Archives par étiquette : religion cathare

Lieux à visiter

Le musée Hurepel à Minerve (Hérault)

Le musée Hurepel retrace l’épopée cathare occitane par des présentations basées sur des figurines en terre cuite magnifiquement mises en scène dans des décors naturels. Sans oublier la petite librairie où vous ne trouverez que d’excellents ouvrages.

La galerie Sioen à Carcassonne (Aude)

La galerie du photographe Gérard Sioen, située dans la cité médiévale à proximité de la place Marcou, mérite votre visite. En outre, vous pourrez parler catharisme avec Dominique qui vous y accueille.

Le sculpteur de la cité médiévale à Carcassonne (Aude)

L’atelier galerie de Thierry Auneau vous permettra d’admirer l’œuvre variée d’un artiste exceptionnel. Ne vous privez pas du plaisir de le voir au travail, d’admirer sa galerie et, qui sait, d’en emporter une pièce afin de prolonger l’émotion. Accessoirement, cet atelier d’artiste se trouve dans le bâtiment qui servait au XIIIe et XIVe siècle de lieu d’interrogatoire à l’Inquisition. Une plaque apposée sur sa façade rappelle que cette institution fut créée à Carcassonne en 1233.

Visite de Montségur avec un guide confirmé (Ariège)

Fabrice Cambon est un guide d’une qualité indiscutable, même s’il risque de voir ses affirmations remises en cause avec l’ouverture de la Maison cathare de Carcassonne. Pour autant, son érudition et ses compétences historiques justifient que vous profitiez de son apport à la visite de ce site. En attendant de vous rendre sur place afin d’effectuer une visite guidée avec lui.

Jean Duvernoy – Œuvres

Jean Duvernoy

1917 – 2010

Docteur en Droit et licencié es Lettres, Jean Duvernoy se consacre depuis plus de quarante ans à la traduction et à
l’étude des textes fondateurs de la recherche sur les hérésies médiévales et sur l’Inquisition. Il a déjà. publié de
nombreux ouvrages, dont L’Histoire et La religion des cathares, et Le Registre d’Inquisition de Jacques
Fournier. Il écrit également pour des revues et participe à des colloques comme, dernièrement, celui de
Montaillou (Ariège) en août 2000.

Notice publiée par Anne Brenon auprès de la Société des Historiens Médiévistes de l’Enseignement Supérieur Public

Le catharisme

La religion des cathares (tome 1)

Cet ouvrage n’est plus disponible à la vente en librairie et aucune ré-édition n’est envisagée. J’en propose donc une version numérisée aux chercheurs qui en ont besoin.

 

L’histoire des cathares (tome 2)

Quatrième de couverture
Depuis de longues années, le catharisme suscite un vif intérêt tant en France qu’en de nombreux autres pays.

C’est à l’étude approfondie de cet univers religieux et culturel que s’attache Jean Duvernoy.

Avec un esprit de synthèse, il nous présente dans cet ouvrage l’histoire des différentes Eglises qui, de l’Asie Mineure à l’Angleterre en passant par l’Occitanie, ont pendant plusieurs siècles confessé et pratiqué cette religion.

L’étude de Jean Duvernoy se limite à la vie interne de ces communautés en laissant délibérément de côté l’histoire de l’Inquisition, de la répression, des événements diplomatiques et militaires. Ainsi une information minutieuse, appuyée sur l’état le plus récent des recherches historiques permet de suivre l’épanouissement et les épreuves de la foi médiévale dont l’attrait est fortement ressenti par notre époque moderne.


Dossier MontségurLe dossier Montségur

Quatrième de couverture
Plusieurs chroniques font allusion à la reddition de la forteresse de Montségur et au bûcher qui l’a suivi. Mais l’essentiel de l’histoire du château, de son utilisation comme siège de l’église cathare et de sa fin tragique est contenu dans les interrogatoires de l’inquisiteur Ferrer, et à titre épisodique, de ses successeurs.

Le Dossier de Montségur emprunte au registre les dépositions des rescapés de Montségur, qui vont du 10 mars au 19 mai 1244. Celles-ci sont suivies de dépositions intéressant pour partie Montségur, faites par les habitants de Mirepoix ou du Lauragais, puis de dépositions empruntées à des registres postérieurs : registre de Bernard de Caux et de Jean de Saint Pierre (1245-1246) pour le Lauragais, registre des mêmes pour le pays de Foix, registre de Pons de Parnac et autres (1273-1278).

Si le lieu et les circonstances du bûcher sont bien établis, rien ne nous renseigne explicitement sur le lieu des interrogatoires. Mais tout porte à penser que les premiers se déroulèrent à Montségur. L’enquête suit un
ordre immuable, que traduit le procès-verbal notarié, et que reprendra la sentence. L’intérêt principal de l’inquisiteur est de recueillir des dénonciations. Il s’agit de faire dire aux témoins qui a « vu » des parfaits et surtout les a « adorés ». Puis on leur fera dire qui a été « consolé », et enfin qui a participé à la défense du château rebelle et à l’expédition d’Avignonet.
Dans l’ensemble, on a une image très complète de la garnison.

Tel qu’il nous est parvenu, ce document nous livre une tranche d’histoire originale précise et parfois pathétique.

Docteur en droit et licencié es lettres, Jean DUVERNOY est originaire de Montbéliard, Depuis plus de quarante ans, il se consacre à l’étude et la traduction des sources historiques des hérésies médiévales et de l’Inquisition, dont le Registre d’Inquisition de Jacques Foumier et la Chronique de Guillaume de Puyiaurens.

Il est aussi l’auteur d’ouvrages de synthèse tels La Religion des cathares ou l’Histoire des cathares, ainsi que de nombreux articles parus dans des revues et actes de colloques.

Fruits d’un esprit rigoureux et impartial, ses recherches constituent un apport essentiel à l’historiographie de la civilisation médiévale.


Registre CellanL’Inquisition en Quercy

Le registre des pénitences de Pierre Cellan 1241 – 1242
Quatrième de couverture
L’INQUISITION EN QUERCY – LE REGISTRE DES PÉNITENCES DE PIERRE CELLAN

L’inquisiteur Pierre Cellan est venu en Quercy entre 1241 et 1242 et nous a laissé ce registre de pénitences où l’on trouve cités bien des lieux du Quercy (Moissac, Gourdon, Casteinau-Montratier, Montcuq, Lauzerte, Cahors,
Montpezat, Montauban, Sauveterre), de nombreux villages et hameaux existant encore de nos jours, et beaucoup de noms de famille.
C’est une source historique précieuse pour le Quercy, enfin mise à la disposition du public.
Introduit, traduit et annoté par l’un des plus grands spécialistes des textes d’Inquisition, cet ouvrage essentiel vient combler un manque évident. L’introduction re-situe le texte dans son contexte historique et le complète. Outil de recherche, ce document est aussi le moyen de découvrir à quel point, malgré une légende tenace, le Quercy a connu la prédication des chrétiens cathares.


Registre FournierL’Inquisition à Pamiers

Le registre d’Inquisition de Jacques Fournier
Commentaire
Publié en deux versions (latine 1965 et française 1978) chez Privat cet ouvrage, tiré du seul manuscrit conservé (1318-1325) de la bibliothèque vaticane, présente les interrogatoires menés par l’Inquisition à Pamiers sous la responsabilité de Jacques Fournier, évêque de Pamiers et futur pape sous le nom de Benoït XII.
Une ré-édition fut réalisée pour la partie traduite en 2006.
Indispensable pour disposer de la source initiale de bien des informations que l’on retrouve, reprises avec plus ou moins de bonheur, dans la plupart des ouvrages traitant de catharisme.

Le christianisme cathare est bien vivant !

Catharisme historique

Le catharisme est un christianisme authentique et originel

ICHTYUS symbole chrétienParler de Catharisme c’est parler de Christianisme. Certes, pas celui dont vous avez toujours entendu parler, mais celui qui puise tout son contenu aux sources originelles du premier siècle, c’est-à-dire au Christ, à l’Évangile de Jean et à Paul de Tarse, ainsi qu’à ceux qui les ont suivis au siècle suivant en approfondissant leur doctrine (Apollos, Cérinthe, Ménandre, Satornil, Marcion de Sinope).
Le Catharisme fut accusé d’hérésie ; il fut comparé à tort par les hérésiologues judéo-chrétiens au Manichéisme (du perse Manès ou Mani) et à l’Arianisme (de l’évêque Arius) ou plus récemment à la théologie d’Origène et aujourd’hui d’aucuns voudraient le réduire à une simple dissidence catholique, voire nier jusqu’à son existence.
Le Catharisme existe par lui-même, car il est un choix chrétien, comme il en a existé des dizaines dans les premiers siècles de notre ère et comme il en existe encore quelques-uns. Il découle directement de la première scission (schisme ?) survenue à Antioche — après la validation du concile de Jérusalem —, lorsque Jacques (le frère de Jésus), les disciples Pierre et Jean firent le choix de n’évangéliser que les Juifs alors que Paul décida d’évangéliser aussi les nations (c’est-à-dire les païens). C’est de ce Christianisme-là que se revendiquent les Bons-Chrétiens cathares.
Il rappelle que l’Évangile est une prédication de paix et d’amour absolu. Il est en filiation directe avec le Christianisme des origines de par son choix évangélique, mis en avant sur le plan théorique et surtout dans sa pratique. Il fait de Christ l’alpha et l’oméga du message divin sans le relier à d’autres messages qui ne peuvent venir du Dieu d’amour.

Catharisme aujourd'hui

Le christianisme cathare, une spiritualité durable

logo catharisme d'aujourd'huiUne idée, une conception intellectuelle, qu’elle soit religieuse ou non, ne disparaît pas forcément quand celui ou ceux qui l’ont développée disparaissent. Il suffit qu’une seule personne s’y intéresse pour qu’elle reprenne de la vigueur. Le Catharisme est une continuité du Christianisme authentique — c’est-à-dire du Christianisme paulinien du premier siècle — comme le furent, du IIe au Xe siècle, le Marcionisme d’abord, puis le Paulicianisme, vraisemblablement inspiré par ce dernier, et lui-même inspirateur du Bogomilisme dans les territoires du nord de l’Empire romain d’Orient. Le Catharisme s’est lui-même développé par la diffusion du Bogomilisme, via les voies commerciales d’Europe centrale et du nord-est de la France d’alors. Il est vraisemblable qu’il s’est implanté en Italie et en Occitanie, directement, via les troupes de la première croisade, qui comptaient dans leurs rangs des éléments pauliciens prêtés à Raimond IV de Saint-Gilles, comte de Toulouse par l’empereur Alexis Comnène.
La spiritualité cathare s’est transmise jusqu’à nos jours, sous différentes formes (mémoire familiale, contes, chants, etc.) malgré la nécessité de demeurer cachée et la disparition de sa structure ecclésiale.

Le catharisme peut-il être moderne ?

logo communauté cathareLe Catharisme d’aujourd’hui ne saurait être considéré à l’identique de celui du Moyen Âge. Deux conditions me semblent indispensables à la résurgence de cette spiritualité. Tout d’abord, pour que cela se fasse dans l’esprit qui animait les Bons-Chrétiens du Moyen Âge, il est nécessaire de bien connaître son histoire, ses sources, sa philosophie et ses énoncés doctrinaux. Nous devons comprendre comment les Cathares et leurs prédécesseurs étudiaient les textes chrétiens dans leur ensemble et quelles interprétations ils en tiraient. Ensuite, il convient d’admettre que le terme de Catharisme n’est qu’une facilité de langage, car personne ne peut prétendre « ressusciter » ce qui était intimement lié à une période historique donnée. Son usage doit être considéré comme un hommage envers ceux à qui ce nom était donné dans un but diffamatoire, comme ils usaient eux aussi du terme « Chrétien » pour rendre hommage à ceux dont on se moquait ainsi au premier siècle. Il faut travailler aussi à une adaptation de la forme de ce Christianisme aux connaissances et aux acquis qui sont ceux de notre époque sans en modifier le fond.
Figer le Christianisme à l’époque cathare serait aller à l’opposé de nos prédécesseurs qui avaient su lui conserver son caractère non dogmatique et qui s’interdisaient toute référence à des symboles, fussent-ils humains. Inversement, toute modification des éléments doctrinaux et des pratiques doit se faire prudemment afin de ne pas entraîner le Catharisme moderne dans une dérive néo-cathare qui serait contraire à l’esprit qui était le sien. En l’absence d’autorité morale digne de ce nom, il convient donc de ne modifier que les éléments pour lesquels nous disposons d’arguments indiscutables. Le reste devra attendre que l’Église cathare se soit reconstituée et qu’elle dispose des compétences nécessaires.

La résurgence cathare aujourd’hui

maison-cathare-logoComme son nom l’indique, la résurgence cathare est la réapparition du Catharisme qui fut un temps occulté par la répression et un apparent oubli.
Cette réapparition ne peut mériter le terme de résurgence que si elle est conforme à l’original, ce qui n’interdit pas des adaptations liées à l’évolution des connaissances qui s’est faite entre le Moyen Âge et aujourd’hui ainsi que des adaptations — à la marge — de choix compatibles avec leur époque et peu envisageables de nos jours.
Elle se manifeste aujourd’hui par une communauté de croyants — assistée de sympathisants — qui œuvrent à la mise en place d’une structure ecclésiale, embryon de la future Église cathare de France, et à l’ouverture de la première maison cathare, issue de cette résurgence, qui se trouve à Carcassonne et qui accueille son premier novice depuis le 16 mai 2016.
Mais il ne faut pas confondre la résurgence — qui conserve intactes la doctrine et la praxis cathare — avec un néo-catharisme qui se contenterait d’une connaissance intellectuelle dénuée de mise en œuvre pratique ou dont la pratique serait éloignée des choix des Bons-Chrétiens, que ce soit en matière de pratiques rituelles, de choix de vie, etc. Bien entendu, cela ne s’entend que pour les personnes désireuses d’entrer en noviciat pour préparer leur Consolation.
Il ne faut pas non plus nous laisser abuser par l’appropriation du terme Catharisme, par des mouvements dont les comportements, en matière d’ouverture au monde et de transparence, démontreraient qu’ils agissent par appropriation abusive d’un terme valorisant, sans en porter aucunement le contenu spirituel et doctrinal.

Recherche historique

Une aide essentielle

parcheminAprès cinq siècles de silence, des voix se sont élevées pour redonner aux principes cathares toute leur validité. Il faut dire que le Catharisme doit beaucoup à des chercheurs qui, malgré l’absence de reconnaissance, voire le risque professionnel encouru à choisir un sujet « sulfureux », ont permis de faire le tri entre l’Histoire et quelques approches moins documentées, dictées soit par une sensibilité romantico-régionaliste sympathique, mais parfois brouillonne soit, et c’est plus grave, par une vision sectaire à mille lieues du message chrétien. Faire émerger la pensée cathare depuis les sources existantes et sur la base de réflexions portant sur les mêmes outils est un lourd travail. En effet, au-delà de l’intérêt historique et philosophique qu’il y a à chercher à comprendre comment ces hommes et ces femmes du Moyen Âge avaient organisé leur communauté, il va falloir aussi adapter cette philosophie de vie aux grands changements qui sont intervenus en cinq siècles et qui ne peuvent être passés sous silence dans une religion adogmatique, donc adaptable dans sa forme.

Des tentations « négationnistes »

Les travaux historiques novateurs de la seconde moitié du XXe siècle ont donné au Catharisme sa plénitude. Cette assise confirme le Catharisme dans sa position de grand mouvement chrétien renaissant de ce milieu du Moyen Âge. Et pourtant, quelques tentatives de marginalisation ont cherché à les remettre en cause, soit en critiquant les compétences des premiers chercheurs, soit en proposant une « déconstruction » des vérités historiques pourtant solidement étayées. Dans le même temps, des intérêts mercantiles ont cherché à circonscrire le Catharisme à une dimension régionale et à un aspect de curiosité socioculturelle. Mais l’intérêt éveillé par ces manœuvres strictement commerciales a dépassé ses auteurs et a suscité un désir d’approfondissement de la connaissance culturelle et religieuse du Catharisme. Donc, ni la « déconstruction » de la réalité historique ni les ridicules tentatives de dénigrement des sources profondes de la religion cathare et de ses motivations non violentes, ou la volonté de le réduire à une simple dissidence catholique ne peuvent cacher la vérité à celles et ceux qui veulent se donner la peine de les explorer. Là où l’histoire a rempli son rôle, il reste à la philosophie et à la théologie à remplir le leur.

Recherche élargie

Catharisme d’aujourd’hui et Culture et Études Cathares

Culture et études cathares - logoCe site, né en 2007, a développé un contenu important et éclectique qui a cristallisé un réseau, sans cesse croissant, où se retrouvent de nombreuses sensibilités chrétiennes en accord avec les fondamentaux cathares. Le créateur du site est lui-même favorable aux thèses du Catharisme dyarchien, improprement appelé absolu, tel qu’il fut largement répandu en Languedoc, mais que l’on trouvait aussi dans d’autres régions européennes. Les personnes qui se reconnaissaient dans la démarche culturelle et de recherche ont créé une association sans but lucratif et sans objet religieux. Cette association — Culture et Études Cathares — créée à Carcassonne en 2011 s’est accordée avec le créateur du site afin de développer une synergie utile à tous. C’est la raison qui nous pousse aujourd’hui à joindre nos efforts en favorisant le travail collectif sur l’initiative individuelle, sans renier le travail déjà fait.

Catharisme d’aujourd’hui, le livre

Parmi les travaux que l’association diffuse, on trouve le livre Catharisme d’aujourd’hui – Le Christianisme cathare, du premier siècle à nos jours. Son histoire, sa doctrine et sa pratique ecclésiale qui regroupe et développe les travaux et les recherches du créateur du site. Vous pouvez vous le procurer directement via la boutique du site. Ce livre, qui essaie d’être aussi exhaustif que possible, regroupe ce qu’il convient de connaître sur l’histoire du Catharisme, sa doctrine et son évolution au travers des différents groupes qui l’on portée ainsi qu’une étude approfondie de sa pratique ecclésiale, tant par les croyants que par les Bons-Chrétiens de l’époque. Fidèle à son titre, ce livre propose également les conditions de remise en place d’une communauté cathare au XXIe siècle.

Fond documentaire de recherche

Afin de permettre à toutes les personnes menant des recherches — nécessitant l’accès à des documents soumis au droit d’auteur — de profiter de notre fond documentaire, nous avons mis en place un système de prêt de documents numérisés, soumis à un protocole d’accord. Pour en bénéficier, suivez les indications figurant dans le menu Demande de documents numérisés de l’onglet Bibliothèque cathare. Cet accès est limité aux chercheurs, professionnels ou amateurs, auxquels peuvent se joindre les membres de l’association Culture et Études Cathares, dont les statuts incluent la recherche sur le Catharisme dans ses objectifs.

Michel Roquebert – Œuvres

L’Épopée cathare

Quatrième(s) de couverture

L’invasion 1198-1212

Il y a près de huit siècles, à l’instigation du pape innocent III, le fer et le feu s’abattaient sur les terres qui allaient constituer plus tard la province du Languedoc. Ce premier volume raconte le prétexte de cette guerre sans merci connue sous le nom de croisade albigeoise et menée par une chevalerie recrutée dans le nord de la France : l’éradication du catharisme, une hérésie solidement implantée en pays occitan, qui enseignait que le monde visible n’est pas l’œuvre du Dieu de bonté, mais celle d’un créateur mauvais.

Muret ou la dépossession 1213-1216

En 1213, la bataille de Muret consacre la victoire du Nord sur le Sud-Ouest, des croisés commandés par Simon de Montfort sur le comte de Toulouse et le roi d’Aragon, de Rome sur les cathares.
L’épée a provisoirement vaincu la parole. Tournant capital de cette première croisade contre les Albigeois, Muret inaugure le démembrement de la puissance cathare.

Le lys et la croix 1216-1229

Lorsqu’en avril 1216 Simon de Montfort fait hommage de ses conquêtes au roi Philippe Auguste, la croisade contre les cathares semble achevée. En fait, c’est le début d’une nouvelle lutte entre la légalité du « seigneur postiche » installé par la force, et la légitimité du « comte naturel » Raymond VI de Toulouse, alors en fuite. Massacres, bûchers, batailles n’ont pas résolu la question cathare : l’autorité du roi de France sur Toulouse, l’autorité religieuse de Rome sur les pays « hérétiques ». Ce tome raconte le rétablissement inespéré opéré par les Occitans sous la bannière de Raymond VII mais aussi la « croisade royale » qui finit par sanctionner irrémédiablement sa défaite, et prépara l’annexion du Languedoc au domaine capétien.

Mourir à Montségur 1230-1244

750 ans après les événements, Montségur parle encore à notre imaginaire. La légende et l’histoire ont entremêlé leurs fils ; une poignée d’« hérétiques » qui défient des années durant les deux plus grandes puissances de leur temps, l’Église romaine et le roi de France ; dix mois d’un siège en altitude qui s’acheva un matin de mars 1244, dans les cendres d’un immense bûcher collectif ; les dossiers de l’Inquisition conservant les données d’un combat dont la question centrale reste toujours d’actualité : comment le mal peut-il apparaître dans un monde créé par un Dieu en principe infiniment bon ? La réponse cathare était fascinante, mais aussi redoutable pour les rois de France que pour Rome. C’est l’histoire d’une geste pathétique et folle, ici magistralement racontée en se fondant uniquement sur les sources du temps.

La fin des Amis de Dieu 1244-1321

Le catharisme n’est pas mort en 1244 sur le bûcher de Montségur. Dans le dernier volume de sa magistrale série, Michel Roquebert est le premier à relater, grâce à l’étude de milliers de sources contemporaines, la résistance du catharisme jusqu’au bûcher du dernier cathare, guillaume Bélibaste, en 1321.
L’auteur décortique le travail de l’Inquisition, fondé sur le contrôle d’un pays entier et la mise en fiches, village par village, de toute sa population. À la lecture de cette chasse aux « Amis de Dieu », comme s’appelaient entre-eux les cathares, c’est la première guerre idéologique totalitaire qu’on découvre.


Religion cathare RoquebertLa religion cathare

Le Bien, le Mal et le Salut dans l’hérésie

Quatrième de couverture

Du XIe au XIVe siècle, la chrétienté médiévale fut traversée, des Balkans à la Champagne, de l’Italie et du Languedoc à la Flandre et à la Rhénanie, par un vaste courant religieux. L’histoire connaît cette hérésie sous le nom de catharisme. Ses adeptes imputaient la création du monde visible non point au « bon » Dieu, mais à un principe mauvais qui, en créant l’univers matériel et le temps qui corrompt toute chair, a permis au mal de se manifester par la souffrance et par la mort. Ils se proclamèrent chrétiens, mais le dualisme sur lequel reposait leur foi les fit accuser d’être de « nouveaux manichéens ». Ce fut à ce titre qu’ils furent persécutés jusqu’à leur éradication complète, leur dogme constituant pour l’Église un danger évident.
On ne les a longtemps connus que par les écrits de leurs adversaires. Or la découverte de textes authentiquement cathares a permis d’avoir une vue plus juste des choses. Michel Roquebert se penche sur leur foi elle-même, comme sur les pratiques qui l’accompagnaient, en les comparant point par point à l’orthodoxie catholique.

Commentaire

Cet ouvrage vient en complément de celui — homonyme — de Jean Duvernoy et, dans une certaine mesure, de celui de Hans Söderberg.
Ainsi, il permet de faire le tour de la doctrine cathare, telle qu’elle nous est parvenue et d’en tirer les fondamentaux communs à tous les courants du catharisme.
La lecture de cet ouvrage me semble donc utile même si — comme il est évident face au travail d’un historien — qu’il convient de conserver à l’esprit que cette description n’a rien d’une exégèse.

Référence ou alibi ?

Le catharisme intéresse beaucoup de monde. Il faut dire que sur une campagne de publicité, il est préférable de s’afficher ami des cathares qu’ami des inquisiteurs.
Cela n’est pas méchant même si cela met en exergue l’inculture de ceux qui s’abaissent à ces expédients. La sandwich cathare à la saucisse est déjà ridicule mais quand on le trouve dans un estaminet de la cité médiévale de Carcassonne, c’est presque méprisant de la part de celui qui montre ainsi qu’il ne s’est même pas donné la peine de questionner un des guides conférenciers  qui vient se restaurer chez lui. Continuer la lecture

Dame Guiraude est de retour !

Notre frère et ami Guy m’adresse cette coupure de presse issue de La Dépêche du Midi du 27 juin 2011.
Comme il le dit si bien lui-même, cela nous change de ce qu’il nous est donné de lire et de voir concernant les bons chrétiens. En effet, cette fois l’information n’est pas triste et désespérée mais heureuse et pleine d’espoir puisque les hommes manifestent leur soutien à ceux qui ont opposé leur culture à la sauvagerie et leur soutien à une église d’amour et de tolérance à la volonté hégémonique d’une église qui, à l’époque, était meurtrière et mensongère.

Merci Guy.

Lire l’article sur le site de La Dépêche du Midi.