L’évolution de mon noviciat cathare

L’évolution de mon noviciat cathare

À l’issue de ce cinquième carême de mon noviciat, entamé le 16 juin 2016, je ressens le sentiment d’avoir atteint une sorte de plénitude dans ma démarche. C’est un peu comme si, après avoir monté un certain nombre de marches j’atteignais un niveau intermédiaire où je peux faire une sorte de point sur mon avancement.
Certes, j’ai clairement la certitude que je suis loin d’atteindre au but… mais pouvons-nous l’atteindre vraiment, ou bien n’est-ce là aussi qu’une étape supplémentaire ?
Cependant, il me semble que j’ai obtenu des résultats dans mon évolution spirituelle qui me donnent à penser que je dois envisager une progression, car l’évolution du croyant et du novice me semble être le fruit d’étapes successives qui constituent autant de ruptures dans une progression apparemment linéaire et calme.
Bien entendu, ce n’est qu’une opinion personnelle et j’aurai besoin que les croyants qui liront mes messages me répondent afin de me donner leur sentiment personnel.

Bien entendu, l’idée n’est pas d’arrêter, au contraire. Mon questionnement est d’essayer d’évaluer mon degré d’avancement pour savoir si je peux faire « un pas » de plus. J’ai toujours su que je devrais avancer prudemment et prendre mon temps pour éviter de tomber dans les embûches du monde. Ces embûches causées par l’impatience qui vous font croire que vous êtes déjà quasiment un Bon-Chrétien, qui vous pousse à négliger, voire à mépriser les enseignements de nos prédécesseurs et à pratiquer sans les compétences indispensables des actes qui au lieu de vous élever, vous abaissent.

Pour moi donc, faute d’encadrement digne de ce nom, estimer si je peux entamer ma préparation à la réception de la Sainte Oraison dominicale est un problème.
J’ai l’impression d’avoir atteint un niveau où pas mal de choses se sont éclairées à mes yeux et où je me dis que retarder de trop cette avancée décisive revient à me conforter dans une position plutôt sécurisante mais nuisible à mon avancement et surtout, nuisible à la résurgence cathare qui ne pourra se faire que lorsque nous aurons suffisamment de novices en cours de formation et, espérons-le des Bons-Chrétiens pour les encadrer.

Je ne peux pas — et ne veux pas — me contenter de ma seule appréciation pour décider du palier que je peux m’autoriser à passer pour poursuivre ma progression.
Voilà pourquoi votre regard, à la fois extérieur et intérieur m’est indispensable.

Je me donne jusqu’au mois de février pour réfléchir sereinement à tout cela et je vous demande d’en faire autant.

Merci d’avance de votre bienveillante sollicitude.

 PS : J’ai publié ce texte sur Facebook, mais comme certains croyants n’y ont pas accès, je le publie également ici. Pour me répondre, excepté la page Facebook de la maison cathare, vous pouvez m’adresser un message via ce formulaire.