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Dédicaces à la cité médiévale de Carcassonne

Catharisme d’aujourd’hui à la cité de Carcassonne

C’est à la cité médiévale de Carcassonne, haut lieu s’il en est du Catharisme médiéval, que Éric Delmas vous invite à venir le rencontrer.

La cité medieval -Carcasonne - Foto de Cidadela de Carcassonne ... Découvrir le vrai visage du Catharisme

Vous pourrez échanger avec lui sur cette religion chrétienne.
Vous découvrirez que la recherche est loin d’avoir exploré toutes les composantes de cette religion, tant du point de vue historique que sur le fond de la doctrine et de la pratique des cathares.
Grâce à ses travaux, vous découvrirez ce christianisme présent du premier siècle à nos jours, contrairement à ce que pensent beaucoup de chercheurs qui se sont limités à la seconde moitié du Moyen Âge.

Vous pourrez également vous plonger dans une doctrine qui puise ses références philosophique dans la Grèce antique alors que ses fondements théologiques sont eux purement chrétiens et authentiques.

Si vous le souhaitez, vous pourrez acquérir son livre, Catharisme d’aujourd’hui, qu’il vous dédicacera sur place.

À l’entrée principale de la cité

Sur la place du Prado, à proximité immédiate du pont levis de la porte Narbonnaise, à deux pas de la statue de Dame Carcas, l’auteur sera installé pour discuter avec vous de ce sujet hautement présent dans les murs de cette cité qui fut le siège du plus grand défenseur de la liberté de pratiquer la foi cathare, le vicomte Raimond Roger Trencavel, qui le paya de sa vie en 1209.

Après avoir rencontré l’auteur, vous pourrez poursuivre votre visite « cathare » de la cité médiévale en vous rendant à la rue porte d’Aude (située à l’exact opposé de l’entrée principale) où vous trouverez le logis de l’Inquisition, lieu d’interrogatoire des prisonniers par l’inquisiteur et parfois l’évêque. L’Inquisiteur, lui, logeait dans la tour de la Justice, sous la salle — où les registres étaient protégés des dégradations dans des sacs pendus aux poutres.
Vous la verrez, en face de cette maison, où il se rendait par le passage couvert encore visible.

En remontant par la ruelle située à gauche vous arriverez sur le parvis de la basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse où étaient proclamées les sentences de l’Inquisition et la remise au bras séculier, comme ce fut le cas de Jacques et Guilhem Autier, fils et frère de Pierre Autier, le Bon-Chrétien qui relança le catharisme en Languedoc au début du XIVe siècle.
Ensuite les malheureux étaient brûlés vifs sur le bûcher qui se tenait vraisemblablement à l’emplacement de l’actuelle barbacane crémade, dont l’appellation rappelle bien qu’elle se situe à l’endroit conseillé dans les ouvrages d’Inquisition, car située à l’arrière de la cathédrale d’alors, c’est-à-dire selon eux, loin des yeux de Dieu qui aurait désapprouvé cette pratique.

Bien entendu, de nombreuses autres activités sont possibles dans cette cité fortifiée dotée de tout ce qui est nécessaire à une visite adaptée à tous les âges.
C’est donc bien à une journée culturelle complète, vouée au Catharisme et à l’histoire régionale de l’Occitanie que vous allez pouvoir vous consacrer.

Prochaines dates (selon météo) :

dimanche 24 septembre : 9h30 – 17h00

samedi 30 septembre : 9h30 – 17h00

3e dimanche de carême

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine. Continuer la lecture

5e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

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4e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

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3e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

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2e Dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

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Dimanche, solennité de l’Épiphanie

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

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4e dimanche de l’Avent

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 4e dimanche de l’Avent

1re lecture :

Isaïe : 7, 10-16

10 – Iahvé recommença à parler à Achaz pour dire :
11 – « Demande un signe à Iahvé ton Dieu, cherche-le soit au tréfonds de Sheol, soit situé au plus haut. »
12 – Mais Achaz dit : « Je n’adresserai pas de demande et je ne tenterai pas Iahvé. »
13 – Alors il dit : « Écoutez donc, maison de David ! Est-ce trop peu pour vous de lasser les hommes, pour que vous lassiez aussi mon Dieu ?
14 – Aussi Adonaï vous donnera-t-il lui-même un signe : voici que la jeune femme va être enceinte et va enfanter un fils ; tu lui donnera pour nom Emmanuel.
15 – Il mangera du beurre et du miel, jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.
16 – Mais, avant que l’adolescent sache rejeter le mal et choisir le bien, le territoire à propos duquel tu es épouvanté, à cause de ses deux rois, sera laissé à l’abandon.

Mon analyse :
Achaz est désireux de trouver la paix avec les Assyriens. Les rédacteurs de ces textes, prisonniers à Babylone, réécrivent l’histoire en dénigrant ceux qui ont cherché la paix avec puissant voisin et en exaltant ceux qui ont cherché une indépendance impossible, même si cela a provoqué la ruine du pays. La ruine est donc annoncée, d’autant plus facilement que le texte est postérieur, et l’enfant est l’annonce du renouveau sur les bases pastorales (beurre et miel), puisque l’agriculture sera ravagée.

Psaumes : 23 (Vulgate 22), 1-2, 3-4ab, 5-6

1 – Psaume de David. Iahvé est mon pasteur, je ne manque de rien :
2 – sur des prés de gazon il me parque, près des eaux reposantes il me mène,
3 – il ranime mon âme, il me conduit sur les sentiers de la justice en vertu de son nom.
4 – Même si je marche dans un val ténébreux, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi,
5 – Devant moi tu dresses une table, face à mes adversaires, tu oins d’huile ma tête, ma coupe est débordante.
6 – Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie et j’habiterai dans la maison de Iahvé à longueur de jours.

Mon analyse :
L’homme est littéralement pantelant entre les mains de Iahvé. C’est la vision idéalisée d’un peuple qui ne veut aucune initiative mais s’en remet à son Dieu dont il attend tout.

2e lecture :

Lettre de Paul aux Romains : 1, 1-7

1 – Paul, esclave du christ Jésus, apôtre appelé et mis à part pour annoncer l’évangile que Dieu
2 – avait promis par ses prophètes dans les saintes écritures
3 – au sujet de son fils, né de la semence de David selon la chair
4 – et établi fils de Dieu avec puissance selon l’esprit de sainteté par sa résurrection d’entre les morts, Jésus Christ notre seigneur,
5 – par qui nous avons reçu grâce et mission afin que la foi soit obéie pour son nom dans toutes les nations,
6 – dont vous faites partie, vous, les appelés de Jésus Christ,
7 – à tous les aimés de Dieu qui sont à Rome, appelés à la sainteté. À vous, grâce et paix de Dieu notre père et du seigneur Jésus Christ.

Mon analyse :
Dans son introduction et salutation Paul se présente comme apôtre reconnu mais séparé des autres pour une mission spécifique. N’oublions pas que le terme évangile désigne une bonne nouvelle. Or, Paul semble avoir pris ce terme en son sens premier et ne s’est pas lancé comme d’autres dans une biographie de Jésus.
Le verset 3 comporte un ajout « selon la chair » destiné à contrecarrer Marcion, comme l’explique Paul-Louis Couchoud[1]. D’ailleurs le terme Jésus Christ semble être une construction intervenue lors de la récupération de ses écrits par les Catholiques désireux de lui retirer ce qui en faisait un hérétique aux yeux de beaucoup car, en effet, Paul n’a pas connu Jésus et ne connaît que la révélation de Christ qu’il reçut sur le chemin de Damas.
Il s’adresse à une communauté romaine dont il sait qu’elle est composite. Il est même probable qu’il y ait plusieurs communautés. le verset 7 montre que certains membres ne sont pas encore considérés comme chrétiens (appelés à la sainteté) et Paul ne parle pas de membres d’un plus haut niveau (les teleios) ni d’apôtres.

Évangile selon Matthieu : 1, 18 – 24

18 – Et voici les origines de Jésus Christ. Marie sa mère était fiancée à Joseph ; avant qu’ils soient ensemble, elle se trouva enceinte par l’Esprit saint.
19 – Joseph son époux, qui était juste et ne voulait pas la diffamer, décida de la renvoyer en secret.
20 – Comme il y pensait, voilà qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe et dit : Joseph fils de David, ne craint pas de prendre Marie ta femme, car ce qu’elle a conçut est de l’Esprit saint.
21 – Elle enfantera un fils et tu l’appelleras Jésus car il sauvera son peuple de leurs péchés.
22 – Tout cela arriva pour remplir cette parole du Seigneur qui dit par le prophète :
23 – Voici, la vierge sera enceinte et enfantera un fils, et lui, on l’appellera Emmanuel, ce qui veut dire : Dieu avec nous.
24 – Réveillé, Joseph fit comme l’ange du Seigneur lui avait prescrit, il prit sa femme

Mon analyse :
Le fait pour une femme mariée, mais également pour une fiancée, de se retrouver enceinte, était considéré comme un adultère. Si donc Joseph avait été juste, il l’aurait dénoncée et elle aurait été lapidée. De même, dire qu’elle était enceinte sans qu’il y fut pour quelque chose n’aurait pas été de la diffamation. Cependant la décision de renvoyer sa promise dans sa famille provoque la réaction de Dieu qui envoie un ange. En fait cette construction vise à attacher solidement la tradition christique à la tradition juive.

Voici comment je reçois ces textes.

[1] Paul-Louis Couchoud : La première édition de Saint Paul in www.Radikalkritik.de – Berlin 2002

3e dimanche de l’Avent

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 3e dimanche de l’Avent

1re lecture :

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33e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

1re lecture :

Deutéronome 12, 1-3

« Voici les préceptes et les sentences que vous veillerez à mettre en pratique, dans le pays que Iahvé, Dieu de tes pères, t’a donné pour le posséder, durant les jours que vous vivrez sur le sol.
Vous devrez faire disparaître tous les lieux où les nations que vous allez déposséder ont servi leurs dieux, sur les montagnes hautes et sur les collines, ainsi que sous tout arbre verdoyant.
Vous démolirez leurs autels et vous briserez leurs stèles, vous brûlerez leurs Ashérah par le feu et vous abattrez les idoles de leurs dieux, vous ferez disparaître leur nom de ce lieu.
 »

Comme souvent dans l’Ancien Testament, l’auteur ne s’embarrasse pas de fioritures dans son expression. Pour servir Iahvé, point n’est besoin d’être bon ni d’être juste. Il suffit simplement d’éradiquer ce qui déplaît à Iahvé. Cette description a tout de ce que nous appelons de nos jours, une purification ethnique. Ce qui nous interpelle, ce n’est pas la violence du procédé, car toutes les époques portent en elles une telle violence. Non, ce qui marque c’est le fait que ceux qui servent Iahvé sont en fait extrêmement inquiets du manque de crédibilité que leur foi porte en elle. En effet, il leur semble systématiquement nécessaire de faire disparaître toute trace de la religion qui a précédé de peur qu’elle ne conserve plus de crédit que celle de Iahvé. Nous retrouvons cela tout au long de l’histoire du judéo-christianisme. Notamment dans la fixation de certaines fêtes légales. Noël est utilisé pour masquer la date la plus importante de la religion païenne de Mithra, celle de Sol invictus. Cette inquiétude tient au fait que, même ceux qui se disent convaincus de la validité de la divinité de Iahvé, sont en fait conscients du caractère bancal de cette affirmation. Comme nous le montre son histoire, Iahvé n’a à peu près aucune des caractéristiques que l’on s’attend à trouver chez le Dieu créateur de toutes choses. Il n’est donc pas étonnant que faute de s’imposer par la logique et la cohérence, ce Dieu en soit réduit à s’imposer par la force et en faisant le vide autour de lui.

Psaumes : 15, 5.8, 9-10, 11

« Iahvé est la part de mon héritage et de ma coupe, c’est toi qui maintient mon lot !
Il m’est échu en partage des lieux de délices ; mon patrimoine me fait bien plaisir.
Je bénis Iahvé qui me conseille ; même durant les nuits, mes reins m’avertissent.
Je place sans cesse Iahvé devant moi, car, s’il est à ma droite, je suis inébranlable.
C’est pourquoi mon cœur est joyeux et mon foie jubile, même ma chair demeure en sécurité,
car tu n’abandonneras pas mon âme au Sheol, tu ne permettras pas que ton dévot voie la fosse.
 »

Ce psaume vient rappeler la contrepartie du contrat qui unit Iahvé au peuple qu’il a choisit. En échange de sa docilité et de son obéissance aveugle aux lois de Iahvé, ce peuple reçoit en exclusivité un traitement de faveur et une garantie de protection.
Et personne ne se demande ce que Iahvé fait des autres peuples qu’il a aussi créés. Comment s’étonner dès lors que les peuples, dont la religion s’appuie sur ce concept d’un Dieu exclusif et d’un abandon de la majeure partie de la création, ne soient pas tentés, un jour ou l’autre, de recourir à la violence pour imposer leur thèse ? Personnellement, je ne m’en étonne plus.

2e lecture :

Hébreux 10, 11-14.18

« Tout prêtre se tient chaque jour en fonction à offrir maintes fois les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés,
mais celui-ci a offert un seul sacrifice pour les péchés et s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu
à attendre que ses ennemis soient le marchepied de ses pieds.
Il a en effet parfait les sanctifiés à perpétuité par une seule offrande.

Or, où il y a rémission des péchés, il n’y a plus d’offrande expiatoire. »

Dans sa parfaite logique judéo-chrétienne, le narrateur mélange deux concepts aussi incroyables l’un que l’autre et totalement empreints de mondanité. Le premier est la « professionnalisation » du rôle du prêtre qui fait d’un moment d’échange entre le pécheur et son Dieu, un outil d’activité professionnelle. L’autre, est la recherche de compétition dans cette activité. De fait, ce qui est censé constituer l’épicentre de la relation homme/Dieu, le sacrifice, est complètement dissocié de sa fonction et réorienté vers une recherche de bénéfice et de gloire.
Pour compléter le tableau, comme on le voit dans le Deutéronome, Dieu est recherché comme moyen de dominer les autres hommes de façon violente. Enfin, la bénédiction divine est acquise durablement, tout au moins pour les fautes passées.

Évangile : Marc 13, 24-32

« Mais en ces jours-là, après cette affliction-là, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa clarté,
les étoiles se mettront à tomber du ciel et les puissances qui sont dans les cieux s’agiteront.
Alors on verra le fils de l’homme venir sur des nuées avec beaucoup de puissance et de gloire.
Alors il enverra les anges et rassemblera ses élus, des quatre vents et du bout de la terre au bout du ciel.
Apprenez du figuier cette parabole : dès que sa branche devient tendre et pousse ses feuilles, vous savez que l’été est proche.
De même, vous aussi, quand vous verrez ces choses arriver, sachez qu’il est proche, aux portes.
Oui je vous le dis, cette génération ne passera pas, que tout ne soit arrivé.
Le ciel et la terre passeront mais mes paroles ne passeront pas.
Mais le jour ou l’heure, personne ne les sait, ni les anges au ciel, ni le Fils, si ce n’est le Père.
 »

Ce texte nous montre que l’école qui l’a produit est typiquement judéo-chrétienne. La seconde parousie ressemble à s’y méprendre à une annonce messianique. À croire que l’expérience de Jésus n’a servi à rien. En outre, là encore il s’agit de favoriser une partie de la création, les élus. C’est en opposition totale avec la parabole de la brebis perdue.
La seconde partie est clairement apocalyptique. Cependant, nous pouvons en retenir l’idée qu’il ne sert à rien de repousser à demain notre engagement en vie chrétienne. Car le salut ne peut être obtenu que si l’on est prêt quand notre destin amènera la mort du corps physique qui nous contraint. Il faudra qu’à ce moment nous soyons prêts, c’est-à-dire en paix avec nous-même et avec le monde, ouverts à la grâce divine et humble dans notre situation, comme le fils prodigue envers son père. Si l’ouvrier de la dernière heure obtient le salaire complet, la vierge qui a laissé sa lampe s’éteindre, perd son droit d’entrée à la noce.
La dernière phrase est intéressante car elle sous-entend que le Fils n’est pas le Père, ce qui contredit l’hypothèse trinitaire.

Voici comment je reçois ces textes.