Lettre de Paul à Tite – 3

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Ce texte est tiré du Nouveau Testament publié dans la collection La Bibliothèque de la Pléiade des éditions NRF Gallimard.
Introduction de Jean Grosjean, textes traduits, présentés et annotés par Jean Grosjean et Michel Léturmy avec la collaboration de Paul Gros.
Afin de respecter le droit d’auteur, l’introduction, les présentations et les annotations ne sont pas reproduites. Je vous invite donc à vous procurer ce livre pour bénéficier pleinement de la grande qualité de cet ouvrage.

Lettre à Tite

Chapitre 3

1 – Rappelle-leur de se soumettre aux principautés et aux pouvoirs, et d’obéir, d’être prêts à toute bonne œuvre,
2 – de ne blasphémer personne, d’être accommodants, modérés, montrant une totale douceur envers tous les hommes.
3 – Car nous aussi, jadis, nous étions insensés, indociles, égarés, asservis à des convoitises et à des plaisirs divers, occupés de méchancetés et d’envie, odieux, ennemis les uns des autres.
4 – Mais quand se sont manifestés la prévenance de Dieu notre sauveur et son amour des hommes,
5 – il nous a sauvés non pas d’après les œuvres qu’avec justice nous avions faites mais selon sa miséricorde, par un bain de régénération et de renouvellement, par l’Esprit saint
6 – qu’il a richement versé sur nous par Jésus Christ notre sauveur,
7 – pour que, justifiés par la grâce de celui-ci, nous devenions héritiers selon l’espérance de vie éternelle.

Mon analyse :
L’auteur rappelle que la soumission légale est nécessaire en ce monde, car Dieu n’a pas à régenter le monde. L’humilité est mise ici en exergue au motif qu’avant d’être de bons croyants les Chrétiens étaient des pécheurs comme les autres et leur salut ne leur est pas venu des œuvres accomplies mais de la grâce divine.

8 – C’est là une parole fidèle, et je veux que là-dessus
tu sois affirmatif, pour que ceux qui se sont fiés à Dieu pensent à être des meneurs dans les bonnes œuvres. Voilà qui est beau et utile aux hommes.
9 – Mais les discussions stupides, les généalogies, la querelle, les disputes de légistes, évite-les, car elles sont inutiles et vaines.
10 – Quant au sectaire, après un premier et un deuxième avertissement, refuse-le,
11 – sachant qu’un tel homme est un perverti, un pécheur qui se condamne lui-même.
12 – Quand je t’aurai envoyé Artémas et Tychique, efforce-toi de venir auprès de moi à Nicopolis, car j’ai décidé d’y passer l’hiver.
13 – Efforce-toi de faire cortège à Zénas le légiste, et à Apollos, pour qu’ils ne manquent de rien.
14 – Et que les nôtres aussi apprennent à être des meneurs dans les bonnes œuvres, en cas de nécessité, et pour n’être pas stériles.
15 – Tous ceux qui sont avec moi te saluent. Salue ceux qui nous aiment dans la foi. La grâce soit avec vous tous.

Mon analyse :
L’opposition faite entre ceux qui sont dans la foi et celui qui s’est séparé du groupe (sens premier du mot secte) met en avant l’obéissance de celui qui est dans la foi, deuxième qualité après l’humilité. Celui qui rejette la foi se condamne lui-même à errer seul. Enfin l’auteur termine par des salutation et la recommandation pour tous à demeurer dans la foi et les attitudes qui en découlent.

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