Période médiévale. Les bogomiles

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3 – 2 – Période médiévale

Il est impossible de comprendre quoi que ce soit au christianisme et aux religions qui s’en réclament si l’on n’étudie pas l’histoire et les religions qui ont participé à son avènement.

Les bogomiles

Les historiens du catharisme ont souvent eu tendance à faire débuter cette forme de christianisme avec l’apparition des bogomiles. Je ne saurais dire si cette approche relève d’un choix partisan visant à limiter l’historicité du catharisme ou s’il s’agit de se limiter aux éléments les plus faciles à réunir. D’ailleurs, on constate que concernant les bogomiles les choses furent encore plus simplistes. En effet, l’origine des bogomiles est datée d’un sermon de la fin du 10e siècle sans même tenir compte, puisqu’il révèle une structure ecclésiale déjà très organisée, qu’elle est en place depuis une période bien plus ancienne.
Ce qui me surprend le plus est que ces mêmes historiens, qui acceptent l’idée que le bogomilisme soit le « frère aîné », voire le « père » du catharisme, n’aient pas pu admettre que le bogomilisme découle directement du paulicianisme, alors même que cette information est évidente pour les témoins de l’époque qui connaissent les deux groupes. C’est notamment le cas d’Anne Comnène qui dans son Alexiade le constate très clairement. En effet, le bogomilisme et le paulicianisme ont non seulement cohabité dans les mêmes zones, mais ont également tissé des liens étroits qui confirment que le premier est bien apparu grâce à l’activité missionnaire des pauliciens déportés, vraisemblablement volontairement en 755 et de force vers 872-878.
Pourtant le Colloque de Mazamet en 2009 avait laissé planer l’idée que le catharisme pourrait s’être inspiré d’un christianisme antique comme le marcionisme. Il est surprenant d’admettre un possible lien entre bogomiles et Marcionites tout en omettant la part prépondérante du paulicianisme dans la diffusion de la doctrine. En fait, ce qui pose le plus de problèmes est de distinguer les courants chrétiens qui, au fil des siècles, ont cohabité et qui parfois ont induit en erreur jusqu’aux Pères de l’Église de Rome eux-mêmes. Nous avons fait le tri avec ceux qui ont le plus souvent été rapprochés à tort du catharisme — ou des groupes chrétiens avec lesquels ils sont en filiation directe — et nous verrons qu’il faudra encore continuer pour les périodes plus récentes. Anne Comnène effectue d’ailleurs un rapprochement avec les massaliens. Ce que nous savons de ces derniers permet d’expliquer la confusion avec cette secte apparue au 4e siècle et qui porta selon les auteurs le nom de messaliens, euchytes et enthousiastes. Certaines ressemblances doctrinales ne peuvent faire oublier les fortes divergences tant doctrinales que rituelles qui séparent clairement les massaliens des pauliciens, bogomiles et cathares. Le mouvement donatiste a également été parfois confondu avec le bogomilisme alors qu’il n’en est rien puisqu’il ne s’agit que d’une démarche visant à condamner la corruption des clercs catholiques.

L’Histoire des bogomiles[1]

C’est vers 950, d’après le Slovo de Cosmas[2], que l’empereur de Bulgarie, Pierre écrit au patriarche de Constantinople à propos de l’apparition d’un mouvement religieux hérétique, décrit comme anticlérical et manichéen. La date[3] est déduite à partir du discours (slovo) du prêtre Cosmas qui décrit les agissements d’un pope nommé Bogomil. Le patriarche Théophylacte qualifiera ces agissements de mélange de paulianisme[4] et de panichéisme. Cela nous donne trois indications. Le nom de l’hérétique, Bogomil un modeste ecclésiastique (pope[5]), celui de l’empereur Pierre de Bulgarie qui régna de 927 à 969 et celui du patriarche de Constantinople, Théophylacte qui tint ce poste de 933 à 956 et qui signale que l’apparition de cette hérésie est récente.
Ce traité de Cosmas est daté approximativement de 972, ce qui correspond à la fin de la guerre au cours de laquelle Boris II empereur de Bulgarie fut vaincu et emprisonné par Nicéphore II Phocas empereur byzantin. Ce texte donne à penser qu’il présente en fait deux catégories d’hérétiques, les premiers vivant de façon ascétique, laborieuse et monastique qui étaient dualistes alors que les seconds étaient oisifs, itinérants et donatistes[6]. Si l’on retrouve bien des caractères cathares chez les premiers, les seconds semblent plus proches des mouvements réformateurs que l’Église chrétienne catholique connut à cette époque.
Ce pope eut plusieurs successeurs et disciples : Michel, Théodore, Dobri et Étienne. Il prêche dans la région de Preslav, à l’est de la Bulgarie de l’époque. Présentés comme rebelles à l’autorité, les bogomiles furent pourchassés et emprisonnés. Cosmas précise qu’ils connurent « les fers et les prisons ». En raison des grands bouleversements que connut la région (invasion grecque et russe) on n’a pas beaucoup d’informations sur cette Église dans les décennies qui suivirent.

On trouve trace des deux premiers évêques bogomiles aux environs de l’an mil. Il s’agit de Jérémie et Lazare. En Bulgarie on trouve des descriptions du dualisme mitigé. C’est en Dragovitie qu’apparaîtra le dualisme absolu. À la fin du 11e siècle, début du 12e, l’hérésie se développe en Macédoine, c’est-à-dire à Okhrida (ouest de la Bulgarie) et en Pélagonie (Monastir).
Par contre, on sait par Anne Comnène[7] que les bogomiles sont à Constantinople au 12e siècle puisque c’est à la fin du règne de son père Alexis Ier Comnène (entre 1116 et 1118) que ce dernier démasqua un groupe de bogomiles dirigés par un moine médecin, Basile, en lui laissant croire qu’il souhaitait être instruit dans sa religion. Une fois démasquée, une partie des adeptes semble avoir renoncé et ils furent réintégrés dans l’Église orthodoxe, les autres, y compris Basile, persistant dans leur foi furent condamnés au bûcher. Si Basile fut bien exécuté, il semblerait que l’empereur ait épargné cette mort à ses fidèles qui moururent en prison. Pour étudier et réfuter ce qu’il considère comme une hérésie, l’empereur demanda à un moine du monastère de la Périblétos à Constantinople, Euthyme Zigabène, de rédiger une réfutation. Ce dernier réalisa le travail qui porte le nom de Panoplia Dogmatica et y adjoignit une série d’anathèmes. Mais le bogomilisme semble toucher les plus hautes couches de l’Église orthodoxe[8]. En effet, en 1140 un synode tenu à Constantinople condamne comme empreint de Bogomilisme les écrits de Constantin Chrysomalas, moine décédé. Trois ans plus tard, un autre synode dépose et excommunie deux évêques de Cappadoce, Clément de Sosandra et Léonce de Balbissa, accusé de Bogomilisme dans l’archevêché de Tyana[9]. C’est là aussi que fut condamné et fut emprisonné pour le même motif le moine Niphon. En 1147 un synode présidé par l’empereur Manuel Comnène va d’ailleurs déposer le patriarche de Byzance, Cosmad Atticus, accusé d’avoir fait libérer ce moine par sympathie personnelle et proximité théologique.

Au 12e siècle le bogomilisme se répand en Asie Mineure, comme en atteste Euthyme d’Acmonie qui note que dans ces régions ils sont appelés parfois phoundaghiagites et parfois bogomiles. Tout cela vient confirmer la totale miscibilité entre bogomilisme et paulicianisme, le premier étant le continuateur du second et agissant également dans les terres pauliciennes autant qu’en ses terres d’origine avant de se développer à l’Ouest. On note d’ailleurs à ce propos que développement se fait autant en Occitanie qu’en Rhénanie et en Flandre ainsi qu’en Angleterre d’où ils furent expulsés en 1160.
Le document le plus révélateur de la diffusion du bogomilisme sont les actes du concile cathare de Saint Félix Caraman (aujourd’hui Saint Félix Lauragais en Languedoc) en 1167 qui listent cinq évêchés bogomiles en Romanie (certainement les environs de Constantinople), en Dragovitie (Philippopolis), en Macédoine orientale (Melnik), ainsi qu’en Macédoine occidentale (Bulgarie) et en Dalmatie.
Le développement du bogomilisme en Serbie se fit à la fin du 12e siècle, sous le règne du roi Stéphane Némania[10]. Ce dernier convoqua un concile vers 1172 et, profitant des aveux d’une repentie, il pourchassa les hérétiques qui furent, soit tués, soit emprisonnés, voire expulsés et dépossédés de leurs biens.
Si les autorités étaient systématiquement en opposition avec l’hérésie bogomile, certains semblent s’en être servi à des fins politiques, comme ce fut le cas en Bosnie avec le ban Kulin à la fin du 12e siècle.

Au 13e siècle un synode réuni à l’initiative du tsar de Bulgarie Boril, en 1211, donne lieu à un écrit le Synodique[11] qui reprend le Slovo de Cosmas. Pourtant, le bogomilisme va continuer à se diffuser dans des territoires plus favorables, notamment en Bosnie. Face à l’opposition de l’Église de Rome les « patarins de Bosnie » comme on les nommait choisirent un repli stratégique avec la bienveillance du ban Kulin. Ce dernier ne donnera plus d’occasion d’être accusé de soutien au Bogomilisme, mais l’Église bogomile de Bosnie n’en poursuivit pas moins ses activités. Son évêque Aristodios Rastoudi est anathémisé dans un synodique serbe en 1221. Cette Église de Bosnie (ou de Slavonie) profita du manque de disponibilité du pape et des rois alentour (notamment de Hongrie), occupés par la croisade et les conflits internes, pour se développer. Malgré tout, après avoir réglé son différent avec l’empereur Frédéric II (conflit des guelfes et gibelins), le pape décida d’organiser une croisade contre les « patarènes de Bosnie ».  Menée par le légat Acconcius vers 1222, elle échoua et les liens entre l’Église de Bosnie et celle du Languedoc et d’Italie furent renforcés. Après la mort du pape Honorius III, son successeur Grégoire IX ne parvint pas à vaincre l’hérésie en Bosnie. Son légat s’appuya sur les dominicains pour tenter de redresser l’Église catholique de Bosnie en totale déroute. Les bans qui vont se succéder feront allégeance au pape, plus pour des raisons de politique intérieure que par conviction. En 1234 d’ailleurs, le ban Nicoslav se renie et provoque la décision d’une troisième croisade dont le résultat, quoique meilleur que celui des deux premières ne fut pas décisif. Une quatrième croisade organisée en 1237 n’eut pas de meilleur résultat malgré la soumission apparente de la Bosnie et de Houm. Ce qui devait anéantir la résistance bosniaque fut l’invasion des Mongols (qu’on appelait Tartares) qui ravagèrent la Hongrie en 1241. La Bosnie en profita dans un premier temps pour devenir indépendante, profitant du désastre que les Tartares laissèrent en Hongrie après leur reflux.
Dans la seconde moitié du 13e siècle, malgré le manque de sources, il semble que les luttes intestines à la tête de la Bosnie ne permirent pas de s’attaquer à l’hérésie bogomile qui couvrait largement tout le territoire. À la fin du siècle le roi de Bosnie, Dragutin, se plaint au pape de l’importance de l’hérésie. C’est à partir de l’année 1291 qu’il obtint l’intervention des franciscains, suite à l’échec des dominicains.

Au 14e siècle, la situation politique en Bosnie — soumise aux bans qui se comportaient en rois — empêcha le pape Boniface VIII d’organiser une nouvelle croisade. L’Église bogomile de Bosnie semble même avoir acquis un statut quasi officiel, comme en atteste sa mention dans les chartes qui ne citent pas l’Église catholique. La Dalmatie fut également de nouveau atteinte par l’hérésie. Dans la seconde moitié du siècle, l’effondrement politique de la Serbie permit au ban Tvrtko de se proclamer « seigneur de Serbie et de Bosnie » et malgré ses apparences de bon catholique il n’entreprend rien contre les bogomiles qui constituent l’essentiel de sa population. Bien que couronné roi de Serbie et de Bosnie en 1277, il ne parvint pas à réunir les dignitaires serbes sous son sceptre. La fin du siècle est dominée par l’arrivée des Turcs qui tentent d’envahir la Serbie et la Bosnie. La bataille de Kosovo fut gagnée par les Turc malgré ce qu’en fit dire Tvrtko qui essayait de se faire passer pour le défenseur de la chrétienté.

Le 15e siècle fut celui qui vit une grande partie des catholiques rejoindre l’Orthodoxie grecque. Cela fut aussi le cas d’une partie des bogomiles du pays de Houm. Le pape Pie II tenta la reconquête de la Bosnie, mais ses efforts se heurtèrent aux problèmes politiques interne et l’invasion turque menée par le sultan Mohamed II ne rencontra que peu d’opposition en Bosnie en raison de l’opposition entre catholiques et bogomiles. C’est sans doute pour cette raison que les bogomiles de Bosnie préférèrent rejoindre l’Islam qui leur laissait espérer des avantages financiers et également une intégration dans la hiérarchie turque, notamment comme janissaires. Mais ces nouveaux islamisés étaient ostracisés par les vrais ottomans qui les traitaient de Poturs. Ainsi, à la fin du 15e siècle et durant la première moitié du 16e, l’islamisation des bogomiles fut totale au point que les musulmans devinrent majoritaires en Bosnie, là où les bogomiles l’étaient un siècle plus tôt. Malgré tout, cette islamisation demeura incomplète et de nombreux témoignages l’attestent jusqu’au 19e siècle. Ce mélange entre christianisme bogomile et islam fut la marque de reconnaissance des Poturs au fil des siècles. Il existe d’ailleurs un témoignage dont je n’ai malheureusement pas retrouvé la source qui affirme qu’un garde napoléonien, lors de la guerre de Crimée, se serait plaint à son supérieur que certains prisonniers musulmans récitaient le Pater et lisaient les Évangiles.
Dans les pays de langue grecque le bogomilisme semble s’être fortement altéré sur le plan doctrinal et avoir totalement disparu à la fin du 14e siècle.

Commentaire

Nous savons que des pauliciens furent déplacés en Bulgarie dès le milieu du 8e siècle et d’autres y furent déportés vers la fin du 9e siècle. Il est difficile de croire qu’ils seraient restés inactifs jusqu’au milieu du 10e siècle. Or, si nous n’avons pas d’information sur ces dix à vingt décennies c’est peut-être simplement parce que, dans cette période, ces religieux ne se sont pas faits particulièrement remarquer. Nous savons par Anne Comnène que les groupes hérétiques sont largement majoritaires en Bulgarie, et notamment à Philippopolis (actuelle Plovdiv), la ville concédée aux pauliciens par Constantin V Copronyme. Il n’est donc pas impensable qu’ils soient les propagateurs de leur foi au sein des populations païennes slaves et bulgares, mais aussi au sein des populations déjà christianisées par Cyrille et Méthode depuis quelques siècles. En effet la mention de Anne Comnène selon laquelle à Philippopolis[12] les hérétiques manichéens (comprenons les pauliciens) tyrannisaient les Chrétiens c’est-à-dire les catholiques, ne peut se comprendre que sous une forme excessive, sinon l’empereur aurait réagi et aurait puni ces agissements. Par contre elle doit certainement sous-entendre que les pauliciens menaient des campagnes de confrontation doctrinale avec les Chrétiens catholiques locaux.

Pour des raisons vraisemblablement liées à la démographie locale, il semble logique de penser que, petit à petit, la religion paulicienne gréco-arménienne se soit vue supplantée par sa version slavo-bulgare que nous pouvons désormais désigner sous le nom de Bogomilisme. Cela pourrait vouloir dire que le Christianisme bogomile s’est développé et est devenu la référence des populations dans la dernière partie du IXe siècle et dans la première moitié du 10e. Pour autant les communautés strictement pauliciennes ont persisté, au point que l’on trouve encore aujourd’hui des populations qui s’en réclament, même si leur théologie — musulmane le plus souvent — n’a plus grand-chose à voir avec le paulicianisme. De même les liens sont demeurés fort entre hiérarchie bogomile et hiérarchie paulicienne comme en témoigne le déplacement (pèlerinage ?) de bogomiles en terres pauliciennes au 11e siècle, tant au sud vers Philadelphie qu’à l’est vers la zone d’Édesse et de l’ancienne Téphrikè.

Mais alors, pourquoi l’empereur Pierre ne signale-t-il leur existence que vers 950 et pourquoi l’Église chrétienne ne semble-t-elle s’en émouvoir qu’à la fin du 10e siècle ? Comme le suggère Dimitre Angelov[13], il se pourrait qu’un mouvement social ou politique ait poussé une partie de la population, voire du clergé, dans les rangs des bogomiles dont les conceptions sociales, que l’on pouvait déduire de leur doctrine, semblaient s’accorder avec ce vent de révolte et de réforme. Dès lors, cette secte aurait pu apparaître menaçante et aurait justifié l’intérêt inquiet qu’on lui porta. Et, une fois sous les projecteurs du Judéo-christianisme et du pouvoir impérial, il devenait évident que la répression ne pouvait plus tarder.

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[1]. Outre les sources, que je cite à chaque fois que cela me semble opportun, il convient de se référer à la compilation extrêmement précise et complète publiée par Jean Duvernoy dans le premier tome de son œuvre majeure : Le catharisme intitulée La religion des cathares, op. cit.

[2]. Le traité contre les bogomiles de Cosmas le prêtre. Traduction et étude par Henri-Charles Puech et André Vaillant. Travaux publiés par l’Institut d’Études slaves (t. XXI), librairie Droz (Paris) 1945.

[3]. Ce traité est postérieur au règne de Pierre et vraisemblablement contemporain à l’occupation de la Bulgarie par les grecs de l’empire byzantin (972)

[4]. Le terme paulianisme pose question. S’agit-il de paulicianisme ou de paulinisme ? La description des disciples de Bogomil ressemble à celle que Plotin fit des pauliciens et que l’on retrouve dans les formules d’abjuration. Il est donc cohérent de parler de paulicianisme.

[5]. Le nom du pope (ou papas) – terme semblant désigner un ecclésiastique de bas rang (curé de campagne) – pose question car il correspond à la traduction du grec Théophyle (ami de Dieu). On ne sait s’il s’agit de son nom ou d’un surnom. Il apparaît dans deux textes appelés Synodiques de l’orthodoxie, le premier parlant du pope Bogomil et le second de papas Bogomil.

[6]. Les Donatistes considéraient qu’un sacrement n’était valable qu’autant que celui qui l’avait administré demeurait vierge de toute corruption.

[7]. Alexiade. Anne Comnène. Op. cit. Livre XV.

[8]. Alexandre Soloviev. Le Bogomilisme in Cahiers d’Études cathares, IIe série n° 118, été 1988. Édition Société du souvenir et des études cathares (Ferrières Tarn).

[9]. Ancienne cité de Cappadoce correspondant aujourd’hui à l’est de l’Anatolie centrale.

[10]. Alexandre Soloviev. Le Bogomilisme op. cit.

[11]. Le traité contre les bogomiles de Cosmas le prêtre. Traduction et étude par Henri-Charles Puech et André Vaillant. Op; cit. Annexe pp. 344-346.

[12]. Alexiade. Anne Comnène. Op. cit. Livre XIV.

[13]. Le Bogomilisme en Bulgarie, Dimitre Anguélov. Édition originale publiée par Naouka i Izkoustvo (1969) Sofia, édition française par Privat (1972) Toulouse.

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