4e dimanche de l’Avent

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Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 4e dimanche de l’Avent

1re lecture :

Deuxième livre de Samuel : 7, 1-5. 8b-12. 14a. 16

1 – Or, lorsque le roi résida dans sa maison et que Iahvé lui eut procuré le repos du côté de tous ses ennemis d’alentour,
2 – le roi dit au prophète Nathan : « Vois donc ! Je réside dans une maison de cèdre et l’Arche de Dieu réside au milieu d’un paillon ! »
3 – Et Nathan dit au roi : « Tout ce que tu as dans ton cœur, va, fais-le, car Iahvé est avec toi. »
4 – Il arriva, en cette nuit-là, que la parole de Iahvé fut adressée à Nathan pour dire :
5 – « Va dire à mon serviteur David : Ainsi a parlé Iahvé : Est-ce toi qui me bâtiras une maison pour que j’y réside ?
8 – Maintenant donc tu diras à mon serviteur David : « Ainsi a parlé Iahvé des armées : C’est moi qui t’ai pris du pâturage, de derrière le petit bétail, pour être chef sur mon peuple Israël ;
12 – Quand tes jours seront accomplis et que tu te coucheras avec tes pères, alors je susciterai après toi ton rejeton, celui qui sortira de tes entrailles, et j’affermirai sa royauté.
14 – Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils, lui qui, s’il agit mal, je corrigerai avec la verge des hommes et par les coups que donnent les humains.
16 – Ta maison et ta royauté dureront à jamais devant moi, comme je l’ai retirée de Saül, lui que j’ai retiré de devant toi.

Mon commentaire :
Ce qui ressort de ce texte c’est la mainmise totale de Iahvé sur son peuple qu’il érige, déplace, manipule sans lui laisser la moindre initiative et, quand le roi émet une très légère critique, il lui rappelle qu’il lui doit tout. Sous-entendu, comme il a pris David du plus bas niveau de l’échelle sociale, il peut recommencer, mais si David respecte le contrat, sa descendance est assurée.

Psaumes : 89 (Vulgate 88), 2-3, 4-5, 27. 29

Les grâces de Iahvé

2 – Je chanterai à jamais les grâces de Iahvé, de génération en génération, je ferai connaître ta fidélité par ma bouche.
3 – Car tu as dit : « Pour toujours la grâce est édifiée, dans les cieux est établie ma fidélité.
4 – J’ai conclu une alliance avec mon élu, j’ai fait un serment à David, mon serviteur :
5 – J’établis pour toujours ta postérité et de génération en génération j’édifie ton trône. »

Mon commentaire :
Voici en quelque sorte la présentation du contrat imposé par Iahvé à David. Ce contrat n’a rien à voir avec l’Amour.
On voit bien à quel point il faut flatter ce Dieu jaloux et exclusif. L’homme prend des engagements dont on sait qu’il ne pourra les tenir, déclenchant ainsi la colère de celui qui ne tolère aucune incartade alors que sa créature est imparfaite par sa faute.

27 – « Lui, il m’invoquera : Tu es mon père, mon Dieu et le rocher de mon salut !
29 – je lui garderai ma grâce à jamais et mon alliance lui sera fidèle,

Mon commentaire :
Le narrateur rappelle que David est le préféré de Iahvé… et tant pis pour ses autres créatures.

2e lecture :

Lettre de Paul aux Romains : 16, 25-27

25 – À celui qui peut vous affermir, qui le peut selon mon évangile et la prédication de Jésus Christ, selon le dévoilement d’un mystère tu de toute éternité
26 – mais manifesté à présent que les écrits prophétiques l’ont fait connaître sur ordre du Dieu éternel pour que la foi soit obéie de toutes les nations,
27 – à ce Dieu seul sage soit, par Jésus Christ, la gloire dans les âges des âges, amen.

Mon commentaire :
Cette doxologie finale peut être vue comme une manifestation de foi qui vient clore un courrier, ramenant ainsi tous les propos tenus à leur unique préoccupation, la foi en Dieu et en Christ.

Évangile selon Luc : 1, 26-38

26 – Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth,
27 – à une vierge fiancée à un homme appelé Joseph, de la maison de David, et la vierge s’appelait Marie.
28 – Il entra chez elle et dit : Réjouis-toi, gracieuse, le Seigneur est avec toi.
29 – À cette parole elle se troubla, elle se demandait quelle était cette salutation.
30 – L’ange lui dit : Ne crains pas, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
31 – Voilà que tu vas concevoir et enfanter un fils. Tu l’appelleras Jésus.
32 – Il sera grand et on l’appellera fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père.
33 – Il régnera au long des âges sur la maison de Jacob et son règne n’aura pas de fin.
34 – Marie dit à l’ange : Comment ce sera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ?
35 – L’ange lui répondit : L’Esprit saint surviendra sur toi, la puissance du Très-Haut te couvrira : c’est pourquoi l’enfant sera saint et on l’appellera fils de Dieu.
36 – Et voilà qu’Élisabeth ta parente a aussi conçu un fils dans sa vieillesse, et ce mois est le sixième de celle qu’on appelait stérile ;
37 – car rien n’est impossible à Dieu.
38 – Et Marie dit : Voici l’esclave du Seigneur. Qu’il en soit de moi comme tu dis, Et l’ange la quitta.

Mon commentaire :
L’annonce faite à Marie ressemble beaucoup aux péripéties de Zeus aidé par Hermès dans ses péripéties amoureuses. On se demande quand même comment informée qu’elle était Marie a pu douter plus tard de la personne de son fils. Au final on voit une tentative de démontrer le lien entre le christianisme et le judaïsme.

Voici comment je reçois ces textes.
Guilhem de Carcassonne.

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