34e dimanche du temps ordinaire

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Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 34e dimanche du temps ordinaire
Notre Seigneur Jésus Christ, roi de l’univers

1re lecture :

Deutéronome : 7, 13-14

13 – il t’aimera, te bénira, te multipliera, il bénira le fruit de ton ventre et le fruit de ton sol, ton froment, ton moût et ton huile fraîche, la parturition de tes vaches et les portées de tes brebis, sur le sol qu’il a juré à tes pères de te donner.
14 – Béni seras-tu plus que tous les peuples ! Il n’y aura chez toi et dans ton bétail aucun mâle stérile, aucune femelle stérile.

Mon commentaire :
Non seulement ce texte démontre le parti pris de Iahvé en faveur des juifs et, par conséquent, contre ses autres enfants, mais en outre, il montre l’incompétence de ce faux dieu puisque les bienfaits promis ne sont pas toujours tenus.

Psaumes : 93 (Vulgate 92) : 1abc, 1d-2, 5

Iahvé roi de la création
1 – Iahvé est roi ! De majesté il est vêtu, Iahvé est vêtu de puissance, il s’en fait une ceinture. Ainsi le monde est stable, inébranlable !
2 – De tout temps est érigé ton trône, depuis toujours tu es [Dieu].
5 – Tes témoignages sont très sûrs, à ta Maison convient la sainteté, Iahvé, à longueur de jours !

Mon commentaire :
Le Juif magnifie Iahvé et ne manque pas de rappeler en fin de psaume que cette valeur s’applique à la Maison de ce Dieu, c’est-à-dire uniquement au peuple élu.

2e lecture :

Apocalypse de Jean : 1, 5-8

5 – et de Jésus Christ le témoin fidèle, le premier-né des morts, le chef des rois de la terre. À lui qui nous aime, qui nous a déliés de nos péchés par son sang,
6 – qui a fait de nous un règne, des prêtres pour son Dieu
et Père, à lui la gloire et la domination dans les âges des
âges. Amen.
7 – Voici, il vient avec les nuées et tout œil le verra, même ceux qui l’ont transpercé, et toutes les tribus de la terre se lamenteront sur lui. Oui. Amen.
8 – Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu qui est, qui était et qui vient, le tout-puissant.

Mon commentaire :
Le texte est truffé de références à l’Ancien Testament (Deutéronome, Zacharie, Psaumes, Exode) destinées à faire de Jésus Christ l’envoyé de Iahvé. Jean confirme bien ensuite qu’il ne s’agit que d’une vision.

Évangile selon Jean : 18, 33b-37

33 – Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus et lui dit : Es-tu le roi des Juifs ?
34 – Jésus répondit : Dis-tu cela de toi-même ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ?
35 – Pilate répondit : Est-ce que je suis Juif ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi, qu’as-tu fait ?
36 – Jésus répondit : Mon règne n’est pas de ce monde. Si mon règne était de ce monde, mes gardes auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais, voilà, mon règne n’est pas d’ici.
37 – Pilate lui dit : Alors, tu es roi ? Jésus répondit : Tu le dis, je suis roi. Je ne suis né et ne suis venu dans le monde que pour attester la vérité. Quiconque est de la vérité entend ma voix.
38 – Pilate lui dit : Qu’est-ce que la vérité ? Et sur cette parole, il ressortit vers les Juifs leur dire : Je ne trouve en lui aucun motif.

Mon commentaire :
Au v. 34 Jésus met en avant la question de la responsabilité des Juifs dans le chef d’inculpation. Cela explique que Pilate le fera mettre en exergue dans le panneau fixé à la croix, à la grande colère des Juifs qui ne veulent pas être associés à quelqu’un exécuté de façon aussi vile. La tentative de Pilate de motiver un chef d’inculpation se heurte à un message fondamental de Jésus qu’il ne comprend pas. Jésus affirme qu’il ne peut être roi d’aucun peuple de ce monde car il n’est pas de ce monde. Son monde n’est pas un monde comparable à celui-ci puisqu’il ne dispose pas de troupe pour le défendre mais, dans son monde, Jésus admet qu’il est comparable à un roi, ce qui explique la seconde réponse à la réitération de l’interrogation de Pilate. Pour autant cela ne constitue pas une menace susceptible de justifier une réaction de l’occupant romain, d’où la réponse finale de Pilate.

Voici comment je reçois ces textes.

Guilhem de Carcassonne.

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