Première lettre de Paul aux Corinthiens – 16

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Première lettre de Paul aux Corinthiens – 16

Ce texte est tiré du Nouveau Testament publié dans la collection La Bibliothèque de la Pléiade des éditions NRF Gallimard.
Introduction de Jean Grosjean, textes traduits, présentés et annotés par Jean Grosjean et Michel Léturmy avec la collaboration de Paul Gros.
Afin de respecter le droit d’auteur, l’introduction, les présentations et les annotations ne sont pas reproduites. Je vous invite donc à vous procurer ce livre pour bénéficier pleinement de la grande qualité de cet ouvrage.

Lettre aux Corinthiens

Chapitre 16

1 – Pour ce qui est de la collecte pour les saints, faites comme j’ai prescrit aux églises de Galatie.
2 – Le premier jour de la semaine, que chacun mette de côté ce qu’il aura pu économiser, pour ne pas avoir à faire de collecte à mon arrivée ;
3 – et quand je serai là, ceux que vous approuverez, je les enverrai avec des lettres, porter votre don à Jérusalem,
4 – et s’il convient que j’y aille aussi, c’est avec moi qu’ils iront.

Mon analyse :
Parmi les engagements que Paul avait pris vis-à-vis de l’Église de Jérusalem lors du schisme d’Antioche, confirmé par le concile de Jérusalem, figurait des dons d’argent pour soutenir les communautés de Palestine. Paul tient à respecter ce marché et à le faire très strictement, pour ne pas se trouver en accusation de la part des apôtres de Jérusalem.

5 – Or je viendrai chez vous après avoir traversé la Macédoine ; je ne ferai que traverser la Macédoine,
6 – et il se peut que je séjourne chez vous ou même que j’y passe l’hiver pour que vous me fassiez cortège où que j’aille ;
7 – car je ne veux pas vous voir qu’en passant et j’espère rester chez vous quelque temps si le Seigneur le permet.
8 – Mais je resterai à Éphèse jusqu’à la Pentecôte
9 – car une porte s’y ouvre grande à mon activité, et nombreux sont les adversaires.

Mon analyse :
Éphèse semble être une ville de forte opportunité pour la prédication pagano-chrétienne. Cela explique l’intérêt de Paul et, peut-être les motifs d’Apollos pour y demeurer plus longtemps. Ce sentiment semble conforté par les travaux de Walter Bauer[1].

10 – Si Timothée vient chez vous, veillez à ce qu’il y soit sans crainte car il travaille comme moi à l’œuvre du Seigneur.
11 – Que personne donc ne le méprise. Faites-lui cortège en paix, qu’il vienne à moi, car je l’attends avec les frères.
12 – Quant à notre frère Apollos, je l’ai beaucoup exhorté à venir chez vous avec les frères, mais il ne veut pas du tout venir maintenant. Il viendra quand il en aura l’occasion.
13 – Soyez vigilants, soyez debout dans la foi, soyez des hommes, soyez forts ;
14 – que tout, chez vous, se fasse dans la charité.

Mon analyse :
Timothée semble souffrir d’un manque d’autorité en raison de son jeune âge. Les contacts de Paul et Apollos à Éphèse semblent confirmés, mais Apollos paraît avoir acquis une certaine autonomie vis-à-vis de Paul. C’est peut-être pour cela que Paul présente son refus non pas comme émis à son encontre, mais plus comme un manque d’intérêt pour Corinthe. Apollos finira par retourner à Corinthe où sa prédication rencontrera un grand succès. Il est possible d’ailleurs que l’histoire mêlera sa personne à la ville et que le gnostique docète Cérinthe soit en réalité Apollos affublé du nom Corinthe légèrement modifié par l’usage verbal.

15 – Encore une exhortation, frères : vous savez que la maison de Stéphanas est les prémices de l’Achaïe et qu’elle s’est vouée au service des saints ;
16 – soyez soumis à de telles personnes et à tous ceux qui partagent leurs travaux et leur fatigue.
17 – Je me réjouis de la venue de Stéphanas, de Fortunat et d’Achaïque parce qu’ils suppléent à votre absence,
18 – car ils ont tranquillisé mon esprit et le vôtre. Sachez donc apprécier de tels hommes.

Mon analyse :
Ces trois personnes sont vraisemblablement celles qui ont porté la lettre de Corinthe à Paul et qu’elles soient de retour avec lui.

19 – Les églises d’Asie vous saluent. Aquilas et Prisca vous saluent bien dans le Seigneur avec l’église qui est chez eux.
20 – Tous les frères vous saluent. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser.
21 – La salutation est de ma main à moi, Paul.
22 – Que celui qui n’aime pas le Seigneur soit maudit. Marana tha.
23 – La grâce du seigneur Jésus soit avec vous.
24 – Je vous aime tous dans le christ Jésus.

Mon analyse :
Paul précise qu’il signe de sa main cette salutation ce qui indique que la lettre est dictée à un secrétaire. Marana tha est, en araméen, un appel à la parousie de Christ.

[1] Orthodoxie et hérésie aux débuts du christianisme (voir dans la Bibiothèque)

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