brebis perdue

Évangile de Luc – Chapitre 15

4-2-Bible
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Ce texte est tiré du Nouveau Testament publié dans la collection La Bibliothèque de la Pléiade des éditions NRF Gallimard.
Introduction de Jean Grosjean, textes traduits, présentés et annotés par Jean Grosjean et Michel Léturmy avec la collaboration de Paul Gros.
Afin de respecter le droit d’auteur, l’introduction, les présentations et les annotations ne sont pas reproduites. Je vous invite donc à vous procurer ce livre pour bénéficier pleinement de la grande qualité de cet ouvrage.

ÉVANGILE SELON LUC

Chapitre 15

1 – Tous les percepteurs et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’entendre.
2 – Les pharisiens et les scribes en murmuraient, ils disaient : Celui-ci accueille les pécheurs et mange avec eux.
3 – Il leur dit cette parabole :
4 – Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?
5 – et quand il l’a retrouvée il la pose sur ses épaules, il se réjouit,
6 – il vient à la maison et, convoquant ses amis et ses voisins, il leur dit : Réjouissez-vous avec moi, j’ai retrouvé ma brebis perdue !
7 – Ainsi, je vous le dis, il y aura plus de joie au ciel pour un pécheur qui se convertit que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.
8 – Ou quelle femme, si elle a dix drachmes et qu’elle perde une drachme, n’allume la lampe, ne balaye la maison et ne cherche avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?
9 – et quand elle l’a retrouvée, elle convoque ses amies et ses voisines et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, j’ai retrouvé la drachme que j’avais perdue !
10 – Ainsi, je vous le dis, c’est une joie, devant les anges de Dieu, quand un pécheur se convertit.

Mon analyse :
Ces deux paraboles nous rappellent que Dieu n’abandonnera aucun de nous en cet enfer et qu’il n’économisera aucun moyen pour nous permettre de le rejoindre. Mais cela n’est pas passif pour nous et n’est pas à sens unique comme nous allons le voir maintenant.

11 – Il dit encore : Un homme avait deux fils.
12 – Le plus jeune dit à son père : Mon père, donne-moi la part de fortune qui me revient. Il leur a donc réparti son bien
13 – et, peu de temps après, le plus jeune fils a tout rassemblé et il est parti pour un pays lointain. Là, il a dilapidé sa fortune en vivant comme un perdu.
14 – Il avait tout dépensé quand il y a eu une forte famine dans le pays ; et il a commencé à manquer.
15 – Alors il est allé s’attacher à un citoyen du pays, qui l’a envoyé dans ses champs faire paître des cochons.
16 – Et il convoitait de se remplir le ventre des caroubes que les cochons mangeaient, et personne ne lui en donnait.
17 – Revenant à lui, il s’est dit : Combien de salariés de mon père ont du pain de trop, alors que moi, ici, je péris de famine !
18 – Je vais me lever et m’en aller chez mon père ; je vais lui dire : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi,
19 – je ne suis plus digne d’être appelé ton fils, fais de moi comme l’un de tes salariés.
20 – Il s’est levé et il est venu chez son père. Il était encore loin quand son père l’a vu, s’est ému et a couru se jeter à son cou et lui donner des baiser.
21 – Le fils lui a dit : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.

Mon analyse :
Le fils souffre de ses erreurs et en prend conscience. Ensuite, il décide de faire amende honorable et retourne auprès de son père à qui il dit exactement ce qu’il avait décidé de dire. C’est cela que nous devons faire ; apprécier à sa juste valeur notre situation de pécheur, faire le choix de le reconnaître et de nous amender et exprimer sans rien y changer ce que nous avons reconnu de notre attitude.

22 – Et le père a dit à ses esclaves ; Apportez vite le meilleur habit et revêtez l’en, mettez-lui une bague au doit et des chaussures aux pieds ;
23 – et amenez le veau gras, immolez-le et mangeons, faisons la fête,
24 – car mon fils que voilà était mort et il revit, il était perdu et il est retrouvé. Et ils ont commencé à faire la fête.
25 – Son fils aîné était aux champs, mais à son arrivée, quand il a approché de la maison, il a entendu la musique et les danses ;
26 – il a appelé un des garçons pour lui demander ce que c’était.
27 – Celui-ci lui a dit : Ton frère est là et ton père a fait immoler le veau gras parce qu’il l’a retrouvé valide.
28 – Alors il s’est mis en colère, il ne voulait pas entrer. Son père est sorti l’appeler ;
29 – mais il a répondu à son père : Voilà tant d’années que je te suis asservi, sans jamais passer outre à ton commandement, et tu ne m’as jamais donné un bouc pour faire la fête avec mes amis ;
30 – et quand ton fils que voilà vient de dévorer ton bien avec des prostituées, tu lui immoles le veau gras !
31 – Mais il lui a dit : Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi ;
32 – mais il fallait faire la fête et se réjouir, car ton frère que voilà était mort et il revit ; il était perdu et il est retrouvé.

Mon analyse :
Le père a la bonne réaction car, comprenant que son fils a changé, il remet sans rien dire ses fautes à son fils. Ce n’est pas du pardon car il fait comme si son fils était parti la veille et qu’il le retrouvait sain et sauf. Le frère aîné est encore dans je jugement et le ressentiment. Son père doit donc lui expliquer combien son sort était enviable, lui qui avait au quotidien la joie de tout partager avec son père. Nous aussi, nous ne voyons que ce qui nous paraît nous manquer et pas ce que nous avons et qui fait défaut aux autres. C’est le signe de la mondanité que ce désir mimétique. Il faut renoncer à cette mondanité et revêtir le Christ en nous.

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