Forums Culture et études cathares

Rejoindre l’Église cathare de France

8-1-Église cathare - généralités
214 vue(s)

Église cathare de France

Cette association sans but lucratif (a.s.b.l.) — relevant de la loi de 1901 en France — a été créée pour acter officiellement la résurgence du catharisme qui réunissait les croyants cathares en Occitanie au Moyen-Âge.

Objectifs et actions

Elle n’a qu’un seul objectif : organiser des cultes publics selon la règle cathare de justice et de vérité.

Elle se donne comme obligation de respecter les règles imposées aux Églises soumises à la loi de 1905, même si elle ne peut remplir pour l’instant l’obligation de déclarer au moins 25 membres.

Informations techniques

L’Église cathare de France est une association sans but lucratif, telle que réglementée par la Loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association.
Elle a comme fonction d’être la forme réglementaire et légale de la communauté ecclésiale cathare issue de la résurgence du catharisme médiéval.
Elle accueille les membres des communautés évangéliques reconnues, les croyants et les sympathisants du catharisme.

Le siège social est situé 10 D rue Alfred de Musset 11000 Carcassonne.

Vous pouvez nous rejoindre ou nous faire des dons via la boutique du site.
Les frais de gestion de l’association sont très faibles grâce à l’utilisation d’Internet pour les échanges et les réunions, ce qui fait que nous pouvons utiliser près de 100% des fonds recueillis pour nos actions.

Adhérez à l’E.C.F.

Notre association a besoin du soutien de tous pour mener à bien ses actions.

La Préfecture de l’Aude a bien enregistré notre création et le Journal officiel a publié cette création.  L’ouverture d’un compte bancaire est en cours. Ne faites donc rien pour l’instant.

Si vous envisagez de nous rejoindre, pensez à lire d’abord les statuts et le règlement intérieur, car on ne peut décemment s’engager dans un contrat d’association sans en connaître les tenants et les aboutissants. Ils sont disponibles dans le menu Église cathare de France, ainsi que notre bilan financier que nous publions dans un soucis de totale transparence.

Pour adhérer vous devez résider en France et remplir le bulletin d’adhésion ci-dessous et y joindre les pièces demandées1. Ensuite, vous devez payer votre adhésion sur la boutique du site. Dès réception de votre paiement nous vous adresserons un reçu par courriel.

Attention : Pour participer aux échanges entre adhérents et à l’Assemblée générale annuelle, vous devez vous inscrire sur les forums et indiquer au secrétariat votre nom d’utilisateur pour qu’il puisse vous donner accès aux forums spécifiques.

En raison de ce statut associatif, les dons et les cotisations ne sont pas déductibles des impôts.

1 – La loi (Article 22-II-2 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée) dispense les associations religieuses de toute déclaration des fichiers à la CNIL. Cependant, nous traitons vos données avec les mêmes précautions et la même rigueur que pour toute autre utilisations des fichiers et cookies du site.

Formulaire de demande d’adhésion à l’Église cathare de France

Je sollicite mon adhésion à l’association l’Église cathare de France au titre de l’année en cours.
Je confirme avoir pris connaissance des statuts et du règlement intérieur en vigueur à la date de ma demande, les accepte et m’engage formellement à les respecter.

Renseignements personnels :

    Attention : L'adhésion ne sera valide que si le bulletin est accompagné des pièces demandées et quand la cotisation est encaissée.

    N. B. : La date de la demande sera celle de la réception du présent document par le secrétariat. Il n'est pas nécessaire de signer le document, la conformité de l'adresse courriel d'envoi et de celle figurant en tête de document vaut validation.
    Les items précédés d'un astérisque * sont obligatoires. Les documents à scanner le sont aussi mais peuvent être adressés autrement en cas de difficulté à les joindre au formulaire.

    *Civilité (cochez la case adaptée : MadameMonsieur

    *Votre nom d'usage

    Votre nom de naissance (si différent)

    *Votre prénom

    *Date de naissance (format à respecter : aaaa-mm-jj)

    *Votre adresse courriel (obligatoire)

    *Adresse postale complète (rue, code postal, ville, France)

    N.B. : Tout changement d'adresse postale et/ou courriel doit être notifié immédiatement au secrétariat.

    *Tél. cellulaire au format national (ex. 0612345678)

    *Cochez la case correspondant au groupe d'adhérents désiré

    Sympathisant(e)Communauté évangélique ou ecclésiale

    N. B. : Toute somme versée en plus de la cotisation choisie sera considérée comme un don manuel. Les responsables de l'Église sont seuls compétents pour valider l'appartenance aux groupes communautaires.

    Ajouter une copie recto de votre pièce d'identité (format png, pdf ou jpg - taille maxi 400 ko)

    Ajouter une photo d'identité (format png, pdf ou jpg - taille maxi 400 ko)

    N.B. : Les informations demandées ci-dessous ne sont pas obligatoires mais peuvent aider à vous contacter en cas de changement de coordonnées non signalé :

    Identité Skype®

    Tél. domicile au format national (ex. 0412345678)

    Courriel secondaire

    Votre adhésion vous donne droit à un accès illimité aux publications du site Catharisme d'aujourd'hui pour la durée de celle-ci. Veuillez indiquer quel nom d'utilisateur vous souhaitez utiliser afin qu'un compte soit créé à votre nom. Un mot de passe vous sera adressé secondairement et vous pourrez le modifier dans votre espace personnel.
    En demandant mon adhésion je confirme avoir connaissance d'être en accord avec les choix de l'Église cathare de France, voire avec sa doctrine et ses pratiques.

    En validant le formulaire vous certifiez exact les renseignements fournis.

    Note : La date de naissance permet de vérifier que l’adhérent est majeur. Les informations nominatives permettent de justifier les adhésions auprès de la Préfecture.
    L’Assemblée générale de l’association, les réunions du Conseil d’Administration et les échanges entre les adhérents se font via les forums et Skype®. être inscrit et actif sur ces médias est donc indispensable pour participer pleinement à la vie de l’association. 

    L’adhérent s’engage à signaler au secrétariat tout changement intervenant dans les informations indiquées ci-dessus.

    Paiement de la cotisation :

    Pour payer votre cotisation, rendez-vous obligatoirement dans la boutique et payer le montant indiqué.
    Vous pouvez payer par Paypal® via votre compte (si vous en disposez d’un sur cette plate forme bancaire) ou par carte bancaire. Vous pouvez aussi payer par virement, cependant si votre virement n’apparaît pas dans nos relevés sous huit jours, votre demande est annulée et vous devrez la reprendre dès le début.
    Les paiements par chèque et en liquide ne sont pas acceptés.

    Les informations personnelles figurant sur la fiche font l’objet d’une déclaration à la CNIL, si nécessaire, et sont soumises aux dispositions de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés (Journal officiel du 7 janvier 1978 et rectificatif au J.O. du 25 janvier 1978) Vous trouverez toutes les informations utiles sur cette page.

    Restauration de l’ECF

    8-2-Église cathare - Juridique
    295 vue(s)

    Restauration de l’Église cathare de France

    Comme je m’y étais engagé il y a plus de cinq ans, dès que ma Consolation survenue à Pentecôte m’en a donné la légitimité, j’ai commencé à travailler au projet de remise en état de la structure de l’Église cathare de France détruite à la chute de Montségur le 16 mars 1244.

    Même si des chrétiens consolés ont encore continué à sillonner le Languedoc jusqu’à la mort du dernier dont les archives nous ont livré l’histoire, Guilhem Bélibaste mort à Villerouge le 24 août 1321, l’Église en tant que structure n’existait plus sur le territoire français.

    Certes, la culture et certaines formes de la spiritualité cathare ont traversé les siècles, mais le catharisme s’est toujours voulu être une Église structurée, car c’est par ce biais qu’il est possible d’offrir aux croyants qui le désirent les conditions matérielles d’effectuer leur noviciat et donc d’arriver à bonne fin.

    Notre présence en ce monde aujourd’hui, nous montre que ce salut est extrêmement difficile à atteindre ; sinon nous serions tous retournés au Père au lieu de transmigrer de prison de chair en tunique de peau depuis que l’esprit saint que chacun de nous est a été arraché à l’empyrée divine.

    Donc, j’ai commencé à travailler à ce projet en étudiant les options que les lois françaises nous permettent aujourd’hui. En effet si la structuration sociale médiévale en trois ordres (chevaliers, moines et travailleurs) laissait une grande latitude d’organisation aux hommes, le système républicain d’aujourd’hui crée des obligations que nous devons respecter tant qu’elles ne s’opposent à la liberté religieuse.

    Compte tenu des critères imposés par la loi de 1905, qui aurait due être notre choix prioritaire, nous devons nous contenter de la loi de 1901 pour nous structurer. Cependant, il me semble important de préparer dès aujourd’hui cette structure à rejoindre la loi de 1905 dès que le dernier critère sera atteint.

    C’est pourquoi j’ai travaillé à des projets de statuts et de règlement intérieur qui ne demanderont que peu d’ajustements le moment venu.
    Ces documents ne sont que des projets que je vous invite à consulter régulièrement pour suivre les mises à jour et ainsi être prêts à participer à l’assemblée générale constituante qui formera officiellement cette association.

    N’oubliez pas, en lisant ces textes, qu’ils visent à établir une Église et non un club sportif, ce qui expliquent leurs particularités en termes de représentation et de fonctionnement.
    Dès que possible, je vous communiquerai ici le lien qui vous permettra de vous connecter à la visioconférence, hébergée par Skype® (à télécharger), pour participer à cette assemblée générale.

    Guilhem de Carcassonne

    Projet de statuts (12 juillet 2021)

    Projet de règlement intérieur (12 juillet 2021)

    Forums en rapport avec ce sujet

    Code d’accès à la visioconférence : (sera disponible vers le 15 août)

     

    Habiter en conteneur

    8-3-Église cathare - Mise en œuvre
    307 vue(s)

    Habiter en conteneur

    Introduction

    Certains ont en projet, plus ou moins lointain, d’entrevoir une vie communautaire qui soit à la fois conviviale et conforme à l’idéal d’ascèse qui sied à la conception cathare. Un tel projet ne peut être lancé sans réfléchir. Plusieurs obstacles viennent en modérer l’élan :
    – coût des terrains ;
    – coût de la construction ;
    – réversibilité de l’engagement de chacun ;
    – caractère non durable conforme à l’idéal passant.
    Certes, aujourd’hui il existe des modèles de construction écologiques qui répondent à certains critères (paille, bois) mais qui restent coûteux. Le prix du terrain et des aménagements légaux (voirie, eau, électricité, téléphone) sont difficilement réductibles et c’est donc sur la construction qu’il faut agir.

    La maison conteneur

    Il s’agit d’un système qui permet, soit de récupérer des conteneurs périmés, soit d’en utiliser des neufs. Les conteneurs sont, soit isolés naturellement (frigorifiques), soit isolés secondairement à l’intérieur (aspect industriel mais perte d’espace) ou à l’extérieur (intégration au paysage et espace intérieur conservé). Il existe deux tailles de conteneurs, les petits (6,06 m de longueur) et les grands (12,19 m de longueur) pour une hauteur de 2,59 m et une largeur de 2,44 m. Ils offrent une surface intérieure de 13,54 et 28,30 m2. On peut donc en assembler plusieurs pour réaliser une construction correspondant aux besoins. Le coût d’un conteneur varie selon sa taille et selon qu’il est neuf (de 1500 à 4500 €) ou d’occasion (900 à 1500€). Son isolation et son aménagement (isolation, peinture, fenêtres et portes) double à peu près le prix d’achat. On peut donc envisager pour une communauté, l’achat en commun d’un terrain sur lequel serait assurée la viabilité centralisée ainsi que le positionnement de soubassements de réception des conteneurs. Chacun installerait alors sa propre structure composée d’un conteneur pour la chambre et le bureau associé à un conteneur sanitaire (douche, toilettes et kitchenette). On pourrait aussi envisager une installation radiante qui dégagerait une zone centrale équipée de façon à disposer d’une grande pièce de vie et de rencontre, d’un espace sanitaire central avec une à deux chambres d’hôtes. Un terrain de 5 à 600 m2 devrait suffire à accueillir une telle structure avec quatre habitants initiaux. Un aménagement judicieux selon la région permettrait d’assurer l’autonomie en énergie (panneaux solaires, turbine hydraulique et éolienne) et en eau potable (puits, récupération avec filtration et stérilisation UV) ainsi que l’installation d’un potager

    Conteneur de 20 pieds

    Le coût d’un tel projet devrait être étudié mais pourrait s’évaluer aux environs de 60 000 € pour le terrain et de 20 à 40 000 € pour la construction. À quatre cela reviendrait donc aux environs de 50 à 70 000€ pour chacun. L’intérêt d’un tel système est sa simplicité de mise en œuvre, son faible coût et sa réversibilité raisonnable. Un conteneur aménagé revient moins cher qu’un mobile-home pour une meilleure habitabilité. Pour celles et ceux qui pensent que cela fait des surfaces habitables assez restreintes, voici un projet de plan d’aménagement pour un conteneur de 6,06 m de longueur (20 pieds).

    Après consultation de quelques sites de mobile-home, voici un aménagement plus fonctionnel :

     

    Conteneur de 40 pieds

    Pour des raisons de sécurité et de faisabilité, je considère les événements à venir dans leur dimension la moins favorable. Comme à ce jour je n’ai reçu aucune candidature à un éventuel accompagnement dans ma démarche, je préfère considérer que cela risque de durer quelques années. C’est donc en partant du principe que je serai seul à vivre en maison cathare que je m’organise.

    Ce n’est une nouvelle pour personne, je réfléchis depuis longtemps à implanter mon habitat dans une agglomération de petite taille, village ou bourg, et sur un terrain permettant son extension éventuelle.
    Le choix du conteneur aménagé s’est rapidement avéré disposer du meilleur rapport qualité prix, ce qui m’a conduit à en étudier plusieurs versions. Mon choix s’est finalement porté sur le modèle de 40 pieds hi cube en raison des possibilités d’aménagement qu’il offre. Vu le succès du système, le prix grimpe régulièrement et j’estime aujourd’hui qu’il reviendrait à environ 45 000 € en utilisant deux conteneurs reliés et isolés double face.

    Voici une idée de mon projet qui prévoit des circulations compatibles avec un fauteuil roulant, car je risque d’être concerné à terme.
    Comme on le voit, les pièces sont, le plus souvent, à cheval sur les deux conteneurs. Cela implique, pour assurer la résistance structurelle au centre de remplacer les parois qui ont été retirées par des poteaux noyés dans la cloison isolante. Contrairement au dessin, les portes sont toutes à galandage pour faciliter la circulation. Les portes extérieures s’ouvrent en extérieur et la circonférence des conteneurs est entourée d’une galerie couverte de plein pied.
    Pour renforcer l’isolation, la toiture sera végétalisée. Ainsi l’inertie thermique devrait être complète et la climatisation assurée par la VMC aura surtout pour fonction de résorber l’humidité liée à l’étanchéité du matériau.
    Des bâtiments annexes sont prévus pour stationner un véhicule et disposer d’annexes pour le stockage du bois ou installer un four à pain. Ce système permettra, si des arrivants se manifestent secondairement, d’ajouter autant de conteneurs que voulu et possible eut égard au POS. En voici un exemple.

    Ce modèle n’est pas adapté à un handicap, mais il est peu réaliste de réunir des novices qui seraient tous handicapés.
    L’espace situé à droite, entre les conteneurs pourrait devenir une salle couverte pour accueillir des visiteurs et tenir les cultes.

    Venez en parler sur les forums.

    La Résurgence du catharisme est-elle crédible ?

    8-1-Église cathare - généralités
    536 vue(s)

    La Résurgence du catharisme est-elle crédible ?

    Cela fait 20, 30, voire 40 ans que vous en entendez parler. Aujourd’hui encore, maintes personnes tentent de convaincre qu’elles sont porteuses d’une vision du catharisme. Pourtant, à chaque fois ces espoirs ont été déçus, soit par l’abandon de leur projet, soit par un dévoiement lié le plus souvent à un manque d’étude approfondie du sujet. Il faut dire que notre époque ne valorise pas l’étude patiente et minutieuse et lui oppose souvent l’attrait de la nouveauté, y compris par une destruction de ce qui est ancien.

    Comment s’étonner alors que beaucoup d’entre vous hésitent à s’intéresser à ces projets visant à redonner au catharisme la place qui est la sienne dans ce monde. Car, si le catharisme est avant tout une spiritualité, il s’est toujours exprimé dans un cadre ecclésial réunissant celles et ceux qui voulaient avancer dans leur foi ensemble. En effet, nous savons que l’isolement est la pire des choses tant la prégnance mondaine, a tôt fait de nous faire dériver de la voie qui mène au salut.

    Qu’est-ce qui définit le catharisme aujourd’hui ?

    Comme toujours, quand plusieurs voix se réclament d’une appartenance à une doctrine religieuse, il est difficile à celles et ceux qui ne sont pas des experts, de deviner laquelle est la plus à même de représenter le courant ecclésial moderne de ce que les cathares vivaient et pratiquaient à leur époque.

    Et la tentation est grande pour beaucoup — rarement par malignité, mais souvent par manque de connaissance —, de se focaliser sur tel ou tel point doctrinal et de le mettre en avant dans une compréhension souvent incomplète ou inexacte, au risque de malmener les autres points de la doctrine.

    La base du catharisme d’aujourd’hui est donc de connaître la doctrine et la praxis des cathares médiévaux, afin de voir comment les mettre en œuvre aujourd’hui. L’étude nous démontre que la plus grande partie est parfaitement adaptée à notre époque, même si cela nous amène à reconsidérer quelques habitudes prises dans le confort d’une mondanité égoïste et vaniteuse. Cependant, de rares éléments doivent être adaptés, sans renier les fondamentaux et les grands principes, en raison de connaissances plus approfondies de nos jours ou de situations sociales et sociétales très différentes du Moyen Âge.

    Je ne vais pas vous faire l’affront de lister ici tous ces points qui figurent dans ce site et dans mon livre avec tous les argumentaires nécessaires pour les expliquer et les sources ayant servies à bâtir ces argumentaires.

     Ce travail d’acquisition de connaissances permet à tout un chacun de faire le tri dans les propositions qui se veulent héritières du catharisme.

    Mais, cela ne permet pas d’estimer les chances de pérennité de la démarche qui vous semblera la plus exacte. C’est pourquoi je vais tenter de vous expliquer pourquoi la voie que je suis est en mesure de réussir ce cheminement vers une réapparition de l’Église cathare de France.

    La durée par la simplicité

    Si le catharisme a réussi à se maintenir, au travers de plusieurs groupes religieux qui sont ses fondateurs, pendant plus de mille ans alors qu’il était sans cesse pourchassé et martyrisé, c’est en raison de la simplicité de sa doctrine. Contrairement à son principal rival, le catholicisme, il n’a pas cherché à suivre les soubresauts du monde pour y occuper une place de choix. Fidèle à la prédication christique, il a fait de l’humilité et de la modestie sa base de travail et il a maintenu sans fléchir le choix d’une doctrine simple, facile à comprendre et à comparer aux choix de vie de son époque, quelle qu’elle soit.

    En se concentrant sur le seul commandement de christ : « Aimez-vous les uns les autres », il n’a eu aucun mal à se répandre malgré les vicissitudes dont il était l’objet. C’est aussi cette simplicité qui attire les personnes à la recherche d’une spiritualité détachée des religions dont elles ont du mal à comprendre la cohérence, tant la partie rituelle prend le dessus sur le fond doctrinal.

    Aujourd’hui, c’est encore cette simplicité qui doit être mise en avant, sans tomber dans le biais d’une pratique isolationniste et sans chercher à l’étoffer d’éléments extérieurs au catharisme, voire même au christianisme.

    La simplicité permet également un redémarrage en conditions dégradées qu’une pratique complexe ne permettrait pas. Depuis cinq ans que j’associe mon travail sur la doctrine à une pratique rituelle complète, malgré mon isolement relatif je constate, par les retours de celles et ceux qui suivent mon travail, que le message que je leur adresse est clairement et pleinement compris. Mais la simplicité ne suffit pas ; il faut aussi rester cohérent avec la doctrine et la pratique à laquelle nous nous référons quand nous nous affirmons cathares !

    La fiabilité par l’obéissance

    Cette cohérence relève d’un élément de la règle de justice et de vérité qui a du mal à être reçu et compris de nos jours. En effet, la pratique religieuse nécessite un accompagnement et un strict respect des éléments doctrinaux et pratiques que nous ont « légué » les cathares médiévaux.

    La vie quotidienne cathare n’est pas basée sur une société démocratique, voire anarchiste. Il faut accepter dans le respect de ce que je disais plus haut, que nous ne sommes pas forcément suffisamment avancés dans notre foi pour agir en toute indépendance. Suivre un guide bienveillant, qui remplacera l’autorité par le soutien, nécessite de lui faire confiance et de respecter ses indictions. La démocratie s’arrête à partir du moment où l’on a choisi à qui l’on se confier. Ensuite, comme dans une famille, le plus jeune en religion doit accepter de suivre les conseils du plus ancien, et ses éventuelles critiques ou recadrage quand nous avons tendance à nous écarter de la voie droite.

    Ainsi, tant du point de vue doctrinal que nos pratiques, nous serons assurés de la fiabilité de notre cheminement. Or, justement, c’est ce problème de la fiabilité qui se pose aujourd’hui dans de nombreuses actions entreprises sous l’étiquette cathare. Je suis convaincu que, le plus souvent, les dérives de ces personnes sont dues avant tout à un défaut de connaissance approfondie du sujet. En effet, l’accès à la connaissance demande de l’effort, de l’approfondissement, donc du temps. Et notre époque est malheureusement celle où tout un chacun considère que le temps est la denrée la plus rare. Cela me surprend beaucoup et même me fait sourire. En effet, quand Paul de Tarse voyageait pour diffuser sa compréhension du message christique, il consommait de grandes quantités de temps en raison des conditions de déplacement de l’époque, alors même que l’espérance de vie qui fut la sienne était aux environs des deux-tiers de ce qu’un homme d’aujourd’hui peut espérer. Si nous étions capables de réaliser la moitié de son travail avec les facilités modernes en termes de transport et notre espérance de vie, nous serions déjà contents. Donc, si nous pensons manquer de temps c’est qu’en fait nous l’utilisons mal.

    La croissance par l’organisation

    Notre vie en accélération constante aboutit à l’inverse de ce que nous voudrions, à savoir vivre mieux. « Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger ». Cette remarque caricaturale, mise dans la bouche de l’avare Harpagon par Molière, comportait cependant une part de sagesse. L’accumulation de biens et d’expériences aboutiront toujours au même résultat : leur disparition dans la mort de notre corps mondain. C’est comme pour la nourriture ; les mets les plus délicats, les plus chers et les plus sophistiqués finiront au même endroit que la bouillie ou le rata des moins nantis. Cela ne veut pas dire qu’il faut tout dédaigner, mais qu’il user avec parcimonie et sans oublier que la satisfaction de nos sens va à l’encontre de l’élévation de notre part spirituelle. Rappelons-nous la parole de l’apôtre : « Tout m’est permis, mais tout ne profite pas. Tout m’est permis, mais rien n’aura pouvoir sur moi. » (Première lettre de Paul aux Corinthiens). Cette lucidité individuelle doit nous permettre de penser notre cheminement de façon logique.

    Le sympathisant doit avoir la volonté de s’instruire et d’améliorer ses connaissances, non seulement sur le catharisme, mais aussi sur l’histoire, la philosophie, les doctrines religieuses principales et ne pas oublier l’étude de l’humain (psychologie, sociologie, anthropologie) qui lui apportera la connaissance de notre mondanité.

    Le croyant, qui a dépassé ce stade, devra se concentrer sur l’émergence de sa part spirituelle. Il apprendra à étudier les textes chrétiens et à comprendre l’analyse qu’en faisaient les cathares médiévaux et qu’en font les cathares modernes.

    Tous devront préparer la structuration de notre Église, car le catharisme est clair : pour aller à bonne fin, il faut permettre à cette dernière de remplir sa mission apostolique et formatrice de futurs ministres du culte que nous appelons les consolés ou les Bons-Chrétiens.

    La résurgence par l’agrégation

    Cela fait des années que nous constatons que des personnes manifestent leur intérêt pour le catharisme et disparaissent des radars après un ou deux contacts. D’autres, inconnus de tous se manifestent maintenant tout en reconnaissant suivre le sujet depuis plusieurs années. Qu’est-ce que cela nous enseigne ?

    Certes, on peut croire qu’une partie s’est précipité un peu vite avant d’abandonner en voyant que cela ne correspond pas à ses aspirations. Mais je crois qu’une partie est dans l’inquiétude de devoir subir une nouvelle déception, tant il est vrai que jusque-là aucun mouvement visant à restaurer le catharisme n’a réussi.

    C’est un cercle vicieux, car si vous hésitez à vous engager de peur de voir le mouvement échouer, votre refus de rejoindre ceux qui essaient de faire fonctionner le processus, va aboutir à leur échec et à votre déception.

    Les cathares insistaient beaucoup sur la nécessité de ne pas cheminer seul. Cela ne veut pas dire que c’est absolument impossible, mais que cela aggrave infiniment la difficulté du cheminement et nécessite de tels efforts que beaucoup abandonnent, ou se fourvoient.

    De même, si vous êtes croyant cathare, c’est-à-dire si vous considérez que le catharisme est la voie de salut qui vous correspond, empêcher ou retarder sa résurgence vous mettra, le moment venu, dans l’impossibilité de recevoir la Consolation. Cela peut vous obliger à demeurer encore plus longtemps dans ce monde, faute d’avoir pu bénéficier de l’accompagnement nécessaire.

    Donc, l’agrégation n’est pas indispensable dans le seul but de disposer d’une altérité dans son propre cheminement. Elle l’est aussi pour que l’Église puisse exister et offrir une formation, un accompagnement et une voie vers le salut pour les sympathisants et les croyants.

    J’espère avoir réussi à vous faire toucher du doigt l’importance qu’il y a, pour les personnes désireuses de voir le catharisme perdurer et prospérer, de participer à cet élan et, si besoin, d’avoir pour soi une aide à son propre cheminement.

    Éric Delmas, 15 janvier 2021.

    L’Église cathare de France

    8-1-Église cathare - généralités
    1 158 vue(s)

    L’Église cathare de France

    Nous savons qu’au Moyen Âge (1167) s’est tenue une assemblée à Saint-Félix Caraman (aujourd’hui de Lauraguais) qui réunissait les représentants du catharisme de France et d’Occitanie. Parmi eux, voici ceux dont nous avons conservé les noms : Sicard Cellerier, « évêque d’Albi » – Marc, de Lombardie (qui appartenait alors à l’Occitanie) – Bernard Raimond, de Toulouse – Guiraud Mercier, de Carcassonne – Raimond de Casalis, d’Agen et Robert d’Épernon, « évêque des Français », sans que soit précisé si ce dernier était attaché à une région particulière ou s’il portait ce titre faute d’avoir pu s’implanter de façon précise dans un royaume où les « cathares » connaissaient invariablement un sort funeste.Read more

    Association cultuelle

    8-2-Église cathare - Juridique

    Le projet de l’ouverture d’une maison cathare pour 2016 pose la question de son statut juridique. En effet, quoi que l’on pense de ce monde et de ses lois, nous y vivons et n’avons aucunement l’intention d’entrer en résistance ou d’enfreindre quelque obligation légale que ce soit.

    Read more

    Contenu soumis aux droits d'auteur.

    0