Première lettre de Pierre – Chapitre 4

1 636 vue(s)

Ce texte est tiré du Nouveau Testament publié dans la collection La Bibliothèque de la Pléiade des éditions NRF Gallimard.
Introduction de Jean Grosjean, textes traduits, présentés et annotés par Jean Grosjean et Michel Léturmy avec la collaboration de Paul Gros.
Afin de respecter le droit d’auteur, l’introduction, les présentations et les annotations ne sont pas reproduites. Je vous invite donc à vous procurer ce livre pour bénéficier pleinement de la grande qualité de cet ouvrage.

Première lettre de Pierre

Chapitre 4

1 – Puisque le Christ a souffert dans sa chair, armez-vous aussi de cette pensée que celui qui a souffert dans sa chair a rompu avec le péché
2 – afin de ne plus vivre pour les convoitises des hommes, mais pour la volonté de Dieu le reste du temps.
3 – Nous avons en effet passé assez de temps à faire ce que veulent les nations, en nous enfonçant dans les débauches, les convoitises, les enivrements, les orgies, les beuveries et les coupables idolâtries.
4 – Les gens trouvent étrange que vous ne couriez pas avec eux à leur débordement funeste et ils blasphèment.
5 – Ils rendront compte à celui qui s’apprête à juger les vivants et les morts.
6 – Car les morts aussi ont été évangélisés pour que, jugés dans leur chair selon les hommes, ils vivent dans l’Esprit selon Dieu.
7 – La fin de tout est proche. Ayez donc du bon sens et de la sobriété pour prier.

Mon analyse :
La souffrance dans la chair est bien souvent la résultante du choix de vie en Christ. Dans ce monde malin, celui qui veut vivre sans pécher se trouve en opposition avec ceux qui se délectent dans le péché et il est sans défense face à eux. Donc, Pierre indique que la souffrance que l’on endure quand on se dit du Christ est un des signes que l’on a rompu avec le péché du monde. Mais, au final, ce n’est pas celui qui souffre dans sa chair qui devra rendre compte car il vit selon la voie tracée par l’Esprit de Dieu.

8 – Ayez surtout un amour intense entre vous, car l’amour voile nombre de péchés.
9 – Soyez hospitaliers entre vous, sans murmurer.
10 – Dévouez-vous les uns aux autres, chacun selon le don qu’il a reçu, comme de bons intendants d’une multiple grâce de Dieu.

Mon analyse :
L’autre moyen pour vivre sans péché, est l’Amour. Il doit être absolu, ouvert et sans arrière-pensée. L’humilité qui est la conséquence directe de l’Amour nous convainc d’agir, chacun à la hauteur de ses capacités, dans la juste estime de soi.

11 – Qu’on ne dise que des oracles de Dieu et qu’on ne se dévoue qu’avec la force que Dieu fournit afin que Dieu soit en tout glorifié par Jésus Christ à qui sont la gloire et la domination dans les âges des âges, amen.
12 – Chers, ne trouvez pas étrange cet incendie qui est venu en vous pour vous éprouver, comme s’il vous arrivait une étrangeté,
13 – mais réjouissez-vous d’avoir part aux souffrances du Christ pour exulter de joie au dévoilement de sa gloire.
14 – Vous êtes magnifiques si on vous injurie pour le nom du Christ, car l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu repose sur vous.
15 – Mais qu’aucun de vous ne souffre comme meurtrier, voleur, malfaiteur ou espion.
16 – Au contraire, s’il souffre comme chrétien, qu’il n’ait pas honte et que, par ce nom, il glorifie Dieu.
17 – Voici en effet le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Et, s’il débute par nous, quelle sera la fin de ceux qui ont refusé l’évangile de Dieu ?
18 – Si le juste est à peine sauvé, où seront l’impie et le pécheur ?
19 – Que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu confient donc, en faisant le bien, leur âme au créateur fidèle.

Mon analyse :
Enfin, vivons dans la foi et dans son expression permanente. Nous devons agir, mais uniquement en nous fixant de le faire dans le respect du commandement de Dieu et pour mériter sa grâce. Cela nous bouleverse intérieurement autant que nous sommes malmenés par le monde. Cela nous rassure car cela montre que nous sommes dans le bon cheminement et non pas dans les vices de ce monde. Si nous sommes fermes dans cette voie lorsque viendra la fin nous serons mieux traités que ceux qui auront cédé à la facilité. En fait, si cette façon de voir le comportement du Chrétien est commune à tous les Christianismes, l’idée d’une récompense et d’une punition finale diffère chez les Cathares. Cette vision négative ne s’applique qu’à la fin de notre vie terrestre. En effet, à chaque fois que meurt le corps qui emprisonne notre esprit, c’est notre état d’avancement dans la voie de Dieu qui détermine si nous pouvons, par sa grâce, échapper à cet enfer. Mais, à la fin des temps, tous les esprits saints seront sauvés sans distinction et peu importe quand cela sera intervenu. L’ouvrier de onzième heure aura le même salaire que les autres.

Revenir au sommaire

Faites connaître cet article à vos amis !

Information

Contenu soumis aux droits d'auteur.

0