11e dimanche du temps ordinaire

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Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

11e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

Ézéchiel : 17, 22-24

22 – Ainsi a dit Adonaï Iahvé : « À la cime du cèdre moi-même je prendrai [une branche], au sommet de ses rameaux j’en cueillerai un tendre, moi-même je le planterai. Sur une montagne dorée et massive,
23 – sur une haute montagne d’Israël je le planterai, il portera une ramure et produira du fruit et deviendra un cèdre magnifique. Sous lui demeureront tous les oiseaux de espèce ; ils demeureront à l’ombre de ses branches.
24 – Et tous les arbres de la campagne sauront que je suis Iahvé. J’abaisse l’arbre élevé, j’élève l’arbre humble je dessèche l’arbre en sève, je fais fleurir l’arbre sec. Moi, Iahvé, j’ai parlé et je le ferai. »

Mon analyse :
Les hébreux, peuple des montagnes de Palestine, prisonniers à Babylone, utilisent leur rédaction de la Torah pour se constituer en nation. C’est pour cela qu’ils se valorisent en se faisant les rejetons de Iahvé. Il est intéressant de noter que Iahvé plante sur la montagne et non dans la plaine où vivaient les Cananéens, prospères et coupable d’avoir attiré la vengeance des Assyriens en se révoltant.

Psaumes : 92 (Vulgate 91), 2-3, 13-14, 15-16

2 – Il est bon de rendre grâce à Iahvé et de psalmodier à ton nom, Très-Haut,
3 – d’annoncer ta grâce dès le matin et ta fidélité durant les nuits,
13 – Le juste fleurit comme le palmier, il s’élève comme un cèdre dans le Liban.
14 – Ils sont plantés dans la Maison de Iahvé, ils donnent des fleurs dans les parvis de notre Dieu ;
15 – dans la vieillesse ils portent encore des fruits, ils sont pleins de sève et verdoyants,
16 – pour annoncer que Iahvé est droit, qu’il est mon Rocher, qu’il n’y a pas d’iniquité en lui.

Mon analyse :
Ce psaume fait le pendant avec la prophétie précédente. Il rappelle qu’il faut louer Iahvé, car sa fidélité pourrait se transformer en colère si l’on oublie de le flatter, comme un maître jaloux.

2e lecture :

Deuxième lettre de Paul aux Corinthiens : 5, 6-10

6 – Ainsi, toujours plein d’assurance et sachant qu’être là avec notre corps c’est être loin du Seigneur,
7 – car notre démarche est de nous fier et non de voir,
8 – avec assurance, donc, nous préférerions être loin du corps pour être près du Seigneur;
9 – mais, présents ou absents, nous avons à cœur d’être
agréables au Seigneur,
10 – car nous devrons tous être à découvert devant le tribunal du Christ pour que chacun soit payé des œuvres de son corps selon ce qu’il aura fait de bien ou de mal.

Mon analyse :
Paul évoque un point cher aux Cathares : nous sommes ici-bas séparés d’une partie de nous, le corps céleste et nous aspirons à nous sortir du corps charnel qui nous retient prisonniers pour rejoindre le corps céleste que notre chute nous a fait quitter. Ces retrouvailles s’appelaient le mariage céleste.

Évangile selon Marc : 4, 26-34

26 – Et il disait : Le règne de Dieu c’est comme un homme qui aurait jeté la semence en terre ;
27 – il dormirait, il se lèverait, la nuit, le jour, et la semence germerait, grandirait sans qu’il sache comment.
28 – La terre porte d’elle-même son fruit, d’abord une herbe, puis un épi, puis du blé plein l’épi.
29 – Quand le fruit a donné, aussitôt il y envoie la faucille, car c’est la moisson.

Mon analyse :
Méfions-nous de ce que nous croyons comprendre qui nous pousserait à émettre un jugement. Notre jugement portera forcément une part d’injustice et cette injustice sera un fardeau pour nous quand viendra le moment pour nous de nous évaluer. Si notre foi est simple et sincère elle portera son fruit toute seule et nous accumulerons la grâce divine nécessaire à notre libération ; si nous manquons de foi nous serons appauvris de la grâce divine et nous perdrons plus encore.

30 – Et il disait : À quoi comparer le règne de Dieu ? comment le mettre en parabole ?
31 – C’est comme une graine de sanve : quand on la sème sur la terre elle est la plus petite de toutes les semences qui sont sur la terre ;
32 – et quand on la sème elle monte, elle devient le plus grand de tous les légumes, elle fait de grandes branches, et les oiseaux du ciel peuvent nicher sous son ombre.
33 – Et par beaucoup de paraboles pareilles il leur disait la parole, selon ce qu’ils pouvaient entendre ;
34 – et il ne leur parlait pas sans parabole. Mais, à l’écart, il expliquait tout à ses disciples.

Mon analyse :
Le détail de la méthode pédagogique de Jésus est précisé : les paraboles permettent de mettre en images la parole qu’il veut transmettre, mais il doit en expliquer le détail secondairement à des disciples qui ne peuvent saisir simplement ce qu’il dit. La graine de sanve représente la puissance divine. En ce monde elle semble n’être rien, mais par notre foi elle croît tellement qu’elle devient notre refuge et notre salut.

Voici comment je reçois ces textes.

Guilhem de Carcassonne, le 13/06/2021.

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