Apocalypse de Jean – Chapitre 20

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Ce texte est tiré du Nouveau Testament publié dans la collection La Bibliothèque de la Pléiade des éditions NRF Gallimard.
Introduction de Jean Grosjean, textes traduits, présentés et annotés par Jean Grosjean et Michel Léturmy avec la collaboration de Paul Gros.
Afin de respecter le droit d’auteur, l’introduction, les présentations et les annotations ne sont pas reproduites. Je vous invite donc à vous procurer ce livre pour bénéficier pleinement de la grande qualité de cet ouvrage.

Apocalypse de Jean

Chapitre 20

1 – Et j’ai vu un ange descendre du ciel avec la clé de l’abîme et une grande chaîne dans la main.
2 – Il a tenu le dragon, l’antique serpent qui est le diable et le Satan, et il l’a enchaîné pour mille ans.
3 – Il l’a jeté dans l’abîme, et il a fermé et scellé par-dessus, qu’il n’égare plus les nations jusqu’à la fin des mille ans. Après quoi il doit être délié pour peu de temps.

Mon analyse :
Le dragon, initialement cantonné à la terre et à la mer est désormais pris et enchaîné pour un temps indéfini (mille ans). Cette approche du temps est la même quand on parle de quarante-deux mois (11, 2. 13, 5) ou de quelques instants (12, 12. 14).

4 – Et j’ai vu des trônes, ils se sont assis dessus, on leur a donné de juger, et aussi les âmes de ceux qui ont été décapités à cause du témoignage de Jésus, à cause de la parole de Dieu, ceux qui ne se sont pas prosternés devant a bête ni devant son image et n’en ont pas reçu la marque au front ou dans la main. Ils revivaient et ils régnaient mille ans avec le Christ.
5 – Le reste des morts ne revivaient pas avant la fin des mille ans. Telle est la résurrection première.
6 – Magnifique et saint quiconque a part à la résurrection première. La seconde mort n’a pas de pouvoir sur eux, mais ils seront prêtres, de Dieu et du Christ et régneront mille ans avec lui.

Mon analyse :
Ceux qui sont restés fidèles sont mis en avant. Le terme régnaient mille ans est une astuce visant à confondre les mauvais copistes et les faussaires. En effet, dans la version grecque, règneront est le millième mot du texte.

7 – À la fin des mille ans le Satan sera délié de sa prison.
8 – Il sortira égarer les nations aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, les rassembler pour la guerre eux dont le nombre est comme le sable de la mer.
9 – Ils sont montés sur la largeur de la terre, ils ont
cerné le camp des saints et la ville aimée, un feu est
descendu du ciel et les a dévorés.
10 – Et le diable qui les égarait a été jeté dans l’étang de
feu et de soufre où sont la bête et le faux prophète.
Ils y seront tourmentés jour et nuit dans les âges des
âges.

Mon analyse :
Là encore, Satan, une fois libre, tente de conquérir la victoire mais il est défait instantanément. Il est jeté dans le lieu de la damnation éternelle.

11 – Et j’ai vu un grand trône blanc, et celui qui est dessus, la terre et le ciel fuyaient devant sa face et on ne leur a plus trouvé de lieu.
12 – Et j’ai vu les morts, grands et petits, se tenir devant le trône et on a ouvert des livres. On a aussi ouvert un autre livre, celui de la vie. Et on a jugé les morts selon leurs œuvres d’après ce qui a été écrit dans les livres.
13 – La mer a donné les morts qu’elle avait, la mort et l’Hadès ont donné les morts qu’ils avaient et on a jugé chacun selon ses œuvres.
14 – La mort et l’Hadès ont été jetés dans l’étang de feu. Telle est la seconde mort, l’étang de feu.
15 – Si quelqu’un n’était pas trouvé inscrit dans le livre de vie, on le jetait dans l’étang de feu.

Mon analyse :
Maintenant vient le temps de juger ceux qui étaient morts et prisonnier de l’Hadès, dernier ennemi de Dieu. Ils sont jugés d’après leurs œuvres mais surtout selon que leur nom est écrit dans le livre de vie. Ensuite, la mer et l’Hadès, les deux lieux où règne le Mal sont eux aussi jetés dans la damnation. C’est le cas de ceux qui n’ont pas été jugés dignes d’être sauvés. Ainsi Dieu condamne à la damnation éternelle une partie de sa création que l’on imagine grande en totale opposition avec la parabole de la brebis et de la drachme perdue. Pour les cathares cela est inimaginable ; Dieu ne peut laisser une seule âme prisonnière du Mal.

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