La bibliothèque cathare

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Qu’est-ce que la bibliothèque cathare ?

Comme son nom l’indique, la bibliothèque cathare est un outil dont l’association Culture et études cathares s’est dotée afin de recueillir et de diffuser la documentation en rapport avec le Catharisme.

Deux volets sont donc mis en œuvre :
1 – Le recueil de documents se fait par le biais d’achat et de dons de livres et de documents permettant d’aider à une meilleure connaissance du Catharisme et les religions qui l’ont initié.
2 – La diffusion de ces documents selon deux modalités : la consultation sur place et le prêt de documents numérisés.

En accord avec son statut d’association sans but lucratif, Culture et études cathares réalise ces opérations à ses frais exclusifs.
La diffusion de documents numérisés est réservée à un public restreint de chercheurs, professionnels ou amateurs, dont les travaux nécessitent d’accéder à des informations aujourd’hui très difficiles à acquérir.
Cela permet également de lutter contre des pratiques peu recommandables visant à revendre d’occasion des documents devenus rares, en abusant de cet état de fait pour en tirer un profit disproportionné.
Enfin, l’objectif est également de redonner vie à des documents dont la diffusion est terminée depuis longtemps et qui, le plus souvent, ne seront jamais réédités. Ainsi, leurs auteurs ont la satisfaction de voir leurs travaux continuer à vivre, voire à retrouver une audience qu’ils croyaient à jamais perdue. Car, quel est l’objectif primordial d’un auteur ? Être lu, bien entendu !

Protection des auteurs et éditeurs en France

La France semble bien être le pays où la protection des auteurs est la plus forte au monde.
Par exemple, l’uniformisation réalisée voici quelques années, fait qu’un auteur voit son droit d’auteur assuré pour lui et ses ayants-droit pendant soixante-dix années pleines à compter de la date de sa mort. Cela revient à dire qu’un livre publié par un auteur à l’âge de vingt ans sera protégé jusqu’à ce délai. Ainsi, s’il meurt à quatre-vingts ans, la protection fera que son travail ne sera pas libre de droit avant 130 ans après avoir été écrit !

S’il est nécessaire de protéger les œuvres et d’assurer aux auteurs des droits leur permettant de vivre de leur art, et si l’on peut accepter sans sourciller que leurs enfants puissent en profiter aussi, ce délai de soixante-dix ans peut sembler excessif. En fait, tout semble donner à penser qu’il est là pour permettre à l’œuvre d’être devenue stérile — c’est-à-dire de ne plus intéresser personne — à l’heure de son arrivée dans le domaine public. Ce fait est unique ; dans le domaine commercial et industriel les délais sont de l’ordre de vingt ans.

Le problème que cela pose concerne les auteurs et même les éditeurs. En effet, la plupart du temps, un ouvrage est édité pendant quelques années et rarement réédité.
Si l’éditeur ne répond pas favorablement à la demande de l’auteur d’être réédité, il perd son contrat au profit de tout autre éditeur vers lequel l’auteur voudrait se tourner. Cette clause est obligatoire dans les contrats.
L’auteur, lui qui n’a pas forcément les moyens d’éditer à ses frais son œuvre, la voit disparaître des étagères des librairies, puis également de celles des bouquinistes. Son travail est alors perdu et son œuvre devient un mystère pour les nouvelles générations.

Comme toujours en France, il existe deux exceptions, à ma connaissance, à cet état de fait. Le système Platon de la Bibliothèque nationale de France (BNF) impose aux éditeurs de fournir un exemplaire numérique de l’ouvrage aux fins de distribution gratuite à des organismes permettant ainsi à des handicapés d’accéder à la littérature. C’est le cas des aveugles pour qui ces associations réalisent une version audio des livres.
La BNF a également mis en place le système ReLire qui permet à une société de protection des auteurs, de faire rééditer des livres sous droits d’auteurs mais disparus des magasins alors qu’ils sont demandés. C’est ainsi par exemple que l’ouvrage de Söderberg : La religion des cathares, a fait l’objet d’une réédition récente.

Enfin, Google et la BNF via sa plate forme Gallica, publient des ouvrages tombés dans le domaine public.

Protéger les auteurs tout en valorisant leur œuvre

Culture et études cathares, voyant les ouvrages sérieux sur le Catharisme se raréfier au profit de livres de qualité médiocre, voire douteuse, voulait diffuser les documents méconnus, voire ignorés, afin que les chercheurs puissent s’en servir. Par respect pour les auteurs, cette diffusion s’interdisait de publier des documents encore en cours d’exploitation.
Elle s’appuyait pour cela sur le statut un peu particulier des bibliothèques publiques et privées. Leur statut est pour le moins abscons difficile à connaître. C’est pourquoi, tout en poursuivant cette démarche, nous avons continué à chercher des informations. La Société française des intérêts des auteurs de l’écrit (Sofia), société impliquée dans le projet ReLire, n’a rien pu nous apprendre et le Ministère de la Culture n’a toujours pas répondu à nos demandes.

C’est la Société des gens de lettres (SGL) qui semble nous avoir fourni la réponse. Malheureusement, il n’existe pas pour les auteurs d’ouvrages de littérature d’équivalent à la Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique (SACEM). Il faut donc retrouver les auteurs ou leurs ayants-droit pour obtenir leur autorisation de diffuser leur œuvre et en payer les droits à la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD).
Sur le papier cela semble très bien, mais la mise en pratique montre quelques faiblesses.
La SGL dispose d’un répertoire des auteurs et des ayants-droits qui semble avoir pas mal de vides dans sa base de données. Ainsi, les auteurs d’un livre sur Raimond IV de Saint-Gilles, comte de Toulouse, Laurita et John Hill fut publié en 1959. John Hugh Hill est décédé en 1992. À l’heure où j’écris impossible de savoir les dates de naissance et du décès vraisemblable de Laurita Lyttleton Hill. Donc, dans le meilleur des cas, les droits d’auteurs cesseront au 1erjanvier 2063 (si Mme Hill est décédée avant son mari). Mais sans ayants-droit connus, comment obtenir l’autorisation de publier ? Cette œuvre qui m’a notamment permis de préciser certains points relatifs au passage de Pauliciens en Occitanie lors de la première croisade, doit-elle sombrer dans l’oubli ?

Donc, retrouver les auteurs ou leurs ayants-droit est loin d’être une tâche aisée. Et si l’on y parvient, encore faut-il les convaincre d’accepter la réédition, fut-elle numérique, ou la diffusion de leurs travaux. Si un auteur doit pouvoir se laisser convaincre d’offrir une nouvelle vie à son livre, ses enfants et petits-enfants voudront-ils de donner le mal de valoriser l’œuvre de leur aïeul ? Sans compter que s’agissant de thématiques sujettes à polémique, leur motivation risque d’en être encore plus réduite.

Quelle solution pour l’avenir ?

La solution pour la bibliothèque cathare est donc de trouver les auteurs ou leurs ayants-droit, de leur faire accepter son projet et publication à vil prix d’une œuvre qui a déjà eu sa vie commerciale et de les rémunérer dans le respect du droit national. Cela risque d’être très problématique.

D’une part, comme je viens de le montrer, retrouver un auteur ou ses ayants-droit s’annonce compliqué. D’autre part, le rémunérer en passant par la SACD s’annonce complexe également. Cette société est habituée à travailler avec des théâtres, des télévisions ou des radios commerciales. Les tarifs prévoient une diffusion importante qui l’a amenée à fixer des prix plancher sans commune mesure avec le volume de diffusion et de prix pratiqués par la bibliothèque cathare. Restera alors à payer les bénéficiaires au cas par cas, en prévoyant les déductions sociales en vigueur. Cela risque d’être un sacré mic mac.

J’entrevois cependant une autre solution.
Quand un auteur voit que son travail n’est plus édité depuis au moins un an à compter de la rupture en librairie, c’est-à-dire à partir du moment où aucune commercialisation officielle n’est plus possible, il peut adresser un courrier recommandé à son éditeur pour lui demander d’effectuer une réédition ou de confirmer son refus ce qui activera automatiquement la clause de rupture du contrat d’édition.
Dès lors, l’auteur redevient libre de publier son livre à son gré. Il peut alors souscrire avec l’association Culture et études cathares un contrat d’édition prévoyant que la bibliothèque cathare peut diffuser librement son œuvre gratuitement ou en échange d’une faible rémunération dont l’auteur percevra la moitié, à charge pour lui de faire les déclarations légales et les versement de taxes et droits auprès des organismes sociaux. Il peut aussi s’inscrire à l’Agessa qui percevra ces sommes en son nom auprès de l’association.

Il est donc vital que, dès maintenant, les auteurs et ayants-droit d’œuvres en rapport avec le Catharisme, au sens large du terme, entrent en contact avec nous pour se faire connaître.

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