Archives de catégorie : Année liturgique

4e dimanche de carême

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 4e dimanche de carême

1re lecture :

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3e dimanche de carême

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 3e dimanche de carême

1re lecture :

Exode 17, 3-7

3 – Et le peuple eut soif d’eau et le peuple murmura contre Moïse ; il dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte pour me faire mourir de soif avec mes fils et mes troupeaux ? »
4 – Moïse cria vers Iahvé, en disant : « Que ferai-je pour ce peuple ? Encore un peu et ils me lapideront ! »
5 – Iahvé dit à Moïse : « Passe en avant du peuple et prends avec toi des anciens d’Israël ! Prends en ta main ton bâton avec lequel tu as frappé le Nil et tu iras !
6 – Voici que, moi, je me tiens là devant toi sur le rocher, à Horeb ; tu frapperas sur le rocher, il en sortira de l’eau et le peuple boira ! » Moïse fit ainsi, aux yeux des anciens d’Israël.
7 – On appela l’endroit du nom de Massah et Meribah, à cause de la querelle des fils d’Israël et parce qu’ils tentèrent Iahvé, en disant : « Est-ce que Iahvé est au milieu de nous ou non ? »

Mon analyse :
Cet épisode fameux montre que Iahvé est sans cesse en train de torturer ceux qui lui ont fait confiance. D’abord le peuple hébreu qui souffre d’avoir suivi Moïse au nom de Iahvé ; ensuite Moïse lui-même, à qui il demande de subir les critique du peuple au lieu de lui donner d’emblée les moyens de valider son statut d’envoyé de Iahvé. Là, le peuple souffre de la soif. Il demande à boire et Moïse se retourne vers Iahvé qui met à profit cette situation pour affirmer son pouvoir en réalisant son miracle devant les représentants du peuple. Au lieu de mettre à disposition de l’eau, il exige un cérémonial destiné à asseoir son pouvoir. Nous savons qu’ensuite il prendra comme prétexte une hésitation de Moïse à cet instant pour lui interdire l’accès à la terre promise. Quel dieu pitoyable !

Psaumes : 95 (Vulgate 94), 1-2, 6-7ab, 7d-8a. 9

1 – Venez, poussons des cris de joie vers Iahvé, acclamons le rocher de notre salut,
2 – présentons-nous devant lui avec des actions de grâces, acclamons-le par des psaumes !
6 – Entrez, prosternons-nous, inclinons-nous, mettons-nous à genoux en présence de Iahvé qui nous a faits !
7 – Car il est notre Dieu et nous sommes… le troupeau sous sa main.
8 – n’endurcissez pas votre cœur comme à Meribah,…
9 – où m’ont tentés vos pères, où ils m’ont éprouvé, bien qu’ils aient vu mon œuvre !

Mon analyse :
Ce psaume est en totale résonnance avec le chapitre 17 de l’Exode. Iahvé garde rancune aux Hébreux du comportement de leurs pères dans le désert, quand ils ont demandé de l’eau. Quelle haine tenace pour celui qui se veut le créateur et le père de ces hommes.

2e lecture :

Lettre de Paul aux Romains : 5, 1-2.5-8

1 – Justifiés donc en vertu de la foi, soyons en paix avec Dieu par notre seigneur Jésus Christ
2 – par qui nous avons eu accès à travers la foi à cette grâce où nous sommes, et nous vantons d’espérer la gloire de Dieu.
5 – or l’espérance ne fait pas honte, car l’amour de Dieu a été versé dans nos cœurs par l’Esprit saint qui nous a été donné.

Mon analyse :
En l’absence d’information supplémentaire de la part de Marcion, dont l’œuvre ne nous est parvenue que de façon très restreinte, essayons de voir ce que nous pouvons tirer de ce texte. Ces cinq premiers versets sont conformes à la pensée de Paul. La foi nous justifie envers Dieu par l’intermédiaire du Christ qui s’est présenté ainsi dans les évangiles. Cette foi nous permet d’espérer la grâce de Dieu qui nous permettra de revenir à ses côtés le moment venu

6 – Quand en effet nous étions encore faibles, le Christ à son heure est mort pour des impies.
7 – À peine meurt-on pour un homme juste ; peut-être supporterait-on de mourir pour un homme de bien.
8 – Or l’amour de Dieu pour nous, c’est que le Christ est mort pour nous quand nous étions encore pécheurs.

Mon analyse :
On a l’impression qu’à chaque fois que Paul émet une opinion dans sa lettre, le scribe intervient par de longs développements pour l’orienter dans le sens judéo-chrétien qui est le sien. Là, il nous rappelle sa lecture sacrificielle de la passion allant jusqu’à en faire une volonté divine. Or, Dieu ne peut vouloir la mort et la souffrance de personne et si Christ fut condamné par les Juifs, ce n’est pas en vertu de la volonté de Dieu mais en raison des prescriptions de Iahvé et de la Loi positive.

Évangile selon Jean : 4, 5-42 (ou brève : 4, 5-15. 19b-26. 39a. 40-42)

5 – Il vient à une ville de Samarie, nommée Sychar, près du domaine que Jacob avait donné à son fils Joseph.
6 – Là était la source de Jacob. Jésus, fatigué du chemin, s’était assis contre la source. C’était vers la sixième heure.
7 – Une femme de Samarie vient puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire.
8 – Car ses disciples étaient allés à la ville acheter de la nourriture.
9 – La Samaritaine lui dit : Comment toi qui es Juif me demande-tu à boire à moi qui suis Samaritaine ?

Mon analyse :
Ce passage manifeste que Jésus ne respecte pas les prescriptions de la loi juive qui considère que les Samaritains ne sont pas des Juifs fréquentables. Non seulement, il ne fait pas de distinction mais en plus, il va montrer sa préférence pour eux.

10 – Jésus lui répondit : Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c’est toi qui lui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive.
11 – Elle lui dit : Seigneur, tu n’as rien pour puiser et le puits est profond. D’où as-tu de l’eau vive ?
12 – Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits ? et il y a bu avec ses fils et son bétail.
13 – Jésus lui répondit : Quiconque boit de cette eau aura encore soif,
14 – mais qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif et l’eau que je lui donnerai sera en lui une source d’eau qui jaillira en vie éternelle.
15 – La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau pour que je n’aie plus soif et ne vienne plus puiser ici.

Mon analyse :
Dans un premier temps la femme semble ne pas comprendre ce que Jésus lui dit, et c’est normal. Mais quand il propose une eau désaltérante éternelle, elle réagit avec sa simplicité et en demande sans réfléchir de façon logique comme elle le faisait au verset 11.

16 – Il lui dit : Va appeler ton mari et reviens.
17 – La femme lui répondit : Je n’ai pas de mari. Jésus lui dit : Tu dis bien : Je n’ai pas de mari,
18 – car tu as eu cinq maris et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari, tu dis vrai.
19 – La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es prophète.

Mon analyse :
Jésus révèle à la femme sa prescience et elle le reconnaît comme prophète.
Pour autant il ne porte aucun jugement sur elle et sur son mode de vie.

20 – Nos pères ont adoré sur cette montagne et vous dites que c’est à Jérusalem qu’on doit adorer.
21 – Jésus lui dit : Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.
22 – Vous ne savez pas ce que vous adorez, nous savons ce que nous adorons, car le salut vient des Juifs,
23 – mais l’heure vient, et c’est maintenant, où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car le père cherche de tels adorateurs.
24 – Dieu est esprit et ceux qui adorent doivent adorer en esprit et en vérité.

Mon analyse :
Là encore, profitant d’un des motifs de division entre Juifs et Samaritains, Jésus oppose les croyances des Juifs en vue du salut et la véritable croyance en un Dieu spirituel. Ce faisant il invalide le temple et tout ce qui matérialise la foi juive.

25 – La femme lui dit : Je sais que vient le messie, c’est-à-dire le christ. Quand il sera venu, il nous annoncera tout.
26 – Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle.
27 – Là-dessus, ses disciples vinrent et ils s’étonnaient qu’il parlât avec une femme. Personne pourtant ne dit : Que cherches-tu ? ou : Pourquoi parles-tu avec elle ?
28 – Alors la femme laissa sa cruche et courut à la ville dire aux gens :
29 – Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le christ ?
30 – Ils sortirent de la ville et ils venaient vers lui.
31 – Entre-temps, les disciples lui demandaient : Rabbi, mange.
32 – Mais il leur dit : J’ai à manger un aliment que vous ne connaissez pas.
33 – Les disciples se disaient entre eux : Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ?
34 – Jésus leur dit : Mon aliment est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et de finir son œuvre.
35 – Ne dites-vous pas : Encore quatre mois et ce sera la moisson ? Et bien, je vous dis : Levez les yeux et voyez que les champs sont déjà blancs pour la moisson.
36 – Le moissonneur reçoit le salaire et amasse du fruit pour la vie éternelle, pour que le semeur se réjouisse avec le moissonneur.
37 – Le proverbe a cela de vrai qu’autre est le semeur, autre le moissonneur.
38 – Je vous ai envoyé moissonner où vous n’avez pas travaillé. D’autres ont travaillé et vous êtes entré dans leur travail.

Mon analyse :
Après s’être révélé à la femme qui va avertir les hommes du bourg, Jésus s’adresse aux disciples qui semblent moins compréhensifs que ne l’était la femme samaritaine.
Concernant la nourriture, ils sont comme la femme concernant l’eau ; ils pensent matériel quand Jésus parle spirituel. Jésus leur explique sa mission : moissonner ici-bas pour le compte de Dieu. De même il annonce aux disciples leur futur apostolat : moissonner auprès de peuples qu’ils ne connaissent pas. N’est-ce pas une prédiction de l’apostolat envers les nations (les païens) ?

39 – Beaucoup de Samaritains de cette ville se fièrent à lui sur ce témoignage de la femme : Il m’a dit tout ce que j’ai fait.
40 – Une fois près de lui, les Samaritains lui demandèrent de demeurer chez eux. Il y demeura deux jours.
41 – Et beaucoup plus eurent foi sur sa parole.
42 – Ils disaient à la femme : Ce n’est plus sur tes dires que nous avons foi, car nous l’avons entendu et nous savons qu’il est vraiment le sauveur du monde.

Mon analyse :
Les Samaritains sont présentés comme plus aptes à croire en Jésus que ne le sont les Juifs. C’est une critique du système extrêmement normé que les Juifs ont mis en place, dont les codes et les règles finissent par tuer la foi.

Voici comment je reçois ces textes.

2e dimanche de carême

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 2e dimanche de carême

1re lecture :

Genèse : 12, 1-4a

1 – Iahvé dit à Abraham : « Va-t’en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père vers le pays que je te montrerai.
2 – Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai et je grandirai ton nom. Tu seras bénédiction :
3 – je bénirai ceux qui te béniront et maudirai quiconque te maudira ; en toi seront bénies toutes les familles du sol. »
4a – Abram s’en alla donc, comme le lui avait dit Iahvé, et Loth s’en alla avec lui.

Mon analyse :
Voici le moment où Iahvé demande à Abraham de quitter Harran pour Canaan. La lecture de ce texte, qui ne pose habituellement question à personne me choque. En effet, que voyons-nous ? Celui qui se fait passer pour Dieu devant Abraham lui demande de quitter son pays et d’abandonner les siens. Est-ce un effort qu’il lui demande afin d’accomplir une mission importante ? On ne le sait pas encore mais il est surprenant que Dieu fasse un marché sélectif avec Abraham. En effet, il lui offre des avantages personnels en échange de sa mission. Est-ce bien normal que Dieu fasse ainsi un marché préférentiel avec une de ses créatures ? Je ne le pense pas. Dieu ne fait pas de favoritisme.

Psaumes : 33 (Vulgate 32), 4-5, 18-19, 20. 22

4 – Car la parole de Iahvé est droite et toute son œuvre est empreinte de vérité ;
5 – il aime la justice et le droit, la terre est pleine de la grâce de Iahvé.
18 – Voici l’œil de Iahvé sur ceux qui le craignent, sur ceux qui espèrent en sa grâce :
19 – c’est pour délivrer leur âme de la mort et les faire vivre durant la famine.
20 – Notre âme est dans l’attente de Iahvé, c’est Lui notre secours et notre bouclier,
22 – que ta grâce, Iahvé, soit sur nous, comme nous l’espérons de toi !

Mon analyse :
Ce dieu qu’est Iahvé est bien un dieu juste, comme le disait Marcion. Il est craint comme un juge et l’homme espère de lui une bonne décision comme le justiciable espère la décision qui lui sera favorable. Iahvé aime la justice et le droit mais il se méfie des hommes et se fait craindre d’eux. Ce ne peut pas être le Dieu bon.

2e lecture :

Deuxième Lettre de Paul à Timothée : 1, 8b-10

8 – … Avec moi, au contraire, souffre pour l’évangile, selon la puissance du Dieu
9 – qui nous a sauvés et appelés d’un saint appel, non pas selon nos œuvres mais selon son dessein et sa grâce. Celle-ci, qui nous a été donnée dans le christ Jésus pour les temps éternels,
10 – a été maintenant manifestée par la manifestation de notre sauveur le christ Jésus, qui a aboli la mort, et a éclairé la vie et l’indestructibilité par cet évangile

Mon analyse :
En quatre verset Paul résume son apostolat : il est le serviteur humble de Christ qui a sauvé les hommes par la grâce et non en raison de leurs pratiques rituelles et qui en manifestant sa victoire sur la loi mosaïque a fait triompher son évangile, c’est-à-dire son appel à l’amour universel. Ce passage est conforme à la compréhension de Paul ; nous avons donc une fois encore un texte, ou fragment de texte, authentique dans lequel le scribe est venu intercaler des éléments judéo-chrétiens. Le choix liturgique fait disparaître l’entame en 8 où Paul manifeste son humilité et le verset 11 où il se dit le porte parole de Christ.

Évangile selon Matthieu : 17, 1-9

1 – Six jours après, Jésus prend Pierre, Jacques et Jean, son frère, et les emmène sur une haute montagne, à l’écart.
2 – Et il fut transfiguré devant eux, sa face brilla comme le soleil, ses vêtements devinrent blancs comme la lumière,
3 – Et voilà qu’ils virent Moïse et Élie parler avec lui.
4 – Pierre dit à part à Jésus : Seigneur, il est bon d’être ici, si tu veux, je vais faire ici trois abris, un pour toi, un pour Moïse et un pour Élie.
5 – Comme il parlait encore, voilà qu’une nuée lumineuse les couvrit et que, de la nuée, une voix dit : Celui-ci est mon fils, l’aimé dont je suis content, écoutez-le.
6 – À cette parole, les disciples tombèrent sur la face et furent fort effrayés,
7 – Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : Relevez-vous et ne vous effrayez pas.
8 – Ils levèrent les yeux et ne virent plus personne sinon Jésus seul.
9 – Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur commanda : Ne parlez de cette vision à personne, jusqu’à ce que le fils de l’homme se relève d’entre les morts.

Mon analyse :
Jésus emmène avec lui trois témoins pour qu’ils assistent à sa transfiguration. D’une part, cela permet de confirmer que la pure logique voudrait que l’on admette que Jésus n’a pas un corps charnel. En fait, c’est sa vraie nature qui apparaît. Deux autres esprits apparaissent aussi. D’autre part, les disciples venus pour témoigner plus tard, ne comprennent pas ce qu’ils voient et entendent. Au point que Pierre propose d’établir un campement pour ces êtres dont il sait pourtant qu’ils sont morts depuis longtemps. Et quand la voix se fait entendre, ils prennent peur. Cela confirme que les disciples, même les plus proches de Jésus, sont clairement incapables de se hisser intellectuellement au niveau requis pour transmettre correctement le message christique. Seul Paul atteindra ce niveau.

Voici comment je reçois ces textes.

8e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

8e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

Le livre d’Isaïe : 49, 14-15

14 – Sion a dit : « Iahvé m’a abandonnée, Adonaï m’a oubliée ».
15 – La femme oublie-te-elle son nourrisson ? Oublie-telle d’avoir pitié du fils de ses entrailles ? Même si celles-là oubliaient, moi je ne t’oublierai pas !

Mon analyse :
Le peule juif, symbolisée par la Jérusalem céleste, Sion, se plaint d’être abandonnée par son Dieu. Celui-ci la rassure en insistant sur les liens naturels, donc indéfectibles qui les lient.

Psaumes : 62, 2–3, 8-9

2 – Élohim, c’est toi mon Dieu, je te cherche, mon âme a soif de toi, mon corps languit après toi, comme une terre aride, altérée, sans eau.
3 – Ainsi que je te voyais dans le Sanctuaire, quand je contemplais ta puissance et ta gloire,
8 – car tu es mon secours et à l’ombre de tes ailes j’acclame,
9 – mon âme est attachée à toi, ta droite me soutient.

Mon analyse :
Une fois encore, les psaumes nous montrent la dépendance de l’homme, incapable de quoi que ce soit, sans le secours de son Dieu. C’est l’asservissement total bien éloigné de l’éveil et de la prise en charge individuelle de l’homme nouveau.

2e lecture :

Première lettre aux Corinthiens : 4, 1 – 5

1 – Qu’on nous compte donc comme au service du Christ et intendants des mystères de Dieu.
2 – Or on demande aux intendants de se montrer fidèles.
3 – Peu m’importe à moi d’être jugé par vous ou par un Jour des hommes. Je ne me juge même pas moi-même.
4 – Car je n’ai rien sur la conscience, mais je ne suis pas justifié pour autant ; c’est le Seigneur qui est mon juge.
5 – Aussi, ne jugez rien avant le moment, jusqu’à ce que vienne le Seigneur qui éclairera les secrets des ténèbres et manifestera les desseins des cœurs. Chacun alors recevra son éloge de Dieu.

Mon analyse :
Paul essaie de rappeler aux Corinthiens leur devoir de fidélité envers lui. Il leur demande de ne pas prendre parti et donc de ne pas le comparer à Apollos.

Évangile selon Matthieu : 6, 24–34

24 – Personne ne peut s’asservir à deux seigneurs : car ou il détestera l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez vous asservir à Dieu et à Mamon.
25 – C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps, plus que les vêtements ?
26 – Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment, ne moissonnent ni ne ramassent dans les granges, et votre père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas mieux qu’eux ?
27 – Qui de vous, en s’inquiétant, peut ajouter à son âge une seule coudée ?
28 – et à propos de vêtement pourquoi vous inquiéter ? observez les lis des champs comme ils croissent : ils ne se fatiguent ni ne filent ;
29 – et je vous dis que Salomon dans toute sa gloire n’a pas été vêtu comme l’un d’eux.
30 – Si Dieu habille ainsi l’herbe des champs qui est là aujourd’hui, et qu’on jettera demain au four, que ne fera-t-il pas pour vous, gens de peu de foi !
31 – Ne vous inquiétez donc pas, ne dites pas : que mangerons-nous ? ou : que boirons-nous ? ou : de quoi serons-nous vêtus ?
32 – Tout choses que recherchent les nations. Car votre père céleste sait que vous avez besoin de tout cela.
33 – Cherchez d’abord le règne de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera ajouté.
34 – Ne vous inquiétez pas de demain : demain s’inquiètera de lui. À chaque jour suffit sa peine.

Mon analyse :
Si l’on veut revenir au père nous devons y consacrer toute notre attention. Les soucis et les bonheurs du quotidien nous éloignent de cette quête. Notre mondanité vise à nous concentrer sur des nécessités qui n’ont de valeur qu’en ce monde : argent, réussite sociale, gloire mondaine, succès professionnels et mondains, etc. Notre esprit est loin de tout cela ; ce qu’il veut c’est se libérer de cette prison — fut-elle dorée — pour revenir à la vérité des choses. Si nous choisissons l’engagement vers Dieu, il nous faut apprendre à nous détacher de ces prégnances mondaines. Cela prend toute une vie de croyant et occupe toutes les pensée du Consolé, car le risque de rechute est permanent.

Voici comment je reçois ces textes.

7e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine. Continuer la lecture

6e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

6e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

Ecclésiastique ou Siracide : 15, 16-21

16 – Il a placé devant toi le feu et l’eau, là où tu veux, tu étendras ta main.
17 – Devant les hommes il y a la vie et la mort, ce que chacun aura préféré lui sera donné.
18 – Car grande est la sagesse du Seigneur, il est fort dans sa puissance et il voit tout,
19 – Ses yeux sont sur ceux qui le craignent, lui-même connaît toutes les œuvres de l’homme.
20 – Il n’a commandé à personne d’être impie, il n’a donné à personne la permission de pécher.

Mon analyse :
Ce texte prétend que Iahvé laisse sa liberté de choix à l’homme. En fait c’est un mensonge puisque l’homme agit selon la nature que Iahvé lui a donnée et ce choix le pousse au mal car le mal est sa nature. Ce n’est donc pas un choix mais le résultat d’une imperfection due à son créateur qui cherche par cet artifice à s’en dédouaner.

Psaumes : 119 (Vulgate 118), 1-2, 4-5, 17-18, 33-34

1 – Heureux ceux dont la voie est parfaite, ceux qui marchent suivant la Loi de Iahvé !
2 – Heureux ceux qui gardent ses témoignages, qui de tout cœur le recherchent,…
4 – C’est toi qui a prescrit tes ordonnances, pour qu’on les observe bien.
5 – Puissent mes voies être fermes, pour observer tes préceptes !
17 – Fais du bien à ton serviteur : je vivrai et j’observerai ta parole.
18 – Dessille mes yeux pour que je regarde les merveilles de ta Loi.
33 – Enseigne-moi, Iahvé, la voie de tes préceptes, pour que je la garde jusqu’au bout,
34 – Donne-moi l’intelligence, pour que je garde ta Loi et que je l’observe de tout cœur.

Mon analyse :
La créature s’engage à suivre la loi qui lui est imposée et qu’elle ne choisit pas en liberté. C’est pour éviter le châtiment que l’homme s’engage envers son Dieu.

2e lecture :

Première lettre de Paul aux Corinthiens : 2, 6-10

6 – Nous parlons pourtant de sagesse parmi les parfaits, mais non de la sagesse de ce siècle ni de celle des chefs abolis de ce siècle,
7 – nous parlons d’une mystérieuse sagesse de Dieu, celle qui a été cachée et qu’avant les siècles Dieu a prédestinée à notre gloire,
8 – celle qu’aucun des chefs de ce siècle n’a connue, car s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire.
9 – Mais, comme il est écrit : Ce que l’œil n’a pas vu et que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme, c’est ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment.
10 – Car Dieu nous l’a dévoilé par l’Esprit. Car l’Esprit
sonde tout, même les profondeurs de Dieu.

Mon analyse :
Par ces quelques versets qui viennent compléter le premier chapitre, Paul se présente clairement comme hérétique, non seulement vis-à-vis des Juifs mais aussi des Judéo-chrétiens. En effet, il nie que Dieu a pu s’adresser aux hommes directement alors que c’est le fondement du Judaïsme et des Judéo-christianismes. Il propose même qu’il y ait en chacun de nous deux parties, une partie mondaine et une partie spirituelle inconnue de la première. C’est exactement la même conception que celle que nous retrouverons chez les Cathares.

Évangile selon Matthieu : 5, 17-37 (version brève : 20-22a. 27-28. 33-34a. 37)

17 – Ne croyez pas que je suis venu défaire la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu défaire, mais remplir.
18 – Oui, je vous le dis, tant que n’auront pas passé le ciel et la terre, pas un i, pas un point ne passera de la Loi, que tout ne soit arrivé.
19 – Celui donc qui délie l’un des moindres des commandements et qui enseigne ainsi les hommes sera appelé le moindre dans le règne des cieux, mais celui qui le pratique et l’enseigne sera appelé grand dans le règne des cieux.
20 – Car je vous le dis, si votre justice n’a rien de plus que celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le règne des cieux.

Mon analyse :
Jésus vient compléter la loi mosaïque, qui n’est qu’une loi je justice mondaine, en lui ajoutant l’Amour. Cela nous dit que la loi de Moïse est incomplète, ce qui renseigne sur celui qui l’a dictée. Au lieu de s’opposer au Dieu de la Torah, Jésus se contente d’améliorer son travail en y ajoutant l’essentiel, la Bienveillance. Cela nous renvoie à Marcion de Sinope qui disait que le Dieu de Moïse était un Dieu juste alors que le Dieu de Jésus est un Dieu bon.

21 – Vous avez entendu qu’on a dit aux anciens : Tu ne tueras pas ; celui qui tuera sera passible du jugement.
22 – Et moi je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère sera passible du jugement ; celui qui dit à son frère : raca, sera passible du Sanhédrin ; celui qui dit : stupide, sera passible de la géhenne du feu.
23 – Si donc tu présentes ton offrande sur l’autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,
24 – laisse ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère, puis viens présenter ton offrande.
25 – Sois vite arrangeant avec ton adversaire pendant que vous êtes en chemin ensemble, de peur que ton adversaire te livre au juge et le juge, au garde, et que tu sois jeté en prison.
26 – Oui, je te le dis, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies rendu le dernier centime.

Mon analyse :
Aucune forme de violence n’est acceptable et l’on ne peut se croire en chemin tant que l’on n’a pas effacé les violences que l’on a commises. C’est ainsi, qu’avant d’entrer en noviciat, les croyants cathares devaient régler leurs dettes, fut-ce à perte.

27 – Vous avez entendu qu’on dit : Tu ne seras pas adultère.
28 – Et moi je vous dis que celui qui regarde une femme pour la convoiter est déjà adultère avec elle dans son cœur.
29 – Si ton œil droit te scandalise, arrache-le et jette-le loin de toi, car il vaut mieux pour toi perdre un de tes membres et que tout ton corps ne soit pas jeté à la géhenne.
30 – Et si ta main droite te scandalise, coupe-la et jette-la loin de toi, car il vaut mieux pour toi perdre un de tes membres et que tout ton corps ne s’en aille pas à la géhenne.
31 – On a dit : Celui qui renvoie sa femme, qu’il lui donne une répudiation.
32 – Et moi je vous dis que quiconque renvoie sa femme, sauf cas de prostitution, la rend adultère, et celui qui se marie avec une répudiée est adultère.
33 – Vous avez encore entendu qu’on a dit aux anciens : Tu ne te parjureras pas, mais tu acquitteras au Seigneur tes serments.
34 – Et moi je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, parce qu’il est le trône de Dieu,
35 – ni par la terre, parce qu’elle est le marchepied de ses pieds, ni par Jérusalem, parce qu’elle est la ville du grand roi.
36 – Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux en rendre blanc ou noir un seul cheveu.
37 – Que votre parole soit : oui oui, non non ; le surplus est du mauvais.

Mon analyse :
Jésus montre que la loi mosaïque n’est pas conforme à la Bienveillance. Il montre que les implications de la sensualité sont mauvaises pour la purification de l’homme ; qu’il s’agisse de la concupiscence, du jugement de l’autre — quand bien même une compensation serait offerte —, ou de l’affirmation, c’est-à-dire de la vanité qui nous pousse à croire que nous détenons la vérité. Il conseille donc d’affirmer avec parcimonie, sans rien ajouter qui peut invalider notre témoignage. Au total la loi de ce monde, durera autant que durera le monde car les hommes ne peuvent s’en passer, mais cela ne veut pas dire qu’elle est éternelle. Seule la Bienveillance qui vient du seul Dieu sera éternelle. On ne doit donc rien retirer à la loi du monde, mais il faut lui ajouter beaucoup pour le rendre bienveillante.

Voici comment je reçois ces textes.

5e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

5e dimanche du temps ordinaire

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4e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

4e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

Sophonie : 2, 3 ; 3, 12-13

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3e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

1re lecture :

Livre d’Isaïe : 8, 23b – 9, 3

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2e Dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

1re lecture :

Livre d’Isaïe : 49, 3. 5-6

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