8 – Église cathare

Habiter en conteneur

8-3-Église cathare - Mise en œuvre
175 vue(s)

Habiter en conteneur

Introduction

Certains ont en projet, plus ou moins lointain, d’entrevoir une vie communautaire qui soit à la fois conviviale et conforme à l’idéal d’ascèse qui sied à la conception cathare. Un tel projet ne peut être lancé sans réfléchir. Plusieurs obstacles viennent en modérer l’élan :
– coût des terrains ;
– coût de la construction ;
– réversibilité de l’engagement de chacun ;
– caractère non durable conforme à l’idéal passant.
Certes, aujourd’hui il existe des modèles de construction écologiques qui répondent à certains critères (paille, bois) mais qui restent coûteux. Le prix du terrain et des aménagements légaux (voirie, eau, électricité, téléphone) sont difficilement réductibles et c’est donc sur la construction qu’il faut agir.

La maison conteneur

Il s’agit d’un système qui permet, soit de récupérer des conteneurs périmés, soit d’en utiliser des neufs. Les conteneurs sont, soit isolés naturellement (frigorifiques), soit isolés secondairement à l’intérieur (aspect industriel mais perte d’espace) ou à l’extérieur (intégration au paysage et espace intérieur conservé). Il existe deux tailles de conteneurs, les petits (6,06 m de longueur) et les grands (12,19 m de longueur) pour une hauteur de 2,59 m et une largeur de 2,44 m. Ils offrent une surface intérieure de 13,54 et 28,30 m2. On peut donc en assembler plusieurs pour réaliser une construction correspondant aux besoins. Le coût d’un conteneur varie selon sa taille et selon qu’il est neuf (de 1500 à 4500 €) ou d’occasion (900 à 1500€). Son isolation et son aménagement (isolation, peinture, fenêtres et portes) double à peu près le prix d’achat. On peut donc envisager pour une communauté, l’achat en commun d’un terrain sur lequel serait assurée la viabilité centralisée ainsi que le positionnement de soubassements de réception des conteneurs. Chacun installerait alors sa propre structure composée d’un conteneur pour la chambre et le bureau associé à un conteneur sanitaire (douche, toilettes et kitchenette). On pourrait aussi envisager une installation radiante qui dégagerait une zone centrale équipée de façon à disposer d’une grande pièce de vie et de rencontre, d’un espace sanitaire central avec une à deux chambres d’hôtes. Un terrain de 5 à 600 m2 devrait suffire à accueillir une telle structure avec quatre habitants initiaux. Un aménagement judicieux selon la région permettrait d’assurer l’autonomie en énergie (panneaux solaires, turbine hydraulique et éolienne) et en eau potable (puits, récupération avec filtration et stérilisation UV) ainsi que l’installation d’un potager

Conteneur de 20 pieds

Le coût d’un tel projet devrait être étudié mais pourrait s’évaluer aux environs de 60 000 € pour le terrain et de 20 à 40 000 € pour la construction. À quatre cela reviendrait donc aux environs de 50 à 70 000€ pour chacun. L’intérêt d’un tel système est sa simplicité de mise en œuvre, son faible coût et sa réversibilité raisonnable. Un conteneur aménagé revient moins cher qu’un mobile-home pour une meilleure habitabilité. Pour celles et ceux qui pensent que cela fait des surfaces habitables assez restreintes, voici un projet de plan d’aménagement pour un conteneur de 6,06 m de longueur (20 pieds).

Après consultation de quelques sites de mobile-home, voici un aménagement plus fonctionnel :

 

Conteneur de 40 pieds

Pour des raisons de sécurité et de faisabilité, je considère les événements à venir dans leur dimension la moins favorable. Comme à ce jour je n’ai reçu aucune candidature à un éventuel accompagnement dans ma démarche, je préfère considérer que cela risque de durer quelques années. C’est donc en partant du principe que je serai seul à vivre en maison cathare que je m’organise.

Ce n’est une nouvelle pour personne, je réfléchis depuis longtemps à implanter mon habitat dans une agglomération de petite taille, village ou bourg, et sur un terrain permettant son extension éventuelle.
Le choix du conteneur aménagé s’est rapidement avéré disposer du meilleur rapport qualité prix, ce qui m’a conduit à en étudier plusieurs versions. Mon choix s’est finalement porté sur le modèle de 40 pieds hi cube en raison des possibilités d’aménagement qu’il offre. Vu le succès du système, le prix grimpe régulièrement et j’estime aujourd’hui qu’il reviendrait à environ 45 000 € en utilisant deux conteneurs reliés et isolés double face.

Voici une idée de mon projet qui prévoit des circulations compatibles avec un fauteuil roulant, car je risque d’être concerné à terme.
Comme on le voit, les pièces sont, le plus souvent, à cheval sur les deux conteneurs. Cela implique, pour assurer la résistance structurelle au centre de remplacer les parois qui ont été retirées par des poteaux noyés dans la cloison isolante. Contrairement au dessin, les portes sont toutes à galandage pour faciliter la circulation. Les portes extérieures s’ouvrent en extérieur et la circonférence des conteneurs est entourée d’une galerie couverte de plein pied.
Pour renforcer l’isolation, la toiture sera végétalisée. Ainsi l’inertie thermique devrait être complète et la climatisation assurée par la VMC aura surtout pour fonction de résorber l’humidité liée à l’étanchéité du matériau.
Des bâtiments annexes sont prévus pour stationner un véhicule et disposer d’annexes pour le stockage du bois ou installer un four à pain. Ce système permettra, si des arrivants se manifestent secondairement, d’ajouter autant de conteneurs que voulu et possible eut égard au POS. En voici un exemple.

Ce modèle n’est pas adapté à un handicap, mais il est peu réaliste de réunir des novices qui seraient tous handicapés.
L’espace situé à droite, entre les conteneurs pourrait devenir une salle couverte pour accueillir des visiteurs et tenir les cultes.

Venez en parler sur les forums.

La Résurgence du catharisme est-elle crédible ?

8-1-Église cathare - généralités
385 vue(s)

La Résurgence du catharisme est-elle crédible ?

Cela fait 20, 30, voire 40 ans que vous en entendez parler. Aujourd’hui encore, maintes personnes tentent de convaincre qu’elles sont porteuses d’une vision du catharisme. Pourtant, à chaque fois ces espoirs ont été déçus, soit par l’abandon de leur projet, soit par un dévoiement lié le plus souvent à un manque d’étude approfondie du sujet. Il faut dire que notre époque ne valorise pas l’étude patiente et minutieuse et lui oppose souvent l’attrait de la nouveauté, y compris par une destruction de ce qui est ancien.

Comment s’étonner alors que beaucoup d’entre vous hésitent à s’intéresser à ces projets visant à redonner au catharisme la place qui est la sienne dans ce monde. Car, si le catharisme est avant tout une spiritualité, il s’est toujours exprimé dans un cadre ecclésial réunissant celles et ceux qui voulaient avancer dans leur foi ensemble. En effet, nous savons que l’isolement est la pire des choses tant la prégnance mondaine, a tôt fait de nous faire dériver de la voie qui mène au salut.

Qu’est-ce qui définit le catharisme aujourd’hui ?

Comme toujours, quand plusieurs voix se réclament d’une appartenance à une doctrine religieuse, il est difficile à celles et ceux qui ne sont pas des experts, de deviner laquelle est la plus à même de représenter le courant ecclésial moderne de ce que les cathares vivaient et pratiquaient à leur époque.

Et la tentation est grande pour beaucoup — rarement par malignité, mais souvent par manque de connaissance —, de se focaliser sur tel ou tel point doctrinal et de le mettre en avant dans une compréhension souvent incomplète ou inexacte, au risque de malmener les autres points de la doctrine.

La base du catharisme d’aujourd’hui est donc de connaître la doctrine et la praxis des cathares médiévaux, afin de voir comment les mettre en œuvre aujourd’hui. L’étude nous démontre que la plus grande partie est parfaitement adaptée à notre époque, même si cela nous amène à reconsidérer quelques habitudes prises dans le confort d’une mondanité égoïste et vaniteuse. Cependant, de rares éléments doivent être adaptés, sans renier les fondamentaux et les grands principes, en raison de connaissances plus approfondies de nos jours ou de situations sociales et sociétales très différentes du Moyen Âge.

Je ne vais pas vous faire l’affront de lister ici tous ces points qui figurent dans ce site et dans mon livre avec tous les argumentaires nécessaires pour les expliquer et les sources ayant servies à bâtir ces argumentaires.

 Ce travail d’acquisition de connaissances permet à tout un chacun de faire le tri dans les propositions qui se veulent héritières du catharisme.

Mais, cela ne permet pas d’estimer les chances de pérennité de la démarche qui vous semblera la plus exacte. C’est pourquoi je vais tenter de vous expliquer pourquoi la voie que je suis est en mesure de réussir ce cheminement vers une réapparition de l’Église cathare de France.

La durée par la simplicité

Si le catharisme a réussi à se maintenir, au travers de plusieurs groupes religieux qui sont ses fondateurs, pendant plus de mille ans alors qu’il était sans cesse pourchassé et martyrisé, c’est en raison de la simplicité de sa doctrine. Contrairement à son principal rival, le catholicisme, il n’a pas cherché à suivre les soubresauts du monde pour y occuper une place de choix. Fidèle à la prédication christique, il a fait de l’humilité et de la modestie sa base de travail et il a maintenu sans fléchir le choix d’une doctrine simple, facile à comprendre et à comparer aux choix de vie de son époque, quelle qu’elle soit.

En se concentrant sur le seul commandement de christ : « Aimez-vous les uns les autres », il n’a eu aucun mal à se répandre malgré les vicissitudes dont il était l’objet. C’est aussi cette simplicité qui attire les personnes à la recherche d’une spiritualité détachée des religions dont elles ont du mal à comprendre la cohérence, tant la partie rituelle prend le dessus sur le fond doctrinal.

Aujourd’hui, c’est encore cette simplicité qui doit être mise en avant, sans tomber dans le biais d’une pratique isolationniste et sans chercher à l’étoffer d’éléments extérieurs au catharisme, voire même au christianisme.

La simplicité permet également un redémarrage en conditions dégradées qu’une pratique complexe ne permettrait pas. Depuis cinq ans que j’associe mon travail sur la doctrine à une pratique rituelle complète, malgré mon isolement relatif je constate, par les retours de celles et ceux qui suivent mon travail, que le message que je leur adresse est clairement et pleinement compris. Mais la simplicité ne suffit pas ; il faut aussi rester cohérent avec la doctrine et la pratique à laquelle nous nous référons quand nous nous affirmons cathares !

La fiabilité par l’obéissance

Cette cohérence relève d’un élément de la règle de justice et de vérité qui a du mal à être reçu et compris de nos jours. En effet, la pratique religieuse nécessite un accompagnement et un strict respect des éléments doctrinaux et pratiques que nous ont « légué » les cathares médiévaux.

La vie quotidienne cathare n’est pas basée sur une société démocratique, voire anarchiste. Il faut accepter dans le respect de ce que je disais plus haut, que nous ne sommes pas forcément suffisamment avancés dans notre foi pour agir en toute indépendance. Suivre un guide bienveillant, qui remplacera l’autorité par le soutien, nécessite de lui faire confiance et de respecter ses indictions. La démocratie s’arrête à partir du moment où l’on a choisi à qui l’on se confier. Ensuite, comme dans une famille, le plus jeune en religion doit accepter de suivre les conseils du plus ancien, et ses éventuelles critiques ou recadrage quand nous avons tendance à nous écarter de la voie droite.

Ainsi, tant du point de vue doctrinal que nos pratiques, nous serons assurés de la fiabilité de notre cheminement. Or, justement, c’est ce problème de la fiabilité qui se pose aujourd’hui dans de nombreuses actions entreprises sous l’étiquette cathare. Je suis convaincu que, le plus souvent, les dérives de ces personnes sont dues avant tout à un défaut de connaissance approfondie du sujet. En effet, l’accès à la connaissance demande de l’effort, de l’approfondissement, donc du temps. Et notre époque est malheureusement celle où tout un chacun considère que le temps est la denrée la plus rare. Cela me surprend beaucoup et même me fait sourire. En effet, quand Paul de Tarse voyageait pour diffuser sa compréhension du message christique, il consommait de grandes quantités de temps en raison des conditions de déplacement de l’époque, alors même que l’espérance de vie qui fut la sienne était aux environs des deux-tiers de ce qu’un homme d’aujourd’hui peut espérer. Si nous étions capables de réaliser la moitié de son travail avec les facilités modernes en termes de transport et notre espérance de vie, nous serions déjà contents. Donc, si nous pensons manquer de temps c’est qu’en fait nous l’utilisons mal.

La croissance par l’organisation

Notre vie en accélération constante aboutit à l’inverse de ce que nous voudrions, à savoir vivre mieux. « Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger ». Cette remarque caricaturale, mise dans la bouche de l’avare Harpagon par Molière, comportait cependant une part de sagesse. L’accumulation de biens et d’expériences aboutiront toujours au même résultat : leur disparition dans la mort de notre corps mondain. C’est comme pour la nourriture ; les mets les plus délicats, les plus chers et les plus sophistiqués finiront au même endroit que la bouillie ou le rata des moins nantis. Cela ne veut pas dire qu’il faut tout dédaigner, mais qu’il user avec parcimonie et sans oublier que la satisfaction de nos sens va à l’encontre de l’élévation de notre part spirituelle. Rappelons-nous la parole de l’apôtre : « Tout m’est permis, mais tout ne profite pas. Tout m’est permis, mais rien n’aura pouvoir sur moi. » (Première lettre de Paul aux Corinthiens). Cette lucidité individuelle doit nous permettre de penser notre cheminement de façon logique.

Le sympathisant doit avoir la volonté de s’instruire et d’améliorer ses connaissances, non seulement sur le catharisme, mais aussi sur l’histoire, la philosophie, les doctrines religieuses principales et ne pas oublier l’étude de l’humain (psychologie, sociologie, anthropologie) qui lui apportera la connaissance de notre mondanité.

Le croyant, qui a dépassé ce stade, devra se concentrer sur l’émergence de sa part spirituelle. Il apprendra à étudier les textes chrétiens et à comprendre l’analyse qu’en faisaient les cathares médiévaux et qu’en font les cathares modernes.

Tous devront préparer la structuration de notre Église, car le catharisme est clair : pour aller à bonne fin, il faut permettre à cette dernière de remplir sa mission apostolique et formatrice de futurs ministres du culte que nous appelons les consolés ou les Bons-Chrétiens.

La résurgence par l’agrégation

Cela fait des années que nous constatons que des personnes manifestent leur intérêt pour le catharisme et disparaissent des radars après un ou deux contacts. D’autres, inconnus de tous se manifestent maintenant tout en reconnaissant suivre le sujet depuis plusieurs années. Qu’est-ce que cela nous enseigne ?

Certes, on peut croire qu’une partie s’est précipité un peu vite avant d’abandonner en voyant que cela ne correspond pas à ses aspirations. Mais je crois qu’une partie est dans l’inquiétude de devoir subir une nouvelle déception, tant il est vrai que jusque-là aucun mouvement visant à restaurer le catharisme n’a réussi.

C’est un cercle vicieux, car si vous hésitez à vous engager de peur de voir le mouvement échouer, votre refus de rejoindre ceux qui essaient de faire fonctionner le processus, va aboutir à leur échec et à votre déception.

Les cathares insistaient beaucoup sur la nécessité de ne pas cheminer seul. Cela ne veut pas dire que c’est absolument impossible, mais que cela aggrave infiniment la difficulté du cheminement et nécessite de tels efforts que beaucoup abandonnent, ou se fourvoient.

De même, si vous êtes croyant cathare, c’est-à-dire si vous considérez que le catharisme est la voie de salut qui vous correspond, empêcher ou retarder sa résurgence vous mettra, le moment venu, dans l’impossibilité de recevoir la Consolation. Cela peut vous obliger à demeurer encore plus longtemps dans ce monde, faute d’avoir pu bénéficier de l’accompagnement nécessaire.

Donc, l’agrégation n’est pas indispensable dans le seul but de disposer d’une altérité dans son propre cheminement. Elle l’est aussi pour que l’Église puisse exister et offrir une formation, un accompagnement et une voie vers le salut pour les sympathisants et les croyants.

J’espère avoir réussi à vous faire toucher du doigt l’importance qu’il y a, pour les personnes désireuses de voir le catharisme perdurer et prospérer, de participer à cet élan et, si besoin, d’avoir pour soi une aide à son propre cheminement.

Éric Delmas, 15 janvier 2021.

L’Église cathare de France

8-1-Église cathare - généralités
1 000 vue(s)

L’Église cathare de France

Nous savons qu’au Moyen Âge (1167) s’est tenue une assemblée à Saint-Félix Caraman (aujourd’hui de Lauraguais) qui réunissait les représentants du catharisme de France et d’Occitanie. Parmi eux, voici ceux dont nous avons conservé les noms : Sicard Cellerier, « évêque d’Albi » – Marc, de Lombardie (qui appartenait alors à l’Occitanie) – Bernard Raimond, de Toulouse – Guiraud Mercier, de Carcassonne – Raimond de Casalis, d’Agen et Robert d’Épernon, « évêque des Français », sans que soit précisé si ce dernier était attaché à une région particulière ou s’il portait ce titre faute d’avoir pu s’implanter de façon précise dans un royaume où les « cathares » connaissaient invariablement un sort funeste.Read more

Association cultuelle

8-2-Église cathare - Juridique

Le projet de l’ouverture d’une maison cathare pour 2016 pose la question de son statut juridique. En effet, quoi que l’on pense de ce monde et de ses lois, nous y vivons et n’avons aucunement l’intention d’entrer en résistance ou d’enfreindre quelque obligation légale que ce soit.

Read more

Contenu soumis aux droits d'auteur.

0