11e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

11e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

Deutéronome : 8, 2-3. 14b-16a

2 – « Tu te rappelleras tout le chemin que Iahvé, ton Dieu, t’a fait parcourir, pendant ces quarante ans, dans le désert, afin de t’humilier, de t’éprouver, pour savoir ce que tu as dans le cœur, si tu garderas ses commandements ou non.
3 – Il t’a humilié et t’a fait avoir faim, puis il t’a fait manger la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de te faire savoir que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de Iahvé.
14b – ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison des esclaves,
15 – lui qui t’a fait marcher par le grand et terrible désert, parmi les serpents brûlants et les scorpions, région de soif où il n’y a pas d’eau, mais où il fit sortir pour toi de l’eau du rocher de silex,
16a – lui qui t’a fait manger, dans le désert,

Mon analyse :
Comment ne pas remarquer combien ce dieu, Iahvé, est à la fois pervers, brutal et incompétent ? Il fait souffrir ceux qu’il prétend être ses enfants mais il les teste car il ne connaît pas leurs projets. Il crée une relation de violence et de soumission au lieu de l’amour qu’il devrait mettre en avant. On remarque l’astuce prêtée à Jésus quand il reprend la phrase « l’homme ne vit pas seulement de pain… » dans un sens presque opposé à celui qui apparaît ici.

Psaumes : 147, 12-13, 14-15, 19-20

12 – Glorifie Iahvé, Jérusalem, loue ton Dieu, Sion,
13 – car il a renforcé les verrous de tes portes, il a béni tes fils en son sein,
14 – lui qui met la paix à ta frontière, il te rassasie de la graisse du froment.
15 – Lui qui adresse sa parole à la terre, son verbe court à toute vitesse,
19 – Il révèle sa parole à Jacob, ses préceptes et ses jugements, à Israël.
20 – Il n’a pas agi de la sorte pour toutes les nations et il ne leur a pas fait connaître ses jugements. Alléluia !

Mon analyse :
Le choix de cet extrait est révélateur de la vision catholique qui fait de Dieu un maître injuste puisqu’il favorise un peuple au détriment des autres. On est en pleine opposition avec le Dieu de Jésus qui va chercher la centième brebis, car il n’abandonne aucune de ses créatures. Mais cela les catholiques ne l’ont pas compris.

2e lecture :

Première lettre de Paul aux Corinthiens : 10, 16-17

16 – la coupe de bénédiction que nous bénissons n’associe-t-elle pas au sang du Christ ? et le pain que nous rompons n’associe-t-il pas au corps du Christ ?
17 – Puisqu’il n’y a qu’un pain, nous ne formons tous
qu’un corps, car nous n’avons tous part qu’à ce pain.

Mon analyse :
Dans cet extrait volontairement réduit, l’Église catholique met l’accent sur l’appel de Paul à rejoindre Christ et masque la critique de la religion juive.

Évangile selon Jean : 6, 51-58

51 – Je suis le pain vivant qui descend du ciel. Celui qui mange de ce pain vivra pour toujours, et le pain que je donnerai c’est ma chair pour la vie du monde.
52 – Les Juifs disputaient entre eux : Comment peut-il nous donner sa chair à manger ?
53 – Jésus leur dit : Oui, oui, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez pas de vie en vous.
54 – Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai le dernier jour,
55 – car ma chair est vraiment un aliment et mon sang est vraiment un breuvage.
56 – Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.
57 – De même que le Père vivant m’a envoyé et que je vis par le Père, de même celui qui me mange vivra par moi.
58 – Voici le pain qui descend du ciel, non pas celui qu’ont mangé les pères et ils sont morts, mais quiconque mange ce pain vivra pour toujours.

Mon analyse :
La raison de la venue de Jésus est de nous remettre dans la bonne voie. Et pour cela il faut absorber le message. Pour renforcer cette idée, il s’assimile au message divin en demandant qu’on le mange en chair et en sang, car il n’est pas de chair et de sang, il est de verbe et d’esprit. Et c’est en esprit que les hommes doivent le recevoir car la chair n’est rien vue qu’elle appartient à ce monde alors que l’esprit vient de Dieu. Il se différencie de ce que Iahvé à donné aux Juifs en indiquant que cela ne peut pas sauver.

Voici comment je reçois ces textes.