1-Découvrir le catharisme

Chronologie du catharisme

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Chronologie du catharisme

La plupart des chronologies du catharisme ne mettent en avant que la période médiévale. Cela fait l’impasse sur ses origines et sur sa filiation. C’est pourquoi je vous propose cette chronologie qui se pense plus complète.

Première inspiration christique

15 de Tibère Apparition de Jésus, apparence d’homme d’une trentaine d’années, au lac de Tibériade.
Ascension Jésus disparaît mystérieusement
Pentecôte Les apôtres reçoivent le baptême du Saint-Esprit sous forme de langues de feu
Étienne jeune apôtre est lapidé pour blasphème. Une partie de la communauté fuit en Judée, Samarie et même en Syrie. Pierre et Jean sont innocentés par le Sanhedrin. Jacques, frère de Jésus n’est pas convoqué.

Seconde inspiration christique

Paul de Tarse est appelé par Christ et se fait baptiser à Damas par Ananias membre de la communauté en exil.
Schisme d’Antioche Paul s’oppose à Pierre et à Jacques sur le baptême des non-Juifs. Un concile organisé à Jérusalem décide que Pierre, Jacques et Jean seront les apôtres des Juifs chrétiens et Paul des païens chrétiens.
Apollos de Corinthe (venu d’Alexandrie), disciple de Paul est critiqué par ce dernier. Peut-être son « radicalisme » par rapport à Paul pourrait faire d’Apollos l’auteur de l’Évangile selon Jean.

Filiation marcionnite

Satornil (Saturnin) enseigne que Dieu n’a pas créé le monde. Il sera le maître de Marcion et de Valentin.
140 Marcion de Sinope excommunié par la communauté judéo-chrétienne de Sinope s’installe à Rome et entreprend la rédaction de trois documents : les antithèses, l’Évangélion et l’Apostolicon faisant de Paul le premier évangéliste et démontrant l’opposition entre le Dieu des Juifs et celui de Christ.
144 Rejeté par la communauté judéo-chrétienne de Rome Marcion fonde sa propre Église selon la voie de Paul.
Valentin semble vouloir concilier l’approche pagano-chrétienne de Satornil et celle de l’Église de Rome. Il pourrait être l’auteur de l’Évangile selon Thomas. Après sa mort, ses disciples créent une religion mystique : le Gnosticisme.
324 Constantin Ier fait du christianisme romain sa religion personnelle. L’année suivante il organise le premier Concile œcuménique. Carcassonne est déjà entourée de murailles de pierre.
388 Théodose Ier fait du christianisme romain la seule religion de l’Empire et lui donne pouvoir de répression des « hérétiques ».
396 Priscillien d’Avila est décapité avec ses moines pour hérésie.
Ve siècle : Les Marcionites quittent les villes pour échapper à la répression. Ils disparaissent peu à peu d’Occident mais demeurent en Orient (Europe orientale).

Filiation paulicienne

Mi VIIe siècle Un diacre libéré de prison en Syrie convertit un païen à Mananalis et lui remet l’Évangile et l’Apôtre. Ce païen, Constantin, fonde une Église théologiquement proche du marcionisme : le Paulicianisme. Début de l’Islam (Égire).
VIIIe siècle Les Pauliciens, dont les chefs religieux portent des noms de disciples de Paul, luttent contre les chrétiens d’Orient et subissent une lourde défaite à l’issue de laquelle une partie d’entre eux est exilée en Thrace. Exil volontaire possible car accord sur l’iconoclasme. Ils luttent aussi contre les musulmans.
IXe siècle Les Pauliciens luttent contre les Chrétiens d’Orient devenus iconodoules.
En 878, ils sont vaincus et sont dispersés dans l’Empire. Le plus grand nombre est exilé en Thrace et à la frontière bulgare (Philippopoulos-Plovdiv).
Xe siècle Les Pauliciens au contact des païens locaux favorisent l’émergence d’une Église paulicienne bulgare qui serait à l’origine du Bogomilisme. Vers 969, Cosmas le prêtre dénonce la religion du prêtre Bogomile dont la doctrine ressemble beaucoup au paulicianisme. Les dernières traces du marcionisme apparaissent dans les écrits arabes.
Le bogomilisme peut avoir suivi les voies commerciales qui remontent en Allemagne et passent en Champagne et en Flandre.

Catharisme européen

Xe et XIe siècles Des foyers d’hérésie pouvant faire penser au catharisme sont décrits et combattus dans diverses régions du Nord de la France actuelles et se répandent jusqu’à Toulouse. Ils cohabitent avec des opposants au catholicisme qui eux n’ont pas la même doctrine.
1022 12 chanoines brûlés à Orléans, premier bûcher de l’histoire. Leur procès montre des éléments doctrinaux cathares.
1025 Bûchers à Turin, à Toulouse et en Aquitaine.

1095 – 1105 Première croisade. Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse intègre à son armée des troupes de l’empereur Alexis Ier Comnène dont certains éléments sont des Pauliciens. À sa mort, ces troupes ont pu revenir en toulousain. D’autres Pauliciens combattent en Italie du sud.
1135 Bûchers à Liège. Première mention de communautés cathares avec une hiérarchie épiscopale.
1145 Mission de Bernard de Clairvaux en Toulousain et Albigeois. Présence de communautés hérétiques dans les bourgades. Le nom d’albigeois est donné aux hérétiques réfractaires à la prédication de Bernard.
1157 Concile de Reims contre l’hérésie.
1163 Bûcher à Cologne. Eckbert de Schönau crée l’appellation cathare.
1165 Conférence de Lombers, en Albigeois. Présence d’un évêque cathare occitan (Sicerd Cellerier).
1167 Assemblée de Saint Félix en Laurageois. Organisation de quatre évêchés cathares occitans.
1178-1181 Mission cistercienne en Toulousain et Albigeois. Origine du nom albigeois attribué aux cathares.
1184 Décrétale de Vérone. Mesures anti-hérétiques à l’échelle européenne.
1194-1222 Raymond VI de Toulouse. Apogée du catharisme occitan.

Première croisade contre les albigeois

1198-1216 Pontificat d’Innocent III.
1206 Début de la contre-prédication de Dominique. Fondation du monastère de Prouille.
1208 Assassinat du légat Pierre de Castelnau. Appel du pape à la croisade contre les hérétiques.
1209 Début de la première croisade.
Massacre de Béziers, prise de Carcassonne, mort de Raymond Roger Trencavel. Simon de Montfort vicomte de Carcassonne. Bûcher de Casseneuil.
1210 Prise et bûcher de Minerve (140 victimes). Prise de Termes par Simon de Montfort.
1211 Victoire du comte de Foix à Montgey. Prise de Lavaur par Simon de Montfort. 80 chevaliers égorgés, 400 hérétiques brûlés. Bûcher des Cassés (60 brûlés) Bataille de Castelnaudary.
1212 Conquête de l’Agenais et du Quercy par Simon de Montfort.
1213 Hommage de Raymond VI de Toulouse au roi Pierre d’Aragon. Bataille de Muret. Mort du roi d’Aragon. Déroute occitano-aragonaise.
1215 Quatrième concile de Latran : investiture du comté de Toulouse à Simon de Montfort. Fondation de l’ordre des frères prêcheurs ou dominicains. Toulouse.
1216 Début de la reconquête de Raymond VI de Toulouse et de son fils.
1218 Simon de Montfort meurt en assiégeant Toulouse.
1219 Croisade du prince Louis de France, massacre de Marmande.
1220-1221 Reconquête du comté de Toulouse, rétablissement de l’Église cathare.
1221 Mort de Dominique à Bologne.
1222 Mort de Raymond VI, comte de Toulouse.
1222-1249 Raymond VII, comte de Toulouse.
1223 Reconquête de Carcassonne par Raymond Trencavel.
1224 Armaury de Montfort, vaincu, regagne Paris et cède ses droits à la couronne de France.

Seconde croisade contre les albigeois

1226 Croisade royale de Louis VII. Soumission de nombreux vassaux de Raymond VII.
Concile cathare de Pieuse et création de l’évêché de Razes.
Bûcher de Pierre Isarn, évêque de Carcassès, à Caunes Minervois.
Mort de François d’Assise.
1226-1270 Louis IX (Saint Louis) roi de France.
1227-1229 Guerres de Cabaret et de Limoux.
1229 Traité de Paris.
Fin de la croisade contre les albigeois. Capitulation de Raymond VII. Création de l’université de Toulouse, confiée aux frères prêcheurs et codification de la répression anti-hérétique.
Sénéchaussées royales françaises à Carcassonne, à Béziers, à Beaucaire, Nîmes. Les églises sont clandestines.
1232 À la demande de Guilhabert de Castres, Montségur devient «la tête et le siège» de l’Église interdite.

Inquisition pontificale

1233 Fondation par Grégoire IX de l’Inquisition confiée aux ordres mendiants. Deux tribunaux mis en place à Toulouse et Carcassonne.
1234 Soulèvements contre l’Inquisition à Toulouse, Albi et Narbonne.
1239 Le 13 mai : bûcher du Mont Aimé en Champagne (180 brûlés). Destruction de l’Église cathare de France.
1242 Attentat d’Avignonet contre l’Inquisition par les chevaliers de Montségur, signal de l’entrée en guerre de Raymond VII. Le pays se soulève.
1243 Les alliés de Raymond VII sont battus. Traité de Lorris. Début du siège de Montségur.
1244 Le 16 mars : bûcher de Montségur (225 brûlés). Fin des églises cathares organisées en Occitanie. Systématisation de l’Inquisition à partir de ses sièges de Carcassonne, Albi et Toulouse.
1249 80 croyants Cathares brûlés à Agen. Mort de Raymond VII, son gendre Alphonse de Poitiers lui succède.
1255 Chabert de Barbaira rend Queribus, dernière place forte cathare.
1258 Traité de Corbeil qui définit la frontière entre les royaumes de France et d’Aragon.
1270 Mort de Lois IX, lors de la huitième croisade, devant Tunis.
1271 Mort de Jeanne de Toulouse et d’Alphonse de Poitiers. Rattachement du comité de Toulouse au domaine royal.
1280-1285 Procédures irrégulières de l’Inquisition à Carcassonne et Albi. Complot contre les archives de l’Inquisition à Carcassonne.
1295 Pierre et Guilhem Authié rejoignent l’Église occitane en Italie où ils sont consolés et reviennent en Languedoc au début du 14e siècle.
Soulèvement contre l’Inquisition (rage carcassonnaise) sous l’égide de Bernard Délicieux.
Suspension de l’Inquisition par le roi. Mais après avoir démis Bernard Délicieux, l’Inquistion reprend son activité contre le sursaut de l’Église cathare mené par les frères Authié.

Reprise de l’apostolat en Languedoc

1300-1310 Tentative de la petite église des frères Authié.
1303 Geoffroy d’Ablis nommé inquisiteur à Carcassonne.
1307 Bernard Gui nommé inquisiteur à Toulouse.
1309 Jacques et Guilhem Authié, Arnaud Marty, Prades Tavernier, Amiel de Perles, Philippe d’Alairac et Raymond Fabre, capturés et brûlés.
Guilhem Bélibaste s’enfuit de l’autre côté des Pyrénées.
1310
Pierre Authié est brûlé à Toulouse.
1318-1325 Campagne d’Inquisition de Jacques Fournier, évêque de Pamiers.
1321 Bûcher de Guilhem Bélibaste à Villerouge-Termenes.
1325 Bûcher d’une croyante cathare à Carcassonne.
1329 Bûcher de 3 croyants cathares à Carcassonne.
1412 Dernières sentences contre les cathares italiens.

1463 Conquête de la Bosnie par les Turcs : fin du catharisme bosniaque.

Résurgence du catharisme ?

28 mars 2016 Annonce d’une maison cathare à Carcassonne et début de noviciat
23 mai 2021 ? Première Consolation de l’ère moderne ?

La Bienveillance

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La Bienveillance

« Aimez-vous les uns les autres »

« Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés, vous aussi vous aimer les uns les autres. Par là, tous sauront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » Évangile selon Jean (13, 34-35)

Ces phrases, anodines de nos jours, étaient presque anarchiques à leur époque. D’abord par la présentation qui en est faite. Présentée comme un commandement nouveau, elle affirme qu’une telle proposition est nouvelle, donc que la Torah et ses dix commandements sont incomplets puisqu’ils ne prévoient pas ce cas. Or, on y trouve pourtant, dans l’Exode et le Deutéronome[1], l’amour dû à Dieu et, dans le Lévitique[2], l’amour du prochain.

La loi mosaïque

Le prochain, pour les juifs, désigne celui dont on était proche d’un point de vue ethnique et spirituel ; le congénère et le coreligionnaire. L’amour filial étant dans les dix commandements, il ne peut s’agir d’une redite.

En effet, dans les dix commandements : la loi mosaïque, dite également loi positive, il y a plusieurs points fixant des obligations préférentielles :
1 – Obligation d’avoir Iahvé comme seul Dieu puisqu’il a libéré le peuple juif d’Égypte ;
2 – Interdiction de toute idolâtrie et, également iconoclasme (image), car Iahvé est un Dieu jaloux se vengeant sur les fils des fautes des pères ;
3 – Utilisation parcimonieuse et justifiée du nom de Iahvé ;
4 – Observation du septième jour, le Sabbat, totalement réservé à honorer Iahvé en souvenir de la libération d’Égypte ;
5 – Respect envers les parents ;
6 – Proscription du meurtre, sans précision ;
7 – Proscription de l’adultère ;
8 – Proscription du vol ;
9 – Proscription du faux témoignage contre le prochain ;
10 – Proscription de toute atteinte aux biens du prochain, y compris en pensée.

La loi du talion

La loi du talion[3]prévoit également une réciprocité équivalente envers celui qui cause un tort à son semblable. Cela va du remboursement d’une bête tuée sous les coups (âme pour âme) à la mise à mort pour un meurtre, en passant par la réciprocité des blessures (fracture pour fracture, œil pour œil, dent pour dent). Il semble que la loi du talion adoptée par les juifs soit héritée des mésopotamiens puisqu’on la trouve dans le code d’Hammurabi[4], prône la réciprocité : «  § 196 : Si quelqu’un a crevé un œil à un notable, on lui crèvera un œil. § 197 : S’il a brisé un os à un notable, on lui brisera un os. § 200 : Si quelqu’un a fait tomber une dent à un homme de son rang, on lui fera tomber une dent. »

La non-violence absolue

Christ se positionne clairement en opposition à ces lois positives, comme cela nous est rapporté chez Matthieu et Luc :
Matthieu (5, 43-44) : « Vous avez entendu qu’on a dit : Tu aimeras ton proche et détesteras ton ennemi. Et moi je vous dis : Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous poursuivent ; alors vous serez fils de votre père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les mauvais et sur les bons et pleuvoir sur les justes et les injustes. »
Luc (6, 27-28) : « Mais je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous détestent,  bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous insultent. »

Luc et Matthieu ajoutent même une partie qui fait penser à une loi du talion inversée :
Luc (6, 29-30) : « Celui qui te tape sur une joue, présente-lui aussi l’autre ; et celui qui te prends ton manteau, ne l’empêche pas non plus de prendre ta tunique. »
Matthieu (5, 38-41) : « Vous avez entendu qu’on a dit : Œil pour œil, dent pour dent. Et moi je vous dis de ne pas vous opposer au mauvais. Mais quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre ; et celui qui veut de faire juger pour prendre ta tunique, laisse-lui aussi le manteau. Quelqu’un te requiert pour un mille, fais-en deux avec lui. »

Il ne fait aucun doute qu’il s’agit bien d’un commandement nouveau. Il a deux sens connexes. D’abord, il signe une absence dans les lois antérieures. La Torah est donc une loi incomplète. De ce fait, il indique que la loi d’Amour vient prendre le pas sur la loi mosaïque. Cela ne nous étonne pas puisque la loi mosaïque est accomplie sans qu’on ne lui retire ne serait-ce qu’un iota, c’est-à-dire comme toute action que l’on a accomplie, elle est terminée et manifestement incomplète, voire contraire à la loi que vient édicter Christ.

L’amour demandé n’est pas rien. En effet, il se base sur l’exemple de celui que Christ à offert à l’humanité ; c’est donc un amour absolu, sans limites et sans la moindre attente de retour. Ce corps de phrase est d’ailleurs intéressant, car il fait la bascule entre les deux autres à qui il sert de conclusion et d’entame. La première partie est une demande normale, alors que si l’on commence la lecture avec : « comme je vous ai aimé », elle devient forte et insistante.
En fait, cette phrase marque la séparation entre le judaïsme et le christianisme. Le premier prône l’amour et la soumission à son Dieu quand le second met en avant l’amour universel. Mélanger les deux pose problème.

On voit bien que celui qui veut suivre Christ est obligé d’effacer les lois antérieures pour repartir sur une seule loi : la loi d’Amour, c’est-à-dire la Bienveillance ou, comme le dit Paul, la charité qui est le seul Évangile de Christ.

Le commandement des cathares

Il est désormais bien clair que les cathares, hautement respectueux d’appliquer à la lettre cet unique commandement de christ, ne pouvaient qu’en faire la pierre d’angle, le faîte de leur doctrine.
C’est pourquoi ils vont organiser leur doctrine en veillant à ce que chaque point la constituant respecte absolument ce commandement.

La Bienveillance était effectivement considérée comme le signe que son porteur était sur le bon chemin, celui qui le mènerait vers sa bonne fin. On le voit bien dans les dépositions faites devant l’Inquisition. Par exemple, Arnaud Sicre[5], fils d’une bonne croyante, décidé à dénoncer et faire capturer des bons-chrétiens, indique dans sa déposition qu’arrivé à San Mateo, en Aragon, il rencontre une femme qui se dit de Saverdun, mais qu’il identifie comme étant de Prades ou de Montaillou. Il s’agit de Guillemette Maury, dont la tête est mise à prix. La première chose qu’elle lui demande est : « As-tu “Entendement de Be ?” », ce qui signifie l’entendement (la connaissance) du Bien. Par extension, elle propose à Arnaud de rencontrer le Be (Bien), c’est-à-dire un bon-chrétien, en l’occurrence, Guillaume Bélibaste.
Il est donc clair que, pour les cathares, le Bien est le point suprême de leur foi et de leur doctrine.

Je vous présenterai en détail tous les éléments de la doctrine, afin que chacun puisse vérifier la validité de mes propos, avec un maximum de références. Cela sera disponible dans l’espace abonné pour ne pas surcharger cette zone de découverte.

En attendant et pour conclure, je voudrais confirmer que nous ne pouvons pas envisager la résurgence du catharisme, si nous ne mettons pas nous aussi la Bienveillance en tête de la doctrine, non pas comme élément fondamental, mais bel et bien, comme fondement.

Il ne saurait y avoir d’Église cathare de France qui accepte la moindre entorse à ce sujet.

Éric Delmas, 14 juin 2019.


[1]Décalogue : Exode (20, 1-17) et Deutéronome (5, 6-21)

[2]Lévitique (19, 18) : « Tu ne te vengeras pas, tu ne garderas pas de rancune envers les fils de ton peuple, mais tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

[3]Lévitique (24, 17-21) et Deutéronome (19, 21)

[4]Roi de Babylone qui a régné de 1792 à 1750 avant notre ère.

[5]Version française de Jean Duvernoy du Registre d’Inquisition de Pamiers devant Jacques Fournier. Déposition 65, tome 3, pp 751 et suivantes.

Confrontations entre catholiques et cathares

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Afin de lutter contre l’hérésie, l’église catholique avait l’habitude d’utiliser les prédications. En constatant que dans les régions les plus touchées par ce phénomène hérétique, la prédication était sans effet, l’idée vint d’accepter des confrontations doctrinales.
Ces dernières prenaient la forme d’une joute opposant des représentants de l’église catholique d’une part et des représentants d’églises hérétiques d’autre part. Nous avons la trace de telles confrontations ayant concerné les cathares et les vaudois.
En Occitanie ces confrontations portaient le nom de disputatio.
Je vais essayer de retracer autant que possible ces rencontres et leurs participants.Read more

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