Première lettre de Jean – Chapitre 3

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Ce texte est tiré du Nouveau Testament publié dans la collection La Bibliothèque de la Pléiade des éditions NRF Gallimard.
Introduction de Jean Grosjean, textes traduits, présentés et annotés par Jean Grosjean et Michel Léturmy avec la collaboration de Paul Gros.
Afin de respecter le droit d’auteur, l’introduction, les présentations et les annotations ne sont pas reproduites. Je vous invite donc à vous procurer ce livre pour bénéficier pleinement de la grande qualité de cet ouvrage.

Première lettre de Jean

Chapitre 3

1 – Voyez quel amour le Père nous a donné, pour qu’on nous appelle enfants de Dieu ! et nous le sommes. Le monde ne nous connaît pas parce qu’il ne l’a pas connu.
2 – Chers, maintenant nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n’est pas encore manifesté, mais nous savons, quand ce sera manifesté, que nous lui serons pareils parce que nous le verrons comme il est.
3 – Et quiconque espère cela de lui se purifie comme est pur celui-là.
4 – Quiconque pratique le péché pratique aussi l’iniquité, car le péché est une iniquité,
5 – mais vous savez que celui-là s’est manifesté pour enlever les péchés et qu’à n’y a pas en lui de péché.
6 – Quiconque demeure en lui ne pèche pas. Quiconque pèche ne l’a ni vu ni connu.
7 – Petits enfants, que personne ne vous égare. Celui qui pratique la justice est juste comme est juste celui-là.
8 – Celui qui pratique le péché est du diable, car le diable pèche dès le principe. C’est pour défaire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté.
9 – Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, car la semence demeure en lui : il ne peut pas pécher, car il est né de Dieu.

Mon analyse :
Les trois premiers versets sont excellents car ils voient les choses clairement. C’est l’amour qui fait de nous des enfants de Dieu. Dieu est inconnu du monde comme le sont ses enfants. Ensuite, l’aspect sacrificiel et judéo-chrétien revient à la charge. On passe de l’amour à la justice. Mais le verset 9 dit une chose importante. Si l’on est de Dieu on ne peut pas pécher. Donc, si l’homme pèche c’est qu’il a en lui quelque chose qui n’est pas de Dieu.

10 – Les enfants de Dieu et les enfants du diable sont manifestes en ceci : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, ni celui qui n’aime pas son frère,
11 – car ce que vous avez entendu annoncer dès le principe, c’est de nous aimer les uns les autres.
12 – Non comme Caïn qui était du mauvais et qui égorgea son frère. Pourquoi l’égorgea-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises et que celles de son frère étaient justes.

Mon analyse :
L’auteur émet l’idée qu’il y aurait des enfants de Dieu et des enfants du diable. Terrible remarque qui scinde ainsi les hommes en deux camps. Mais comment le justifier si l’on considère Dieu comme créateur du ciel et de la terre et de tout ce qui y vit ?

13 – Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous a en haine.
14 – Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie parce que nous aimons nos frères, mais celui qui n’aime pas demeure dans la mort.
15 – Quiconque a son frère en haine est homicide, et vous savez qu’aucun homicide n’a en lui, à demeure, la vie éternelle.
16 – Nous avons connu l’amour à ce que celui-là a donné sa vie pour nous. Nous devons aussi donner notre vie pour nos frères.
17 – Celui qui a les ressources de ce monde et voit son frère dans le besoin et lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ?
18 – Petits enfants, n’aimons pas en parole avec la langue, mais en œuvre avec vérité.
19 – Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité et nous persuaderons devant lui notre cœur,
20 – si notre cœur nous blâme, que Dieu est plus grand que notre cœur et qu’il connaît tout.
21 – Chers, si notre cœur ne nous blâme pas, nous avons de la franchise envers Dieu,
22 – et quoi que nous demandions, nous le recevrons de lui parce que nous gardons ses commandements et faisons ce qui lui plaît.
23 – Et son commandement est de nous fier au nom de son Fils Jésus Christ et de nous aimer les uns les autres comme il nous en a donné commandement.
24 – Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu et Dieu en lui. Et nous connaissons qu’il demeure en nous à l’Esprit qu’il nous a donné.

Mon analyse :
Enfin, l’amour revient au premier plan. Le verset 13 figure en entame du sermon de Pierre Authier à Pierre Maury dans les archives de l’Inquisition de Pamiers. C’est bien l’amour qui nous fait enfants de Dieu. Et cet amour se manifeste en actes au quotidien. Et cela est le seul commandement de Christ.

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