Archives de catégorie : Histoire du christianisme

Les convergences de la science et de la religion

À l’heure où l’on voit des groupes religieux nier les arguments que la science tire de ses recherches, et chercher à imposer à tous — et notamment aux enfants scolarisés — ce négationisme. Il me semble intéressant de voir si l’on peut rapprocher ces deux sœurs ennemies que sont la science et la religion. Continuer la lecture

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La vérité historique

Assistant hier soir à une conférence, offerte par une historienne médiéviste universitaire, j’ai eu droit à un florilège de ce que l’histoire peut faire de pire quand elle prétend aborder le sujet de la religion sans envisager de remettre en question une certaine “culture judéo-chrétienne laïcisée” qui prétend tout mettre sous sa norme.
Reconnaissons à la décharge de l’intervenante qu’elle s’exprimait sur un sujet qui ne lui est pas familier et dont elle a reconnu, elle-même en préambule, qu’elle ne le maîtrisait pas.
Cependant, dans la droite ligne de ce qu’elle disait concernant les cathares dans sa thèse de doctorat, elle a voulut démontrer que d’éventuels liens entre cathares et bogomiles, du moins avant la seconde moitié du XIIIe siècle, étaient le fait de polémistes catholiques occidentaux qui avaient tout intérêt à stigmatiser une déferlante hérétique cohérente. Continuer la lecture

Les conciles

Les judéo-chrétiens, puis les catholiques organisaient des réunions visant à préciser les dogmes de la religion chrétienne.
Ces 21 conciles sont dits œcuméniques car ils réunissent tous les évêques, mais ils deviennent spécifiques à l’église catholique après le schisme avec l’église chrétienne d’Orient et excluent les protestant à compter de la séparation d’avec l’église réformée. Continuer la lecture

Les paradoxes de la recherche historique

Le temps comme dimension structurante de la pensée

Contrairement à d’autres — et notamment à la civilisation grecque — notre civilisation judéo-chrétienne inscrit le temps dans la double linéarité, positive et négative, qui prend sa source à la date supposée — mais désormais largement admise comme inexacte — de la naissance de Jésus.
Cette conception linéaire crée de fait deux caractères spécifiques à cette approche.
D’une part, le temps passe et les événements d’hier ne reviendront jamais.
D’autre part, ce qui est antérieur dispose d’une sorte de supériorité, liée à son ancienneté, sur ce qui lui est postérieur.
Loin d’enfoncer des portes ouvertes cette précision permet de comprendre des choix fondamentaux fait par les pères de l’Église de Rome désireux de placer leur foi au pinacle des croyances.
En effet, la décision d’incorporer au christianisme une partie du judaïsme n’a pas d’autre but que de démontrer son antériorité historique et son caractère de révélation prophétique.
De façon extrêmement moderne et iconoclaste, les chrétiens qui vont faire le choix de refuser cette pseudo-filiation judéo-chrétienne, démontrent que la linéarité judéo-chrétienne est une approche erronée, tout en rejetant également la conception cyclique hellénistique.
Pour eux, le temps n’est qu’un élément mondain relevant du créateur de ce monde. Car l’unité réelle est l’éternité, c’est-à-dire l’absence de la dimension temporelle.
En effet, la création divine n’est pas bornée par des dimensions, comme la création mondaine, et c’est justement cela qui la définit comme création divine.
C’est pourquoi la recherche historique et la foi sont deux approches des événements qui n’ont aucune chance de se rencontrer et très peu de chances de se comprendre. Continuer la lecture