Deuxième lettre de Paul aux Corinthiens – 4

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Ce texte est tiré du Nouveau Testament publié dans la collection La Bibliothèque de la Pléiade des éditions NRF Gallimard.
Introduction de Jean Grosjean, textes traduits, présentés et annotés par Jean Grosjean et Michel Léturmy avec la collaboration de Paul Gros.
Afin de respecter le droit d’auteur, l’introduction, les présentations et les annotations ne sont pas reproduites. Je vous invite donc à vous procurer ce livre pour bénéficier pleinement de la grande qualité de cet ouvrage.

Lettre aux Corinthiens

Chapitre 4

1 – Aussi, nous qui par miséricorde sommes en service, nous ne nous en lassons pas.
2 – Nous avons renoncé aux secrets honteux, nous ne
marchons pas avec fourberie et n’altérons pas la parole
de Dieu, mais en manifestant la vérité, nous nous
recommandons nous-mêmes à toute conscience humaine
devant Dieu.
3 – Et si notre évangile est voilé, il ne l’est que pour ceux
qui se perdent,
4 – pour ces mécréants dont le dieu de cet âge-ci a
aveuglé l’intelligence de peur que ne les éclaire la
lumière de l’évangile de gloire du Christ qui est l’image
de Dieu.

Mon analyse :
Paul continue à attaquer l’ancienne alliance, celle de Moïse et de Iahvé. Il différencie le dieu de cet âge-ci (Satan) vers qui sont tournés ceux qui ont un voile sur le cœur (les Juifs) comme il est dit aux versets 17 et 18 du chapitre précédent de ceux qui sont dévoilés et avancent dans la vérité.

5 – Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes, nous prêchons le seigneur Jésus Christ, et nous sommes vos esclaves à cause de Jésus.
6 – Car le Dieu qui a dit : Que brille la lumière dans les ténèbres ! a lui-même brillé dans nos cœurs pour que les illumine la science de cette gloire de Dieu qui est sur la face du Christ.
7 – Mais ce trésor, nous l’avons dans des vases de terre pour qu’une telle puissance soit celle de Dieu et ne vienne pas de nous
8 – qui sommes partout affligés mais non angoissés, désemparés mais non désespérés,
9 – poursuivis mais non abandonnés, rejetés mais non perdus,
10 – portant partout et toujours dans notre corps la mort de Jésus pour manifester par notre corps là vie de Jésus.
11 – Car bien que vivants, nous sommes livrés à la mort à cause de Jésus pour manifester la vie de Jésus dans notre chair mortelle.
12 – Ainsi la mort est à l’œuvre en nous, mais en vous la vie.

Mon analyse :
L’humilité du croyant est mise en avant et se manifeste par la fragilité qui est la sienne en ce monde (vases de terre). Nous sommes faibles par nos corps mortels mais puissants par la vie manifestée par Jésus au-delà de la mort.

13 – Nous avons cet esprit de foi dont il est écrit : J’ai eu foi, c’est pourquoi j’ai parlé. Oui, nous avons foi et c’est pourquoi nous parlons ;
14 – oui, nous savons que celui qui a relevé le seigneur Jésus nous relèvera aussi avec Jésus pour nous présenter avec vous.
15 – Tout cela à cause de vous, pour que cette abondance de grâce fasse abonder l’action de grâces d’un plus grand nombre à la gloire de Dieu.
16 – C’est pourquoi nous ne nous lassons pas et, bien que notre extérieur d’homme se détruise, nous nous renouvelons intérieurement de jour en jour.
17 – Un léger moment d’affliction est en effet sans commune mesure avec l’éternel poids de gloire qu’il nous vaut
18 – à nous qui ne considérons pas le visible, mais l’invisible, car le visible est temporaire mais l’invisible, éternel.

Mon analyse :
Paul se place en contrepied de ceux qui croient en la résurrection des corps. Pour lui il est clair que le corps est de ce monde et condamné à la destruction alors que le renouvellement est intérieur. Le visible est sans valeur et ce qui compte est invisible. La foi donne accès à la grâce. Voilà des affirmations que n’auraient pas réniés les Cathares.

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