Apocalypse de Jean – Chapitre 1

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bi-06-apocCe texte est tiré du Nouveau Testament publié dans la collection La Bibliothèque de la Pléiade des éditions NRF Gallimard.

Introduction de Jean Grosjean, textes traduits, présentés et annotés par Jean Grosjean et Michel Léturmy avec la collaboration de Paul Gros.

Afin de respecter le droit d’auteur, l’introduction, les présentations et les annotations ne sont pas reproduites. Je vous invite donc à vous procurer ce livre pour bénéficier pleinement de la grande qualité de cet ouvrage.

Apocalypse de Jean

Chapitre premier

1 – Dévoilement de Jésus Christ que Dieu lui a donné pour montrer à ses esclaves ce qui doit être bientôt et qu’il a signifié par l’envoi de son ange à son esclave Jean
2 – qui atteste la parole de Dieu et le témoignage de Jésus Christ, ce qu’il a vu.
3 – Magnifique celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de cette prophétie et gardent ce qui y est écrit, car l’instant est proche.

Mon analyse :
Je rappelle que je suis dans ce travail l’ordre du Nouveau Testament de Lyon, seul document authentiquement cathare de référence.
L’apocalypse est un dévoilement, c’est-à-dire une révélation. Il s’agit d’une prédiction directe de ce qui va advenir. En l’occurrence d’ailleurs, ici il ne s’agit pas de l’apocalypse de Jean mais de celle de Jésus Christ car c’est lui qui parle. L’annonce de la seconde parousie y est clairement énoncée et annoncée comme prochaine.

4 – Jean, aux sept églises d’Asie : à vous grâce et paix de celui qui est, qui était et qui vient, et des sept esprits devant son trône,
5 – et de Jésus Christ le témoin fidèle, le premier-né des morts, le chef des rois de la terre. À lui qui nous aime, qui nous a déliés de nos péchés par son sang,
6 – qui a fait de nous un règne, des prêtres pour son Dieu
et Père, à lui la gloire et la domination dans les âges des
âges. Amen.
7 – Voici, il vient avec les nuées et tout œil le verra, même ceux qui l’ont transpercé, et toutes les tribus de la terre se lamenteront sur lui. Oui. Amen.
8 – Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu qui est, qui était et qui vient, le tout-puissant.
9 – Moi Jean votre frère, votre compagnon d’affliction, de règne et de résistance en Jésus, j’ai été dans l’île de Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus.
10 – J’ai été en esprit au jour seigneurial et j’ai entendu derrière moi une grande voix comme de trompette
11 – qui disait : Ce que tu vois écris-le dans un livre et envoie-le aux sept églises, Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie, Laodicée.

Mon analyse :
Le texte est truffé de références à l’Ancien Testament (Deutéronome, Zacharie, Psaumes, Exode) destinées à faire de Jésus Christ l’envoyé de Iahvé. Jean confirme bien qu’il ne s’agit que d’une vision.

12 – Je me retournais voir cette voix qui me parlait et, retourné, j’ai vu sept lampes d’or
13 – et au milieu des lampes une sorte de fils d’homme, revêtu jusqu’aux pieds, ceint à hauteur de poitrine d’une ceinture d’or,
14 – sa tête et ses cheveux blancs comme une laine blanche comme neige, ses yeux comme une flamme de feu,
15 – ses pieds pareils à du bronze-de-Liban comme en fournaise ardente, sa voix comme la voix des grosses eaux,
16 – avec sept étoiles dans sa main droite et une épée aiguë à deux tranchants sortant de sa bouche, et son visage comme brille le soleil dans sa force.
17 – Quand je l’ai vu je suis tombé comme mort à ses pieds. Il a posé sur moi sa droite, il m’a dit : Ne crains pas, je suis le premier et le dernier
18 – et le vivant. J’ai été mort et voici, je suis vivant dans les âges des âges et j’ai les clés de la mort et de l’Hadès.
19 – Écris donc ce que tu as vu, ce qui est et ce qui va être après,
20 – le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma droite et les sept lampes d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept églises et les sept lampes sont les sept églises.

Mon analyse :
Jean nous délivre sa première vision ; il y en aura quarante-deux au total. Le retournement signe l’abandon de l’espace réel (les Églises) au profit d’un espace liturgique. Le personnage décrit fait référence à Daniel et est entouré d’une symbolique variée :
Couleurs évoquant le monde de Dieu — lui même représenté avec des cheveux blancs —, la richesse (or) mai aussi la violence et l’opposition à Dieu (flammes ardentes, fournaise).
Chiffre sept évoquant l’ordre cosmique : sept jours de la semaine, sept planètes connues à l’époque.
Objets : les lampes évoquent les Églises, le bronze-du-Liban (laiton) évoque l’or et le feu, l’épée à deux tranchants pour séparer ceux qui seront à sa droite de ceux qui seront à sa gauche.

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