Archives de catégorie : Documentation

A.G. constituante de l’association Bibliothèque cathare

Préambule

Comme cela est évoqué dans ce petit mot d’introduction, associé à un formulaire ; suite à la triste expérience du Centre d’études cathares – René Nelli qui a bien failli voir son fond documentaire dilapidé suite à la faillite financière de l’association du même nom, nous avons évoqué la nécessité de proposer un maximum de documentation en rapport avec le Catharisme tout en préservant ce fond de ce genre d’aléas.

Organisation

Le principe d’une assemblée générale (A.G.) constituante est de constituer l’association en mettant en place divers éléments :

  1. Des statuts adaptés aux exigences de la loi de 1901 et permettant à l’association d’assurer les missions que nous voulons la voir mener ;
  2. Un commencement de règlement intérieur ;
  3. Un conseil d’administration qui se choisira un bureau pour gérer l’association ;
  4. Des moyens financiers et techniques nécessaire à sa viabilité ;
  5. Des outils de communication et de prospection pour trouver des adhérents et des documents à collecter et proposer.

Les statuts

Ils doivent permettre la déclaration de l’association auprès de la Préfecture, permettre à l’association de disposer de moyens financiers et techniques nécessaires à sa mission et assurer la sécurité du fond documentaire pour éviter toute dispersion ou dilapidation en cas de problèmes que rencontrerait l’association dans le futur.
Pour autant, ils doivent éviter d’être invalidant pour le fonctionnement régulier de l’association, ce qui implique un équilibre entre ce qui doit et peut être utilement mis dans les statuts et ce qu’il convient de laisser dans le règlement intérieur dont le conseil d’administration assure l’adaptation et qui est validé par l’A. G. ordinaire en cas de modification en cours de mandature.

Le conseil d’administration

La loi n’impose que deux choses :

  • Au minimum deux administrateurs ;
  • Au minimum un trésorier.

Sans se restreindre à une équipe aussi réduite, il est important d’éviter des conseils trop volumineux qui rendent les réunions peu productives et difficile à gérer. Le nombre de membres doit être compatible avec des réunions dématérialisées et les missions à accomplir. L’existence d’un Président n’est pas du tout obligatoire puisque c’est le conseil d’administration, et notamment le trésorier qui sont responsables de la tenue des comptes et de leur présentation à toute autorité habilitée à les contrôler.

Les moyens financiers

Dans un premier temps l’association disposera des cotisations de ses membres adhérents et du versement par l’association Culture et études cathares des bénéfices nets réalisés sur la vente du livre Catharisme d’aujourd’hui dont l’auteur s’est dessaisi au profit de ce projet. Cela concerne les ventes directes sur la boutique du site, celles réalisées par d’autres opérateurs (librairies, Amazon®, etc.) ayant donné lieu au versement à ces professionnels de la part libre après soustraction des frais d’édition et des droits d’auteur qui sont incessibles.
Ensuite, il nous appartiendra de définir d’autres sources de financement que nous pourrons d’ores et déjà étudier en A.G. constituante.

Garantir la viabilité de l’association et la préservation du fond documentaire

L’idée est que cette association peut très bien se prémunir en s’interdisant des actions susceptibles d’engager sa responsabilité financière au point de la mettre en difficulté. Ses besoins financiers sont faibles et les sources de financement existantes sont durables. Les frais de fonctionnement peuvent être réduits au minimum par l’utilisation d’Internet pour les réunions et A.G., comme c’est le cas avec l’association Culture et études cathares. Les frais d’hébergement peuvent être nuls puisque la maison cathare de Carcassonne propose de l’assurer gratis. Seuls les frais bancaires sont à prévoir et anticiper.
Les statuts peuvent prévoir une clause de sécurité empêchant la mise en danger du fond documentaire. Dans le projet que j’ai déjà publié, cette sécurité est effective. D’autres idées peuvent être proposées afin d’améliorer encore ce principe. La synergie entre Bibliothèque cathare et Culture et études cathares permet de pallier à toute défaillance d’une des deux structures.

Les outils de communication et de prospection

Internet est aujourd’hui indispensable et s’avère utile pour les associations dont les membres et les prospects sont peu nombreux et épars. Le site Catharisme d’aujourd’hui permet déjà un fonctionnement efficace de la Bibliothèque cathare et je suis prêt à l’adapter, si besoin, au projet que nous définirons.
Il est également important de mettre en place un réseau pour trouver des livres et documents utiles au fond documentaire. Même si des actions importantes ont déjà porté leurs fruits, il ne faut pas se reposer sur nos lauriers. L’idée d’un don anticipé avec usufruit jusqu’au décès permettra de lever bien des hésitations chez des collectionneurs ou chercheurs qui répugneraient à se débarrasser de leurs ouvrages de leur vivant mais qui ne peuvent les léguer en raison des restrictions réglementaires qui nous sont imposées.

Conclusion

Voici quelques éléments de réflexion. Il convient maintenant d’avancer en organisant cette Assemblée générale constituante avant la fin mars 2017.
Je proposerai sur Facebook une fourchette de dates qui garantiront à tout un chacun de pouvoir participer sur son temps libre. Pour les personnes qui ne disposent pas encore de compte Facebook, je les invite à répondre au formulaire signalé dans le préambule. Ainsi je pourrai mettre en place pour elles une liste de discussion par boîte courriel (mél) que j’interfacerai avec Facebook pour qu’elles puissent participer. Ne tardez pas à manifester votre motivation pour ce projet.

Premiers écrits chrétiens

Premiers écrits chrétiens

Textes traduits du grec ancien, du latin, de l’arabe, de l’arménien, de l’hébreu, du slavon et du syriaqueTrad. de différentes langues par un collectif de traducteurs.

Édition publiée sous la direction de Bernard Pouderon, Jean-Marie Salamito et Vincent Zarini avec la collaboration de Gabriella Aragione, Guillaume Bady, Philippe Bobichon, Cécile Bost, Florence Bouet, Marie-Odile Boulnois, Catherine Broc-Schmezer, Marie-Ange Calvet Sebasti, Matthieu Cassin, François Cassingena-Trévedy, Frédéric Chapot, Rose Varteni Chetanian, Laeticia Ciccolini, Hélène Grellier Deneux, Steve Johnston, Marlène Kanaan, Sébastien Morlet, Thierry Murcia, Pierre Pascal, Marie-Joseph Pierre, Jean Reynard et Joëlle Soler

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Boulgres & Cathares – Topentcharov

BOULGRES ET CATHARES

Deux brasiers, une même flamme par Vladimir  TOPENTCHAROV

cecInformations techniques

Un volume de 208  pages, format 130 x 184, sous couverture vernie  en quadrichromie.
1971 – Éditions Seghers – Paris

Quatrième de couverture

Vladimir Topentcharov, professeur à l’Université de Sofia et ambassadeur de Bulgarie en France, nous place, dans cet ouvrage, face à une période historique qui connut, en plein Moyen Age, le   « souffle baillonné » d’un mouvement spirituel populaire dans lequel deux termes —   «boufgares»   ( «bougres» )  «cathares» — se trouvent rapprochés.
Les derniers sursauts du mouvement s’éteignent vers la fin du XlVè siècle, avec l’apparition de la Réforme et de la Renaissance. Mais, quatre siècles durant, du Xème au XlVème, il avait secoué les peuples européens — de l’est de l’Europe, le Finis-Haemi, en terre bulgare, jusqu’à l’extrême ouest, le Finistère français. L’Eglise à Tirnovo, capitale bulgare, le Patriarcat à Constantinople, le Vatican à Rome, la Cour bulgare et la royauté française s’en ressentirent.
Cette époque a vu l’holocauste du bogomile Vassili, cathare de tendance bulgare, dont le corps fut brûlé par les Pères orthodoxes en plein Constantinople.   Puis, elle fut le témoin des bûchers de l’Inquisition, qui supplicièrent les «bougres» français — Cathares de Cambrai, de Douai ou d’Orléans — et des bûchers collectifs du Mont Wimer et des pentes   de Montségur.   Dans la nuit du ciel médiéval, les flammes de l’Ouest et de l’Est se rejoignirent, illuminant l’Europe et déchirant son obscurité. Ce fut une période de spiritualité populaire intense, qui capta pour un temps la soif des peuples à la fraternité universelle.

Vladimir Topentcharov est également l’auteur, aux Editions Seghers, de : Cette mer enchanteresse, nommée Noire et de Saint-Cyrille, A. B.C. de la Renaissance.

L’Église catholique d’Ariège demande pardon à Dieu

En ce dimanche ensoleillé du 16 octobre, le petit village de Montségur a vu sa population gonfler subitement jusqu’à dépasser les 500 âmes, elle qui n’en compte qu’une centaine habituellement.
Cette affluence était due à un événement historique, puisque l’évêque de Pamiers et Cousserans, Monseigneur Eychenne, avait décidé de célébrer une cérémonie pénitentielle. Elle visait à demander pardon, au nom des chrétiens catholiques de son diocèse pour leurs ancêtres qui avaient gravement péché contre l’Évangile quand ils s’étaient alliés au pouvoir temporel royal et avaient fait périr par le feu les 225 Chrétiens cathares faits prisonniers lors de la reddition de la citadelle de Montségur le 16 mars 1244.
Cet événement local, qui s’inscrit dans l’année de la miséricorde voulue par le Vatican, n’engage certes que cet évêque et les Catholiques de ce diocèse, mais on imagine mal qu’il soit sans répercussion partout en France où des Cathares furent pourchassés et massacrés.

La presse ne s’y est pas trompée puisque, grâce à l’Agence France Presse, le récit de cet événement fait aujourd’hui son apparition dans de nombreux médias nationaux et régionaux.
Ainsi la presse d’Occitanie en parle comme de juste. Nous trouvons un article dans La Dépêche du Midi, l’Indépendant (version web) et Midi Libre. France 3 Midi-Pyrénées en parle aussi, ainsi que Sud-Radio et France Bleu Roussillon.
Mais le sujet échappe à la région Occitanie et touche des médias nationaux. Ainsi, l’hebdomadaire Le Point et l’Express, le quotidien Le Parisien, les journaux d’information continue comme France 24, 20 minutes, France TV info, TV5 monde, mais aussi quelques titres régionaux comme Paris Normandie, l’Écho républicain d’Eure-et-Loir et l’Yonne, la presse catholique comme La Croix et la presse étrangère comme Madagascar News qui cite l’Express, ou 5 minutes Radio Télé Luxembourg.

Que devons-nous retenir de cette très large couverture médiatique ?
Nos frères catholiques ont souffert pendant des siècles de cette tâche portée à leur foi par des comportements dramatiquement opposés à ce qui fait le fondement unique du Christianisme : l’Amour inconditionnel et absolu envers toute l’humanité que nous a enseigné Jésus. Aujourd’hui, ils ont eu le courage d’affronter cette réalité et de la dire clairement, sans renier ceux qui ont péché mais sans occulter qu’ils l’ont fait au nom de la même religion qu’eux. Même si pour nous, les croyants Cathares, ce pardon n’a pas de sens, car nous sommes dans la Bienveillance, qui exclut tout pardon au profit de la rémission intégrale des péchés, cette démarche nous touche dans ce qu’elle a d’humain et nous espérons qu’elle apaisera les Catholiques et ouvrira une nouvelle période de paix entre eux et nous.

Monseigneur Eychenne, que j’ai rencontré à Montségur, m’a dit combien il souhaitait que nous puissions nous rencontrer en tête à tête bientôt, à Carcassonne ou à Pamiers, afin de jeter les bases d’un dialogue constructif et bienveillant entre nous. Je lui ai dit combien je pensais cela important et nécessaire.

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La religion des cathares

Le catharisme – La religion des cathares (tome 1) – Jean Duvernoy

Quatrième de couverture

Bien connu du grand public par une abondante littérature de vulgarisation, le catharisme a bénéficié par ailleurs, dans les dernières décades, de travaux érudits très importants qui ont entièrement renouvelé la matière.
Le livre de Jean Duvernoy, consacré à la doctrine et à la religion des cathares est suivi d’un second ouvrage qui embrasse leur histoire, et présente une synthèse accessible mais également scientifique du sujet.
Aux sources littéraires complètes, telles qu’elles ont été retrouvées ou mieux étudiées par la critique récente, ont été jointes les indications fournies par les gros registres de l’Inquisition méridionale, en grande partie inédites.
C’est de la sorte une religion vivante qui est présentée, avec sa sociologie et sa place dans la mentalité des gens dont elle a si durement marqué le destin.
Replacé dans ses dimensions européennes par la mise en parallèle des sources slaves et byzantines sur les Bogomiles, le phénomène cathare est également étudié dans le cadre de ses origines, qui ne sont pas éloignées de celles du christianisme. Très sobres à cet égard, les hypothèses de l’auteur débarrassent le catharisme de beaucoup de ses parrains traditionnels (Manichéens, Gnostiques ou Pauliciens), et ouvrent la porte à de fructueuses discussions.

Sommaire [version pdf]

Avant propos pdf disponible

Première partie : Le dogme
Introduction pdf disponible
Chapitre premier : Les sources de la foi pdf disponible
Chapitre deux : Le dualisme pdf disponible
Chapitre trois : Cosmologie et mélange pdf disponible
Chapitre quatre : La révélation pdf disponible
Chapitre cinq : L’eschatologie
Chapitre six : Les schismes

Deuxième partie : Le dogme
Chapitre premier : Le baptême
Chapitre deux : La règle de justice et de vérité
Chapitre trois : Les rites
Chapitre quatre : La prédication
Chapitre cinq : La persécution
Chapitre six : L’Église
Chapitre sept : Sociologie du catharisme
Chapitre huit : Culture et catharisme

Troisième partie : Origines et parallèles
Chapitre premier : Les noms du catharisme
Chapitre deux : La filiation historique
Chapitre trois : La filiation typologique

Raimond d’Orient

Raimond d’orient – Dominique Baudis

raimond-orientQuatrième de couverture

A la fin du XIe siècle, Raimond de Saint-Gilles règne entre Garonne et Rhône sur un riche territoire aussi vaste qu’un royaume. Il l’abandonne à son fils pour partir, à l’appel du pape, délivrer le Saint Sépulcre et gagner son salut. Agé, accompagné de sa jeune épouse enceinte, le comte de Toulouse prend la tête d’une armée suivie d’une troupe immense, sorte de ville en marche. Trois ans de souffrance à travers l’Europe et l’Orient pour atteindre Jérusalem. Voici Constantinople où les fontaines coulent parfumées, les déserts où les vautours guettent les armées en déroute, le siège d’Antioche, les apparitions divines, les massacres, les harems, les reliques miraculeuses, les festins de chair humaine… Les seigneurs francs rivalisent et se haïssent. Ils découvrent un Orient plus compliqué que prévu : les ruses des Byzantins, les luttes entre Turcs et Arabes, Sunnites et Chiites… Ni brute ni saint, Raimond est un homme ombrageux, intransigeant, emporté dans une aventure héroïque et cruelle : don de soi et sauvagerie, quête de la vie éternelle et conquête de territoires. Raimond d’Orient établit son comté et fonde une dynastie à Tripoli, au Liban, si loin de la Garonne…

Mon commentaire

Le personnage de Raimond d’Orient est très intéressant à connaître et la vision romancée de Dominique Baudis ne retire rien à l’essentiel. Personnage mal aimé des autres seigneurs de la croisade en raison de son caractère, c’est celui-ci qui lu valut le respect, et peut-être même, l’amitié d’Alexis Ier Comnène, l’empereur d’Orient si méfiant envers les croisés. Il est certain que ce dernier offrit une partie de ses troupes à ces chefs de guerre venus libérer Jérusalem, mais il est plus que probable qu’une partie de ces troupes — parmi lesquelles se trouvaient des guerriers Pauliciens — rentrèrent à Toulouse après la mort du comte. C’est une des voies qui permet d’expliquer la diffusion de leur christianisme qui aboutira au catharisme.

Informations techniques

ÉditIons Grasset – 1999 – Paris – ISBN : 2-246-57381-5

Balades & Légendes en terre d’Aude

Balades & Légendes en terre d’Aude

balades-legendesQuatrième de couverture

Balades & légendes en Terre d’Aude vous emmène sur les sentiers et dans les villages du département à la découverte de lieux auxquels se rattachent contes et légendes. Les très belles illustrations pleines de mystère de Philippe Archer répondent aux textes de Véronique Barrau. Cet ouvrage qui associe histoires et visites est pour un public de tout âge…

Mon commentaire

La disparition du catharisme ne fut qu’apparente. En réalité, face à la brutalité de la répression il est, comme les habitants, entré en hibernation. Mais sa doctrine et sa philosophie se sont alors diffusées via les moyens disponibles à l’époque : les contes et les chansons.
Ce sera à vous de les traquer dans le contes de cet ouvrage. Ils sont classés selon les cinq régions audoises et si certains vous sont connus, beaucoup vous surprendront. Bonne lecture.

Informations techniques

Éditions du Cabardès (Ventenac-Cabardès) – 2012 – ISBN : 978-2-919625-06-2
Textes de Véronique Barrau, illustrations de Philippe Archer

Le Proche-Orient médiéval

Le Proche-Orient médiéval, A. Ducellier, M. Kaplan et B. Martin.

proche-orient-medievalQuatrième de couverture

En une synthèse claire et vivante, les manuels de la collection INITIATION A L’HISTOIRE décrivent et expliquent les grandes lignes de l’évolution du monde, de la Grèce archaïque jusqu’à nos jours. Précédés d’une bibliographie générale et thématique fournissant les instruments de travail indispensables, ces manuels doivent satisfaire aussi bien la curiosité d’un public éclairé que les besoins méthodologiques des étudiants. Ils sont complétés par un fascicule de cartes d’un maniement commode qui illustrent parfaitement les grands moments historiques et économiques.
L’ouvrage Le Proche-Orient médiéval présente de manière comparée l’histoire de l’Empire byzantin et le développement du monde musulman de Mahomet aux Turcs Ottomans. Il va sans dire que la connaissance précise de l’histoire médiévale du Proche-Orient permet de mieux comprendre les problèmes actuels de cette
partie du monde.  Continuer la lecture

Migrations et diasporas méditerranéennes (Xe – XVIe siècles)

Migrations et diasporas méditerranéennes (Xe – XVIe> siècles)

Actes du colloque de Conques (octobre 1999) réunis par Michel Balard et Alain Ducellier

migrations-diasporasQuatrième de couverture

La Méditerranée a été de tout temps zone de brassage. La période médiévale a vu s’y déployer bien des migrations, proches par leurs caractères des grands déplacements humains de l’époque contemporaine flux et reflux des marchands italiens allant s’installer dans les comptoirs d’outre-mer, migrations forcées des Arméniens créant un nouveau foyer en Cilicie, ou des juifs espagnols cherchant refuge dans l’empire ottoman après le décret d’expulsion de 1492, migrations économiques d’Albanais, de Coumans, de Syriens, de Bulgares, ou de gens de guerre pour qui ne  comptent que l’aventure et l’appât du gain. Les motivations sont multiples, de même que les itinéraires empruntés.
Migrations et diasporas, à l’origine de la création de colonies et de comptoirs, révèlent un système de valeurs et montrent comment les groupements humains assurent la continuité et le renouvellement de leurs propres structures, tout en s’adaptant aux changements imposés par la conjoncture. Le monde méditerranéen fut et demeure le lieu de profonds bouleversements
humains que seule une différence d’échelle sépare aujourd’hui de ceux d’hier. Saisir ceux-ci dans leur complexité aide à mieux comprendre le monde contemporain.

Informations techniques

Ouvrage publié avec le concours du Conseil Scientifique de l’Université Paris I et du « Legs Malandrino ». Publications de la Sorbonne Université Paris I – Panthéon Sorbonne – Série Byzantina Sorbonensia – 19 Centre de recherche d’histoire et de civilisation byzantine (2002).
ISBN : 2-85944-448-4

Michel BALARD, professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, dirige le Groupement de Recherches du CNRS « Migrations et diasporas dans le monde méditerranéen ». Son dernier ouvrage Croisades et Orient latin XIIe-XIVe siècles, Paris, éd. A. Colin, 2001.
Alain DUCELLIER, professeur à l’Université de Toulouse-le-Mirail, est l’auteur de nombreux livres sur l’histoire de Byzance. Il a participé à l’Histoire de l’Adriatique (éd. du Seuil, 2001) et prépare chez Mazenod un ouvrage sur Constantinople-Istanbul.

Mon commentaire

Plusieurs articles de cet ouvrage sont utiles aux chercheurs qui veulent comprendre les origines et les déplacements des peuples dans toute la péninsule turque, les Balkans et l’Italie. Cela concerne les Marcionites et les Pauliciens.

 

Olivier de Termes – G. Langlois

Olivier de Termes – Le cathare et le croisé (vers 1200-1274)

Olivier-TermesQuatrième de couverture

Olivier de Termes est un héros digne de roman ou de légende. Et pourtant, ce personnage bien réel est resté un grand absent de l’histoire. Pour réparer cet oubli, cet ouvrage nous propose de découvrir un acteur peu connu, mais dont on dit qu’il mérite le titre de meilleur chevalier du monde !
Grand seigneur féodal, Olivier est l’homme de deux époques. Issu d’une famille cathare occitane spoliée par la croisade des Albigeois, il s’impose vite comme le plus actif des opposants à l’Eglise catholique et au roi de France en Languedoc.
Au service des princes méridionaux, il se distingue dans de nombreuses opérations militaires tel le siège de Carcassonne en 1240. Après avoir fait la paix avec l’Eglise et le roi, il accompagne saint Louis en croisade en Terre sainte, où il s’illustre à nouveau, ce qui lui vaut la restitution de ses biens.
Devenu le plus fidèle et le plus apprécié des agents du roi de France en Languedoc, il se convertit au catholicisme et liquide sa seigneurie des Corbières pour repartir en Terre sainte. Il y meurt en 1274 à la tête des troupes du pape et du roi.

Grâce à de minutieuses recherches, l’auteur, lauréat du prix Edouard-Privat 2000 en histoire méridionale, retrace la vie et les actions de ce chevalier d’envergure internationale. Il le fait revivre à la cour, à la guerre, dans sa famille et sa seigneurie ; il nous fait partager ses joies et ses peines ; il nous éclaire sur sa personnalité, ses convictions politiques ou religieuses, sur son rôle diplomatique jusque-là méconnu. Il cherche à comprendre pourquoi ce seigneur, protecteur d’hérétiques, ce chevalier excommunié, devient le plus efficace soutien de saint Louis en Languedoc et en Terre sainte.
À travers la vie d’Olivier de Termes, c’est tout un pan de l’histoire du Languedoc et de l’Occident au XIIIème siècle qui est mis en lumière.

Mon avis

Ouvrage très intéressant sur ce personnage typique des occitans faydits, totalement imprégnés de la mentalité méridionale et des règles de chevalerie, y compris dans leurs cruautés envers l’ordre inférieur des laboratores. Quelques pages au début nous présentent Benoît de termes, évêque cathare du Razès. À lire pour connaître cette période, mais peu informatif sur le catharisme.

Informations techniques

Olivier de Termes – Le cathare et le croisé (vers1200-1274) – Gauthier Langlois
Éditions Privat, Toulouse 2001 – ISBN : 2-7089-7520-X