26e dimanche du temps ordinaire

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Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 26e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

Nombres : 11, 25-29

25 – Iahvé descendit dans la nuée et lui parla. Il reprit de l’esprit qui était sur lui et en mit sur les soixante-dix hommes, les anciens. Or, dès que l’esprit se reposa sur eux, ils prophétisèrent, mais ils ne recommencèrent pas.
26 – Deux hommes étaient restés dans le camp ; le nom de l’un était Eldad et le nom du deuxième était Meydad. L’esprit se reposa sur eux, car ils étaient parmi les inscrits, mais ils n’étaient point sortis vers la Tente, et ils prophétisèrent dans le camp.
27 – Un jeune homme courut l’annoncer à Moïse et dit : « Eldad et Meydad prophétisent dans le camp ! »
28 – Josué, fils de Noun, ministre de Moïse depuis son adolescence, prit la parole et dit : « Mon seigneur Moïse, empêche-les ! »
29 – Mais Moïse lui dit : « Es-tu jaloux pour moi ? Qui fera que tout le peuple de Iahvé soit des prophètes, puisque Iahvé mettrait son esprit sur eux ! »

Mon commentaire :
Ce passage nous prouve que l’Évangile selon Marc (9, 38-48), est une copie directe. Donc, une fois de plus, l’histoire de Jésus montre qu’elle n’est pas authentique mais fabriquée à partir de références anciennes. Le procédé est classique et logique, mais il met à mal l’historicité de Jésus.

Psaumes : 19 (Vulgate 18B), 8, 10, 12-13, 14

Dieu créateur et législateur
8 – La Loi de Iahvé est parfaite, convertissant l’âme ; le témoignage de Iahvé est sûr, donnant la sagesse au simple ;
10 – La crainte de Iahvé est pure, subsistant à jamais ; les jugements de Iahvé sont vérité, ils sont justes l’un comme l’autre,
12 – Aussi ton serviteur s’en éclaire, c’est un grand avantage de les observer !
13 – Qui peut discerner des peccadilles ? Innocente-moi des fautes inconscientes,
14 – préserve aussi ton serviteur de l’orgueil, qu’il ne domine pas en moi ! Alors je serai parfait et exempt de grande faute !

Mon commentaire :
Pour une fois, l’homme ne se contente pas d’attendre de Iahvé qu’il satisfasse ses besoins matériels. Le prenant comme référence de la perfection, il veut tenter de s’en approcher et demande juste la remise des fautes vénielles. Chez les cathares, même cela n’est pas de mise ; les péchés involontaires sont considérés au même titre que les péchés volontaires.

2e lecture :

Lettre de Jacques : 5, 1-6

1 – À vous maintenant les riches : déplorez à grands cris les misères qui viennent sur vous.
2 – Votre richesse s’est pourrie, vos vêtements ont été mangés aux vers,
3 – votre or et votre argent se sont rouillés et leur rouille va témoigner contre vous et dévorer vos chairs comme un feu. Vous avez amassé dans les derniers jours.
4 – Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui fauchaient vos champs, le voici qui crie et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur sabaoth.
5 – Vous étiez dans les délices sur la terre, vous viviez
de raffinements, vous nourrissiez vos cœurs le jour du
carnage.
6 – Vous condamniez le juste et le mettiez à mort sans qu’il s’y oppose.

Mon commentaire :
Jacques rappelle à ceux qui s’attachent aux valeurs de ce monde que celles-ci sont passagères et que leur recherche conduit à l’injustice envers nos frères en esprit. Agir ainsi à l’approche de la fin des temps, cela revient à se condamner définitivement.

Évangile selon Marc : 9, 38-43. 45. 47-48

38 – Jean lui dit : Maître, nous avons vu quelqu’un qui chasse des démons en ton nom et qui ne nous suit pas. Nous l’en avons empêché, puisqu’il ne nous suivait pas.
39 – Et Jésus dit : Ne l’en empêchez pas, car personne ne peut faire un miracle en mon nom et aussitôt me maudire.
40 – Car celui qui n’est pas contre nous est pour nous.
41 – Car quiconque vous donnera à boire une coupe d’eau en mon nom, parce que vous êtes du christ, oui je vous le dis, il ne perdra pas son salaire.
42 – Et quiconque scandalise un seul de ces petits qui ont foi, il est bon pour lui qu’on lui passe plutôt autour du cou une meule à âne et qu’on le jette à la mer.
43 – Et si ta main te scandalise, coupe-la ; il est bon pour toi d’entrer estropié dans la vie, plutôt que de t’en aller avec tes deux mains à la géhenne, au feu inextinguible,
45 – Si ton pied te scandalise, coupe-le : il est bon pour toi d’entrer boiteux dans la vie, plutôt que d’être avec tes deux pieds jetés à la géhenne,
47 – Si ton œil te scandalise, jette-le : il est bon pour toi d’entrer borgne dans le règne de Dieu, plutôt que d’être avec deux yeux jeté à la géhenne,
48 – où leur ver ne meurt ni le feu ne s’éteint.

Mon commentaire:
Jean ne semble pas comprendre ce que Jésus dit et est entièrement accaparé par le fait qu’un personnage, non membre de leur groupe, puisse être apte à ce qu’ils ont tant de mal à faire. Jésus rappelle ce qu’il vient de dire : il n’y a pas de hiérarchie entre les hommes ; les hommes bons peuvent surgir de n’importe où et aucun groupe n’est privilégié vis-à-vis de Dieu car nous sommes tous égaux. Peu importe la voie empruntée par le cheminement, c’est la qualité du cheminement qui compte. Pour nous aussi qui nous reconnaissons comme cathares, il faut accepter que le catharisme n’est pas la voie unique de cheminement vers le salut. Bien d’autres ont réussi et réussiront par d’autres voies. Le baptême d’esprit (le feu) fait monter en nous la foi et sans la foi nous ne pouvons progresser. Il faut donc œuvrer pour développer notre foi et ne pas nous mêler de la façon dont les autres tentent de faire de même.

Voici comment je reçois ces textes.

Guilhem de Carcassonne.

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