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Rejoindre l’Église cathare de France

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Adhésions à l’Église cathare de France

L’Église cathare de France est une association sans but lucratif, telle que réglementée par la Loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association.
Elle a comme fonction d’être la forme réglementaire et légale de la communauté ecclésiale cathare issue de la résurgence du catharisme médiéval.
Elle accueille les membres des communautés évangéliques reconnues, les croyants et les sympathisants du catharisme.

Le siège social est situé 10 D rue Alfred de Musset 11000 Carcassonne.
Courriel : sec@eglise-cathare.fr

Vous pouvez nous rejoindre ou nous faire des dons via la boutique du site.
Les frais de gestion de l’association sont très faibles grâce à l’utilisation d’Internet pour les échanges et les réunions, ce qui fait que nous pouvons utiliser près de 100% des fonds recueillis pour nos actions.

Adhérez à l’E.C.F.

Notre association a besoin du soutien de tous pour mener à bien ses actions.

Si vous envisagez de nous rejoindre, pensez à lire d’abord les statuts et le règlement intérieur, car on ne peut décemment s’engager dans un contrat d’association sans en connaître les tenants et les aboutissants. Ils sont disponibles dans le menu Église cathare de France, ainsi que notre bilan financier que nous publions dans un soucis de totale transparence dès la fin du premier exercice.

Pour adhérer vous devez résider en France et remplir le bulletin d’adhésion ci-dessous et y joindre les pièces demandées1. Ensuite, vous devez payer votre adhésion sur la boutique du site. Dès réception de votre paiement nous vous adresserons un reçu par courriel.

1 – La loi (Article 22-II-2 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée) dispense les associations religieuses de toute déclaration des fichiers à la CNIL. Cependant, nous traitons vos données avec les mêmes précautions et la même rigueur que pour toute autre utilisations des fichiers et cookies du site. La photo d’identité et la copie de la pièce d’identité doivent être jointes à la demande sous peine de nullité.

Adhésions conjointes ÉCF et CÉC

Si vous rejoignez l’Église cathare de France il y a fort à parier que la culture et l’évolution de la recherche sur ce sujet vous sembleront utiles voire indispensables. Il serait alors judicieux que vous complétiez votre adhésion d’une autre à Culture et Études Cathare qui est un organe laïque tourné vers ces sujets. Vous pourrez suivre l’évolution de la recherche et y participer à votre niveau. Une fois votre adhésion à l’ÉCF terminée, rendez-vous sur la page d’adhésion à Culture et Études cathares.


Formulaire de demande d’adhésion à l’Église cathare de France

Je sollicite mon adhésion à l’association l’Église cathare de France au titre de l’année en cours.
Je confirme avoir pris connaissance des statuts et du règlement intérieur en vigueur à la date de ma demande, les accepte et m’engage formellement à les respecter.

Renseignements personnels :

    Attention : L'adhésion ne sera valide que si le bulletin est accompagné des pièces demandées et quand la cotisation est encaissée.

    N. B. : La date de la demande sera celle de la réception du présent document par le secrétariat. Il n'est pas nécessaire de signer le document, la conformité de l'adresse courriel d'envoi et de celle figurant en tête de document vaut validation.
    Les items précédés d'un astérisque * sont obligatoires. Les documents à scanner le sont aussi mais peuvent être adressés autrement en cas de difficulté à les joindre au formulaire.

    *Civilité (cochez la case adaptée : MadameMonsieur

    *Votre nom d'usage

    Votre nom de naissance (si différent)

    *Votre prénom

    *Date de naissance (format à respecter : aaaa-mm-jj)

    *Votre adresse courriel (obligatoire)

    *Adresse postale complète (rue, code postal, ville, France)

    N.B. : Tout changement d'adresse postale et/ou courriel doit être notifié immédiatement au secrétariat.

    *Tél. cellulaire au format national (ex. 0612345678)

    *Cochez la case correspondant au groupe d'adhérents désiré

    Sympathisant(e)Communauté évangélique ou ecclésiale

    N. B. : Toute somme versée en plus de la cotisation choisie sera considérée comme un don manuel. Les responsables de l'Église sont seuls compétents pour valider l'appartenance aux groupes communautaires.

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    Votre adhésion à l'Église cathare de France vous donne droit à un accès illimité aux publications du site Catharisme d'aujourd'hui. Veuillez indiquer un nom d'utilisateur, afin qu'un compte soit créé à votre nom. Un mot de passe vous sera adressé secondairement et vous pourrez le modifier dans votre profil.

    En demandant mon adhésion je confirme avoir connaissance d'être en accord avec les choix de l'Église cathare de France, voire avec sa doctrine et ses pratiques.

    N.B. : Les informations demandées ci-dessous ne sont pas obligatoires mais peuvent aider à vous contacter en cas de changement de coordonnées non signalé :

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    En validant le formulaire vous certifiez exact les renseignements fournis.


    Note : La date de naissance permet de vérifier que l’adhérent est majeur. Les informations nominatives permettent de justifier les adhésions auprès de la Préfecture.
    L’Assemblée générale de l’association, les réunions du Conseil d’Administration et les échanges entre les adhérents se font via les forums et Skype®. être inscrit et actif sur ces médias est donc indispensable pour participer pleinement à la vie de l’association. 

    L’adhérent s’engage à signaler au secrétariat tout changement intervenant dans les informations indiquées ci-dessus.

    En raison de ce statut associatif, les dons et les cotisations ne sont pas déductibles des impôts.
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    Paiement de la cotisation

    Pour payer votre cotisation, rendez-vous obligatoirement dans la boutique et payez le montant indiqué.
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    Les paiements par chèque et en liquide ne sont pas acceptés.

    Les informations personnelles figurant sur la fiche font l’objet d’une déclaration à la CNIL, si nécessaire, et sont soumises aux dispositions de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés (Journal officiel du 7 janvier 1978 et rectificatif au J.O. du 25 janvier 1978) Vous trouverez toutes les informations utiles sur cette page.

    La Résurgence du catharisme est-elle crédible ?

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    La Résurgence du catharisme est-elle crédible ?

    Cela fait 20, 30, voire 40 ans que vous en entendez parler. Aujourd’hui encore, maintes personnes tentent de convaincre qu’elles sont porteuses d’une vision du catharisme. Pourtant, à chaque fois ces espoirs ont été déçus, soit par l’abandon de leur projet, soit par un dévoiement lié le plus souvent à un manque d’étude approfondie du sujet. Il faut dire que notre époque ne valorise pas l’étude patiente et minutieuse et lui oppose souvent l’attrait de la nouveauté, y compris par une destruction de ce qui est ancien.

    Comment s’étonner alors que beaucoup d’entre vous hésitent à s’intéresser à ces projets visant à redonner au catharisme la place qui est la sienne dans ce monde. Car, si le catharisme est avant tout une spiritualité, il s’est toujours exprimé dans un cadre ecclésial réunissant celles et ceux qui voulaient avancer dans leur foi ensemble. En effet, nous savons que l’isolement est la pire des choses tant la prégnance mondaine, a tôt fait de nous faire dériver de la voie qui mène au salut.

    Qu’est-ce qui définit le catharisme aujourd’hui ?

    Comme toujours, quand plusieurs voix se réclament d’une appartenance à une doctrine religieuse, il est difficile à celles et ceux qui ne sont pas des experts, de deviner laquelle est la plus à même de représenter le courant ecclésial moderne de ce que les cathares vivaient et pratiquaient à leur époque.

    Et la tentation est grande pour beaucoup — rarement par malignité, mais souvent par manque de connaissance —, de se focaliser sur tel ou tel point doctrinal et de le mettre en avant dans une compréhension souvent incomplète ou inexacte, au risque de malmener les autres points de la doctrine.

    La base du catharisme d’aujourd’hui est donc de connaître la doctrine et la praxis des cathares médiévaux, afin de voir comment les mettre en œuvre aujourd’hui. L’étude nous démontre que la plus grande partie est parfaitement adaptée à notre époque, même si cela nous amène à reconsidérer quelques habitudes prises dans le confort d’une mondanité égoïste et vaniteuse. Cependant, de rares éléments doivent être adaptés, sans renier les fondamentaux et les grands principes, en raison de connaissances plus approfondies de nos jours ou de situations sociales et sociétales très différentes du Moyen Âge.

    Je ne vais pas vous faire l’affront de lister ici tous ces points qui figurent dans ce site et dans mon livre avec tous les argumentaires nécessaires pour les expliquer et les sources ayant servies à bâtir ces argumentaires.

     Ce travail d’acquisition de connaissances permet à tout un chacun de faire le tri dans les propositions qui se veulent héritières du catharisme.

    Mais, cela ne permet pas d’estimer les chances de pérennité de la démarche qui vous semblera la plus exacte. C’est pourquoi je vais tenter de vous expliquer pourquoi la voie que je suis est en mesure de réussir ce cheminement vers une réapparition de l’Église cathare de France.

    La durée par la simplicité

    Si le catharisme a réussi à se maintenir, au travers de plusieurs groupes religieux qui sont ses fondateurs, pendant plus de mille ans alors qu’il était sans cesse pourchassé et martyrisé, c’est en raison de la simplicité de sa doctrine. Contrairement à son principal rival, le catholicisme, il n’a pas cherché à suivre les soubresauts du monde pour y occuper une place de choix. Fidèle à la prédication christique, il a fait de l’humilité et de la modestie sa base de travail et il a maintenu sans fléchir le choix d’une doctrine simple, facile à comprendre et à comparer aux choix de vie de son époque, quelle qu’elle soit.

    En se concentrant sur le seul commandement de christ : « Aimez-vous les uns les autres », il n’a eu aucun mal à se répandre malgré les vicissitudes dont il était l’objet. C’est aussi cette simplicité qui attire les personnes à la recherche d’une spiritualité détachée des religions dont elles ont du mal à comprendre la cohérence, tant la partie rituelle prend le dessus sur le fond doctrinal.

    Aujourd’hui, c’est encore cette simplicité qui doit être mise en avant, sans tomber dans le biais d’une pratique isolationniste et sans chercher à l’étoffer d’éléments extérieurs au catharisme, voire même au christianisme.

    La simplicité permet également un redémarrage en conditions dégradées qu’une pratique complexe ne permettrait pas. Depuis cinq ans que j’associe mon travail sur la doctrine à une pratique rituelle complète, malgré mon isolement relatif je constate, par les retours de celles et ceux qui suivent mon travail, que le message que je leur adresse est clairement et pleinement compris. Mais la simplicité ne suffit pas ; il faut aussi rester cohérent avec la doctrine et la pratique à laquelle nous nous référons quand nous nous affirmons cathares !

    La fiabilité par l’obéissance

    Cette cohérence relève d’un élément de la règle de justice et de vérité qui a du mal à être reçu et compris de nos jours. En effet, la pratique religieuse nécessite un accompagnement et un strict respect des éléments doctrinaux et pratiques que nous ont « légué » les cathares médiévaux.

    La vie quotidienne cathare n’est pas basée sur une société démocratique, voire anarchiste. Il faut accepter dans le respect de ce que je disais plus haut, que nous ne sommes pas forcément suffisamment avancés dans notre foi pour agir en toute indépendance. Suivre un guide bienveillant, qui remplacera l’autorité par le soutien, nécessite de lui faire confiance et de respecter ses indictions. La démocratie s’arrête à partir du moment où l’on a choisi à qui l’on se confier. Ensuite, comme dans une famille, le plus jeune en religion doit accepter de suivre les conseils du plus ancien, et ses éventuelles critiques ou recadrage quand nous avons tendance à nous écarter de la voie droite.

    Ainsi, tant du point de vue doctrinal que nos pratiques, nous serons assurés de la fiabilité de notre cheminement. Or, justement, c’est ce problème de la fiabilité qui se pose aujourd’hui dans de nombreuses actions entreprises sous l’étiquette cathare. Je suis convaincu que, le plus souvent, les dérives de ces personnes sont dues avant tout à un défaut de connaissance approfondie du sujet. En effet, l’accès à la connaissance demande de l’effort, de l’approfondissement, donc du temps. Et notre époque est malheureusement celle où tout un chacun considère que le temps est la denrée la plus rare. Cela me surprend beaucoup et même me fait sourire. En effet, quand Paul de Tarse voyageait pour diffuser sa compréhension du message christique, il consommait de grandes quantités de temps en raison des conditions de déplacement de l’époque, alors même que l’espérance de vie qui fut la sienne était aux environs des deux-tiers de ce qu’un homme d’aujourd’hui peut espérer. Si nous étions capables de réaliser la moitié de son travail avec les facilités modernes en termes de transport et notre espérance de vie, nous serions déjà contents. Donc, si nous pensons manquer de temps c’est qu’en fait nous l’utilisons mal.

    La croissance par l’organisation

    Notre vie en accélération constante aboutit à l’inverse de ce que nous voudrions, à savoir vivre mieux. « Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger ». Cette remarque caricaturale, mise dans la bouche de l’avare Harpagon par Molière, comportait cependant une part de sagesse. L’accumulation de biens et d’expériences aboutiront toujours au même résultat : leur disparition dans la mort de notre corps mondain. C’est comme pour la nourriture ; les mets les plus délicats, les plus chers et les plus sophistiqués finiront au même endroit que la bouillie ou le rata des moins nantis. Cela ne veut pas dire qu’il faut tout dédaigner, mais qu’il user avec parcimonie et sans oublier que la satisfaction de nos sens va à l’encontre de l’élévation de notre part spirituelle. Rappelons-nous la parole de l’apôtre : « Tout m’est permis, mais tout ne profite pas. Tout m’est permis, mais rien n’aura pouvoir sur moi. » (Première lettre de Paul aux Corinthiens). Cette lucidité individuelle doit nous permettre de penser notre cheminement de façon logique.

    Le sympathisant doit avoir la volonté de s’instruire et d’améliorer ses connaissances, non seulement sur le catharisme, mais aussi sur l’histoire, la philosophie, les doctrines religieuses principales et ne pas oublier l’étude de l’humain (psychologie, sociologie, anthropologie) qui lui apportera la connaissance de notre mondanité.

    Le croyant, qui a dépassé ce stade, devra se concentrer sur l’émergence de sa part spirituelle. Il apprendra à étudier les textes chrétiens et à comprendre l’analyse qu’en faisaient les cathares médiévaux et qu’en font les cathares modernes.

    Tous devront préparer la structuration de notre Église, car le catharisme est clair : pour aller à bonne fin, il faut permettre à cette dernière de remplir sa mission apostolique et formatrice de futurs ministres du culte que nous appelons les consolés ou les Bons-Chrétiens.

    La résurgence par l’agrégation

    Cela fait des années que nous constatons que des personnes manifestent leur intérêt pour le catharisme et disparaissent des radars après un ou deux contacts. D’autres, inconnus de tous se manifestent maintenant tout en reconnaissant suivre le sujet depuis plusieurs années. Qu’est-ce que cela nous enseigne ?

    Certes, on peut croire qu’une partie s’est précipité un peu vite avant d’abandonner en voyant que cela ne correspond pas à ses aspirations. Mais je crois qu’une partie est dans l’inquiétude de devoir subir une nouvelle déception, tant il est vrai que jusque-là aucun mouvement visant à restaurer le catharisme n’a réussi.

    C’est un cercle vicieux, car si vous hésitez à vous engager de peur de voir le mouvement échouer, votre refus de rejoindre ceux qui essaient de faire fonctionner le processus, va aboutir à leur échec et à votre déception.

    Les cathares insistaient beaucoup sur la nécessité de ne pas cheminer seul. Cela ne veut pas dire que c’est absolument impossible, mais que cela aggrave infiniment la difficulté du cheminement et nécessite de tels efforts que beaucoup abandonnent, ou se fourvoient.

    De même, si vous êtes croyant cathare, c’est-à-dire si vous considérez que le catharisme est la voie de salut qui vous correspond, empêcher ou retarder sa résurgence vous mettra, le moment venu, dans l’impossibilité de recevoir la Consolation. Cela peut vous obliger à demeurer encore plus longtemps dans ce monde, faute d’avoir pu bénéficier de l’accompagnement nécessaire.

    Donc, l’agrégation n’est pas indispensable dans le seul but de disposer d’une altérité dans son propre cheminement. Elle l’est aussi pour que l’Église puisse exister et offrir une formation, un accompagnement et une voie vers le salut pour les sympathisants et les croyants.

    J’espère avoir réussi à vous faire toucher du doigt l’importance qu’il y a, pour les personnes désireuses de voir le catharisme perdurer et prospérer, de participer à cet élan et, si besoin, d’avoir pour soi une aide à son propre cheminement.

    Éric Delmas, 15 janvier 2021.

    L’Église cathare de France

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    L’Église cathare de France

    Nous savons qu’au Moyen Âge (1167) s’est tenue une assemblée à Saint-Félix Caraman (aujourd’hui de Lauraguais) qui réunissait les représentants du catharisme de France et d’Occitanie. Parmi eux, voici ceux dont nous avons conservé les noms : Sicard Cellerier, « évêque d’Albi » – Marc, de Lombardie (qui appartenait alors à l’Occitanie) – Bernard Raimond, de Toulouse – Guiraud Mercier, de Carcassonne – Raimond de Casalis, d’Agen et Robert d’Épernon, « évêque des Français », sans que soit précisé si ce dernier était attaché à une région particulière ou s’il portait ce titre faute d’avoir pu s’implanter de façon précise dans un royaume où les « cathares » connaissaient invariablement un sort funeste.Read more

    Une Église cathare : présentation

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    Une Église cathare : présentation

    En marge de notre rendez-vous associatif d’hier, nous avons parlé de l’idée que je proposais dans un précédent article, visant à créer une structure réglementaire, conforme aux critères juridiques et réglementaire français, afin de doter notre religion d’une assise claire dans la société.

    Le regroupement de personnes partageant la même foi, s’appelle une ecclesia, mot latin que le français rend sous le terme d’Église. Ce mot ne doit pas être confondu avec celui d’église qui désigne un bâtiment utilisé pour la pratique des cultes dans certaines religions, notamment judéo-chrétiennes.
    Sur un plan administratif et juridique, la loi parle d’Église pour désigner une association qui s’appuie sur deux lois — celle de 1901 et celle de 1905 — qui permettent sa reconnaissance officielle par les autorités légales du pays.

    Il est donc important de comprendre que la mise en place d’une structure juridique et administrative ne se substitue pas à l’ecclesia et qu’elle n’en reprend pas forcément les contours. En effet, ses objectifs ne sont pas d’encadrer un groupe existant pour le formaliser officiellement et d’y inclure obligatoirement tous les membres se réclamant de cette religion. S’agissant d’une association, la loi française est claire : l’appartenance à un groupe informel ou la pratique d’une activité donnée ne permettent pas d’imposer l’adhésion des personnes concernées à une association déclarée. En fait  trois cas de figures peuvent coexister :

    1. Des personnes qui partagent la foi cathare et qui veulent la pratiquer, que nous appelons des croyants, souhaitent s’engager dans cette association.
    2. Des personnes qui ne partagent pas la foi cathare, mais qui considèrent qu’elle doit pouvoir exister officiellement dans ce pays, souhaitent s’engager dans l’association pour soutenir cette religion.
    3. Des croyants souhaitent être considérés comme faisant partie de l’ecclesia sans s’engager dans l’association.

    Les deux premiers groupes pourront donc s’investir dans la mise en place de l’association. Le troisième pourra participer aux activités rituelles mises en place par l’association sans devoir s’engager.

    Associations : quels statuts ?

    Pour celles et ceux qui ne sont pas au fait des subtilités du système associatif français, permettez-moi de vous en faire un résumé.

    Il existe deux types d’associations : celles qui ne sont pas déclarées et celles qui le sont.
    Passons très vite sur les premières. Vous décidez, avec quelques amis, de rénover un bâtiment pendant vos loisirs, ce choix fait de vous une association de fait. Chacun reste indépendant des autres, libre d’aller et venir, mais responsable de ses actes comme le veut le Code pénal. Cette association ne peut s’exprimer d’une seule voix, ne peut ouvrir de compte bancaire et ne peut ester en justice. En cas de problème, chacun reste individuellement responsable juridiquement et financièrement à hauteur d’un niveau qu’appréciera le juge.
    Les associations déclarées ont en commun d’avoir réalisé une démarche en Préfecture qui en retour leur confirme qu’elles ont été enregistrées, ce qui ne constitue en aucune façon un jugement de valeur sur leur nature ou leurs objectifs.
    Cette démarche est régie par des obligations ouvrant des droits et des devoirs. Elles peuvent ouvrir un compte bancaire comme personne morale, avoir une activité financière propre et ester en justice.

    Le statut commun à toutes la associations déclarées est celui de la loi de 1901. Cependant, selon les objectifs visés, certaines doivent satisfaire à d’autres réglementations qui s’ajoutent à la loi de 1901 : loi de 1905 pour les associations cultuelles, Code du travail pour les associations professionnelles (généralement appelées syndicats), etc.

    Associations déclarées sous la loi de 1901

    Cette loi s’impose à toutes les associations déclarées, de façon unique ou en complément d’autres textes réglementaires et législatifs, comme je viens de le dire.
    Elle permet de structurer l’association, même si elle reste très ouverte par le faible nombre d’obligations qu’elle impose.
    Ainsi, elle fixe le nombre d’adhérents à un minimum de deux personnes. Comme c’est aussi le nombre de membres du Conseil d’administration qu’elle impose (dont un trésorier), une association peut donc ne compter que deux personnes en tout et pour tout. Vous noterez que le poste de Président n’est en rien obligatoire, pas plus que celui de secrétaire. Seul le trésorier compte aux yeux de la loi, histoire d’avoir une personne vers qui se tourner en cas de problèmes financiers graves.
    Elle n’impose l’existence d’une Assemblée générale que pour un cas de figure : la dissolution. Cependant, les juges ont souvent considéré qu’une association sans Assemblée générale manquait de capacité à s’organiser et à prendre des décisions collégiales. Ils ont donc parfois requalifiées de telles associations en association de fait.
    C’est tout ! Une association n’a donc pas d’obligation à ressembler à l’organisation de la société que ce soit en termes démocratiques ou institutionnels.
    Par contre, elle reste soumise aux obligations légales, car aucun statut et aucun règlement intérieur ne peut contenir des dispositions qui seraient en contravention avec les lois et règlements français.

    Associations déclarées sous la loi de 1905

    Je vais me concentrer sur ce statut particulier, puisque c’est l’objet de cette série de publications que j’entame ici.
    La loi de 1905 introduit quelques modifications à la précédente qu’il convient de bien connaître :
    D’abord, si elle ne dit rien du nombre de membres du Conseil d’administration, qui peut donc être limité à deux dont un trésorier, elle impose un nombre d’adhérents nettement plus important. Il va de 7 à 25 en métropole, selon le ressort que se donne l’association. Le nombre s’applique selon le nombre d’habitants de la zone d’application que se donne l’association. Si le texte détaille ce nombre au regard des habitants d’une ville, en fait le ressort peut très bien être différent et s’appuyer sur des structures existantes (quartier, région, voire pays tout entier) ou spécifiques (diocèse par exemple). Si le ressort est inférieur à la disposition la plus faible, c’est cette dernière qui s’applique ; s’il est supérieur à la plus grande, c’est également la plus grande qui sert de référence.
    Donc, pour un ressort de plus de 20 000 habitants, c’est le nombre de 25 membres qui s’applique.
    Ensuite, elle impose des objectifs extrêmement limités, contrairement aux associations qui peuvent se définir n’importe quels objectifs, dans le cadre de la législation française cependant.
    La loi de 1905 n’autorise que l’objectif visant à organiser des cultes publics.
    Elle ne définit pas ce qu’est un culte, mais il doit être ouvert à toute personne désirant y participer sans déroger aux règles fixées pour son déroulement et sans porter atteinte à l’ordre public.
    Même si elle ne fixe pas de fréquence à la tenue des cultes, il est clair que celle-ci doit être raisonnable. Un culte par an risque d’empêcher la reconnaissance de l’association.
    Par conséquence à cet objectif, la loi permet à l’association de se fixer comme mission, le logement, l’entretien et la formation des ministres du culte. Ce terme est suffisamment vague pour permettre de l’adapter à chaque religion. L’entretien comprend la rémunération.
    En fait cette restriction statutaire oblige les Églises à constituer en plus des associations de 1901 pour assurer toutes les missions non couvertes par celle de 1905.
    Autre obligation que fixe cette loi : la remise annuelle de comptes validés. Ce point a posé des problèmes à beaucoup de groupes religieux qui, pour s’en affranchir, ont préféré rester en loi de 1901 à objectif cultuel.
    En contrepartie de ces obligations contraignantes, la loi prévoit des avantages financiers.
    La capacité à recevoir des dons notariés et des legs en sus des dons manuels. Cette capacité s’assortit de la déduction fiscale des dons reçus.
    L’exemption fiscale des droits de mutation des dons et legs et de l’impôt foncier sur les locaux servant à un des objectifs fixés ci-dessus.

    Voilà un premier aperçu de ce système particulier qui s’applique, pour la loi de 1905, sur tout le territoire français à l’exception notable de l’Alsace et de la Moselle qui n’étaient pas françaises à la publication de cette loi et qui ont souhaité demeurer sous le régime du Concordat en vigueur en Allemagne.

    Soyez assurés de ma profonde Bienveillance.

    Éric Delmas, novice cathare à Carcassonne.

    10 juin 2019.

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    Une Église cathare ; sérieux ?

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    Une Église cathare ; sérieux ?

    J’avais trouvé ce titre en vue d’une publication de cet article le 1eravril dernier. Mes occupations ne m’en ayant pas laissé le loisir, je me dis que le jour anniversaire d’un débarquement est tout aussi propice pour se poser cette question.

    En effet, depuis que je me suis attelé avec quelques amis à la structuration du catharisme d’aujourd’hui, je n’ai cessé de rencontrer les mêmes réactions d’hésitation, de scepticisme, de rejet, de la part de celles et ceux qui me semblaient pourtant les mieux placés pour souscrire à une telle idée :
    Et si on créait un site Internet grand public sur le catharisme ? Pas question, ça ne marchera pas.
    Et si on organisait une Rencontre autour du catharisme ? Oh non, c’est trop tôt et trop dangereux.
    Et si on publiait une histoire des cathares qui comble les vides des historiens ? Non, c’est trop compliqué.
    Et si on créait une association pour soutenir la recherche et la culture cathare ? Non, il ne faut pas se lancer dans ça.
    Et si on essayait de relancer une communauté cathare ? Non, à notre époque ce n’est plus possible.

    Forcément, à force d’entendre ce genre de réponse, parler de recréer à notre époque une Église cathare adaptée aux normes d’aujourd’hui sans trahir ce qu’elle était à l’époque a tôt fait de vous faire passer pour un comique. C’est pourquoi j’avais initialement pensé vous en parler le 1eravril, histoire de mieux faire passer la pilule.

    Quelle structuration ?

    En France, nous avons une particularité unique : la séparation des Églises et de l’État telle qu’elle est formalisée dans la loi de 1905.
    Il semble donc logique, si l’on désire déclarer une Église, de passer par cette structuration. Mais cette loi est assez compliquée à utiliser. En effet, construite à l’origine pour gérer la religion catholique, elle est structurée pour des organismes comptant un grand nombre d’adeptes, ce qui ne correspond pas du tout au catharisme d’aujourd’hui.
    Par contre, elle me semble présenter des éléments intéressants. D’abord, elle permet d’obtenir la reconnaissance du statut d’Église, ce qui n’est pas rien dans un pays où tout ce qui gêne est facilement qualifié de secte, avec toutes les conséquences que cela induit. Ensuite, elle donne accès à des avantages fiscaux qui sont en fait la compensation de certaines contraintes. Enfin, elle impose la transparence financière, ce qui me semble indispensable dans un domaine aussi sensible que celui de la religion.
    Mais, elle comporte deux points que je trouve négatifs. Le premier est qu’elle exige un nombre d’adhérents identifiés important et la publication de leur identité. Déjà trouver vingt-cinq personnes qui voudraient bien faire partie d’une association cultuelle, à notre époque, me semble difficile pour le moment, mais s’il faut qu’elle acceptent d’être officiellement et publiquement identifiées comme telles, sans être forcément des croyantes cathares, cela relève presque de l’impossible. Le second est la restriction de l’objet de l’association. En effet, une association cultuelle ne peut avoir qu’un seul objectif : organiser des cultes ouverts à tous. Certes, la loi prévoit qu’elle puisse héberger et former les ministres du culte, mais rien n’est possible en terme d’activité financière qui soit apte à assurer les revenus de l’association. En fait, elle devrait vivre de dons et de legs. Cela oblige les Églises déclarées à organiser autour d’elles un réseau de structures associatives et entrepreneuriales qui leur permettent de se financer. C’est à la fois un peu vicieux et dangereux, car ces à-côtés échappent souvent aux radars en se déclarant sous la loi de 1901 qui est très laxiste.

    Donc l’Église cathare est aujourd’hui dans l’incapacité de se structurer en loi de 1905, mais peu motivée pour faire comme les autres et profiter de l’opacité de la loi de 1901, notamment pour éviter toute accusation sectaire.

    Quelles solutions ?

    Ce bilan qui peut sembler négatif est en fait à pondérer. En effet, le projet d’une Église cathare est bien plus motivant que celui d’une association culturelle. Bien des gens, soucieux de ne pas laisser la parole religieuse chrétienne au seul groupe judéo-chrétien (catholique, orthodoxes et protestants), pourrait accepter de rejoindre officiellement une structure visant à donner corps légal au pagano-christianisme cathare. Une telle association n’aurait de fait que peu d’activité administrative, compte tenu de son objet unique. La loi permet d’établir des groupes d’adhérents en son sein qui tiennent compte des différents groupes qui la constitueraient, afin d’en garantir la pérennité et l’essence.

    Donc, il faudrait qu’une trentaine de personnes, au moins, soient d’accord pour s’unir dans le but de donner une vraie visibilité au catharisme d’aujourd’hui en acceptant d’entrer dans l’effectif de l’association. Nul besoin d’être croyant cathare, même si les fonctions de gestion et les majorités de décisions seront assurées par des personnes proches de cette sensibilité, comme je le disais ci-dessus.
    Il serait même intéressant de voir des sympathisants et des croyants cathares côtoyer des athées, et pourquoi pas des croyants d’autres religions désireux d’ouvrir la porte de l’expression spirituelle aux autres, dans le respect de l’universalité qui est souvent revendiquée par leur propre chapelle.

    Une fois cette structure édifiée, son financement sera assuré par les dons manuels, les dons notariés (grosses sommes ou biens), voire par les legs quand cela sera le moment. Elle pourra vivre si le catharisme est bien vivant, comme nous sommes quelques uns à le croire. Donc, il n’est pas nécessaire de prévoir une cotisation importante.

    La structuration interne fera l’objet de discussions lors d’une assemblée constitutive, comme l’exige la loi. Il est clair qu’un Conseil d’administration devra refléter la vision de l’Assemblée générale qui ne pourra pas agir à l’encontre des objets de l’Église. Cela impose que ces structures délibératives et décisionnaires soient constituées de façon à ce que les croyants cathares, les novices et les futurs chrétiens revêtus disposent de la majorité finale.

    Au quotidien, un local pourra être prêté par un croyant de façon à remplir l’obligation statutaire d’organiser des cultes publics. Ce terme peut vous impressionner, tant il est fortement connoté par le judéo-christianisme. Mais, qu’est-ce qu’un culte public cathare ? C’est un sermon, comme les cathares en faisaient régulièrement, quelle que soit l’importance de leur auditoire. Rien de plus simple donc que d’organiser un rendez-vous régulier avec un thème relevant de la religion cathare qu’un croyant avancé ou un novice pourra présenter aux personnes présentes.

    Quelle justification ?

    Je dirais que c’est la question essentielle ; celle qui va déterminer si cette idée peut devenir un projet puis une réalité.

    Quand on n’est pas croyant cathare on peut trouver saugrenu de passer du stade de l’évocation romantique ou apitoyée des cathares médiévaux à celui d’un rétablissement d’une Église cathare organisée et active.
    Mais tous les croyants vous le diront : la résurgence de l’Église cathare, en tant qu’organisme actif, est essentiel, car elle est le seul moyen pour chaque croyant de faire sa bonne fin dans le cadre de sa foi. Qu’il choisisse un jour d’entrer en noviciat ou que les obligations de sa vie l’obligent à attendre son dernier souffle pour demander sa Consolation, il ne peut atteindre ce but que si une Église cathare existe bel et bien.

    Il est donc justifié, et je dirais même plus, nécessaire de remettre l’Église cathare de France sur pieds pour remplir la seule obligation des croyants cathares d’aujourd’hui : faire leur bonne fin.

    Pour les autres, sympathisants ou observateurs neutres, la résurgence de l’Église cathare ne peut que donner de l’air à la religion qui est depuis pas mal de temps mise à mal par des choix et des positions idéologiques assez éloignées des principes fondamentaux. Donc, y apporter son aide directe ne peut pas être vécu comme un risque, mais plutôt comme un espoir pour une humanité souvent en dérive.

    C’est pourquoi je vous adresse à tous, ce manifeste. Réfléchissez à ce projet et, si vous partagez mon point de vue, n’hésitez pas à me contacter par tous les moyens que vous voudrez utiliser.

    Si nous sommes assez nombreux à partager cet idéal, je m’engage formellement à en assurer la mise en œuvre.

    Soyez assurés de ma profonde Bienveillance.

    Éric Delmas, novice cathare à Carcassonne, le 6 juin 2019.

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