Il ne manque pas de courant de pensée, de religion, de philosophie qui ne pense avoir trouvé le sens de la vie et la raison de toute chose.
Les chrétiens cathares ne sont pas différents en ce sens, qu’eux aussi pensent avoir approché une vérité.
Leur désir de magnifier l’Esprit en suivant une voie toute empreinte de bienveillance envers tous, car tous sont des Esprits de même nature et dont le destin est identique, dans le malheur comme dans le Salut, doit-il avoir une expression précise ?
Face à des personnes qui ont fait un choix dont elles pensent qu’il est le bon, est-il licite d’aller au devant d’elles et de le proposer une fusion au nom d’un esprit d’ouverture et d’amour ?
À première vue cela ne semble pas être mauvais de viser à une sorte d’union mystique dans ce monde. Pour autant, je doute que ce soit judicieux.
D’ailleurs nos prédécesseurs ne le faisaient pas et n’en voyaient pas la nécessité me semble-t-il.
Mais, peut-être ont-ils eu tort ou bien n’avons nous pu retrouver de documents l’attestant.
La bienveillance – que certains appellent Amour absolu et d’autres Amour Agapê – est un sentiment universel. Il s’adresse à tout Esprit prisonnier sans s’attarder sur l’enveloppe qui le contraint. Peu importe qu’il soit dans un corps d’homme ou de femme, de croyant ou d’athée, de chrétien ou de juif, de musulman, de juif, de bouddhiste.
Car, les religions et les philosophies sont constructions mondaines destinées à nous aider à approcher notre vérité.
C’est notre instinct grégaire qui nous pousse à rechercher le confort et l’abri du groupe.
La liberté de l’Esprit n’est pas de chercher l’agglomération à d’autres courants et même à l’humanité entière, mais d’œuvrer à son propre Salut.
C’est ce que nous apprend le catharisme. Le Salut est affaire individuelle et nous ne croyons pas en un Salut collectif.
Donc, accepter les échanges et les discussions avec tous est chose positive qui nous amène à apprécier la qualité de notre jugement, mais rechercher une communion générale est une perte de temps qui a git à l’encontre de notre propre travail personnel.
C’est pourquoi je ne crois pas à l’œcuménisme même si je crois à l’ouverture et à l’accueil.
il me semble au contraire que la recherche d’une telle communion est un piège que nous tend ce monde afin de nous détourner de notre objectif principal.
Le textes anciens ne nous montrent pas Jésus chercher l’accord le plus large. Au contraire, il n’hésite pas à opposer sa parole à ceux qui ne croient pas en Lui. Paul, ne cherche pas davantage à englober tous les hommes. Seuls ceux qui accèderont à la connaissance à son époque seront les bienvenus. Les autres auront leur heure plus tard.
C’est pourquoi je veux marquer mon respect envers toute croyance cherchant à élever l’homme, mais que je crois respectueux de ne pas interférer dans son développement.




