Catharisme d'aujourd'hui Informations et échanges sur le christianisme cathare de ses origines à nos jours

A

Acapte (n. f.) : Dans certaines régions, bail concédé perpétuellement à la personne en charge de son exploitation. Lors la prise de l’acapte, le tenancier remet au seigneur une somme variable suivant l’importance de la tenure et appelé « intrata » ou « accapitum », c’est la marque d’assujettissement à la terre. Puis il doit payer une redevance annuelle fixe ou variable en fonction de la récolte (« agrarium », « tascha » ou « terremerita »). Souvent il s’agit d’un sixième de la récolte, un quart pour la culture des oliviers. L’intrata est parfois rendu au tenancier si la terre n’est pas exploitable, si il y a une catastrophe naturelle et surtout si le contrat le prévoit. Si la tenure est héréditaire et aliénable le descendant du tenancier doit payer une taxe de mutation, le « foriscapium » et obtenir l’autorisation du seigneur (« laudimium »). À rapprocher du terme actuel emphytéose. Note issue du site : Histoire du Roussillon.

Acception (n. f.) : Du Latin acceptio qui veut dire « action de recevoir ». Faire une acception de quelque chose ou de quelqu’un, c’est accepter une exception, c’est faire une distinction. À l’inverse ne pas faire d’acception, c’est refuser toute exception ou distinction.
L’expression « faire acception de personne » c’est de ne pas faire de distinguo, de rejeter quiconque.

Achoppement (n. m.) : Obstacle contre lequel on bute, difficulté importante.

Adombrer (v.) : Issu du vieux français, signifiait couvrir d’ombre, voiler, cacher. On le retrouve dans les vieux textes pour dire que: « l’Esprit-Saint adombra la Vierge Marie » (Luc 1,35). Par extension, il s’agit donc de « recouvrir » la personnalité d’un être de sa propre personnalité.

Adoptianisme (n. m.) : Doctrine chrétienne considérant que Jésus n’est pas « né de Dieu » mais qu’il fut adopté par Dieu qui en fit ainsi son fils. Cette déviance par rapport au dogme de l’église de Rome fut condamnée comme hérésie au concile d’Antioche en 268.

Agapè (grec) : Ce terme signifie « Amour » en grec, mais un amour non sensuel comme l’amour d’un aliment ou d’un amant. À ce jour, la meilleure approche semble être : « Bienveillance » dans le sens de « vouloir du bien pour l’autre ». Voir dilection.

Allégorie (n. f.) : composé du Grec allos, « autre » et agoreô « parler en public », autrement dit il est une « autre manière de s’exprimer ». Pour illustrer des propos abstrait, on a recours à une personnification. Ainsi la Liberté et la république française sont allégorisées sous les traits d’une femme. On peut dire de la même manière que les idéaux initiés par Jésus furent allégorisés par ses disciples sous les traits du Christ.

Altérité (n.f.) : fait d’être un autre, caractère de ce qui est autre. « la communauté […] ne serait rien si elle n’ouvrait celui qui s’y expose à l’infinité de l’altérité. » (Maurice Blanchot).

Anachorète (n. m.) : Moine se retirant de la société des hommes pour vivre en ermite, par opposition au cénobite, qui vit en communauté. (Le berceau de l’anachorétisme se situe dans le désert de Thébaïde en Haute-Égypte.)

Anthropomorphisme (n. m.) : composé à partir des termes grecs anthrôpos (être humain) et morfê (forme). Initialement utilisé pour désigner des hérétiques qui niaient la divinité du Christ, il désigne le fait d’attribuer à des divinités ou à des animaux des caractéristiques humaines. Cette approche est aujourd’hui étendue aux machines. Adj. anthropomorphique.

Apparelhementum (n. m.) : Confession publique et de groupe réalisée mensuellement par l’ancien d’un groupe de bons chrétiens cathares devant le diacre pour manifester et faire pénitence des péchés forcément commis pendant cette période.

Apocalypse (n. f.) : Du Grec apokalupsis qui signifie révélation, ou plus exactement dévoilement de ce qui était caché. L’apocalypse était un genre littéraire du judaïsme essénien. Dans les jarres découvertes à Qumram, on a retrouvé plusieurs apocalypses dits d’Abraham, de Moise, d’Elie etc… Le judéo-christianisme à perpétuer ce genre de littérature mystique, en composants à son tour de nombreuses apocalypses, comme celles dites de Pierre, de Paul, de Jacques… Seule une, celle dite de Jean, sera finalement adopté dans le canon non sans réticence de la chrétienté grecque qui s’y opposera jusqu’au Xe siècle. Dans la théologie judéo-chrétienne, la révélation de Jean est censée décrire les événements qui précèderont la fin du monde. L’apocalypse fut ainsi associée à la fin du monde.

Apocatastase (n. f.) : Du grec apocatastasis qui signifie : réhabilitation, restauration, retour à un état antérieur, à une situation originelle ; retour des otages dans leur patrie. Certitude du salut universel où tout ce qui est issu de Dieu (même le diable) sera restauré dans sa plénitude originelle, dans le sein de Dieu.

Apocryphe (n. m.) : Du Grec Apokruphos, contraction de apo (eloigné) et de kruptein (cacher). Il s’agissait chez les grecs de livres qui n’étaient pas destinés au grand public. De même dans le christianisme il a désigné les livres tenus éloignés et donc cachés du grand public, mis à l’index si on préfère. Ce vocable désigne aujourd’hui les livres chrétiens non retenus par le canon judéo-chrétiens.

Apologète (n. m.) : Tiré du Grec apologos qui signifie exposé détaillé. Il désigne dans le christianisme les premiers chrétiens qui défendirent leur foi en l’exposant par des écrits savants. Les tous premiers connus dont les écrits nous sont parvenus, sont : Aristide, Justin, Tatien, Athénagore et Théophile.

Apostolat (n. m.) : Ministère d’un apôtre. Par extension, Prédication, propagation de la foi (prosélytisme).

Apôtre (n. m.) : Personne qui propage, défend une doctrine, une opinion. Par extension, les disciples de Jésus.

Ascèse (n. f.) : Du grec askêsis qui signifie exercice. Discipline qu’une personne s’impose pour tendre vers la perfection morale, l’affranchissement de l’esprit, dans le domaine religieux ou spirituel. Cette définition de Le Petit Robert fait la part belle à une approche sacrificielle typique de la pensée judéo-chrétienne. Pour les chrétiens cathares ce choix n’est pas imposé mais librement choisi, sans souffrance, ni sentiment de privation. Adj. Ascétique.

Ascète (n. m.) : Personne qui pratique l’ascétisme, aussi bien dans le domaine spirituel que dans la vie quotidienne. Plus qu’une privation il faut y voir la recherche d’un détachement maximal qui pour autant accepte la juste satisfaction des besoins essentiels. Ascétisme (n. m.) : Mode de vie des ascètes.

Ataraxie (n. f.) : Du grec ataraxia qui signifie absence de trouble. Elle désigne la tranquillité de l’âme. Chez les stoïciens c’est l’état d’une âme que rien ne trouble. Adj. Ataraxique.