Culture et études cathares

Journée cathare à Carcassonne

Événements

Journée cathare à Carcassonne

L’association Culture et études cathares propose à ses adhérents un rendez-vous annuel, au siège social de l’association, pour échanger sur des thématiques liées au catharisme.

Cette année, sur proposition des adhérents, nous allons étudier deux thèmes à la lumière des recherches et des sources disponibles :

Le docétisme cathare

Si le docétisme existe depuis les origines du christianisme, il a pris des formes très diverses de Cérinthe — à qui on en attribue la paternité — aux cathares. Il est intéressant de comprendre ce mouvement de pensée et de le mettre en corrélation avec les époques, afin d’en suivre les évolutions. Aujourd’hui encore, les données de la sciences nous permettent de l’envisager de différentes façons.

La non-violence cathare

La non-violence est chez les cathares un des deux fondamentaux de leur doctrine. Mais, sous ce terme se cachent diverses conceptions et il est important de les étudier pour comprendre le particularisme de celle des cathares. Pour eux, en effet, la non-violence est la forme mondaine de la Bienveillance, également appelée Amour ou dilection.

Organisation

Cette journée est initialement ouverte aux adhérents de l’association puisqu’ils soutiennent, à travers elle, la recherche sur le catharisme.
Cependant, si le nombre de places disponibles n’est pas atteint par les seuls adhérents, les personnes intéressées pourront s’inscrire et seront contactées, par ordre d’inscription, pour y assister.

Pour vous inscrire, que vous soyez adhérent ou non, utilisez le formulaire ci-dessous.

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La bibliothèque cathare

1-Bibliothèque cathare

Qu’est-ce que la bibliothèque cathare ?

Comme son nom l’indique, la bibliothèque cathare est un outil dont l’association Culture et études cathares s’est dotée afin de recueillir et de diffuser la documentation en rapport avec le Catharisme.

Deux volets sont donc mis en œuvre :
1 – Le recueil de documents se fait par le biais d’achat et de dons de livres et de documents permettant d’aider à une meilleure connaissance du Catharisme et les religions qui l’ont initié.
2 – La diffusion de ces documents selon deux modalités : la consultation sur place et le prêt de documents numérisés.

En accord avec son statut d’association sans but lucratif, Culture et études cathares réalise ces opérations à ses frais exclusifs.
La diffusion de documents numérisés est réservée à un public restreint de chercheurs, professionnels ou amateurs, dont les travaux nécessitent d’accéder à des informations aujourd’hui très difficiles à acquérir.
Cela permet également de lutter contre des pratiques peu recommandables visant à revendre d’occasion des documents devenus rares, en abusant de cet état de fait pour en tirer un profit disproportionné.
Enfin, l’objectif est également de redonner vie à des documents dont la diffusion est terminée depuis longtemps et qui, le plus souvent, ne seront jamais réédités. Ainsi, leurs auteurs ont la satisfaction de voir leurs travaux continuer à vivre, voire à retrouver une audience qu’ils croyaient à jamais perdue. Car, quel est l’objectif primordial d’un auteur ? Être lu, bien entendu !

Protection des auteurs et éditeurs en France

La France semble bien être le pays où la protection des auteurs est la plus forte au monde.
Par exemple, l’uniformisation réalisée voici quelques années, fait qu’un auteur voit son droit d’auteur assuré pour lui et ses ayants-droit pendant soixante-dix années pleines à compter de la date de sa mort. Cela revient à dire qu’un livre publié par un auteur à l’âge de vingt ans sera protégé jusqu’à ce délai. Ainsi, s’il meurt à quatre-vingts ans, la protection fera que son travail ne sera pas libre de droit avant 130 ans après avoir été écrit !

S’il est nécessaire de protéger les œuvres et d’assurer aux auteurs des droits leur permettant de vivre de leur art, et si l’on peut accepter sans sourciller que leurs enfants puissent en profiter aussi, ce délai de soixante-dix ans peut sembler excessif. En fait, tout semble donner à penser qu’il est là pour permettre à l’œuvre d’être devenue stérile — c’est-à-dire de ne plus intéresser personne — à l’heure de son arrivée dans le domaine public. Ce fait est unique ; dans le domaine commercial et industriel les délais sont de l’ordre de vingt ans.

Le problème que cela pose concerne les auteurs et même les éditeurs. En effet, la plupart du temps, un ouvrage est édité pendant quelques années et rarement réédité.
Si l’éditeur ne répond pas favorablement à la demande de l’auteur d’être réédité, il perd son contrat au profit de tout autre éditeur vers lequel l’auteur voudrait se tourner. Cette clause est obligatoire dans les contrats.
L’auteur, lui qui n’a pas forcément les moyens d’éditer à ses frais son œuvre, la voit disparaître des étagères des librairies, puis également de celles des bouquinistes. Son travail est alors perdu et son œuvre devient un mystère pour les nouvelles générations.

Comme toujours en France, il existe deux exceptions, à ma connaissance, à cet état de fait. Le système Platon de la Bibliothèque nationale de France (BNF) impose aux éditeurs de fournir un exemplaire numérique de l’ouvrage aux fins de distribution gratuite à des organismes permettant ainsi à des handicapés d’accéder à la littérature. C’est le cas des aveugles pour qui ces associations réalisent une version audio des livres.
La BNF a également mis en place le système ReLire qui permet à une société de protection des auteurs, de faire rééditer des livres sous droits d’auteurs mais disparus des magasins alors qu’ils sont demandés. C’est ainsi par exemple que l’ouvrage de Söderberg : La religion des cathares, a fait l’objet d’une réédition récente.

Enfin, Google et la BNF via sa plate forme Gallica, publient des ouvrages tombés dans le domaine public.

Protéger les auteurs tout en valorisant leur œuvre

Culture et études cathares, voyant les ouvrages sérieux sur le Catharisme se raréfier au profit de livres de qualité médiocre, voire douteuse, voulait diffuser les documents méconnus, voire ignorés, afin que les chercheurs puissent s’en servir. Par respect pour les auteurs, cette diffusion s’interdisait de publier des documents encore en cours d’exploitation.
Elle s’appuyait pour cela sur le statut un peu particulier des bibliothèques publiques et privées. Leur statut est pour le moins abscons difficile à connaître. C’est pourquoi, tout en poursuivant cette démarche, nous avons continué à chercher des informations. La Société française des intérêts des auteurs de l’écrit (Sofia), société impliquée dans le projet ReLire, n’a rien pu nous apprendre et le Ministère de la Culture n’a toujours pas répondu à nos demandes.

C’est la Société des gens de lettres (SGL) qui semble nous avoir fourni la réponse. Malheureusement, il n’existe pas pour les auteurs d’ouvrages de littérature d’équivalent à la Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique (SACEM). Il faut donc retrouver les auteurs ou leurs ayants-droit pour obtenir leur autorisation de diffuser leur œuvre et en payer les droits à la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD).
Sur le papier cela semble très bien, mais la mise en pratique montre quelques faiblesses.
La SGL dispose d’un répertoire des auteurs et des ayants-droits qui semble avoir pas mal de vides dans sa base de données. Ainsi, les auteurs d’un livre sur Raimond IV de Saint-Gilles, comte de Toulouse, Laurita et John Hill fut publié en 1959. John Hugh Hill est décédé en 1992. À l’heure où j’écris impossible de savoir les dates de naissance et du décès vraisemblable de Laurita Lyttleton Hill. Donc, dans le meilleur des cas, les droits d’auteurs cesseront au 1erjanvier 2063 (si Mme Hill est décédée avant son mari). Mais sans ayants-droit connus, comment obtenir l’autorisation de publier ? Cette œuvre qui m’a notamment permis de préciser certains points relatifs au passage de Pauliciens en Occitanie lors de la première croisade, doit-elle sombrer dans l’oubli ?

Donc, retrouver les auteurs ou leurs ayants-droit est loin d’être une tâche aisée. Et si l’on y parvient, encore faut-il les convaincre d’accepter la réédition, fut-elle numérique, ou la diffusion de leurs travaux. Si un auteur doit pouvoir se laisser convaincre d’offrir une nouvelle vie à son livre, ses enfants et petits-enfants voudront-ils de donner le mal de valoriser l’œuvre de leur aïeul ? Sans compter que s’agissant de thématiques sujettes à polémique, leur motivation risque d’en être encore plus réduite.

Quelle solution pour l’avenir ?

La solution pour la bibliothèque cathare est donc de trouver les auteurs ou leurs ayants-droit, de leur faire accepter son projet et publication à vil prix d’une œuvre qui a déjà eu sa vie commerciale et de les rémunérer dans le respect du droit national. Cela risque d’être très problématique.

D’une part, comme je viens de le montrer, retrouver un auteur ou ses ayants-droit s’annonce compliqué. D’autre part, le rémunérer en passant par la SACD s’annonce complexe également. Cette société est habituée à travailler avec des théâtres, des télévisions ou des radios commerciales. Les tarifs prévoient une diffusion importante qui l’a amenée à fixer des prix plancher sans commune mesure avec le volume de diffusion et de prix pratiqués par la bibliothèque cathare. Restera alors à payer les bénéficiaires au cas par cas, en prévoyant les déductions sociales en vigueur. Cela risque d’être un sacré mic mac.

J’entrevois cependant une autre solution.
Quand un auteur voit que son travail n’est plus édité depuis au moins un an à compter de la rupture en librairie, c’est-à-dire à partir du moment où aucune commercialisation officielle n’est plus possible, il peut adresser un courrier recommandé à son éditeur pour lui demander d’effectuer une réédition ou de confirmer son refus ce qui activera automatiquement la clause de rupture du contrat d’édition.
Dès lors, l’auteur redevient libre de publier son livre à son gré. Il peut alors souscrire avec l’association Culture et études cathares un contrat d’édition prévoyant que la bibliothèque cathare peut diffuser librement son œuvre gratuitement ou en échange d’une faible rémunération dont l’auteur percevra la moitié, à charge pour lui de faire les déclarations légales et les versement de taxes et droits auprès des organismes sociaux. Il peut aussi s’inscrire à l’Agessa qui percevra ces sommes en son nom auprès de l’association.

Il est donc vital que, dès maintenant, les auteurs et ayants-droit d’œuvres en rapport avec le Catharisme, au sens large du terme, entrent en contact avec nous pour se faire connaître.

« Les Cathares, une idée reçue »

Expression

« Les Cathares, une idée reçue », l’exposition qui démonte « le mythe » des Cathares

C’est sous ce titre que le quotidien L’Indépendant publie, le 5 octobre dernier, une entrevue avec une étudiante en histoire de l’université de Montpellier qui organise une exposition pour montrer que le catharisme n’a jamais existé en Occitanie.

Bien entendu, cette « hérésie » intellectuelle a immédiatement provoqué de nombreuses réactions des plus éminents spécialistes du sujet, tant elle contient d’erreurs et de démonstrations que son auteure n’a pas étudié le sujet. À moins bien entendu qu’il ne s’agisse que d’un épisode supplémentaire de l’entreprise de désinformation menée par l’université de Montpellier via un groupe appelé GIS HEPOS qui fait de ce comportement sa marque de fabrique. Il faut dire qu’il compte en son sein la fine fleur des révisionnistes du catharisme, en leur temps étrillés par Jean Duvernoy et Michel Roquebert, mais qui tentent de reprendre du poil de la bête maintenant que ces autorités ont soit disparues, soit pris un peu de distance.

Grâce au réseau de veille sur le catharisme composé notamment de personnalités de la recherche sur le catharisme et des associations : Rencontres de Montségur, Église cathare orientale, Culture et Études Cathares, etc., voici quelques unes des réactions que cet article a suscitées :


Michel Roquebert, historien du catharisme et de la croisade albigeoise, Président d’honneur de l’Association d’études cathares – René Nelli.

Il n’est pas très difficile de répondre à une telle ignorance des sources.
Le vocable de cathares est dû à un bénédictin allemand, Eckbert de Schönau, qui désigna ainsi, vers 1163, les hérétiques rhénans, dont il dénonçait la théologie, et en premier lieu sa racine dualiste.
Or on ne manque pas de sources attestant la rapide extension de l’appellation cathare hors de l’Allemagne et son application aux hérétiques languedociens. En premier lieu le canon 27 du IIIe Concile œcuménique du Latran, réuni en mars 1179 : « Dans la Gascogne albigeoise, le Toulousain, et en d’autres lieux, la damnable perversion des hérétiques dénommés par les uns cathares (catharos), par d’autres patarins, publicains, ou autrement encore, a fait de si considérables progrès…1 ».
Le 21 avril 1198, le pape Innocent III écrit aux archevêques d’Aix, Narbonne, Auch, Vienne, Arles, Embrun, Tarragone, Lyon, et à leurs suffragants : « Nous savons que ceux que dans votre province on nomme vaudois, cathares (catari), patarins2». Or cette bulle pontificale s’adresse à des prélats qui sont tous en exercice au sud de la Bourgogne ; il est bien évident, comme le notent d’ailleurs les plus récents éditeurs allemands de la correspondance d’Innocent III, que le mot de catari est dès cette époque une Allgemeinbezeichnung für die Häretiker des 12. und 13. Jh., une appellation générique pour désigner les hérétiques des XIIe et XIIIe siècles3, et appliquée ici à ceux du pays d’oc.
Entre 1194 et 1202, le théologien catholique Alain de Lille écrit à Montpellier – donc en Languedoc – sa « Somme en quatre parties, ou De la foi catholique contre les hérétiques4 ». Absolument rien ne dit que les catari qui apparaissent à diverses reprises au cours de son texte seraient les hérétiques rhénans ou italiens, et non ceux de son pays d’adoption.
Mais l’argument décisif se trouve assurément dans le Liber contra Manicheos, le « Livre contre les Manichéens » attribué à Durand de Huesca. Chef de file des disciples de Valdès qui étaient venus en Languedoc y répandre l’hérésie des « Pauvres de Lyon »,  Durand revint au catholicisme romain à la faveur de la conférence contradictoire tenue à Pamiers en 1207 et se mit, dès lors, à écrire contre les autres hérétiques languedociens. Son ouvrage est peu ordinaire : c’est la réfutation d’un ouvrage hérétique que l’auteur du Liber prend soin de recopier et de réfuter chapitre après chapitre ; l’exposé, point par point, de la thèse hérétique est donc présenté, et immédiatement suivi de la responsio de Durand. Or le treizième chapitre du Liber est tout entier consacré à la façon dont les hérétiques traduisent, dans les Ecritures, le mot latin nichil (nihil en latin classique) ; les catholiques y voient une simple négation : rien ne… Ainsi le prologue de l’évangile de Jean : Sine ipso factum est nichil, « sans lui [le Verbe], rien n’a été fait ». Les hérétiques, en revanche, en font un substantif et traduisent : « Sans lui a été fait le néant », c’est-à-dire la création visible, matérielle et donc périssable. Preuve, au passage, de leur dualisme. Mais ce n’est pas ce qui nous importe ici.  Laissons la parole à Durand : « Certains estiment que ce mot ‘nichil’ signifie quelque chose, à savoir quelque substance corporelle et incorporelle et toutes les créatures visibles ; ainsi les manichéens, c’est-à-dire les actuels cathares qui habitent dans les diocèses d’Albi, de Toulouse et de Carcassonne5… »

Une éclatante confirmation, à la fois, de l’emploi du mot cathare à propos des hérétiques languedociens, et de sa signification générique, puisqu’il s’adresse aussi aux cathares d’Italie et « de France », se trouve dans la Summa de Rainier Sacconi ; après avoir dénoncé les erreurs de l’Eglise des Cathares de Concorezzo, l’ancien dignitaire cathare repenti, entré chez les Frères Prêcheurs, titre un des derniers paragraphes de son ouvrage : Des Cathares toulousains, albigeois et carcassonnais, Il savait de quoi il parlait.  Il enchaîne : « Pour finir, il faut noter que les Cathares de l’Eglise toulousaine, de l’albigeoise et de la carcassonnaise tiennent les erreurs de Balesmanza et des vieux Albanistes6 » etc.
Bref, l’usage du mot cathares pour désigner les hérétiques du sud du   royaume de France est attesté, tant en Languedoc et en Italie qu’à la Curie romaine, dès le dernier tiers du XIIe siècle, et son usage perdura au XIIIe.
Il est donc tout à fait légitime de s’en servir encore au XXIe siècle. D’autant que, pas plus que Rainier Sacconi, nul n’ignore aujourd’hui, quand il rencontre ce mot, de qui il s’agit…
Quant à penser que la lutte contre l’hérésie ne fut qu’un faux prétexte pour lancer la conquête française, c’est ignorer que le roi Philippe Auguste a refusé de s’engager dans la croisade et que, s’il n’a pu l’empêcher, il a quand même réussi à la retarder de dix ans. Il suffit de lire sa correspondance avec  le pape Innocent III… Si la “guerre sainte” qu’avait voulue le pape a rapidement dégénéré en pure et simple guerre de conquête, c’est parce qu’elle a inévitablement provoqué un grave conflit entre le droit canonique et le droit féodal… Ce n’est pas très difficile à comprendre.

SOURCES

[1] Texte dans J. D. Mansi, Sacrorum conciliorum nova et amplissima collectio, t. XXII, 231. Traduction française par Raymonde Foreville dans Histoire des conciles œcuméniques, Paris, L’Orante, 1965, t. VI, p. 222.
[2] Texte dans Migne, Patrologie latine, t. 214, col. 82, et dans O. Hageneder et A. Haidacher, Die Register Innozens’III, vol. I, Graz/Cologne, 1964, bulle n° 94, p. 135-138.
[3]  Die Register Innocenz’III,   p. 136, note 4.
[4] Summa quadrapartita  ou De fide catholica contra haereticos , Manuscrit à la Bibliothèque Vaticane, Vatic. Lat. 903 ; édité par Migne, Patrologie latine, t.210, col. 305 et suiv. Cf. notamment la col. 366, passage où l’auteur tente de donner l’étymologie du mot cathare.
[5] Quidam estimant hoc nomen ‘nichil’ aliquid significare, scilicet aliquam substantiam corpoream et incorpoream et omnes visiblies creaturas, ut manichei, id est moderni kathari qui in  albiensi et tolosanensi et carcassonensi diocesibus commorantur. Texte édité par Christine Thouzellier, Une somme anti-cathare : le Liber contra manicheos de Durand de Huesca, Louvain, 1964, p.217.
[6] Ultimo notendum est quod Cathari ecclesiae tholosanae, et albigensis et carcassonensis tenent errores Belezinansae. …  (Summa de Catharis, édit. FranjoSanjek, Archivum Fratrum Praedicatorum, n° 44, 1974.)

Roquebert Michel


Annie Cazenave, chercheur en histoire médiévale, docteur en histoire et chercheuse au CNRS (aujourd’hui à la retraite).
« L’indépendant vient de nous offrir une interview assez réjouisante, et même carrément drôle, par l’annonce d’une exposition sur un sujet qui n’existe pas.
Alessia Trivallone a été l’étudiante d’une étudiante de R. Manselli, auteur de « L’eresia de Male » — l’hérésie du Mal. Quel Mal ? que signifie-t-il pour lui. et pour A.Trivallone ?
Rien de neuf dans ce qu’elle dit ; on repère les auteurs, constate les lacunes et remarque les incohérences.
Puisqu’elle croit que les Bons Hommes sont des notables, on va la décorer du titre de Bona femina, terme qu’elle ignore, ce qui est dommage, ne serait-ce que pour la parité.
Elle prétend que les sources sont trop biaisées pour être crédibles. Si, on peut les étudier, ça s’appelle la critique des sources. Mais alors, il y a des sources ? Elle le nie. On présume donc qu’elle ne connait que l’inquisition.
L’explication par l’anticléricalisme date d’avant 1905 et la querelle à propos de la Séparation. L’argument social a été repris par Morghen dans les années 50.
Michel Jas et Michel Roquebert ont remarquablement pointé les erreurs on doute que ce lui soit utile.
On la remercie de nous apprendre que le Moyen-Âge est une époque différente, quant à une « vision plus large et globale » on ne saurait trop lui conseiller de la mettre en application en l’étudiant.
Le P. Dondaine s’exclamait : « il faut lire les textes pour en parler ». Vous savez, le P. Dondaine, l’éditeur du Liber de duobus principiis — Livre des deux principes —, source « hérétique » superbement ignorée.
On peut aussi finir par une autre citation : « ce qui est excessif est insignifiant ». Nous avons connu de grands professeurs à l’Université de Montpellier. Que lui arrive t’il ?

Annie Cazenave


Roland Poupin, pasteur, docteur en théologie, docteur en philosophie

L’article dans lequel vous donnez la parole à Mme Alessia Trivellone m’a été communiqué par un ami de votre région qui connaît mon travail sur les cathares (deux thèses universitaires, deux livres, quelques dizaines d’articles dans des revues diverses et participation à divers colloques internationaux).
Ayant utilisé pour mes recherches les textes (qui sont loin d’être rares !) issus des cathares eux-mêmes, quelle n’est pas ma surprise de lire que selon Mme Trivellone « ces mystérieux “hérétiques” ne nous ont laissé aucune source de leur côté… » (sic !) Surprenant de lire un tel propos asséné par une historienne travaillant au XXIe siècle ! Une telle affirmation eût été à la limite recevable au XVIIIe siècle, quand les sources découvertes depuis la fin XIXe jusqu’à la deuxième moitié du XXe siècle étaient inconnues. Mais de nos jours ! La liste est longue des sources hérétiques – incontestées ! – découvertes depuis : une traduction en langue d’Oc du Nouveau Testament (début XIVe ; redécouvert en 1883 et édité en 1887) ; deux traités de théologie : le Livre des deux Principes (XIIIe s. ; redécouvert et édité en 1939) ; plus un traité reproduit pour réfutation, le « traité anonyme » (attribué à Barthélémy de Carcassonne, daté du début XIIIe ; redécouvert et édité en 1961) cité dans un texte attribué à Durand de Huesca (cité avant d’être réfuté, comme cela se pratique depuis haute époque – pour ne donner qu’un seul autre exemple : on ne connaît Celse que par ses citations par Origène) ; plus trois rituels, dits : de Lyon, annexé au Nouveau Testament occitan ; de Florence, annexé au Livre des deux Principes ; de Dublin (redécouvert et édité en 1960) — avec éléments d’accompagnement, ou de préparation, en l’occurrence une glose du Pater, outre notamment une Apologie de la vraie Église de Dieu. Or ces textes émanent bien, depuis différents lieux, de ceux que les sources catholiques appellent cathares : des rituels équivalents suite à un Nouveau Testament et suite à un traité soutenant le dualisme ontologique, tout comme le soutient aussi le traité cathare anonyme donné dans un texte catholique contre les cathares !… Textes suffisamment éloignés dans leur provenance (Occitanie, Italie), et dont la profondeur de l’élaboration implique un débat déjà nourri antécédemment au début XIIIe où apparaît le « traité anonyme ». Et puis apparaissent aussi deux versions latines de la fameuse Interrogatio Iohannis (XIIIe s., avec fragments bulgares du XIIe s.), une conservée à Vienne (témoin le plus ancien, édité depuis 1890) annexée à un Nouveau Testament en latin, l’autre trouvée à Carcassonne (éditée dès 1691).
Excusez du peu !
Mme Trivellone affirme avoir bâti sa conviction sur le livre de 1998 Inventer l’hérésie ?, actes du colloque de Nice, dont l’objet était de s’interroger sur l’authenticité de la « charte de Niquinta ». Sans compter qu’une inauthenticité de ce seul texte n’aurait pas d’incidence décisive sur l’existence de l’hérésie en terre d’Oc (il y a abondance d’autres sources), Mme Trivellone semble ignorer que le colloque de Nice ne pouvant trancher sur la question traitée avait décidé de s’en remettre à l’expertise philologique de l’historien Jacques Dalarun et du philologue spécialisé en paléographie latine Denis Muzerelle, qui concluaient… en faveur de l’authenticité du document !
Le seul point sur lequel on peut s’accorder avec les propos assénés par Mme Trivellone est son affirmation que les hérétiques ne se nommaient pas eux-mêmes « cathares ». C’est loin d’être un scoop ! C’est un point acquis depuis des décennies et mis en lumière définitivement par Jean Duvernoy en 1978 ! Mais de là à extrapoler de cet acquis pour aller jusqu’à dire que « les Cathares ne sont mentionnés que dans un très petit nombre de sources aux XIIe et XIIIe siècles dans de rares sources de l’Empire germanique, dans les années 1160, puis brièvement dans des documents pontificaux, et en Italie au cours du XIIIe siècle » ! Quand on sait que parmi lesdits documents pontificaux, il y a l’usage du mot « cathares » pour qualifier l’hérésie médiévale fait par le pape Innocent III désignant l’hérésie dans le Midi de la France (contre lequel il lancera la croisade), et ce sur la base des canons du IIIe concile de Latran (1179), visant lui aussi sous ce terme « cathares » les mêmes hérétiques du Midi de la France, après que le cistercien Alain de Lille les ait désignés lui aussi sous ce terme depuis l’université de Montpellier, suite à ce que les polémistes rhénans (chez qui on trouve le premier usage connu du terme) aient correspondu sur le problème de l’hérésie dualiste / « manichéenne » / « cathare » donc, avec le cistercien Bernard de Clairvaux prêchant dans le Midi, on est fondé à être interrogé par cette minimisation des sources (« rares », « brièvement » – sic) : que faut-il de plus ?
Et il y a plus dans la dénonciation des « manichéens » (i.e. « cathares ») du Midi de la France, jusqu’à la fondation de l’ordre des dominicains, puis à leur œuvre de prédication, puis d’inquisition, dont on comprend bien qu’on doive être prudent en en lisant l’abondante production. Ce pourquoi j’ai préféré fonder mes recherches sur les sources issues des cathares eux-mêmes… Ce qui permet toutefois de constater que les Inquisiteurs et polémistes, certes de façon négative et donc caricaturale, ont tout de même au-delà de leurs a priori négatifs – forcément ! – une connaissance finalement assez fiable de l’hérésie qu’ils décrivent comme « manichéenne ».
Gageons qu’un travail plus poussé sur les sources (car, à nouveau, elles sont loin d’être rares !) ramènera un peu de raison dans ce débat devenu décidément bien passionnel.

Roland Poupin, pasteur, docteur en théologie, docteur en philosophie


Michel JAS, pasteur – auteur, entre autre, de Braises cathares

Six inexactitudes dans  l’article présentant Alessia Trivelonne et son exposition « LES CATHARES UNE IDEE RECUE » (l’indep du Vendredi 5 octobre 18) :

  1. autour du terme « cathare » : il fut utilisé par les condamnations papales qui visaient le Midi et par Alain de Lille descendu à Montpellier pour les contredire .
  2.  autour d’une prétendue extrapolation à partir de certains registres de l’Inquisition ( revus à la baisse et travaillé, de façon universitaire donc brillante, mais incomplète par M.-G. Pegg, repris par Théry et encore ici par Trivellone ) qui permettraient de voir une Eglise Hérétique Organisée ( Jean Duvernoy, meilleur connaisseur des registres de l’Inquisition, avait, encore une fois, avant sa mort, répondu à Pegg et plus récemment Peter Biller, Shelagh Sneddon et Caterina Bruschi, éditant en 2010 les sources ignorées par Pegg  dans «  Inquisitors and Heretics in Thirteenth-Century Languedoc : Edition and Translation of Toulouse Inquisition Depositions, 1273-1282 »)
  3. l’ignorance des sources hérétiques (« cathares ») : trois rituels, deux ou trois traités  (j’ai personnellement travaillé les originaux cathares sorte de compte rendu, coté occitan hérétique, du colloque de Montréal)
  4. Alessia Trivellone reprend la thèse de Pegg sur les « boni homines » (sécularisant l’expression pour nier le fait hérétique) sans recul critique depuis les réponses aux erreurs de Pegg (cf mon point 2)
  5. Les historiens, plus jeunes, usant d’approche critique (en fait ce n’est plus de la critique mais de la démolition hypercritique ) auraient le mauvais rôle. C’est tout le contraire  (confer “The invention of the invention”: archeology or ideology?, Gabrièle Wersinger-Taylor : “ On constate l’« inflation », dans les milieux des sciences humaines et de l’anthropologie, de publications récentes dont le titre contient le mot invention : L’invention du sujet moderne ; L’invention de Dieu ; L’invention du monde ; L’invention de la culture (Environ 710 titres de l’Année philologique portent cette mention avec une croissance nette ). Aucune notion ne semble aujourd’hui échapper à son invention » etc.)
  6. La Charte de Niquinta (Nicétas) qui serait un faux : Mme Trivellone fait semblant d’ignorer les publications  qui ont répondu à ce soupçon !

Heureusement la page incriminée de l’indépendant présente en bas de page la mention du colloque « Aux sources du catharisme »  Carcassonne 25 octobre – Mazamet 27 octobre qui dira tout le contraire des affirmations de Mme Trivellone .
Mais la pagination met cette annonce sous le titre « À Montpellier et l’an prochain à Fanjeaux » qui concerne l’exposition de Mme Trivellone, ce qui prête à confusion .

Michel JAS, pasteur


Éric Delmas, Président de Culture et études cathares, gestionnaire de ce site et auteur de Catharisme d’aujourd’hui

Patrick du Côme, de l’association Rencontres de Montségur, m’a signalé une exposition à Montpellier sur la thématique de la non-existence des cathares.
Effectivement, le mouvement négationniste anti-cathare est en pleine effervescence sous l’impulsion d’universitaires du sud de la France et, bien entendu, du microcosme d’historiens affiliés aux Cahiers de Fanjeaux.
Un des arguments avancé est que le mot cathare n’a jamais été utilisé au Moyen Âge et que c’est donc une invention tardive.
Puisqu’il paraît que ces gens sont des chercheurs, professionnels de surcroît, je soumets à leur attention un document qui a dû leur échapper, en raison de sa faible importance sans doute : le 27e canon du Concile œcuménique de l’Église catholique de Latran III (1179) qui nous dit : « Quoique l’Église, suivant que le dit saint Léon, rejette les exécutions sanglantes, elle ne laisse pas d’être aidée par les lois des princes chrétiens, en ce que la crainte du supplice corporel fait quelquefois recourir au remède spirituel ; c’est pourquoi nous anathématisons les hérétiques nommés cathares, patarins ou publicains, les albigeois et autres qui enseignent publiquement leurs erreurs, et ceux qui leur donnent protection ou retraite, défendant, en cas qu’ils viennent à mourir dans leur péché, de faire des oblations pour eux, et de leur donner la sépulture entre les chrétiens. »
Retrouver à cette époque — qui je crois fait bien partie du Moyen Âge — une phrase on ne peut plus officielle mêlant cathares, patarins et albigeois, me semblent infirmer ce que disent ces messieurs-dames. Comme quoi la profession d’historien n’a rien d’une garantie de perspicacité.


Gilles-Henri Tardy, au nom de l’église Bogomilo-Cathare (Communauté cathare orientale) (Athènes) :
« Sous l’impulsion de groupuscules hyper-catholiques qui se font l’écho d’ordres inquisitoriaux, la recrudescence de plus en plus virulente d’une rumeur veut que les Cathares n’aient jamais existé.
Avant tout, il semble utile de rappeler que le catharisme est une spiritualité ou si l’on préfère, un courant de la religion chrétienne. Ce courant puise dans le christianisme paulinien et la tradition des églises d’Orient.
Le catharisme est chrétien !
Certains universitaires, probablement en mal de reconnaissance vis à vis d’une certaine église ou plus précisément de certains corps de cette église, avancent hardiment que le catharisme est de création récente et que les cathares ne sont qu’un mythe.
Dans la mesure où ces universitaires auraient pu approfondir leurs recherches en utilisant les outils de l’herméneutique et de la sémiologie, ils auraient pu répondre à notre place.
Cela n’a pas été fait, cette présentation est donc incomplète et frôle le mensonge (par omission). Cependant, comprenons bien que la bonne foi de ces chercheurs n’est pas en cause, c’est le matériau utilisé et la manière dont il est utilisé qui est en cause ; il est en cause par l’approche biaisé voulu par des clercs qui influencent les travaux et qui le font par peur de devenir “victime émissaire”. Or, il n’en est rien. Ces clercs sont passéistes et se meuvent dans un autre âge… très avancé… et qui ne peut plus appréhender les faits avec détachement, sérénité et honnêteté. Il est fort dommage que Mme Alessia Trivellone soit tombé dans le piège de l’obscurantisme ; peut être retrouvera-t-elle avec bonheur la voie de la recherche et rétablira, au moins pour elle-même, sinon une vérité du moins une réalité en parcourant les textes de l’inquisition, les témoignages des notaires royaux, les manuscrits de Leyrins et plus récemment la thèse de doctorat de Stéphanis Drakopoulos, prélat de l’église orthodoxe de Grèce. Nous souhaitons cela à Mme Trivellone, de grand cœur et avec respect.
L’incompétence n’est pas une faute en soi, nous sommes tous incompétents en dehors des domaines que nous ne maitrisons pas nous rappelle le “principe de peter”. Ce qui est grave c’est de produire au public des sources erronées et de soustraire celles qui ne conviennent point à l’entendement d’un groupe clérical.
Ce qui importe ce ne sont pas les noms et les diverses appellations dont, au fil des siècles, ont été “affublés les « Bons Chrétiens », les «Bons Hommes», et «Amis de Dieu» que nous appelons malgré tout « Cathares » ; ce qui importe, ce sont d’une part leurs actes, leurs pensées, et leurs enseignements et d’autres part, les critiques et les violences de leurs adversaires persécuteurs-éradicateur.
Ces appellations ont varié à travers les siècles, à la faveur d’une part des langues utilisées et d’autre part à celle de la loi du plus fort du moment. Cathares est un terme générique pour un ensemble d’hérésies (heresae, dans le sens noble du terme).
J’invite le lecteur à s’imprégner des Ecritures Cathares et de se rapprocher, au travers des multiples conférences, des communautés cathares existantes, qui n’ont rien de folkloriques mais restent des centres d’études ouverts sur le monde et l’Histoire, faisant fi de l’adage que “l’Histoire est écrite par les vainqueurs ».
L’écoute, le partage et le respect en disent plus long que des arguties développées par manque de sources.
(Gilles-Henri Tardy, Master of Arts, (Histoire, sciences sociales et culturelles françaises, NYU)”.


Joël Lafaille, Pieusse

Il ne manquait qu’une négationniste à nos martyrs. Pour ma part, elle pense et dit ce qu’elle pense, donc aucune polémique. Les bûchers, l’odeur des corps, les cris de la chair qui renâcle ne sont pas ceux des bons chrétiens, nous dit elle, mais d’hérétiques lambdas. Je suis triste que l’on salisse notre puissant passé.

En écrivant ces lignes je pensais  à ce poème lu à la stèle dans le début des années 80 , Olivier Cèbe était présent je pense et Lucienne Julien absente mais en vie: ” seul immobile face à ce passé puissant, à l’heure où lancinante une chouette Ulule ,je regarde éperdu l’immense crépuscule embraser Montségur dans des flammes de sang” ce texte est resté en moi  et ce soir je pense aux victimes de l’intolérance de la barbarie à nos frères de Monségur mais aussi  à  ceux de Treblinka  et à ceux qui  mouront demain pour la liberté , pour moi ils font parti de la même cohorte , oui une grande tristesse a traversé mon être
A leu Patrick


Dominique Dhenry, Pdt de Catharisme et Paratge Foix 09

Merci de ce message.
J’ai visionné une conférence (début 2018) donnée à Montségur par Claire Colombi (Ecole des chartes).
Ses considérations vont dans le même sens avec parfois des affirmations ahurissantes :
– Parce que Déodat Roché était franc-maçon, rose-croix et affilié à la théosophie, ses propos ne peuvent être considérés comme scientifiques… (Isaac Newton s’adonnait à l’alchimie, B Franklin était FM…)
– Ce sont les communistes, qui, au lendemain de la guerre, ont poussé à la roue pour faire surgir de l’histoire le catharisme (pour les communistes : ni dieu… ni maître, il faut le rappeler. On voit mal des communistes favoriser la résurgence d’une religion !),
– Zoé Oldembourg n’a pas écrit ses livres sur le catharisme, elle était en fait le factotum d’un groupe secret qui tenait sa plume,
– le Catharisme était, somme toute, un phénomène “extrêmement” marginal…
Etc…

Ce qui apparaît nettement : tout cela apparaît coordonné ! Ce ne peut être le fait de coïncidences… Certains redoutent une “résurgence” du catharisme !
Une info, la vidéo est disponible sur un site ou intervient ….Alain Soral !!! c’est tout dire !!!
Je pense que des réponses doivent être apportées. On devrait en discuter lors de notre prochaine réunion du 14 octobre prochain.

Amistat

Dominique Dhenry, Pdt de Catharisme et Paratge Foix 09

La réaction qui suit est issue de la page Facebook du Musée du catharisme de Mazamet. Les deux personnes qui interviennent sont bien connues et sont les fondatrices du CIRCAED (collectif co-organisateur du colloque des 25 et 27 octobre prochains).

Anne Brenon archiviste paléographe, historienne du catharisme, etc. et Pilar Jimenez docteur en histoire (université de Toulouse)

« À propos des cathares, on a pu constater récemment qu’on joue « habilement » de ambiguïté du mot (cathare) et de la réalité. Que les « hérétiques » dits « cathares » ne (se) soient pas appelés cathares dans le Midi est aujourd’hui admis de tous les historiens. En réalité, si l’usage abusif du nom cathare remonte au XIXe siècle, le voilà aujourdhui utilisé comme prétexte pour affirmer que les « hérétiques » en question ne se sont jamais organisés en communautés, en Eglise – opinion/position défendue par A. Trivallone dans son entretien du 5 octobre à l’Indépendant…
Pourtant, les sources médiévales témoignent longuement et abondamment du contraire, tant les registres de l’Inquisition que les sources cathares, pardon, les sources provenant des « hérétiques » eux-mêmes. Peut-on balayer leur existence d’un revers de main ?
Contrairement à cette prise de position infondée, les sources documentant les « hérétiques » dits « cathare » sont nombreuses, riches et diversifiées. Le chantier historien ne peut se situer par rapport au faux problème de l’existence ou non de ces sources, mais porte, restons sérieux, sur leur étude critique. C’est ce à quoi s’emploient les médiévistes internationaux, spécialistes des textes médiévaux, qui viendront du 25 au 27 octobre prochain, à Carcassonne et Mazamet, faire un point actualisé de leur recherche sur les Sources cathares. Nous sommes heureux de vous convier à ces rencontres, librement ouvertes à tous, lieu d’un débat scientifique, constructif – et courtois. »

Anne Brenon et Pilar Jimenez

Bilan de l’association

5-Culture

Bilan de l’association

Le statut de 1901 permet une gestion opaque qui fait qu’il est largement privilégié par des groupes peu désireux d’exposer au plein jour leur gestion et leurs activités.
Le catharisme ne saurait se satisfaire d’une telle attitude.
Nous faisons donc le choix d’agir de façon transparente et honnête. Pour cette raison nous publierons, tous les ans, notre bilan financier.

Bilan financier

PÉRIODE DU 1ER JANVIER 2018 AU 31 DÉCEMBRE 2018

Le double changement de banque opéré dans l’année, suite à l’impossibilité d’obtenir les services dûs a un peu compliqué la gestion des comptes. En voici donc un résumé.

Bénéfices

Gestion (report)
Abonnements au site
Activités commerciales (bibliothèque)
Trop perçu frais bancaires
Remise frais de tenue de compte
Cotisations et dons
2 085,13 €
162,83 €
939,02 €
13,12 €
51,90 €
924,88 €

Sous total : 4 176,88 €

Dépenses

Gestion compte bancaire
Scanner
Matériel et frais site (hébergement et noms de domaine)
Location salle Rencontre
Achat livres
Massicot revue
Droits d’auteur et frais de port
173,40 €
629,00 €
207,70 €
300,00 €
767,96 €
149,90 €
789,06 €

Sous total : 3 017,02 €

Total final : 1 159,86 €

En raison du recours systématique à Internet pour toutes les réunions et assemblée générale, l’association ne génère presque pas de frais de fonctionnement.

Rejoignez-nous !

5-Culture

Logo association

Culture et études cathares (a. s. b. l.)

Cette association sans but lucratif (a.s.b.l.) — relevant de la loi de 1901 en France — a été créée à l’occasion de la troisième Rencontre de la diversité cathare (juin 2011).

Objectifs et actions

Elle a pour objectif de permettre la mise en valeur de la culture relative à la religion chrétienne cathare et à favoriser la recherche documentaire et les études des pièces permettant d’en rendre, le plus fidèlement possible, la réalité historique et le contenu doctrinal.
Volontairement laïque, elle est composée de sympathisants athées et de croyants de toutes chapelles.
Elle œuvre pour permettre à la recherche d’explorer, non seulement les facettes du catharisme déjà étudiées par d’autres — afin de les approfondir —, mais aussi les domaines que les chercheurs ont à peine effleurés, voire qu’ils ont volontairement ignorés.
Parallèlement à ce travail de fond, elle organise des activités de communication, d’information et de mise en réseau pour apporter une information de qualité sur le catharisme médiéval, sur le christianisme authentique qui l’a précédé et porté, afin de favoriser le rapprochement des croyants et sympathisants d’un catharisme moderne, ancré dans l’esprit de celui du Moyen Âge et donc évolutif dans sa logique doctrinale, c’est-à-dire adapté à notre époque pour ce qui le justifie.
De nombreuses actions et activités ont déjà été menées que vous pouvez suivre sur le site et de nouvelles sont initiées régulièrement. Cette association participe, à son niveau, à entretenir et à faire croître le réseau de sympathisants, fer de lance d’une conception sociale égalitaire et, pourquoi pas, vivier de la communauté chrétienne cathare en développement.

Éric Delmas, président en charge de l’administration générale et de la communication.

Informations techniques

Culture et Études Cathares est une association sans but lucratif, telle que réglementée par la Loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association.
Elle n’a aucun objectif confessionnel et aucune volonté de prosélytisme. Elle accueille d’ailleurs toutes les bonnes volontés sans fixer le moindre critère d’appartenance politique, social, ethnique ou religieux.

Le Conseil d’Administration est composé de six membres. L’Assemblée générale de 2019 à nommé les personnes suivantes (par ordre alphabétique) :

  • Éric Delmas, administrateur en charge de la gestion générale (secrétariat & trésorerie) et de la communication (président) ;
  • Stephan Fesquet, administrateur en charge des manifestations et des activités extérieures ;
  • Olivier Pascual, administrateur chargé de la recherche ;
  • Gilles Henri Tardy, administrateur chargé de la recherche ;
  • José Vidal, administrateur en charge des manifestations et des activités extérieures ;
  • Élysabeth Vonarb Bazerque, administratrice en charge de la gestion générale (secrétariat & trésorerie).

Le siège social est situé 10 D rue Alfred de Musset 11000 Carcassonne.

Vous pouvez nous rejoindre ou nous faire des dons via la boutique du site.
Les frais de gestion de l’association sont très faibles grâce à l’utilisation d’Internet et de Facebook pour les échanges et les réunions, ce qui fait que nous pouvons utiliser près de 100% des fonds recueillis pour nos actions.

Adhérez à Culture et études cathares

Notre association a besoin du soutien de tous pour mener à bien ses actions.

Si vous envisagez de nous rejoindre, pensez à lire d’abord les statuts et le règlement intérieur, car on ne peut décemment s’engager dans un contrat d’association sans en connaître les tenants et les aboutissants. Ils sont disponibles dans le menu Culture et études cathares, ainsi que notre bilan financier que nous publions dans un soucis de totale transparence.

Pour adhérer vous devez remplir le bulletin d’adhésion ci-dessous et y joindre les pièces demandées. Ensuite, vous devez payer votre adhésion sur la boutique du site. Dès réception de votre paiement nous vous adresserons un reçu par courriel.

Attention : Pour participer aux échanges entre adhérents et à l’Assemblée générale annuelle, vous devez disposer d’un compte Facebook®. Si vous êtes inquiet des éventuelles dysfonctionnements de ce réseau social, voici comment créer un compte totalement anonyme.

En raison de ce statut associatif, les dons et les cotisations ne sont pas déductibles des impôts.

Formulaire de demande d’adhésion à Culture et études cathares

Je sollicite mon adhésion à l’association Culture et Études Cathares au titre de l’année en cours.
Je confirme avoir pris connaissance des statuts et du règlement intérieur en vigueur à la date de ma demande, les accepte et m’engage formellement à les respecter.

Renseignements personnels :

Attention : L'adhésion ne sera valide que si le bulletin est accompagné des pièces demandées et si la cotisation est encaissée.

N. B. : La date de la demande sera celle de la réception du présent document par le secrétariat. Il n'est pas nécessaire de signer le document, la conformité de l'adresse courriel d'envoi et de celle figurant en tête de document vaut validation.
Les items précédés d'un astérisque * sont obligatoires. Les documents à scanner le sont aussi mais peuvent être adressés autrement en cas de difficulté à les joindre au formulaire.

*Civilité (cochez la case adaptée : MadameMonsieur

*Votre nom d'usage

Votre nom de naissance (si différent)

*Votre prénom

*Date de naissance (format à respecter : aaaa-mm-jj)

*Votre adresse courriel (obligatoire)

Identité FaceBook (nécessaire pour participer aux forums et à l'Assemblée Générale)

*Adresse postale complète (rue, code postal, ville, pays)

N.B. : Tout changement d'adresse postale et/ou courriel doit être notifié immédiatement au secrétariat.

*Cochez la case correspondant au type d'adhésion désirée

Membre actif (15 €)Membre bienfaiteur (30 €)

N. B. : Toute somme versée en plus de la cotisation choisie sera considérée comme un don manuel.

Ajouter une copie recto de votre pièce d'identité (format png, pdf ou jpg - taille maxi 400 ko)

Ajouter une photo d'identité (format png, pdf ou jpg - taille maxi 400 ko)

N.B. : Les informations demandées ci-dessous ne sont pas obligatoires mais peuvent aider à vous contacter en cas de changement de coordonnées non signalé :

Tél. domicile au format international (ex. +33412345678)

Tél. cellulaire au format international (ex. +33612345678)

Courriel secondaire

Adresse Skype

Votre adhésion vous donne droit à un accès illimité aux publications du site Catharisme d'aujourd'hui pour la durée de celle-ci. Veuillez indiquer quel nom d'utilisateur vous souhaitez utiliser afin qu'un compte soit créé à votre nom. Un mot de passe vous sera adressé secondairement et vous pourrez le modifier dans votre espace personnel.

En validant le formulaire vous certifiez exact les renseignements fournis.

Note : La date de naissance permet de vérifier que l’adhérent est majeur. Les informations nominatives permettent de justifier les adhésions auprès de la Préfecture.
L’Assemblée générale de l’association, les réunions du Conseil d’Administration et les échanges entre les adhérents se font via Facebook. Disposer d’un compte, même anonyme, sur ce réseau social est donc indispensable pour participer pleinement à la vie de l’association. 

L’adhérent s’engage à signaler au secrétariat tout changement intervenant dans les informations indiquées ci-dessus.

Paiement de la cotisation :

Pour payer votre cotisation, rendez-vous obligatoirement dans la boutique et cochez le type d’adhésion choisi (membre actif ou bienfaiteur).
Vous pouvez payer par Paypal® via votre compte (si vous en disposez d’un sur cette plate forme bancaire) ou par carte bancaire. Pour les personnes situées en zone SEPA, vous pouvez aussi payer par virement, cependant si votre virement n’apparaît pas dans nos relevés sous huit jours, votre demande est annulée et vous devrez la reprendre dès le début.
Les paiements par chèque ne sont plus acceptés en raison d’un nombre d’incidents de paiement trop important.

Les informations personnelles figurant sur la fiche font l’objet d’une déclaration à la CNIL et sont soumises aux dispositions de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés (Journal officiel du 7 janvier 1978 et rectificatif au J.O. du 25 janvier 1978) Vous trouverez toutes les informations utiles sur cette page.

Comment faire un don ?

5-Culture

Faire un don dans la boutique

Si ce site fonctionne indépendamment, l’association Culture et études cathares et la Bibliothèque cathare sont dépendantes de vous.
Le financement de l’association est assuré par les adhésions et les activités, comme la vente du livre Catharisme d’aujourd’hui dans la boutique du site.
Les gains de la vente du livre sont affectés prioritairement à l’achat de livres et de documents destinés à enrichir le fond documentaire qui constitue la mémoire du Catharisme et dont se servent les chercheurs pour accéder aux informations indispensables à leurs travaux.

Pour permettre de compléter les finances afin d’assurer les différentes missions et activités, nous avons proposé aux visiteurs du site de faire des dons manuels au moyens de « produits » adaptés situés dans la boutique.
Pour ce faire, il vous suffit de combiner les bourses de façon à atteindre la somme que vous désirez donner.
Ces dons sont affectés à l’association, mais vous pouvez les affecter à des missions précises en l’indiquant au moment de la commande.

Quand vous choisissez un produit dans la boutique, votre panier d’achat s’affiche pour vous rappeler ce que vous désirez acheter. Vous pouvez régler la quantité et retourner dans la boutique pour poursuivre vos achats. Ainsi, concernant les dons manuels, vous pouvez mixer les quantités et les « produits » pour atteindre le montant exact désiré.

Une fois votre panier d’achat complet, en validant votre commande, le récapitulatif s’affiche pour vous permettre d’indiquer les détails de facturation et de paiement. Si vous souhaitez affecter votre don à une activité précise (bibliothèque, financement spécifique, etc.), précisez-le dans le panneau « Notes de commande ».

Maintenant que vous savez comment faire, rendez-vous dans la boutique.

Catharisme – Histoire, philosophie et spiritualité d’hier à aujourd’hui

1-Bibliothèque cathare

Catharisme

Histoire, philosophie et spiritualité d’hier à aujourd’hui

L’association Culture et études cathares vous propose une revue totalement centrée sur le Catharisme et recouvrant tous les domaines d’étude, d’analyse et de compréhension de ce sujet.

Ayant fait le constat de la quasi disparition des revues qui ont marqué l’étude du Catharisme et conscient que la plupart d’entre-elles n’étaient pas uniquement concentrées sur cette religion, tant dans leur approche historique que spirituelle, la justification de cette revue est apparue évidente aux responsables de l’association.

Pour des raisons de coût — aussi bien pour l’association que pour les lecteurs — qui auraient pu freiner, voire empêcher sa publication, cette revue paraîtra sous la forme d’un fichier électronique que vous pourrez consulter gratuitement.
Ce fichier pdf, au format A5 sera proposé aux adhérents de l’association et aux auteurs (pendant un an après leur publication) dans un format  — dit imposé — permettant une impression recto-verso qui, après pliage, reproduira le document sous forme de livret lisible comme si la revue avait été réalisée en imprimerie.

Publiez vos travaux

Si vous souhaitez participer à cette entreprise en publiant vos travaux personnels, libres de tout engagement envers un éditeur ou un support de publication, vous pouvez le faire librement en nous proposant votre travail via le formulaire accessible à cette adresse.
Le Comité de rédaction est libre d’accepter ou de refuser un document selon qu’il considère qu’il correspond ou pas à la ligne éditoriale de la revue, ou de vous proposer quelques adaptations si cela est possible.
La publication dans la revue ne vous engage à aucun contrat d’exclusivité avec nous.
Vos droits d’auteur sont bien entendu maintenus, conformément à la loi, mais aucune rémunération ne sera possible sous quelque forme que ce soit.

Le Comité de rédaction reçoit également les commentaires constructifs des lecteurs qui peuvent être publiés dans un numéro suivant de la revue.

Respect des droits d’auteur et de la propriété intellectuelle

Les articles restent soumis au droit d’auteur et ne peuvent être reproduits sans l’autorisation des auteurs.
Si vous le souhaitez, vous pouvez citer des passages courts des textes publiés dans la revue, sous réserve de citer vos sources comme cela est de règle en la matière, en indiquant :

  • Auteur (Nom, Prénom) ;
  • Titre de l’article ;
  • Titre de la revue (en italiques) ;
  • Tome ou année de publication ;
  • Numéro (N°) ;
  • Date de publication ;
  • Première page-dernière page.

Le non respect des règles du droit d’auteur et des obligations concernant la reproduction et les citations sont susceptibles de poursuites conformément aux dispositions de la loi de la propriété intellectuelle. Le ressort judiciaire est celui du siège social de l’association.


2018
Janvier n°1

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Sommaire
Annie Cazenave : La société occitane avant 1209 (1e partie)
Éric Delmas : Pratique méditative des Bons-Chrétiens
Éric Delmas : La non-violence est-elle un mythe ?
José Vidal Tolosa : Vous êtes en pays cathare !

Mai n°2

Version pdf 

Sommaire
Éditorial – Éric Delmas : L’aventure continue
Annie Cazenave : La société occitane avant 1209 (2ndepartie)
Éric Delmas : L’Esprit et les Cathares
Pierre Cortinas : Réflexions sur l’Endura
Olivier Pascual : Mon chemin d’espérance

Septembre n°3

Version pdf 

Sommaire
Éditorial – Éric Delmas : Les chemins de traverse
Kepa Arburua Olaizola : Et si on parlait de l’après-Catharisme ?
Éric Delmas : La mondanité
Gilles-Henri Tardy : La Consolation (1ère partie)
José Vidal : L’Église des Bonshommes

2019
Janvier n°4

Version pdf 

Sommaire
Éditorial – Éric Delmas : Le négationnisme du Catharisme
Roland Poupin : L’hérésie dans l’histoire comme éternité embourbée
Ruben Sartori : La parabole dite du bon samaritain
Gilles-Henri Tardy : La Consolation (2partie)
Éric Delmas : Vivre le Catharisme

Avril n°5

Version pdf 

Éditorial – Éric Delmas : La popularité du catharisme
Ruben de Labastide : Les cathares : étymologie
Ruben de Labastide : Dépositions de cathares brûlés
Éric Delmas : Glose du Pater d’aujourd’hui (1ère partie)
Christine Lany : La môme transparente et l’ours solitaire

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