Lettre de Paul aux Romains – 12

1 573 vue(s)

Ce texte est tiré du Nouveau Testament publié dans la collection La Bibliothèque de la Pléiade des éditions NRF Gallimard.
Introduction de Jean Grosjean, textes traduits, présentés et annotés par Jean Grosjean et Michel Léturmy avec la collaboration de Paul Gros.
Afin de respecter le droit d’auteur, l’introduction, les présentations et les annotations ne sont pas reproduites. Je vous invite donc à vous procurer ce livre pour bénéficier pleinement de la grande qualité de cet ouvrage.

Lettre aux Romains

Chapitre 12

1 – Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à présenter vos corps en victime vivante, sainte, agréable à Dieu, un culte raisonnable,
2 – et ne vous conformez pas à cet âge-ci, mais transformez-vous par le renouvellement de votre intelligence pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable, parfait.
3 – Car, par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de ne pas tendre plus haut qu’il ne faut, mais de tendre au bon sens, selon la mesure de foi que Dieu a partagée à chacun.

Mon analyse :
Cette partie que les auteurs judéo-chrétiens considèrent comme la seconde partie de la lettre et comme un amoncellement d’éléments pratiques un peu disparates, est simplement la démonstration que les textes recueillis ne provenaient pas forcément de la même lettre initiale. Ici Paul prêche la mesure et l’humilité. Il insiste sur la non participation au monde. Tout cela semble correct de sa part.

4 – En effet nous avons plusieurs membres en un seul corps, et tous ces membres n’ont pas la même action ;
5 – de même, nous sommes plusieurs en un seul corps dans le Christ, et membres chacun des autres,
6 – mais avec des dons différents selon la grâce qui nous a été donnée : si c’est le don de prophétie, que ce soit à proportion de la foi ;
7 – si c’est le service, que ce soit pour servir : qu’on enseigne pour enseigner,
8 – qu’on exhorte pour exhorter, qu’on distribue avec simplicité, qu’on préside avec sérieux, qu’on pratique la miséricorde avec gaieté.

Mon analyse :
Il rappelle que chacun a des compétences particulières et que nous devons nous contenter des nôtres et les utiliser au bien commun, y compris si ce sont des compétences non matérielles (prophétie).

9 – Que la charité soit sans comédie : répugnez au mal, attachez-vous au bien,
10 – aimez-vous en frères, tendrement, les uns les autres, honorez-vous les uns les autres avec prévenance,
11 – ne soyez pas paresseux pour l’effort, soyez bouillants d’esprit, asservissez-vous au Seigneur,
12 – réjouissez-vous par l’espérance, résistez à l’affliction, persévérez dans la prière,
13 – prenez part aux besoins des saints, exercez l’hospitalité.
14 – Bénissez vos persécuteurs ; bénissez, ne maudissez pas ;
15 – réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, pleurez avec ceux qui pleurent,
16 – tendez à l’unanimité, ne tendez pas à la supériorité, soyez entraînés par les humbles, ne vous prenez pas pour sensés,
17 – ne rendez à personne le mal pour le mal, proposez-vous le bien devant tous les hommes ;
18 – autant que possible, quand vous le pouvez, soyez en paix avec tous les hommes ;
19 – ne vous vengez pas vous-mêmes, mes chers, mais donnez du champ à la colère, comme il est écrit : À moi la vengeance, à moi les représailles, dit le Seigneur.
20 – Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire car, ce faisant, tu amoncelles des charbons en feu sur sa tête.
21 – Ne sois pas vaincu par le mal, mais vainqueur du mal par le bien.

Mon analyse :
On voit apparaître, peu à peu au début, puis plus régulièrement le calame judéo-chrétien qui vient modifier ou renforcer certains points. Du verset 9 au verset 12, il n’y a rien à redire. Le verset 13 laisse sous-entendre que les membres de la communautés qui guident les autres (les saints) devraient être pris en charge matériellement. Ce n’est pas la lecture cathare qui rappelle que nul n’est au-dessus des autres et que tous doivent prendre leur part des charges. Ensuite, jusqu’au verset 18 tout va bien. Le 19 propose une lecture de Dieu typiquement vétéro-testamentaire qui n’est pas cathare. Le 20 comporte un ajout inadapté et le 21 est acceptable s’il s’agit d’une victoire sans violence.

Revenir au sommaire

Faites connaître cet article à vos amis !

Information

Contenu soumis aux droits d'auteur.

0