noviciat

L’entendement du Bien

3-1-Doctrine cathare
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L’entendement du Bien

« Avoir l’entendement du Bien » est une formule consacrée, tant par les croyants à destination des consolés cathares que par ceux-ci pour définir ce qui les sépare des croyants. Mais, pourquoi user d’une formule quelque peu alambiquée au lieu de choisir quelque chose de plus simple comme : « Connaître le Bien » ?

Je vais essayer de vous présenter ma compréhension de cette particularité selon mon niveau d’avancement dans cet entendement du Bien justement.

Pour mieux comprendre ce sujet, je vous conseille la lecture de l’article : Le principe du Bien et la création divine, disponible sur le site (pour les abonnés) et dans mon livre : Catharisme d’aujourd’hui.

Approche intellectuelle

Tout d’abord, afin de nous mettre sur un même plan de raisonnement, voyons ce que nous disent les dictionnaires sur le substantif, entendement :
Larousse : façon de comprendre, distincte de la sensibilité.
Robert : ensemble des capacités intellectuelles.
Donc, l’entendement est une forme de compréhension — faisant appel à l’intellect — qui dépasse le niveau sensible de notre approche globale habituelle. C’est, au-delà de la connaissance d’un sujet ; l’approche intelligible du sujet. En d’autres termes, c’est l’éveil de notre part spirituelle à un sujet qui la dépasse totalement dans sa dimension mondaine.

Il faut dire que l’intellect humain est très limité dans sa capacité à comprendre ce qui le dépasse. Notre imagination est si médiocre que nous tentons de tout ramener à notre niveau plutôt que de chercher à nous élever. Seules quelques rares personnes parviennent à s’élever un peu au-dessus de ce niveau basique. C’est le cas des auteurs de science-fiction, mais même eux, comme on le constate souvent, attribue à leurs visions futuristes des critères de leur époque. Le sous-marin du capitaine Némo est meublé comme la société de l’époque de Jules Verne ; la quasi-totalité des extraterrestres — et même leurs robots —, ont des formes humanoïdes, etc.

Alors, imaginer un domaine totalement spirituel hébergeant un Esprit unique émanant d’un principe absolu relève de la chimère.

C’est pourquoi, essayer d’avoir la connaissance du Bien dépasse largement nos capacités. Et l’erreur commune est d’essayer de le faire en lui appliquant les critères mondains, y compris ceux d’une naissance classique en ce monde. Comment ne pas comprendre que, plus nous essayons de créer une connaissance de Dieu, plus nous nous éloignons de sa réalité. Seule la philosophie peut s’y essayer. Le Larousse de la philosophie nous dit que l’entendement est aux idées ce que la sensibilité est au corps. C’est donc une perception des idées qui n’est pas forcément juste, mais qui dépend de l’individu. L’entendement du Bien serait l’idée que l’on se fait de Dieu et de son message à notre intention. Pour un cathare, c’est donc une compréhension de Dieu, totalement détachée du monde, étrangère et inconnue des hommes.

Approche doctrinale

Comme je l’explique dans mon livre, pour les cathares, le principe du Bien est au début de toutes choses, éternel, incorruptible et incapable d’états contraires et d’effets contradictoires. Il est parfait dans le Bien, bon, patient, miséricordieux et indissociablement attaché à ce qui émane de lui. Ce qui émane de lui est également parfait dans le Bien, ce qui justifie l’expression selon laquelle l’émanation divine est consubstantielle au principe lui-même. Mais, si la part de l’Esprit unique qui est restée ferme obéit strictement à cette description, les esprits saints tombés dans la matière sont dominés par leurs prisons de chair et par l’âme mondaine qui veille à les empêcher de retourner à leur origine.

Ce n’est qu’au prix d’un effort notable pour se dégager, autant que faire se peut, de cette gangue qui nous tient prisonniers, que nous pouvons espérer entrevoir ce qu’est le Bien. C’est la raison pour laquelle, les croyants qui comprennent le mieux ces concepts, font le choix, quand leurs obligations mondaines le leur permettent, d’entrer en noviciat et d’accéder à la Consolation. En effet, c’est un effort quotidien, permanent et durable qui est nécessaire pour écarter la prégnance mondaine qui nous cache notre part spirituelle. Beaucoup pensent être capables d’y accéder sans effort particulier. Ils se leurrent. L’adolescent se croit déjà adulte confirmé, mais ce n’est qu’une fois bien avancé sur le cheminement de la vie et devenu adulte mûr qu’il s’aperçoit de l’erreur qui était la sienne. De même, le croyant ou le sympathisant peut se croire déjà bien avancé, mais c’est quand il aura effectué un cheminement important et sérieusement approfondi les connaissances nécessaires à son développement spirituel qu’il comprendra son erreur.

L’entendement du Bien est affaire de patience et d’humilité. Et plus on s’en approche plus on saisit l’indignité qui est la nôtre. On comprend alors la parole des Bons Chrétiens quand ils disaient à leurs croyants qu’eux seuls pouvaient commettre un péché puisqu’ils avaient l’entendement du Bien.

Compréhension moderne

L’entendement du Bien est une étape dans l’avancement dans la foi cathare. Il serait possible de le situer vers la fin du noviciat quand le novice a enfin acquis la plupart des connaissances nécessaire à son édification et qu’il les a intégrées à sa progression spirituelle. Rares sont les religions qui mènent de front ces deux niveaux de formation et d’avancement. Pourtant c’est essentiel si l’on veut que le croyant soit capable d’avancer sainement et qu’il puisse déjouer les pièges que le malin ouvre sans cesse sous ses pas.

Le catharisme n’a pas organisé son fonctionnement ecclésial au hasard.

Le croyant qui vit entièrement dans le monde est considéré comme en formation intellectuelle pour qu’il puisse acquérir les connaissances nécessaires qui lui permettront de déjouer les pièges les plus grossiers. En effet, ce monde et notre société sont entièrement régis par une culture qui s’est éloignée du message initial afin de pouvoir assumer sa volonté de domination.

Quand il est prêt à devenir novice, il passe une étape où, tout en continuant à développer sa connaissance et son esprit d’analyse, il va également apprendre à interroger sa spiritualité pour se débarrasser des scories de la culture qui l’imprègnent encore. Au fur et à mesure de son avancement, il améliorera ce travail de façon à remplacer cette culture par celle que le Bien nous demande de suivre ; c’est cela l’entendement du Bien. Parallèlement, il approfondira son développement spirituel et passera l’étape lui permettant d’accéder à la tradition de l’Oraison dominicale, puis à la Consolation.

Tout cela sera fait dans la lumière, car le chrétien refuse le secret et les démarches cachées. On ne met pas le flambeau sous le boisseau et on garde sa lampe allumée jusqu’au bout et ce, quelles qu’en soient les conséquences. Les adeptes du secret font le lit d’un monde où ceux qui ont une connaissance cachée aux autres se pensent supérieurs à eux et envisagent de les dominer.

Comme pour toute démarche spirituelle, la manifestation mondaine, au travers de rituels et de sacrements, n’est qu’une affirmation aux autres de ce qui s’est passé en nous. Mais on ne peut pas se lever un beau matin en s’affirmant consolé si l’on n’a pas auparavant effectué de façon claire et visible tout le cheminement que je viens de décrire. C’est pour cela qu’en l’absence d’une communauté évangélique qui puisse évaluer mon avancement, j’ai choisi de publier régulièrement les étapes de mon propre cheminement.

Aujourd’hui, à moins de trois mois du cinquième anniversaire du début de mon noviciat, j’ai passé ces étapes prudemment, patiemment, en développant mon humilité et c’est sous le regard de tous ceux qui ont bien voulu m’apporter leurs critiques que j’ai pu mesurer mon avancement. C’est grâce à cela que j’ai pu accéder à l’entendement du Bien qui m’a permis de ressentir ce niveau d’avancement où l’on ressent clairement la bienveillante présence du Saint Esprit consolateur. Aussi l’affirmation de cet état qui se fera dans quelques mois ne sera que la face visible aux yeux du monde de cet état.

Guilhem de Carcassonne, le 8 janvier 2021.

Vivre le Catharisme

2-3-Le catharisme au quotidien
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Vivre le Catharisme aujourd’hui

Maintenant que la connaissance du Catharisme, de son histoire réelle, de son contenu doctrinal et de son organisation pratique nous sont mieux connus, celles et ceux qui se sentent portés par une telle spiritualité peuvent ressentir l’envie de l’expérimenter par divers moyens. Cela est tout à fait légitime, mais il faut nous assurer qu’une mise en pratique de nos jours serait non seulement réaliste mais aussi bénéfique, sinon nous ne serions pas dans une démarche de Bienveillance. À ma connaissance, il n’y a aujourd’hui que deux types de pratiques mises en place de façon durable qui cherchent à aller dans ce sens. Je me propose de les étudier avec vous afin d’en apprécier la qualité et l’efficience.

Comment mettre en pratique le Catharisme ?

Si l’on se réfère aux documents disponibles, nous voyons qu’il n’y avait au Moyen Âge que deux sortes de pratique du Catharisme. La plus connue est celle que les Bons Chrétiens, c’est-à-dire le personnes ayant reçu la Consolation et les novices qui se préparaient en vue de la recevoir, avaient choisis de vivre. Il s’agissait d’une vie régulière — c’est-à-dire organisée selon une règle —, comparable à la vie monastique des catholiques ou des orthodoxes, qui faisait une part prépondérante à la pratique spirituelle. Elle ne concernait évidemment qu’une très faible partie de l’Église cathare qui regroupait, je le rappelle, les Bons-Chrétiens, les novices et les croyants qui constituaient son immense majorité. Justement, les croyants cathares semblaient vivre d’une façon parfaitement identique à celle des croyants judéo-chrétiens qui les entouraient.

Nous voyons, par cette brève description, qu’à priori mettre en œuvre le Catharisme aujourd’hui pourrait sembler délicat. Mais, les systèmes monastiques judéo-chrétiens, catholique et orthodoxe, ont évolué au fil des siècles et proposent aujourd’hui à leurs croyants, et parfois même à des personnes qui ne se réclament pas de cette confession, des solutions de retraite individuelle en leur sein. Voyons comment cela se passe et si ces pratiques sont transposables au Catharisme.

Le système judéo-chrétien

La façon la plus connue et la plus ancienne de s’investir auprès d’un monastère sans pour autant prononcer des vœux monastiques est l’oblation. L’oblat, qui peut être séculier, régulier et qui fut même militaire, est une personne qui se rattache spirituellement à un monastère tout en conservant une vie classique (oblat séculier), ou en optant pour une vie monastique impliquant une participation pleine et entière aux charges et devoirs qui s’y rattachent (oblat régulier ou conventuel), voire en protection après une vie militaire ayant provoqué des blessures rendant le retour à la vie civile impossible (oblat militaire). Parmi les oblats célèbres citons : Thomas d’Aquin, Paul Claudel, Max Jacob et Robert Schuman.

Aujourd’hui, il existe une manière moins formelle et moins implicante de participer à la vie monastique qui consiste en des retraites monastiques brèves, souvent d’une semaine pendant les vacances.

Le principe est toujours le même, l’oblat ou le participant aux retraites, mène la vie des moines s’il est en monastère, de façon complète pour l’oblat — qui porte même un habit monastique classique ou spécifique —, ou de façon réduite aux repas et aux oraisons, pour les « retraitants ». Compte tenu de la règle de continence, seuls les hommes peuvent manger à la même table que les moines, ou bien tous mangent dans un réfectoire séparé. Le reste du temps le retraitant est libre de ses allées et venues, contrairement à l’oblat régulier, mais l’oblat séculier mène lui-aussi une vie mondaine classique.

La vie des croyants cathares

Les textes sont tout à fait clairs ; les croyants cathares n’avaient aucune obligation particulière pour ce qui concernait leur façon de vivre dans le monde car, n’ayant pas le statut de Chrétien, ils n’en avaient logiquement pas les nécessités requisent par la règle des Bons-Chrétiens.

Aujourd’hui il en va de même, les croyants sont libres de mener leur vie mondaine comme ils l’entendent et rien ne les distingue des autres citoyens qu’ils côtoient au quotidien. La différence est bien entendu spirituelle, car un croyant est fermement et intimement convaincu que la compréhension doctrinale cathare est la réponse qui lui convient pour accéder au salut. Cela implique donc pour lui, de mener sa vie en privilégiant ce qui lui permettra, le moment venu, de rejoindre une communauté cathare pour y faire son noviciat afin d’accéder à la Consolation et de mourir dans l’état de Chrétien cathare consolé. Cela l’amène donc logiquement à tout mettre en œuvre pour assurer le développement matériel des communautés de vie évangélique cathares et pour aider les Bons-Chrétiens dans leur vie quotidienne car leur état spirituel les rend vulnérables dans le monde extérieur.

L’absence de Bons-Chrétiens, unanimement reconnus par les croyants cathares d’aujourd’hui, fait que les croyants n’agissent pas forcément de façon visible pour assumer leurs obligations envers l’Église. De ce fait, vu de l’extérieur, il n’est pas facile de différencier un croyant d’un sympathisant. Cependant, le croyant cathare est aussi une personne en évolution, comme le sont les Bons-Chrétiens. Et s’il ne pratique pas la vie régulière (c’est-à-dire celle qui obéit à la règle des maisons cathares), il va en appliquer certains principes dans sa vie mondaine et en faire une sorte de morale personnelle. Ainsi, au fil de son évolution, son implication régulière deviendra de plus en plus forte jusqu’au moment où il ressentira la nécessité de passer le pas du noviciat. Rien n’interdit de nos jours à un croyant de se rapprocher d’une communauté pour participer à la vie régulière de celle-ci pendant une courte période. Un tel système de retraite peut se faire s’il y a une communauté de vie évangélique pour l’accueillir. Cependant, la règle cathare fixe des limites. Les croyants ne sont pas autorisés à assister aux oraisons des Bons-Chrétiens qui pratiquent entre eux avec toutefois la présence silencieuse des novices. Surtout les croyants ne doivent pas pratiquer eux-même l’oraison dominicale, c’est-à-dire réciter le Pater qui est exclusivement et très formellement réservé aux Bons-Chrétiens. Même les novices ne peuvent le réciter tant qu’ils ne seront pas reçu dans la tradition de l’Oraison dominicale qui signe en général la fin de leur première étape de noviciat.

Des croyants et des sympathisants peuvent toujours se réunir pour étudier ensemble le Catharisme, surtout de nos jours où je le rappelle nous manquons de Bons-Chrétiens pour les encadrer. Cependant, par humilité au regard de leur condition spirituelle et par respect envers l’Église cathare, il ne sauraient en aucune façon pratiquer des rituels qui requièrent la présence de Bons-Chrétiens ou qui leur sont réservés. La seule pratique accessible à des croyants, me semble être le Caretas ou Baiser de paix.

Le noviciat

Aujourd’hui, un croyant qui se sent suffisamment avancé et motivé pour entamer un parcours vers la Consolation, peut, si cela lui est possiblement de façon pratique et au regard de ses obligations, décider d’entamer un noviciat, ainsi que je l’ai fait depuis le 16 mai 2016. Il devra alors voir s’il lui est possible de s’associer à une communauté existante ou à un autre novice désireux de l’accompagner dans cette démarche. En raison des particularités de notre résurgence débutante, il peut aussi commencer seul en espérant être rejoint plus tard. Cet isolement rend les choses plus difficiles mais était déjà pratiqué au Moyen Âge quand la répression éparpilla les Bons-Chrétiens et en obligea certains à demeurer seuls ou simplement entourés de croyants.

Il va sans dire que le noviciat est un engagement fort qui, normalement, ne saurait être envisagé pour un temps limité. Certes, chacun est toujours libre d’abandonner s’il pense s’être trompé dans ses motivations et capacités, mais la porte de sortie recherchée du noviciat est la Consolation. Cela revient à dire que le noviciat n’est pas une voie accessible de prime abord au croyant désireux d’approfondir sa spiritualité.

La participation à une communauté ecclésiale

Aujourd’hui, un croyant ou un sympathisant peut participer à des réunions, Rencontres ou périodes de retraite lui permettant d’étudier le Catharisme dans ses différentes orientations afin d’améliorer ses connaissances et d’essayer d’approfondir un peu sa compréhension spirituelle. Cela peut être l’occasion d’apprécier l’intérêt de la pratique du jeûne strict et ouvrir à des périodes de méditation collectives ou individuelles sans pour autant verser dans l’imitation partielle ou totale des rituels réservés aux Bons-Chrétiens ou aux novices.

Cependant, il peut paraître insuffisant à un croyant désireux d’approfondir sa spiritualité de se limiter à de telles pratiques. L’idéal serait de faire des retraites dans des communautés ecclésiales. Elles font défaut aujourd’hui et dans l’état de mon avancement de novice, je ne peux envisager d’accueillir un retraitant avant la fin de ma première année de noviciat car mes progrès sont lents faute d’être guidé par un Bon-Chrétien. Il m’est néanmoins possible d’organiser des périodes de partage consistant en des discussions ouvertes sur des sujets religieux ou même de vie courante avec des croyants et des sympathisants qui seraient cependant hébergés hors de la maison cathare. Le partage d’un repas, les jours non jeûnés, serait également possible.

Cela peut sembler extrêmement embryonnaire mais je rappelle que la patience est une grande vertu en Catharisme car elle provient de l’humilité, fondamental cathare s’il en est.

Conclusion

Voilà l’état de mes réflexions pour le moment en la matière. Je ne veux juger personne qui choisirait une autre manière de faire mais il ne peut y avoir de cohésion et de partage réel entre croyants avancés ou novices que si certains points majeurs sont compris et respectés à l’unisson.

Cependant, je peux entendre d’autres points de vue et étudier leurs arguments lors d’échanges formels, pour voir si certains aménagements sont possibles sans déroger au respect des obligation de la règle cathare et des enseignements des Bons-Chrétiens médiévaux dont l’opinion ne saurait être balayé au nom d’un modernisme qui considérerait comme rétrograde ce qui nous semble difficile pour nos mentalités modernes.

Là encore l’humilité doit nous rendre modeste et l’obéissance est un élément fondamental pour celui qui aspire à avancer jusqu’à sa propre Consolation.

Éric Delmas, 23 novembre 2016.

Préparation spirituelle au noviciat

3-3-Vie mondaine

La finalité, je devrais dire l’alpha et l’oméga, de la mise en place d’une communauté évangélique est de permettre à ses membres de mener une vie tournée vers la spiritualité dans le but de poursuivre leur cheminement vers l’objectif de tout cathare, du croyant au Bon-Chrétien, la grâce divine menant au Salut, c’est-à-dire à la bonne fin.

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