Archives de catégorie : Année liturgique

15e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

15e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

Le livre d’Isaïe : 55, 10-11

10 – De même que la pluie et la neige tombent des cieux et ne retournent pas là-bas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fait enfanter et donner des pousses, en sorte qu’elle fournisse la semence au semeur et le pain à celui qui mange,
11 – de même ma parole qui sort de ma bouche : elle ne retourne pas à moi sans effet, sans avoir accompli ce que je voulais et réalisé ce pour quoi je l’avais envoyée.

Mon analyse :
Non seulement Isaïe se présente en oracle de Iahvé mais il indique que sa prédication porte ses fruits et n’est pas vaine. C’est une façon d’impressionner l’auditoire et de le forcer à accepter ce qu’il annonce et prédit.

Psaumes : 65 (Vulgate 64), 10abcd, 10e-11, 12-13, 14

1 – Pour le coryphée. Psaume. De David. Chant.
10 – … tu prépares le froment des hommes. C’est ainsi que tu prépares la [terre] :
11 – abreuvant ses sillons, aplanissant ses glèbes, tu la détrempes par des averses, tu bénis sa germination.
12 – Tu as couronné ta bonne année, tes sentiers ruissellent de graisse ;
13 – elles ruissellent les prairies du désert, de jubilation se ceignent les collines.
14 – Les prés sont revêtus de petit bétail et les vallées se couvrent de blé, elles poussent des cris, bien plus, elles chantent !

Mon analyse :
Là où Isaïe se servait d’une image bucolique pour se valoriser aux yeux des hommes comme interprète de Iahvé, le psaume utilise la même image pour faire de Iahvé celui à qui les hommes doivent tout ce qui leur est donné.

2e lecture :

Lettre de Paul aux Romains : 8, 18–23

18 – Je compte en effet que les souffrances de ce moment sont sans proportion avec la gloire qui va nous être dévoilée.
19 – Et l’impatience de la création attend le dévoilement des fils de Dieu.
20 – Car la création a été soumise à la vanité à cause de celui qui l’y a soumise malgré elle, mais avec l’espérance
21 – qu’elle aussi, la création, sera libérée de l’esclavage de la destruction pour la liberté de la gloire des enfants de Dieu.
22 – Nous savons en effet que jusqu’à présent toute la création gémit dans les douleurs
23 – et non seulement elle, mais nous qui avons les prémices de l’Esprit, nous gémissons aussi en nous-mêmes, en attente de l’adoption et du rachat de notre corps.

Mon analyse :
Ce passage est à mettre au compte du scribe en raison de son emphase et de sa longueur. Certes, Paul qui est souvent présenté comme apocalyptique aurait pu avoir cette expression d’annonce de la fin des temps. Mais ce texte est au final assez proche de l’Apocalypse de Jean, ce qui fait pencher pour une intervention du scribe judéo-chrétien.

Évangile selon Matthieu : 13, 1-23 (ou bien : 1-9)

1 – Ce jour-là Jésus sortit de la maison et s’assit au bord de la mer.
2 – Et de grosses foules se rassemblèrent auprès de lui, de sorte qu’il entra s’asseoir dans un bateau, et toute la foule se tenait sur la plage.
3 – Et il leur parla de beaucoup de choses, en paraboles ; il disait : Voilà que le semeur est sorti semer.
4 – De ses semences, les unes sont tombées le long du chemin, et les oiseaux sont venus et les ont dévorées,
5 – D’autres sont tombées parmi la rocaille, où elles n’avaient pas beaucoup de terre, elles ont levé aussitôt, faute d’avoir épais de terre,
6 – mais au lever du soleil elles ont été brûlées et, n’ayant pas de racines, elles ont séché.
7 – D’autres sont tombées parmi les épines ; et les épines ont monté et les ont étouffées.
8 – D’autres sont tombées dans la bonne terre et ont donné du fruit, celle-ci cent, celle-là soixante, celle-là, trente.
9 – Entende qui a des oreilles !
10 – Les disciples s’approchèrent et lui dirent : Pourquoi leur parles-tu en paraboles ?
11 – II répondit : Parce qu’à vous il a été donné de connaître les mystères du règne des cieux, tandis qu’à eux ce n’est pas donné.
12 – Car on donnera à celui qui a et il aura en plus, mais celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a.
13 – Voilà pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’ils regardent sans regarder et entendent sans entendre ni comprendre.
14 – En eux est remplie cette prophétie d’Isaïe qui dit : Vous entendrez ce que vous entendrez, mais vous ne comprendrez pas, vous regarderez ce que vous regarderez, mais vous ne verrez pas.
15 – Car le cœur de ce peuple s’est encrassé, ils se sont fait durs d’oreille et se sont bouché les yeux de peur de voir de leurs yeux, d’entendre de leurs oreilles, de comprendre avec leur cœur et de se retourner et que je les guérisse.
16 – Mais magnifiques vos yeux, ils regardent, et vos oreilles, elles entendent !

Mon analyse :
La parabole explique bien les choses mais elle se limite à la présentation exotérique. Pour la comprendre chacun a besoin d’une correspondance, comme celle que Jésus va proposer aux disciples à partir du verset 18. Mais Jésus sait qu’il ne vont pas comprendre, même avec cette explication. C’est pourquoi il les prévient que s’ils ne comprennent pas, ils sont comme le peuple qui s’est fermé à la connaissance et à la foi. Depuis qu’ils le suivent, ils sont censés avoir progressé, donc ils doivent comprendre.

17 – Oui je vous le dis, beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous regardez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu.
18 – Vous, donc, entendez la parabole du semeur.
19 – Chaque fois que quelqu’un entend la parole du Règne sans la comprendre, le mauvais vient et s’empare de ce qui a été semé dans son cœur, c’est-à-dire le long du chemin.
20 – Ce qui a été semé parmi la rocaille, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie,
21 – mais il n’a pas de racine en lui, il est inconstant, arrive une affliction ou une persécution à cause de cette parole, aussitôt il est scandalisé.
22 – Ce qui a été semé parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais le tracas de l’âge et le leurre de la richesse étouffent la parole, et elle devient stérile.
23 – Ce qui a été semé sur la bonne terre, c’est celui qui entend a parole et la comprend ; aussi porte-t-il du fruit : l’un produit cent, l’autre soixante, un autre trente.

Mon analyse :
Comme toujours chez Matthieu, que ce soit pour les miracles ou les paraboles, il apparaît nécessaire de multiplier pour mieux faire passer le message. La première parabole indique que la réception de la parole fait la qualité de son action Normalement, les disciples doivent avoir ainsi une compréhension complète du message.

Voici comment je reçois ces textes.

14e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

14e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

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13e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

13e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

Deuxième livre des Rois : 4, 8-11. 14-16a

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12e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

12e dimanche du temps ordinaire

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11e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

11e dimanche du temps ordinaire

1re lecture :

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10e dimanche du temps ordinaire

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

10e dimanche du temps ordinaire

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Dimanche de la Pentecôte

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Dimanche de la Pentecôte

La Pentecôte est la marque du début de la mise en œuvre de la communauté chrétienne. En effet, après l’ascension, les disciples reçoivent le baptême d’esprit directement par la venue du Saint-Esprit paraclet, le Consolateur et entament immédiatement leur mission apostolique. C’est exactement ainsi que les Cathares concevaient les choses. Il est doc hautement probable que cette date ait été centrale dans leur année liturgique car elle marque le moment où l’homme éveillé commence sa mission évangélisatrice et quitte son étant d’homme mondain pour devenir lui-même un Christ.

1re lecture :

Actes des apôtres : 2, 1-11

1 – Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu
2 – quand soudain vint du ciel un bruit comme d’un violent coup de vent qui remplit toute la maison où ils étaient assis,
3 – et ils virent des langues, comme de feu, se partager et se poser sur chacun d’eux,
4 – et tous furent remplis de l’Esprit saint et commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de les prononcer.

Mon analyse :
Ce passage est raconté comme vu de l’extérieur par un témoin, mais toutes les personnes présentes sont concernées. La symbolique des langues de feu est destinée à manifester l’intervention divine mais peut aussi se comprendre comme manifestation de la lumière qui éclaire l’esprit embrumé. C’est clairement un baptême d’esprit qui intervient ici en l’absence d’un quelconque maître pour l’administrer.

5 – Or il y avait, parmi les Juifs qui séjournaient à Jérusalem, des hommes pieux venus de toutes les nations qui sont sous le ciel.
6 – Au bruit qui se fit, la multitude s’assembla, en grand désarroi de les entendre chacun dans son dialecte.
7 – Ils en étaient hors d’eux-mêmes et disaient étonnés : Tous ceux-là qui parlent ne sont-ils pas des Galiléens ?
8 – Et comment chacun de nous les entend-il dans son dialecte maternel ?
9 – Parthes et Mèdes, Élamites et habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d’Asie,
10 – de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et des provinces de la Libye cyrénaïque, Romains en résidence,
11 – Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons parler, dans nos langues, des grandeurs de Dieu.

Mon analyse :
En ces temps de fête les Juifs de la diaspora, qui représentaient 90% de tous les juifs, viennent à Jérusalem car le seul lieu saint est le temple. Le but de cette description est de montrer l’importance du miracle de la glossolalie. On note une possible erreur car la Judée n’est pas hors de Palestine.

Psaumes : 104 (Vulgate 103), 1ab. 24ac. 29bc-30, 31. 34

1ab – Mon âme, bénit Iahvé ! Iahvé, mon Dieu, tu es très grand,…
24ac – Quelles sont nombreuses tes œuvres, Iahvé ! Toutes, tu les as faites avec sagesse, la terre est remplie de tes créatures !
29bc – … tu leur retires le souffle, ils expirent et à leur poussière ils retournent !
30 – Tu envoies ton souffle, ils sont créés et tu renouvelles la face du sol.
31 – Que la gloire de Iahvé dure à jamais ! Que Iahvé se réjouisse de ses œuvres !
34 – Que mon langage lui soit agréable ! Moi, je me réjouis en Iahvé.

Mon analyse :
Ce psaume, notamment dans ce découpage précis, montre la totale soumission à un démiurge dont le moindre geste provoque la destruction ou la création. Ce n’est donc pas une pieuse soumission reconnaissant la supériorité spirituelle du Dieu, mais la soumission de la terreur devant la toute puissance destructrice du manipulateur.

2e lecture :

Première lettre de Paul aux Corinthiens : 12, 3b-7. 12-13

3 – C’est pourquoi, je vous le déclare, personne, s’il parle par l’esprit de Dieu, ne dit : maudit soit jésus, et personne ne peut dire : seigneur jésus, si ce n’est par l’Esprit saint.
4 – Or il y a répartition des dons, mais un même Esprit ;
5 – il y a répartition des services, mais un même Seigneur ;
6 – il y a répartition des opérations, mais un même Dieu opère tout en tous.
7 – La manifestation de l’Esprit est donnée à chacun à toutes fins utiles,

Mon analyse :
Les dons spirituels, c’est-à-dire ceux qui sont donnés pour servir la foi, sont répartis entre nous mais ne constituent en aucune façon une hiérarchie entre nous. En effet, nous sommes tous partie du même Esprit divisé en apparence en ce monde mais unique en fait car émanation de Dieu. Chacun use des compétences qui se manifestent en lui pour la mission qui lui incombe.

12 – Un corps a beau avoir plusieurs membres, tous les membres du corps ne font qu’un unique corps, et il en est ainsi du Christ.
13 – Car nous avons tous été immergés dans l’unique Esprit pour être un unique corps, Juifs ou Grecs, esclaves ou libres, et on nous a tous fait boire à l’unique Esprit.

Mon analyse :
Paul reprend l’idée du début, comme s’il voulait l’expliquer de façon encore plus imagée. Rien ne nous prouve que ce soit lui qui s’exprime. C’est possiblement le scribe judéo-chrétien qui essaie de trouver une explication moins intellectuelle.

Évangile selon Jean : 20, 19-23

19 – Le soir de ce même jour, le premier de la semaine, Jésus vint où les disciples, par crainte des Juifs, se tenaient, portes fermées. Et debout au milieu d’eux, il leur dit : Paix à vous.
20 – Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Et les disciples se réjouirent de voir le Seigneur.
21 – Il leur dit encore : Paix à vous. Je vous envoie comme le Père m’a envoyé.
22 – Après cette parole, il leur souffla dessus et leur dit : Recevez l’Esprit saint.
23 – Les péchés seront remis à qui vous les remettrez, retenus à qui vous les retiendrez.

Mon analyse :
Cette partie montre comment Jésus, le jour même vient auprès des disciples assemblés et se fait reconnaître d’eux, non pas du simple fait d’être entré en un lieu, au mieux secret, voire totalement fermé, et de leur avoir parlé — comme ce fut le cas avec Marie — mais en leur montrant ses stigmates. Cela en dit long sur le peu de cas qu’il semble faire de leur capacité à croire et du courage dont ils sont capables en raison de la force de leur foi. La particularité de cet évangile est que Jésus leur donne le baptême par le souffle, ce qui n’apparaît pas dans les autres textes, justifiant l’épisode de Pentecôte des Actes.

Voici comment je reçois ces textes.

7e Dimanche de Pâques

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

7e Dimanche de Pâques

1re lecture :

Actes des apôtres : 1, 12 – 14

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6e Dimanche de Pâques

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

6e Dimanche de Pâques

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5e Dimanche de Pâques

Lecture des textes de la liturgie catholique

Comme chaque Dimanche et pour les principales fêtes catholiques, je reprends la tradition cathare qui consistait en l’analyse des textes de la messe catholique et leur compréhension du point de vue cathare. Il n’y a là nulle intention malveillante mais un simple exercice de style visant à montrer que la compréhension des textes est aussi affaire de doctrine.

Messe dominicale du 5e dimanche de Pâques

1re lecture :

Actes des apôtres : 6, 1 – 7.

1 – Ces jours-là, comme le nombre des disciples s’amplifiait, les Hellénisants se mirent à murmurer contre les Hébreux parce que dans le service journalier on négligeait leurs veuves.

Mon analyse :
Les Hébreux sont les Juifs de souche palestinienne alors que les Hellénisants sont les Juifs de la diaspora.

2 – Les douze appelèrent donc la multitude des disciples et leur dirent : Il n’est guère plaisant pour nous de laisser la parole de Dieu pour servir à table.
3 – Trouvez donc parmi vous, frères, sept hommes de renom, pleins d’esprit et de sagesse, et que nous préposerons à cette besogne ;
4 – et nous nous réserverons pour la prière et le service de la parole.
5 – Ce langage plut à toute la multitude, et on choisit Étienne, homme plein de foi et d’Esprit saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas, et Nicolas, prosélyte d’Antioche ;
6 – on les plaça devant les apôtres qui, après avoir prié, posèrent les mains sur eux.
7 – La parole de Dieu croissait, le nombre des disciples, à Jérusalem, s’amplifiait fort et une grosse foule de prêtres obéissait à la foi.

Mon analyse :
Une nouvelle dérive se met en place dans la communauté. Les disciples se placent au-dessus des autres et se dispensent des tâches ménagères. Les Cathares étaient quant à eux très attachés au respect de la règle d’humilité qui veut que tout le monde participe à toutes les tâches selon ses possibilités.

Psaumes : 33 (Vulgate 32), 1 – 2, 4 – 5, 18 – 19

1 – Poussez des cris de joie, ô justes, en l’honneur de Iahvé : à ceux qui sont droits convient sa louange.
2 – Rendez grâce à Iahvé sur la cithare, psalmodiez pour lui sur la harpe à dix cordes,
4 – Car la parole de Iahvé est droite et toute son œuvre est empreinte de vérité ;
5 – il aime la justice et le droit, la terre est pleine de la grâce de Iahvé.
18 – Voici l’œil de Iahvé sur ceux qui le craignent, sur ceux qui espèrent en sa grâce :
19 – c’est pour délivrer leur âme de la mort et les faire vivre durant la famine.

Mon analyse :
Comme d’habitude, ce texte nous montre un rapport qui fait de l’homme un esclave devant Iahvé, incapable de se prendre réellement en mains. Iahvé de son côté, ne cherche pas à éduquer mais veut être craint. Il n’y a pas d’amour dans cette relation, uniquement du pouvoir.

2e lecture :

Première lettre de Pierre : 2, 4 – 9

4 – de la pierre vivante rejetée par les hommes, mais élue et précieuse devant Dieu
5 – et, pierres vivantes vous-mêmes, vous serez bâtis en maison spirituelle, en sainte prêtrise pour offrir les sacrifices spirituels que Dieu accepte par Jésus Christ.
6 – En effet on trouve dans l’écriture : Voici, je place en Sion une pierre angulaire, élue, précieuse, et qui s’y fie n’aura pas honte.
7 – Honneur donc à vous les fidèles. Mais pour les infidèles : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue tête d’angle,
8 – pierre d’achoppement, roche d’embûche, ils choppent contre les paroles qu’ils refusent, ils ont été faits pour cela.
9 – Vous au contraire, vous êtes une race élue, une royale prêtrise, une nation sainte, un peuple acquis pour proclamer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son étonnante lumière.

Mon analyse :
Pierre essaie de reprendre la citation des Psaumes utilisée par Jésus à la fin de la parabole des vignerons (Matth. 21, 42-44, Marc 12, 10-11 et Luc 20, 17-18). La pierre angulaire, vue par Jésus, montrait que ceux qui ne le reconnaissaient pas faisaient une erreur. Pour Pierre c’est moins clair. Il y voit effectivement un point de blocage pour ceux qui ne suivent pas la parole de Dieu, mais aussi une séparation entre les croyants et les autres. C’est même un repère placé par Dieu ; la pierre tête d’angle ressort du mur par rapport aux autres. Et ce mur c’est la bâtisse que forme la communauté des croyants abreuvée au lait de la parole. Il termine en louant les croyants, sans doute pour les aider à supporter les avanies dont ils sont victimes au quotidien.

Évangile selon Jean : 14, 1 – 12

1 – Que votre cœur ne se trouble pas. Vous vous fiez à Dieu, fiez-vous aussi à moi.
2 – Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père, sinon je vous l’aurais dit, moi qui vais vous préparer une place.
3 – Quand je serai allé vous préparer une place, je reviendrai vous prendre avec moi pour que vous soyez où je suis.
4 – Et vous savez le chemin où je vais.

Mon analyse :
Il y a certainement plusieurs façons de comprendre ce que dit Jésus. Pour ma part, je mets l’accent sur le verset 2 et j’y vois deux éléments. D’abord, il y a de la place pour tous au sein de la création divine. Cela vient en opposition avec le système judéo-chrétien et celui de la plupart des religions qui veulent exclure une partie plus ou moins grande de l’humanité de la possibilité du Salut. Ensuite, chacun trouvera sa place, quelle que soit sa démarche accessoire, mais aucune de ces voies d’accès n’est la Vérité en elle-même. La « maison du Père » dépasse largement tout ce que nous pouvons imaginer. Enfin, Jésus annonce son retour, la seconde parousie, qui coïncidera avec le salut pour tous les esprits saints tombés en cet enfer.

5 – Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons où tu vas, comment saurions-nous le chemin ?
6 – Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne vient au Père que par moi.
7 – Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant, vous le connaissez et vous l’avez vu.
8 – Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, cela nous suffit.
9 – Jésus lui dit : Depuis si longtemps que je suis avec vous, tu ne me connais pas, Philippe ? Qui m’a vu a vu le Père. Comment dis-tu : Montre-nous le Père ?
10 – Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même. Et le Père qui demeure en moi fait ses œuvres.
11 – Croyez m’en, je suis dans le Père et le Père est en moi, croyez-le du moins à cause des œuvres.
12 – Oui, oui, je vous le dis, qui se fie à moi fera les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, car je vais au Père.

Mon analyse :
À ses disciples qui semblent n’avoir toujours pas compris, Jésus indique de façon incontournable quel est le sens réel de la spiritualité qu’il porte. Il n’y a pas de repère mondain, de lieu sacré, de pratiques et de rites initiatiques ou de connaissance ésotérique difficilement maîtrisable. Il n’y a qu’une seule référence, lui ! Tout simplement parce qu’il apporte à la fois le message du Salut et le mode d’emploi pour sa réalisation. Ce message vise aussi à prévenir les possibles dérives auxquelles les disciples sont susceptibles de se laisser aller par leur nature juive très portée sur toutes ces formes spirituelles annexes. La foi est essentielle et les œuvres viennent confirmer la foi.

Voici comment je reçois ces textes.