Comment suivre la route qui mène au salut ?

25 décembre 2008 par Éric de Carcassonne

Il me semble qu’il y a deux étapes cruciales dans la vie de celui ou celle qui aspire au salut.

Tout d’abord, il lui faut reconnaître ce qui lui permettra de l’atteindre.
Cela peut se limiter à une introspection ouvrant sur une façon de mener sa vie terrestre de la façon la plus harmonieuse qui soit.
Cela peut ouvrir sur une approche plus large qui permet d’entrevoir l’objectif à atteindre.
Bien entendu, il s’agit d’une sorte d’illusion qui donne à voir ce que nous sommes capable d’envisager et non ce qui est.
Cette illusion colle à notre culture et à nos capacités personnelles.
Ce qui importe c’est que cette illusion nous conforte dans un choix comportemental apte à permettre la mise à distance des fausses réalités de ce monde afin d’obtenir le détachement nécessaire à l’accomplissement de notre destin véritable.

Ensuite, il faut suivre ce chemin difficile et étroit, jonché d’embûches et de de sollicitations destinées à nous ramener à notre état mondain.
Là encore je pense que ce chemin est lié à notre culture.
Chacun suivra la route correspondant à sa vision des choses. Dès lors il faut admettre que d’autres suivent des routes différentes à première vue mais menant au même objectif.

Ce qui me semble important c’est de ne pas confondre la forme et le fond.
Le chemin est personnel et il faut se concentrer sur celui que l’on a choisi. Il faut donc éviter de se laisser distraire.
La distraction est affaire de sens et les sens nous rattachent à ce monde.
S’il est relativement aisé d’apaiser certaines de nos pulsions, d’autres sont infiniment rebelles à notre désir d’être et les laisser pour ce qu’elles sont est très difficile.
Le désir de maîtrise est aussi un vrai danger. « Qui trop embrasse mal étreint. » dit justement le proverbe.
Vouloir tout savoir, tout connaître, être expert en tout ce qui relève du sujet qui nous passionne nous fait perdre un temps précieux.
Chacun doit rester à sa place et ne pas regarder dans l’assiette du voisin.
La forme est justement constituée de ces milles et une dérives qui nous éloignent du chemin : jugement des autres, importance apportée à l’image que l’on renvoie, vanité conduisant à l’envie d’apparaître meilleur que l’on n’est, etc.
Le fond est lui simplement limité au désir de progresser dans la connaissance de son être véritable, d’entrevoir ce qui est nécessaire à l’esprit et de trouver un état d’équilibre de vie matérielle qui ne perturbe pas trop ce qui maintient éveillé notre esprit.

Donc, au lieu de chercher à devenir expert dans ce que furent les autres ou dans ce que sont ceux qui suivent une autre voie, je veux me concentrer à devenir expert dans la compréhension de ce que je suis et de comment je dois m’améliorer.
C’est ce qui me semble être, à l’heure actuelle, le but le plus important à atteindre.

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