Acception (n. f.) : Du Latin acceptio qui veut dire « action de recevoir ». Faire une acception de quelque chose ou de quelqu’un, c’est accepter une exception, c’est faire une distinction. À l’inverse ne pas faire d’acception, c’est refuser toute exception ou distinction.
L’expression « faire acception de personne » c’est de ne pas faire de distinguo, de rejeter quiconque.
Adombrer (v.) : Issu du vieux français, signifiait couvrir d’ombre, voiler, cacher. On le retrouve dans les vieux textes pour dire que: « l’Esprit-Saint adombra la Vierge Marie » (Luc 1,35). Par extension, il s’agit donc de « recouvrir » la personnalité d’un être de sa propre personnalité.
Agapè (grec) : Ce terme signifie « Amour » en grec, mais un amour non sensuel comme l’amour d’un aliment ou d’un amant. À ce jour, la meilleure approche semble être : « Bienveillance » dans le sens de « vouloir du bien pour l’autre ».
Allégorie (n. f.) : composé du Grec allos, « autre » et agoreô « parler en public », autrement dit il est une « autre manière de s’exprimer ». Pour illustrer des propos abstrait, on a recours à une personnification. Ainsi la Liberté et la république française sont allégorisées sous les traits d’une femme. On peut dire de la même manière que les idéaux initiés par Jésus furent allégorisés par ses disciples sous les traits du Christ.
Anachorète (n. m.) : Moine se retirant de la société des hommes pour vivre en ermite, par opposition au cénobite, qui vit en communauté. (Le berceau de l’anachorétisme se situe dans le désert de Thébaïde en Haute-Égypte.)
Apocalypse (n. f.) : Du Grec apokalupsis qui signifie révélation, ou plus exactement dévoilement de ce qui était caché. L’apocalypse était un genre littéraire du judaïsme essénien. Dans les jarres découvertes à Qumram, on a retrouvé plusieurs apocalypses dits d’Abraham, de Moise, d’Elie etc… Le judéo-christianisme à perpétuer ce genre de littérature mystique, en composants à son tour de nombreuses apocalypses, comme celles dites de Pierre, de Paul, de Jacques… Seule une, celle dite de Jean, sera finalement adopté dans le canon non sans réticence de la chrétienté grecque qui s’y opposera jusqu’au Xe siècle. Dans la théologie judéo-chrétienne, la révélation de Jean est censée décrire les événements qui précèderont la fin du monde. L’apocalypse fut ainsi associée à la fin du monde.
Apocatastase (n. f.) : Du grec apocatastasis qui signifie : réhabilitation, restauration, retour à un état antérieur, à une situation originelle ; retour des otages dans leur patrie. Certitude du salut universel où tout ce qui est issu de Dieu (même le diable) sera restauré dans sa plénitude originelle, dans le sein de Dieu.
Apocryphe (n. m.) : Du Grec Apokruphos, contraction de apo (eloigné) et de kruptein (cacher). Il s’agissait chez les grecs de livres qui n’étaient pas destinés au grand public. De même dans le christianisme il a désigné les livres tenus éloignés et donc cachés du grand public, mis à l’index si on préfère. Ce vocable désigne aujourd’hui les livres chrétiens non retenus par le canon judéo-chrétiens.
Apologète (n. m.) : Tiré du Grec apologos qui signifie exposé détaillé. Il désigne dans le christianisme les premiers chrétiens qui défendirent leur foi en l’exposant par des écrits savants. Les tous premiers connus dont les écrits nous sont parvenus, sont : Aristide, Justin, Tatien, Athénagore et Théophile.




