Première lettre de Paul aux Corinthiens – 13

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Ce texte est tiré du Nouveau Testament publié dans la collection La Bibliothèque de la Pléiade des éditions NRF Gallimard.
Introduction de Jean Grosjean, textes traduits, présentés et annotés par Jean Grosjean et Michel Léturmy avec la collaboration de Paul Gros.
Afin de respecter le droit d’auteur, l’introduction, les présentations et les annotations ne sont pas reproduites. Je vous invite donc à vous procurer ce livre pour bénéficier pleinement de la grande qualité de cet ouvrage.

Lettre aux Corinthiens

Chapitre 13

1 – J’aurais beau parler les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas de charité, je ne suis qu’un cuivre retentissant, une cymbale glapissante ;
2 – j’aurais beau prophétiser, savoir tous les mystères et toute la science, j’aurais beau avoir toute la foi au point de déplacer des montagnes, si je n’ai pas de charité, je ne suis rien ;
3 – quand je donnerais tous mes biens en pâture, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas de charité, cela ne me sert à rien.

Mon analyse :
« Je vais vous montrer un chemin excellent »… nous dit Paul à la fin du chapitre précédent. Ce chemin c’est la charité, c’est-à-dire l’Amour absolu, ou comme j’aime mieux l’appeler, la Bienveillance. Cette Bienveillance est plus efficace que tous les dons spirituels précédemment cités. Ce qui est fait sans Bienveillance n’est rien.

4 – La charité est généreuse, la charité est prévenante, elle ne fait pas de zèle, la charité ne se vante pas, ne se gonfle pas,
5 – ne se débraille pas, elle ne cherche pas son intérêt, n’exaspère pas, ne médite pas le mal,
6 – elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité.
7 – Elle supporte tout, se fie à tout, espère tout, résiste à tout.
8 – Jamais ne cesse la charité. Mais les prophéties ? elles seront abolies ; les langues ? elles se tairont ; la science ? elle sera abolie.
9 – Car partielle est notre science, partielle notre prophétie.
10 – Mais quand viendra le parfait, le partiel sera aboli.

Mon analyse :
Le verset 4 est repris régulièrement dans les ouvrages avec Amour à la place de charité. Mais c’est un contresens car il s’agit bien entendu de Bienveillance. Nous avons là la seule définition valable de la Bienveillance ; elle est humble et modeste, attentionnée et douce, sans limite et sans attente de contrepartie. Elle est endurante et éternelle car elle est d’essence divine. Rien ne peut résister à la Bienveillance car elle seule dispose de l’Être qualité divine par excellence. Et Paul nous dit que sa venue sera le signe de la fin du temporel.

11 – Quand j’étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant ; une fois homme, j’ai aboli ce qui était de l’enfant.
12 – À présent nous voyons confusément dans un miroir, mais nous verrons alors face à face. À présent, partielle est ma science, mais je connaîtrai alors comme je suis connu.
13 – Maintenant, la foi, l’espérance et la charité demeurent toutes trois, mais la plus grande est la charité.

Mon analyse :
Le salut nous révèlera la vérité divine et nous éclairera comme rien en peut le faire ici-bas. Nous croyons savoir ? nous ne savons rien. La Bienveillance est au-dessus de tout, même de la foi et de l’espérance. Voilà bien pourquoi Christ nous a dit : « Aimez-vous les uns les autres. »

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