Œcuménisme et humilité

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Le catharisme est-il soluble dans la modernité ?

Lors de notre dernière Rencontre de Roquefixade, Gilles-Henri, animateur de l’Ecclesia cathare d’Athènes, nous faisait part de sa proposition de mise en place d’un groupe de travail et d’étude relatif à la Règle de Justice et de Vérité. Précédemment, dans son exposé de la règle chrétienne du premier siècle, basée — au moins en partie — sur la règle de la communauté essénienne, il avait proposé de s’en servir comme une base pour une réflexion commune visant à établir une règle constituant un dénominateur commun de nos groupes se réclamant du catharisme.
Interrogé sur ce sujet, j’avais dit vouloir y réfléchir avant de donner une opinion que je voulais aussi claire et précise que possible.

J’ai reçu aujourd’hui un courriel de notre ami belge Jean de Quaregnon qui, avec une louable sensibilité à mon endroit, m’informe de l’évolution de cette réflexion au sein de la plupart des groupes présents à Roquefixade. Logiquement, il s’interroge sur l’évolution de ma réflexion personnelle à ce sujet.
Comme il le fait en terminant son courriel, je voudrais revenir sur une phrase prononcée par Yves Maris et figurant en exergue de son site, animé par notre ami commun Gérard, que je vous livre in extenso : « Le catharisme ne peut se développer dans la modernité que comme une école de sagesse tendue vers le dieu inconnu. Les cathares privilégient la simplicité et la vie de l’esprit en eux-mêmes. Ils ne prétendent pas former un groupe particulier à l’intérieur de la société, mais autant d’individualités conscientes et reliées, sources remarquables d’une vie différente que celle que le monde impose aux vivants. » (Yves MARIS- Le manifeste cathare-2008)
Yves, qui fut à bien des égards un visionnaire de la résurgence cathare, avait fait le choix de vivre seul et de poursuivre des activités devenues au fil du temps moins politiques que sociales. Son mode de vie était proche de celui que l’on peut imaginer être celui d’un Bon-Chrétien. Pour autant, un peu à l’image de Peyre Maury, le berger des Pyrénées de la fin du catharisme languedocien, il refusait d’abandonner sa chère liberté de vie pour constituer une communauté de vie évangélique.

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