31e dimanche du temps ordinaire

Information

2 545 vue(s)

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 31e dimanche du temps ordinaire

1e lecture :

Deutéronome : 6, 2-6

2 – afin que tu craignes Iahvé, ton Dieu, en observant tous ses préceptes et ses commandements que je te commande, toi, ton fils et ton petit-fils, tous les jours de ta vie, et afin que tes jours se prolongent.
3 – « Tu écouteras, ô Israël, et tu veilleras à pratiquer ce par quoi t’arrivera du bonheur et grâce à quoi vous vous multiplierez bien (selon ce que t’a dit Iahvé, le Dieu de tes pères), au pays ruisselant de lait et de miel.
4 – « Écoute, Israël : Iahvé, notre Dieu, est le seul Iahvé.
5 – « Tu aimeras Iahvé, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir.
6 – « Ces paroles que je te mande aujourd’hui, elles seront sur ton cœur,

Mon commentaire :
Une fois encore le Nouveau Testament chrétien semble être une copie de la Torah. Cela pose des questions quant à son authenticité. En outre, le contenu de ce texte montre que le lien de Bienveillance entre l’homme et son Dieu, n’a rien de naturel… il est forcé. D’abord il faut qu’un intermédiaire vienne l’inculquer au peuple et ensuite, il faut que le croyant fasse l’effort d’aimer. Ce n’est pas du tout le message d’Amour de Christ. C’est la foi qui nous pousse naturellement à la Bienveillance quand elle nous éclaire sur la voie spirituelle qui s’ouvre devant nous.

Psaumes : 18 (Vulgate 17), 2-3, 4, 47. 51ab

2 – Il dit : Je t’aime, Iahvé, ma force !
3 – Iahvé est mon rocher, ma forteresse et mon libérateur, mon Dieu est mon roc, en lui je m’abrite, mon bouclier, ma corne de salut, ma citadelle.
4 – J’invoque Iahvé, digne de louanges, et de mes ennemis je suis sauvé.
47 – Vive Iahvé ! Béni soit mon Rocher ! Que soit exalté le Dieu de mon salut !
51 – il grandit les victoires de son roi et il fait grâce à son Messie

Mon commentaire :
Le rapport du juif à Iahvé ne laisse aucune place à l’initiative du croyant.

2e lecture :

Lettre aux Hébreux : 7, 23-28

23 – Les autres sont nombreux à devenir prêtres parce que la mort les empêche de demeurer,
24 – mais lui qui demeure pour toujours, il a la prêtrise intransmissible.
25 – De là qu’il peut sauver tout à fait ceux qui s’approchent de Dieu par lui, puisqu’il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur.
26 – Il nous fallait en effet un tel grand prêtre, pieux, simple, incorruptible, séparé des pécheurs et haussé au-dessus des cieux,
27 – et qui ne soit pas contraint chaque jour, comme les grands prêtres, d’offrir des sacrifices d’abord pour ses péchés, puis pour ceux du peuple. Lui l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.
28 – La loi établit grands prêtres des hommes qui ont de la faiblesse, mais la parole du serment postérieur à la loi établit un Fils pour toujours parfait.

Mon commentaire :
Jésus est le grand prêtre par excellence car il n’est pas atteint par les faiblesses des autres prêtes, notamment la mort qui interrompt leur sacerdoce. L’immortalité de Jésus lui confère une meilleure compétence, détache des affres de ce monde. En même temps, cela montre la difficulté à éveiller les hommes.

Évangile selon Marc : 12, 28b-34

28 – […] Quel est le premier de tous les commandements ?
29 – Jésus répondit : Le premier, c’est : Écoute, Israël ! le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
30 – Tu aimeras donc le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ta vie, de tout ton esprit et de toute ta force.
31 – Et le second : Tu aimeras ton proche comme toi-même. Aucun autre commandement n’est plus grand que celui-là.
32 – Le scribe lui dit : Bien ! maître. Tu l’as dit en toute vérité : Il est l’unique, il n’y en a pas d’autre que lui ;
33 – et l’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence et de toute sa force, et aimer son proche comme soi-même, c’est plus que tous les holocaustes et les sacrifices.
34 – Jésus, voyant qu’il répondait intelligemment, lui dit : Tu n’es pas loin du règne de Dieu. Et personne n’osait plus le questionner.

Mon commentaire :
Ce scribe a compris le plus important : il vaut mieux consacrer son temps à la Bienveillance qu’à faire des rituels et des actes de dévotion car, quand on aime ceux qui nous entourent on sert Dieu.

Voici comment je reçois ces textes.

Guilhem de Carcassonne.

Faites connaître cet article à vos amis !

Contenu soumis aux droits d'auteur.

0