Les limites de la liberté de conscience

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Le premier article de la Constitution de la cinquième république française définit cette république comme : « indivisible, laïque, démocratique et sociale ». C’est bien entendu le terme laïque qui attire mon attention, même si le terme social me semble pouvoir, à l’occasion, mériter un long exposé.

Le dictionnaire Le Petit Robert définit ce mot comme désignant un État « … qui est indépendant de toute confession religieuse. » On peut certes trouver curieux d’avoir accolé (en troisième acception) cette définition à un terme qui par ailleurs définit un chrétien qui n’appartient pas au clergé. Encore une preuve de l’assujettissement de notre société à la lecture judéo-chrétienne catholique. Pour autant la république française ne prétend donc pas être anti-cléricale ou athée mais simplement libre de tout lien avec le fait religieux. Comme la liberté de l’un s’arrête là où commence celle de l’autre, on pourrait légitimement croire que la France, qui reconnaît officiellement les religions, se fait une nécessaire obligation de les respecter tant qu’elles ne mettent pas en péril son fonctionnement et ses fondements philosophiques. Pourtant il semblerait bien qu’il n’en soit rien.

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