25e dimanche du temps ordinaire

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Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 25e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

Sagesse de Salomon : 2, 12. 17-20

12 – Tendons un piège au juste, car il nous dessert, il s’oppose à nos actions, il nous reproche nos fautes contre la Loi et il nous impute nos fautes contre l’instruction.
17 – Voyons si ses paroles sont vraies et expérimentons ce qu’il en sera de lui à la fin.
18 – Si le juste, en effet, est fils de Dieu, celui-ci prendra sa défense et Il le délivrera des mains de ses adversaires.
19 – Éprouvons-le par la violence et la torture, afin de savoir ce qu’il en sera de sa douceur et de vérifier sa patience ;
20 – condamnons-le à une mort ignominieuse, car, à ce qu’il dit, il sera visité. »

Mon commentaire :
Dans la logique juive de l’interventionnisme divin, en positif comme en négatif, ce texte est logique. Le problème est que les Judéo-chrétiens le reprennent sans l’amender. D’un point de vue cathare, cette compréhension des autres est logique, car elle obéit aux lois de ce monde. Pour nous, la souffrance endurée en ce monde ne saurait être empêchée ni par Dieu ni par aucun de ses envoyés. Elle devra être l’occasion de faire notre propre remise en question et de vérifier notre accord plein et entier avec la règle de justice et de vérité pour espérer la grâce divine si les tourments endurés devaient provoquer la mort de notre prison charnelle.

Psaumes : 54 (Vulgate 53), 3-4, 5, 6. 8

Appel au secours contre les ennemis orgueilleux
3 – Élohim, par ton nom, sauve-moi et par ta vaillance, fais-moi justice !
4 – Élohim, entends ma prière, prête l’oreille aux paroles de ma bouche !
5 – C’est que des arrogants se sont levés contre moi et des violents en veulent à ma vie, ils n’ont pas Élohim présent devant eux. Pause
6 – Voici qu’Élohim vient à mon aide, Adonaï est parmi ceux qui soutiennent mon âme.
8 – Je t’offrirai des sacrifices généreusement, je louerai ton nom, Iahvé, car il est bon,

Mon commentaire :
Cette vision de peuple élu soutenu par un Dieu qui choisit parmi ses créatures celles qu’il aide et celles qu’il frappe n’est pas chrétien et donc pas du tout cathare.

2e lecture :

Lettre de Jacques : 1, 3, 16 – 4, 3

3 – Sachez que prouver votre foi forme la résistance.
16 – Ne vous égarez pas, mes chers frères :
3 – Mais vous demandez et vous ne recevez pas parce que vous demandez mal et afin de dépenser pour vos voluptés.

Mon commentaire :
Ce patchwork entre deux textes vise à culpabiliser les chrétiens. C’est forcément de leur faute s’ils n’obtiennent pas le salut. En fait, le but est de les obliger à venir grossir les rangs judéo-chrétiens. La faute et l’homme, destinée à dédouaner Dieu du Mal évident, est une antienne du judéo-christianisme écartelé entre sa conception juive du Dieu créateur du monde et des hommes et le christianisme qui fait de Dieu un pur amour.

Évangile selon Marc : 9, 30-37

30 – En sortant de là ils passèrent par la Galilée ; et il voulait que personne ne le sache,
31 – car il enseignait ses disciples. Il leur disait : Le fils de l’homme est livré aux mains des hommes, ils vont le tuer et, trois jours après, il ressuscitera.
32 – Eux n’y comprenaient mot et craignaient de le questionner.
33 – Et ils vinrent à Capharnaüm. Quand il fut dans la maison il leur demanda : De quoi raisonniez-vous en chemin ?
34 – Mais ils se taisaient, car en chemin ils avaient débattu entre eux à qui serait le plus grand.
35 – Une fois assis, il appela les douze, il leur dit : Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous, le serviteur de tous.
36 – Et prenant un enfant il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa et leur dit :
37 – Quiconque accueille en mon nom un de ces enfants-là, c’est moi qu’il accueille ; et quiconque m’accueille accueille non pas moi mais celui qui m’a envoyé.

Mon commentaire :
Jésus rappelle le point le plus important pour celui qui veut cheminer sur la bonne voie que nous montre Christ. Il s’agit de l’humilité qui nous fait revenir à notre condition première car la vanité nous éloigne au contraire. L’humilité nous fait comme des enfants, c’est-à-dire vierges de tout préjugé et prêt à tout donner et recevoir.

Voilà comment je reçois ces textes.

Guilhem de Carcassonne.

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