Première lettre de Jean – Chapitre 2

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Ce texte est tiré du Nouveau Testament publié dans la collection La Bibliothèque de la Pléiade des éditions NRF Gallimard.
Introduction de Jean Grosjean, textes traduits, présentés et annotés par Jean Grosjean et Michel Léturmy avec la collaboration de Paul Gros.
Afin de respecter le droit d’auteur, l’introduction, les présentations et les annotations ne sont pas reproduites. Je vous invite donc à vous procurer ce livre pour bénéficier pleinement de la grande qualité de cet ouvrage.

Première lettre de Jean

Chapitre 2

1 – Mes petits enfants, je vous écris cela pour que vous ne péchiez pas, mais si quelqu’un pèche nous avons un paraclet chez le Père, Jésus Christ le juste.
2 – C’est lui qui est propitiation pour nos péchés et non seulement pour les nôtres mais aussi pour le monde entier.
3 – Si nous gardons ses commandements, nous savons par là que nous le connaissons.
4 – Celui qui dit : Je le connais, et qui ne garde pas ses commandements est un menteur, il n’y a pas en lui de vérité.
5 – Mais celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est en lui vraiment parfait. Par là nous savons que nous sommes en lui.
6 – Celui qui dit demeurer en lui doit marcher comme a marché celui-là.
7 – Chers, je ne vous écris pas un commandement nouveau, mais un commandement ancien que vous avez eu dès le principe. Ce commandement ancien est la parole que vous avez entendue.
8 – Mais le commandement que je vous écris est encore nouveau, c’est vrai pour lui comme pour vous, car les ténèbres s’en vont et la lumière véritable brille déjà.
9 – Celui qui dit être dans la lumière et qui a son frère en haine est dans les ténèbres jusqu’à présent.
10 – Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, il n’y a pas en lui d’embûche.
11 – Mais celui qui a son frère en haine est dans les ténèbres, marche dans les ténèbres et ne sait où il va, car les ténèbres ont aveuglé ses yeux.

Mon analyse :
La formule initiale désigne simplement l’auditoire. L’auteur rappelle la conception judéo-chrétienne de la passion (propitiation pour nos péchés) et insiste sur la nécessité d’action face aux commandements de Jésus et sur l’erreur de ceux qui disent et ne font pas. Ils vise ici les gnostiques accusés de dire sans agir.

12 – Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont remis à cause de son nom.
13 – Je vous écris, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le principe. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous êtes vainqueurs du mauvais.
14 – Je vous ai écrit, enfants, parce que vous connaissez le Père. Je vous ai écrit, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le principe. Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, que la parole de Dieu demeure en vous et que vous êtes vainqueurs du mauvais.

Mon analyse :
L’alternance des formules vise à montrer que tous sont à la fois enfants d’une nouvelle connaissance et anciens car au fait de ce qu’il faut savoir.

15 – N’aimez pas le monde ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui,
16 – car tout ce qui est dans le monde, convoitise de la chair, convoitise des yeux et vantardise des ressources, ne vient pas du Père, mais vient du monde.
17 – Et le monde s’en va avec sa convoitise, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure pour toujours.
18 – Enfants, c’est la dernière heure. Vous avez entendu que vient l’antéchrist, et il y a maintenant beaucoup d’antéchrists. Nous connaissons là que c’est la dernière heure.
19 – Ils sont sortis de chez nous, mais ils n’étaient pas de chez nous. S’ils avaient été de chez nous, ils seraient demeurés avec nous, mais ils ont manifesté que tous ne sont pas de chez nous.

Mon analyse :
On retrouve ici les accents du Jean apocalyptique qui annonce la fin des temps et l’action des alliés du diable.

20 – Vous, vous avez reçu du Saint une onction et vous savez tout.
21 – Je vous ai écrit non parce que vous ignorez la vérité, mais parce que vous la savez et qu’aucun mensonge ne vient de la vérité.
22 – Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le christ ? C’est l’antéchrist, il nie le Père et le Fils.
23 – Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père. Celui qui avoue le Fils a aussi le Père.
24 – Que demeure en vous ce que vous avez entendu dès le principe. Si ce que vous avez entendu dès le principe demeure en vous, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père.
25 – Et la promesse qu’il nous a faite est la vie éternelle.
26 – Je vous ai écrit cela sur ceux qui vous égarent,
27 – mais l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous et vous n’avez besoin de personne pour vous enseigner. Puisque son onction vous enseigne tout et qu’elle est vraie et ne ment pas, demeurez en lui selon ce qu’elle vous a enseigné.
28 – Maintenant, petits enfants, demeurez en lui pour que nous ayons de la franchise quand il se manifestera et que nous n’ayons pas honte devant lui à son avènement.
29 – Si vous savez qu’il est juste, reconnaissez que quiconque pratique la justice est né de lui.

Mon analyse :
L’auteur valorise ceux qui restent fidèle à Jésus et qui ne renient pas sa divinité comme le font certains gnostique (on pense ici à Cérinthe). En fait, il cherche à rassurer son auditoire en lui disant que, quoi qu’il arrive, ils sont certains de résister grâce à l’onction qu’ils ont reçue par leur baptême. Sous entendu, vous devez résister, c’est une obligation.

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