien officiant répond :
Recevez-la de Dieu, de l’Église et de nous

La dernière fois, le demandeur dit :
Priez pour nous pêcheurs, afin qu’Il fasse de moi un(e) chrétien(ne) et qu’il me conduise à bonne fin.
Le chrétien officiant répond :
Que Dieu vous bénisse. Dieu veuille faire de vous un(e) chrétien(ne), et vous conduire à une bonne fin.

Bénédiction du pain

Lors d’agapes, repas pris en commun entre chrétiens consolés et croyants uniquement, le plus ancien des consolés pratique la bénédiction du pain en mémoire de la cène.

Il prend le pain (entier ou déjà coupé pour éviter de faire trop de miettes) qu’il enveloppe dans un linge blanc, tenu en losange (pointe en haut et en bas) sur son épaule. Il prononce un Pater à vois normale et une formule de bénédiction personnelle (à voix étouffée). Ensuite, il distribue un morceau de ce pain à chaque convive, dans l’ordre d’ancienneté dans le cheminement, et veille à ce qu’aucun morceau ou miette ne se perde. Chacun mange alors son morceau de pain, sans en perdre une miette. Rien ne doit rester à la fin du repas.

Voilà une présentation succincte qui pourra faire l’objet de publications plus détaillées dans les pages grand public et, bien entendu, dans les pages réservées aux abonnés.

Éric Delmas, 2 juin 2020.

Confrontations entre catholiques et cathares

1-Connaître le catharisme
2 058 vue(s)

Afin de lutter contre l’hérésie, l’église catholique avait l’habitude d’utiliser les prédications. En constatant que dans les régions les plus touchées par ce phénomène hérétique, la prédication était sans effet, l’idée vint d’accepter des confrontations doctrinales.
Ces dernières prenaient la forme d’une joute opposant des représentants de l’église catholique d’une part et des représentants d’églises hérétiques d’autre part. Nous avons la trace de telles confrontations ayant concerné les cathares et les vaudois.
En Occitanie ces confrontations portaient le nom de disputatio.
Je vais essayer de retracer autant que possible ces rencontres et leurs participants.Read more

Carcassonne et ses bourgs au début du XIIIe siècle

1-Connaître le catharisme
2 360 vue(s)

Carcassonne et ses bourgs au début du XIIIe siècle

Nous sommes encore loin de réelles certitudes concernant la façon dont se présentait la cité de Carcassonne à l’aube de l’attaque des croisés en août 1209.
Cependant, les travaux archéologiques permettent de mettre en avant l’hypothèse de constructions s’étendant de façon concentrique à partir de la cité, au fur et à mesure de l’accroissement de la population.
Marie-Élise Gardel que connaissent bien les personnes intéressées par l’archéologie castrale (Lastours, Saissac), a participé à un travail collectif sur l’archéologie de la cité et y a présenté un travail que j’ai trouvé intéressant et dont je reproduit ici la vision figurée des enceintes de la ville selon ce que j’ai retenu de son texte, publié dans l’ouvrage de la Société d’études scientifiques de l’Aude de 2001.Read more

Contenu soumis aux droits d'auteur.

0