Archives de catégorie : Catharisme médiéval

Les chanoines d’Orléans

En 1022, la ville d’Orléans était la capitale du royaume de Robert le pieux et de sa femme Constance de Provence. Autant dire que cette ville n’était pas très réceptive aux idées religieuses subversives.
Pourtant l’hérésie fut découverte dans le lieu le plus improbable, le haut clergé de la cathédrale.
Continuer la lecture

Raoul Glaber (XIe siècle)

Raoul, dit Glaber, c’est-à-dire le Chauve, naquit en Bourgogne à la fin du Xe siècle (date précise inconnue).
Il avait à peine douze ans quand son oncle, un moine, désireux de l’enlever aux vains plaisirs du monde, qu’il recherchait avec une ardeur non commune, le fit entrer au monastère de Saint-Léger-de-Champeaux. Il conserva dans le cloître les goûts du siècle qu’il avait quitté malgré lui. L’irrégularité de sa conduite devint pour les religieux un sujet de scandale.
 Les remontrances des vieillards ne pouvaient vaincre son humeur indisciplinée. Il ne fallait rien moins qu’une apparition du mauvais esprit pour le ramener un instant à ses devoirs ; ses retours à la religion duraient peu. A la fin on l’expulsa. Continuer la lecture

An 1239, le procès des 183 cathares brûlés vifs au Mont-Aimé

L’article qui suit provient d’un site aujourd’hui dévolu à la Fédération Française de Tennis. J’avais, à l’époque proposé à son auteur (anonyme) de m’autoriser à le publier ici. Sans réponse de sa part, j’avais copié le document pour l’imprimer.
Aujourd’hui, il a disparu du site en question et le maître-toile ne me répond pas quand je l’interroge à ce sujet.
Aussi, je prends la liberté de le publier, non sans rappeler que je n’en suis pas l’auteur et que, si ce dernier se fait connaître pour signer son travail ou pour exiger son retrait, je respecterai son choix.

Continuer la lecture

Évêques chrétiens cathares (France et Occitanie)

C’est à l’occasion de la rencontre de Saint-Félix de Caraman (1167) que furent institués de façon formelle les évêchés cathares de France et d’Occitanie. Nous en avons la trace indiscutable dans la Charte de Niquinta qui montre que les églises d’Occitanie ont ressenti le besoin de faire intervenir un évêque bogomile pour valider les choix des communautés cathares en terme de représentation et pour cautionner les négociations de bornage entre l’évêché de Toulouse et celui de Carcassonne. Continuer la lecture